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En critiquant SUR SA GAUCHE la plateforme ?lectorale du parti politique QU?BEC SOLIDAIRE

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La plateforme (pour employer la monstruosit? verbale consacr?e chez nous pour d?signer un programme ?lectoral) du parti politique QU?BEC SOLIDAIRE (QS), le parti le plus ? gauche du camembert politicien qu?b?cois, est un document bien a?r? de seize pages (il vaut vraiment la peine de prendre le temps de le lire) disposant quatorze t?tes th?matiques en ordre alphab?tique (pour bien faire sentir qu?elles sont de priorit?s ?gales). Comme nous sommes, grosso modo, entre camarades id?ologiques, nous sommes bien d?accord sur le fait que le Parti Qu?b?cois, le Parti Lib?ral et la Coalition Avenir Qu?bec sont des partis bourgeois parfaitement f?tides dont la vision sert les m?mes ma?tres. Pas la peine d?en dire plus long sur eux. Leur cause est clairement entendue au tribunal de l?actualit? et de l?histoire. Ce qui pose des probl?mes plus importants, par contre, plus cruciaux, plus douloureux aussi, c?est la vision du parti de gauche dont dispose au jour d?aujourd?hui notre beau K?bek de 2012. On a, de fait, affaire ici ? une gauche molle, conciliante, parlementaire, non-radicale, ?colo-d?mocratique, non-r?volutionnaire. C?est donc une gauche qu?il faut nettement critiquer sur sa gauche? Dont acte, sur les quatorze points:

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AGRICULTURE. La doctrine agricole de QS est fondamentalement localiste. Lisez-la attentivement, ce sera pour d?couvrir, derri?re le paravent amical et respectueux de la valorisation des produits frais transport?s sur de courtes distances, l?ombre centriste du protectionnisme agricole national (qu?b?cois). Un peu comme les d?mocrates am?ricains (et pas plus radicalement qu?eux d?ailleurs), QS entend surtout maintenir la concurrentialit? de l?agriculture qu?b?coise, sans trop s??tendre sur le manque de solidarit? internationaliste que cela risque in?vitablement de provoquer envers le prol?tariat de maint sous-secteur, en Am?rique du Sud notamment.

ALTERMONDIALISME. La vision altermondialiste de QS se veut universalisante et englobante. Les hommes, les femmes, l??cologie, la paix, les droits (bourgeois) de la personne (d?sincarn?e) se voient promettre abstraitement un traitement plus juste, plus ?quitable. L?absence de vis?e sciemment internationaliste sur la lutte des classes et sur la dimension fermement anti-capitaliste de l?altermondialisme place QS, de facto, dans la portion larmoyante, g?n?raliste, v?ux-pieuzarde et petite-bourgeoise de cette mouvance complexe, corrosive, fluide et contrast?e.

AUTOCHTONES. On se propose ici de maintenir la culture de ghetto et la folklorisation (linguistique notamment) des aborig?nes, tout en cherchant discr?tement ? en contenir les abus les plus criants (atteinte aux droits des femmes, notamment). On continue de maintenir le mythe de l?entit? autochtone comme peuple autonome en promettant, comme le font les partis bourgeois, des n?gociations de peuple ? peuple. Aucune analyse du n?o-colonialisme brutal et hypocrite servant de fondement ? ce genre d?approche faussement ?galitaire n?est avanc?e. On fantasme la dynamique autochtone comme une version en miroir de notre propre dynamique nationale et, surtout, on en parle (m?me en termes ouvertement g?n?ralistes) parce que ?a fait bien. Crucialement, le fait que les aborig?nes du Qu?bec pr?f?rent de longue date faire affaire avec leur intendant colonial direct, le gouvernement f?d?ral canadien, n?est pas pris en compte ici.

CULTURE. Elle se d?ploie exclusivement en deux facettes. Sur la langue fran?aise, on continue de bien s?avancer dans la mythologie nationaliste du monolinguisme fran?ais. Il n?y a aucune prise en compte du fait diglossique et l?ensemble des langues du monde parl?es au Qu?bec est implicitement trait? comme une menace culturelle plac?e au m?me niveau assimilateur que l?anglais. Presque identique ? celle du Parti Qu?b?cois, cette lune linguistique unilat?rale souffrira des m?mes carences que celle dudit Parti Qu?b?cois: crypto-x?nophobie larv?e et absence int?grale de solidarit? envers les locuteurs des langues de la vaste constellation du not english only. Seconde facette culturelle selon QS: le m?c?nat culturel d??tat, perp?tue la n?gation implicite de toute dimension subversive de la culture, dont le financement continue de devoir se soumettre ronron ? l?ensemble, peu reluisant et opaque, des crit?res fonctionnaris?s.

?CONOMIE. Sur la fiscalit?, on s?engage ? graduellement/timidement remettre les entreprises au centre de leurs obligations fiscales et on entend combattre l??vasion fiscale par de la l?gislation. Aucune saisie, aucune coercition des accapareurs n?est pr?vue. Ce sera de la supplique et du larmoiement. Sur les ressources naturelles, on y va du poncif de la nationalisation, totale ou partielle. On fait dans la perp?tuation des pratiques, all?g?e par de l?att?nuatif et du gradu?lliste. Un peu comme Salvador Allende autrefois, on pense la gabegie mini?re et foresti?re en termes de mod?ration et d?enrichissement des communaut?s locales et/ou nationales (qu?b?coises), sans qu?une remise en question radicale du postulat de l?extraction massive ne soit effectu?e. Sur la croissance ?conomique, on veut chercher ? se d?barrasser de la surproduction, de la surconsommation et du surendettement (vaste programme) mais on n?entend le faire qu?en organisant la production sur un axe strictement moral, en diminuant la production sale (gaz de schiste, uranium) et en amplifiant les activit?s propres et ?galitaires (transports collectifs, agriculture de proximit?). On voit bien la montagne du mythe coercitif de la croissance. On y r?pond par la souris du capitalisme ?quitable. Sur les institutions financi?res d??tat, notamment la Caisse de D?p?t et de Placement, on entend tenir t?te ? l?Internationale du Pognon en recentrant ces acteurs financiers dans une perspective r?gionaliste, localiste, nationaliste, PME-iste. On d?fend le petit contre le gros, sans questionner la dimension qualitative commune ? ces deux formats. On promet de mettre les entreprises au pas, dans l?intendance de leurs subventions et dans la saine gestion du d?mant?lement de leurs installations d?su?tes. Les promesses ici sont plus d?taill?es (allez lire ?a)? mais cela reste des promesses.

?DUCATION. Promoteur de la gratuit? scolaire int?grale, QS ne dit cependant rien sur le noyautage intime et parasitaire des institutions universitaires par le secteur priv? ni sur le conflit d?affiliation d?une portion croissante du corps universitaire sp?cialis?. Le gonflement chronique des frais administratifs du secteur de l??ducation (universitaire notamment) n?est pas mentionn? non plus. Priorit? est donn?e ? la partie ang?lique et consensuelle de la critique que les carr?s rouges on produit, au sujet du secteur de l??ducation. Sur la pers?v?rance scolaire, QS avance le lot usuel des engagements centristes au sujet de la promotion de la famille, du soutien aux enseignants, de l?appui aux communaut?s, de la lutte ? l?intimidation. Ici encore, il n?y a pas de classes sociales, donc pas d??cole de classe. On affronte une sorte de fatalit? abstraite que l?on croit pourvoir r?sorber sans analyse sociologique r?elle du bras scolaire et de ses fili?res, en faisant simplement couler plus de fric dans le tuyau. M?me ang?lisme abstrait, subventionnaire et gradualiste, dans le souhait pieux de la promotion de l??cole publique. La fermeture imm?diate et sans compensation de l?int?gralit? des institutions scolaires priv?es et/ou confessionnelles est une clause qui NE FAIT PAS partie du programme de QS en ?ducation.

ENVIRONNEMENT. Sur l??nergie et le climat, on avance la batterie d?accommodements qui sont ceux, rebattus d?sormais, d?un parti ?cologique ?conomico-apolitique (si vous me permettez cette formulation un peu ironique. Je veux dire Europe ?cologie plut?t que les Verts ? pour ceux qui capteront cette nuance un peu franchouillarde). En gros, on reste capitalistes mais on remplace le carburant fossile par des ?oliennes et on coupe, graduellement toujours, dans le salopage environnemental le plus criant, sans toucher ? la dimension socio-?conomique (capitaliste) du probl?me. On notera que l?extraction du gaz de schiste serait, ici, int?gralement interdite (QS a d?j? ?t? plus mou sur cette question ? mais l?, d??vidence il a flair? le vent de la r?sistance citoyenne). Le transport collectif serait valoris?, avec un objectif de gratuit? d?ici dix ans (des promesses, des promesses?). Sur la biodiversit? et le droit ? l?eau, on exprime la vision standard d?un parti ?cologiste occidental, urbanis?, jardinier et bien-pensant.

FAMILLE. La politique sur la famille de QS semble se restreindre ? la promesse ritournelle de l?augmentation des places en garderies. M?me les partis bourgeois brandissent cet app?t scintillant, ? chaque ?lection provinciale et f?d?rale, depuis deux bonnes d?cennies. Des promesses, des promesses? Le caract?re carc?ral, conformiste et r?trograde de l?institution familiale n?est pas analys?.

INT?GRATION CITOYENNE. Dans ce programme, l?int?gration des immigrants garde une perspective insidieusement assimilatrice (la francisation abstraitement axiomatique est importante) tout en maintenant un prudent mutisme sur la fameuse question des accommodements. L?id?e que les communaut?s culturelles doivent s?int?grer en bonne discipline au sein d?une soci?t? ath?e, non-sexiste, non-patriarcale, non-homophobe et rationaliste n?est pas abord?e. On tient surtout ici ? ce que les communaut?s culturelles puissent travailler, vite et bien, au sein de tous nos petits dispositifs socioprofessionnels aux postulats inchang?s. Dans cette perspective, on fera notamment tout pour faciliter l?efficacit? sociale, toujours solidement circonscrite, des travailleurs ?trangers sous permis de travail temporaire (au Qu?bec, ce sont principalement des travailleurs agricoles sud-am?ricains exploit?s, pr?caris?s et extorqu?s).

JUSTICE SOCIALE. La politique du logement promet du logement pour tous en maintenant un flou artistique sur le jeu insidieux entre le locatif et la propri?t? domiciliaire. La lutte aux petits propri?taires usuriers-v?reux-priv?s de logements locatifs n?est pas mentionn?e. On parle abstraitement de lutte ? la grande sp?culation immobili?re, sans la corr?ler au probl?me crucial de l?urbanisme et de l??talement urbain. Le revenu minimum garanti et le r?gime universel de retraite pour les pauvres ne se compl?tent pas d?une saisie unilat?rale et sans compensation de l?exc?s de fortune des riches, tant et tant que la soci?t? civile sera appel?e ? financer le soutien des pauvres sans saisie des richesses des riches. Donc, aucune redistribution radicale des richesses n?est effectivement envisag?e. On se contente d?accommoder et d?amplifier l?assistance. L?aide juridique sera un peu ?tendue, elle aussi, sans que le droit bourgeois ne soit remis en question et on promet une vague politique sur l?itin?rance.

SANT?. Des pilules et des m?decins de famille pour tout le monde, un syst?me de sant? qui roule et est efficace (des promesses, des promesses?) mais surtout une ?tanch?it? compl?te entre le public et le priv? en sant?. L?engeance qu?ils ne voient pas dans les universit?s, ils la voient ici. Mais comment ils vont maintenir cette ?tanch?it? paradoxale tout en maintenant la susdite engeance priv?e en place (quand on sait qu?elle colle en sant? comme un vrai parasite hargneux), cela n?est pas pr?cis?. Le rejet radical de toute radicalit? finit vraiment par vous immerger dans des mixtures sociologiques fort bizarres et hautement insolubles.

SOUVERAINET?. L?erreur d?finitoire de QS est ici: c?est un parti souverainiste (comme le Parti Qu?b?cois). Son erreur d?finitoire serait tout aussi funeste s?il ?tait un parti f?d?raliste (comme le Parti Lib?ral du Qu?bec). Au lieu de lire et de m?diter ceci, QS promet la mise en place d?une assembl?e constituante souveraine. La r?action politico-militaire de l?occupant anglo-canadien n?est pas pr?vue dans le calcul. Cette plateforme a d?ailleurs une remarquable propension ? ouvertement ignorer les effets les plus sordides du poids du r?el crasse. Elle a de l?id?al (cela n?est pas un tort, entendons-nous) mais ? faire sciemment abstraction de toutes les luttes, on fini tout simplement d?fait.

TRAVAIL. Hausse du salaire minimum, ?galit? et ?quit? salariale, amplification des droits syndicaux. Les travailleurs ne sont pas une classe r?volutionnaire. On s?engage ici ? renforcer leur position fixe au sein d?un capitalisme inchang?. La proc?dure r?formiste par laquelle les formidables r?sistances du capital aux hausses de salaires et ? la syndicalisation (les deux grands serpents de mer capitalistes des deux derniers si?cles) seront bris?es par QS en 2012 et ce, sans r?volution sociale, n?est pas pr?cis?e. Les tr?s d?terminantes particularit?s anti-syndicales et hautement aristocratie-ouvri?re-jet-set-col-blanc de l?immense corps du secteur tertiaire ne sont pas analys?es.

VIE D?MOCRATIQUE. Entendre: vie ?lectorale et vie parlementaire des gras durs ?ligibles. R?forme de la carte ?lectorale (ils le font tous), ?lections ? date fixe (Le Parti Qu?b?cois veut faire ?a aussi), plus de femmes au parlement (les partis bourgeois s?y engagent aussi). Le fait que le mode de fonctionnement ?lectoral occidental est une arnaque g?n?ralis?e de longue date, d?vid?e de toute dimension citoyenne ou d?mocratique, n?est pas pris en compte. Le mode d?intendance politicien bourgeois, parlementaire, Westminster, provincial ? vote majoritaire tripotable (auquel on veut ici ajouter un zeste, une raclure de repr?sentation proportionnelle) est quasi-int?gralement postul?. Encore une fois: pas de r?volution dans mon salon?

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Ma g?n?ration se souvient de ses fr?missements socialistes (hautement illusoires) quand Ren? L?vesque avait, tout pudiquement, d?clar? circa 1974 que son parti politique avait un pr?jug? favorable envers les travailleurs. La formulation fait bien sourire aujourd?hui, avec le recul historique que l?on sait. Qu?est-ce qu?on r?vait en couleur, alors? Mollasson, gentillet, bien-pensant, moraliste, un rien baveux et historiquement myope, le parti politique QU?BEC SOLIDAIRE nous engage, avec la lenteur usuelle, sur le m?me genre de petit chemin en forme d?arc-en-ciel social scintillant. On peut bien voter pour ?a, une clopinette parlementaire de plus ne changera pas grand-chose. Restons simplement froidement conscient(e)s que la r?volution ne se fera par comme ?a et que le socialisme ne s?instaurera pas via ce genre de canal l?. Il est trop lent, trop petit-bourgeois, trop abstrait, trop g?n?raliste, trop ang?lique, trop moralisateur, trop d?marxis?, trop d?prol?taris?, trop lobotomis?, trop creux, trop mielleux, trop niaiseux, trop gradu?lliste, trop mou, trop restreint, trop ?troit, trop nationaleux, trop pleurnicheux, trop centriste, trop r?aliste et aussi, d?j?, trop compromis, conciliant, coopt?, r?cup?rable, trop gauche parlementaire s?ouvrant d?j? aux formes de social-populisme ayant fait la gloire ?gauchiste? des Clear Grits et de la Co-operative Commonwealth Federation d?autrefois? Tu peux bien voter pour ?a mais bon, ce sera encore et toujours du vote (dit) utile.

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  1. avatar

    @ PL

    Je suis inconfortablement d’accord avec vous sur tout l’essentiel. Et quand je dis l’essentiel, je ne parle pas d’une petit ilot de consensus au milieu d’une mer de détails ou règnerait sans partage le Diable bien connu, mais d’un « essentiel » dont je vois qu’on pourrait faire une « plateforme »commune, la reconciliation des divergeness pouvant être laissée à une sous-section d’un « Ways & Means » Committee…

    Pourquoi inconfortablement ? Parce que je me sens comme un poilu qui risque un oeil hors de la tranchée pour découvrir que le front s’est déplacé de quelques kilomètres… Je dois peut-etre penser à ramasser mon baluchon et à rejoindre le gros de l’armée de l’autre côte des Vosges….

    Peut-être. Il est possible, aussi,que vous soyez un point de résistance en plein territoire ennemei. Ce sont les commentaires a votre article qui me le diront.

    En attendant, je ne ferai aucun commentaire qui pourrait détourner vers des futilités l’attention du lecteur. Votre texte doit être lu, compris et assimilé comme un tout. Il est fondamental de redéfinir ce que veut dire la Gauche, laquelle n’est certes pas l’espace idéologique allant de Eva Joly à Melenchon.

    Pierre JC Allard

  2. avatar

    Votre description est assez exacte et pas du tout révoltante.

    Lorsque je courre vers la droite (CAQ) et que je jette un coup d’oeil vers le centre (PLQ), je cesse de courir vers la droite (PQ) et je me réoriente vers la gauche (QS) à petits pas.

    Je verrai plus tard s’y je me mets à courir dans cette direction ou si je m’installe quelque part à gauche.

    C’est tout à fait normal.

    Penser tout changer d’un seul coup est comme de croire que tous les Québécois auront leur médecin de famille dans un an.

    Amicalement

    André Lefebvre

  3. avatar

    Il faut oublier le concept de la dream team qui prend sous son aile tout un peuple. Ce Québec de 2012 aurait d’abord besoin d’un peuple qui s’affirme, qui soit capable de dénoncer et sache quoi dénoncer, qui soit capable de dire et sache à qui le dire, qui soit capable d’agir et sache quand agir, qui soit capable de revendiquer et sache comment revendiquer. Les plans qui sont déjà concrètement entrepris pour transfigurer le Québec ne nous permettent pas d’attendre. Nous n’avons pas le droit de les ignorer et les enjeux présents sont au-delà des enjeux politiques, mais on a choisi de les faire passer par ces derniers.

    Dans la partie qui se joue, les politiciens sont les amuseurs de foule conscients ou pas, d’accord ou pas. Je les crois plus d’accord qu’il n’y paraît et moins conscients qu’il n’y paraît. Dans les faits il y aura une raffinerie de terres rares à Bécancour en 2015 et le nord sera au sud. http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2012/06/20120601-191419.html

    Le Québec bat aux quatre vents et nous avons besoin de solutions humaines et efficaces. Il faudra tenir un discours cohérent qui ne soit pas celui de réclamer plus de redevances pour fermer les yeux. Ce qui est inacceptable ne le devient pas parce qu’il pourrait rapporter quelque argent. Voyons qui saurait tenir tête à ce jeu funeste, tout en apprenant nous-mêmes à dire non et à se rapproprier nos droits.