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Elections USA. Le premier d?bat donne Romney largement vainqueur

DENVER- Dans la nuit, les deux candidats ? la Maison Blanche, le sortant Barack Obama et son challenger le gouverneur Mitt Romney, se sont affront?s hier, lors du premier d?bat de la course ? la Maison Blanche. Deux autres d?bats suivront avant le mois fatidique de novembre. Ce d?bat un peu technique a vu un Mitt Romney tr?s offensif, s?r de lui voire hautain, en imposer le sujet. Durant 90 minutes dont l??conomie a ?t? le point central, Barack Obama a ?t? tr?s h?sitant, les yeux riv?s sur son pupitre (t?l?prompteur) et ? chaque r?ponse ou interpellation de son adversaire fixait la cam?ra pour s?adresser directement au peuple am?ricain.

Barack Obama, un peu crisp?, n?a pas ?t? ? la f?te. Son charisme et son charme habituel n?ont pas?fonctionn?. ?M?me ce petit trait d?humour, lorsqu?il a fait un clin d?oeil ? la premi?re dame Michelle Obama en d?clarant: ??Il y a 20, j?ai eu la chance de ma vie, en ?pousant Michelle??. Co?ncidence donc, les deux amoureux f?taient, hier soir, leurs noces de porcelaine?Et Romney d?ironiser:??Je suis s?r que c??tait l?endroit le plus romantique que vous pouviez imaginer, avec moi en option?

Attaquant d?entr?e le pr?sident lors de ce premier d?bat de campagne, Mitt Romney l?a accus? en arguant que les quatre ann?es de son mandat, lui, ?Barack obama, ont ?t? un ?chec cuisant et que, sa politique a doubl? le d?ficit et laiss? un ?conomie moribonde.?M. Obama a r?pliqu? ? Mitt Romney, l?accusant ? son tour de vouloir faire dans son programme ?conomique, du Bush, ce qui avait conduit ? la r?cession de 2008, a-t-il affirm?. Il a ensuite dit qu?il a sauv? l?industrie automobile, qui a retrouv? ses performances et recrute ? nouveau.

Pics et pol?miques, rien de spectaculaires dans le fond, d?bat sur les classes moyennes, les avantages fiscaux ? r?duire pour les riches ou pas, ou encore les?coupes budg?taires sp?cifiques, tout s?entrem?lait comme des cheveux dans un peigne et ne parlait en somme qu?aux initi?s. Pour certains observateurs, c??tait un remake de 1980. Jamais, selon eux, ?depuis?Jimmy Carter?face?Ronald Reagan?? la pr?sidence am?ricaine, un pr?sident n?a ?t? si mauvais. Pire, ?pour ces derniers, c?est m?me une insulte faite ??Jimmy Carter. C?est dire?

Malmen? dans les sondages, Mitt Romney semble avoir retrouv? de sa superbe au sortir de ce d?bat. En effet, selon les premi?res estimations, il sort largement vainqueur de ce dernier. Le sondage r?alis? peu apr?s la joute verbale par CNN, d?montre que,?le d?bat a ?t? remport? de 67 % d?opinions favorables pour Mitt?Romney, contre??25 % pour Barack Obama. Un autre sondage, r?alis? par CBS indique que le gouverneur Romney l?emporte une seconde fois, avec 42% d?opinions favorables, contre 22% pour le sortant Barack Obama.

Petit extrait??du d?bat concernant la dette nationale et la sant?.

Derni?re partie du d?bat

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  1. avatar

    Je ne crois pas que je puisse faire mieux sur cette tribune lue en France que de reprendre un commnetaire que j’ai mis sur Rue 89 le lendemain du débat:

     » Comme d’habitude, les Français ne comprennent rien au jeu de boule politique à l’americaine. Une formation insuffisante au palier du cynisme, qui en France est présumé limité a l’élite. C’est a changer, mais il faut le temps…

    La réalité ? Obama menait trop dans les sondages et cette élection ne suscitait pas le suspense indispensable pour que le mec sur Mainstreet oublie ses vrais problèmes. On a demandé au communicateur Obama, dont faire semblant est LA compétence, de prendre l’air fatigué de Rambo au milieu du film et d’aller dans les câbles pour preparer son come-back du 9e tound… Il n y a pas une virgule de ces echanges qui ait été improvisée, et on suivait les reactions des auditeurs en temps réel.

    Il fallu 100 jours aux Français pour comprendre que Hollande et Sarkozy c’était la meme chose. Imaginez les effort pour faire croire aux Américains penda des decenneies qu’il iy a une difference de politique REELLE entre Républicains et Démocrates

    PIerre JC Allard

  2. avatar

    Dans la nuit, les deux candidats à la Maison Blanche

    Il n’y a pas que deux candidats à la présidence du gouvernement états-unien. Ce « les deux », c’est l’impression que sert à renforcer, dans la population, ce débat dont sont exclus les autres candidats.

    C’est des autres candidats qu’il faut parler.

  3. avatar

    Mais il est exclus qu’un autre candidat gagne. Quand il y a eu la menace qu’une troisieme voie se dessine, on y a veillé brutalement. Ross Perot, entre autres, s’est retiré de la course où ii menait parce qu’on menaçait sa vie et celle de sa fille. Normalement le barrage se fait au niveau des primaires. Le cas de Ron Paul est clair.

    En discuter, c’est donner des signes que l’on croit a la « démocratie américaine », ce qui serait un obstacle a toute reflexion sérieuse. On ne peut logiquement s’étonner qu’un systeme soit exactement ce qu’on l’accuse d’être !

    PJCA

    • avatar

      Certes, il est exclus par le pouvoir en place qu’un autre candidat gagne. Mais on peut discuter des autres candidats en parlant également de cette exclusion, de ses raisons. On peut parler des autres candidats sans croire à la démocratie ou à la république américaine. On peut en parler lucidement.

      Pour beaucoup de monde, puisqu’on ne parle que d’Obama et de Romney, il n’existe qu’Obama et Romney. Moi, je suis d’avis qu’on peut parler des autres candidats de manière à attirer l’attention sur leur existence et le fait qu’elle est masquée par les médias, sur leurs idées et leurs programmes dans la mesure où ils se situent hors de l’arène thématique dans laquelle on souhaite circonscrire les « débats » et des raisons pour lesquelles ils sont exclus, de différentes manières. Ce faisant, la structure de pouvoir devient plus évidente, les tromperies se font plus claires, certaines situations montrent clairement leur caractère inacceptable.

      Je vous concède qu’il ne faut pas parler des autres candidats naïvement. Mais il faut refuser toute légitimité à Obamney. Et il me semble que parler du système, de ceux qui voudraient bien le changer peut être bénéfique.

      Il me semblerait également bénéfique de parler de la fraude électorale que permettent facilement les machines utilisées aux États-Unis depuis une décennie. Ce n’est évidemment pas l’unique moyen de s’arranger pour avoir les présidents qu’on veut, mais je ne crois pas que la majorité des gens accepteraient l’idée d’une falsification aisée des résultats. C’est le contraire des fondements mêmes de la légitimité accordée au système. Et donc, encore là, en parler me semble salutaire.

    • avatar

      Correction : et sur les raisons pour lesquelles ils sont exclus. Et non et des.

    • avatar

      Et j’ajouterai ceci : s’il était complètement inutile que nous parlions des autres candidats, pourquoi prendrait-on la peine de les exclure des débats médiatisés?

  4. avatar

    @ Dael

    Je pense que nous sommes tout a fait d’accord, mais on ne parle pas des autres aux USA, comme on ne parlait pas de Asselineau en France : le systeme ne veut pas d’Asselineau et ne veut pas de Ron Paul. Quidam Lambda le sait. quand on sort du débat d’idées pour s’intéresser au résultat concret, il se limite naturellement au possible… Ce qui est bien peu.

    Quidam Lambda a fait son deuil de la démocratie et qui l’a compris ne vote pas. Aux USA il semble que la moitié de la population ne vote pas, mais les chiffres de participation peuvent être maquillés. Idem en France, où apres s’être rendus ridicules en votant Hollane il est probables qeue les Français ne voteront plus beaucoup,mais on leur fabriquera des chiffres de votation. Comme on invente déja des commentaires sur les blogues et les journaux citoyens.

    L’exercice démocratique est discrédité. On va trouver autre chose. ensuite, ce sera a Quidam Lambda de jouer. Vous dites:  » je ne crois pas que la majorité des gens accepteraient l’idée d’une falsification aisée des résultats. C’est le contraire des fondements mêmes de la légitimité accordée au système. Et donc, encore là, en parler me semble salutaire. ». Je respecte votre opinion, mais je crois que cette étape est passée.

    Pierre JC Allard

    • avatar

      Mais, Pierre, si, au lieu de ne pas voter, une partie majoritaire de la population états-unienne en venait à voter pour, disons, Gary Johnson et le Libertarian Party, qui sera sur les bulletins de vote dans presque tous les États à cette élection-ci (47, je crois), alors le système devrait soit falsifier les résultats soit passer en mode totalitaire et rejeter ouvertement le processus électoral. Dans un cas comme dans l’autre, cela ne passerait pas inaperçu aux yeux de cette population qui aurait voté consciemment contre le système.

      Je ne crois pas qu’une poignée de personnes puisse agir longtemps contre la volonté réelle de centaines de millions de personnes. Je pense que le problème fondamental, c’est l’ignorance, l’indifférence et la naïveté des masses.

      En 2008, je crois que les médias ont réellement réussi à faire apparaître Obama comme un sauveur aux yeux de millions et de millions de personnes, aux États-Unis et ailleurs. Et je pense que cette opinion persiste encore aujourd’hui chez un grand nombre. Cette une puissance formidable que ce processus de brainwashing. Quand Bush allait détruire des pays étrangers, ça ne passait plus; si c’est Obama qui le fait, ça va. Mais cette puissance ne s’appuie que sur une égale naïveté de la part des masses. Si cette naïveté meurt, le système mensonger aura beau falsifier les résultats, cela ne sera pas suffisant, car c’est le mensonge, précisément, qu’on ne voudra plus.

      C’est la même chose en France. Je pense qu’il y a réellement plein de monde qui ont cru qu’Hollande n’était pas Sarkozy II. Si cette naïveté-là n’avait pas existé, si des dizaines de millions de Français avaient souhaité voter pour Asselineau, par exemple, alors je crois que la situation serait fort différente.

    • avatar

      Correction : C’est une puissance… Et non Cette.

  5. avatar

    Il semble que mon dernier commentaire, hier, ne soit pas passé. Ça dit encore qu’il doit être validé. Je le renvoie donc maintenant :

    Félicitations, d’ailleurs, Allain Jules, pour vos articles sur la Libye et la Syrie, car la nature de ces drames et le rôle qu’y jouent nos gouvernements me semblent faire partie de ce que, justement, une grande partie de la population ne comprend pas, en France comme au Canada. Si elle voulait bien s’ouvrir les yeux sur les horreurs commises en son nom et avec son argent, elle cesserait d’aller de Sarzozy en Hollande, de Bush en Obama ou de Harper en Harper.