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Election 2020 (XI) : il s’en était passé de belles en Georgie… en 2016 (et en 2018)

Et si… il y avait bien eu des tripatouillages d’élections en Georgie ? Vous allez me dire:  ça y est, il est devenu complotiste, lui aussi, et va suivre Donald dans sa croisade en Georgie, qu’il vient de perdre de peu ? Pas vraiment, figurez-vous :  les constatations sur des manipulations bizarres sur un serveur de machines à voter dont je parle ont eu lieu en mars 2017, sur un ordinateur ayant servi aux  élections locales comme lors de celle qui avait vu l’emporter Donald Trump.

En somme, oui, on a bel et bien triché là-bas : mais c’était en 2016, avec des machines à voter sans preuve papier utilisées depuis 2002 et un secrétaire de l’Etat noyé jusqu’au cou dans l’affaire, qui est ensuite devenu gouverneur. Le même qui depuis s’est fâché avec Donald depuis qu’il a changé de matériel (en juin dernier !), après cet énorme scandale. En somme, si l’on résume : Donald Trump a très certainement bénéficié d’un coup de pouce pour passer devant en 2016, en Georgie (il avait fait 50.44% contre 45.35%). Et il ne comprend donc pas aujourd’hui pourquoi ça n’a pas marché de la même façon (en étant battu cette fois de 12,670 votes d’écart) !!!

Ah, il étaient fiers de les déballer leurs nouvelles machines à voter en juin dernier, les responsables géorgiens dont Brad Raffensberger (élu à ce poste en 2018) et il y avait de quoi : ça faisait 18 ans alors qu’ils votaient là-bas sans preuve papier de ce qu’il faisaient, sur des machines catastrophiques dénoncées partout ailleurs (des Diebold Accuvote TS (1)), alors que des activistes des élections pressaient le gouvernent local de remplacer leurs pièges à virus et à détournement.

Le programme avec lequel Raffensberger avait été élu comportait comme clause principale le changement de toutes les machines mises en cause:  il lui faudra faire vite pour être au point pour 2020…. d’où ses propos remarqués ces derniers temps sur les conditions plus correctes selon lui avec lesquelles elles viennent de se passer. Faut dire que depuis trois ans la situation avait salement empiré en Georgie, avec la révélation d’un scandale retentissant… et fort tardif. Signe du traumatisme persistant, en décembre 2019, le Washington Post titrait encore : « alors que la Georgie déploie de nouvelles machines à voter pour 2020, les inquiétudes concernant la sécurité électorale persistent « 

Les russes y avait fait une intrusion, en 2016 !

Sur place en effet, on trouvait le timing un peu court pour l’élection présidentielle à venir, même si les nouvelles machines avaient obtenu l’assentiment de tous, ou presque. Mais ce que montre l’article, c’est la révélation d’un autre danger.. venu de l’étranger : « Certains experts et responsables gouvernementaux affirment que l’on n’a pas fait assez pour renforcer les systèmes électoraux dans tout le pays, malgré les avertissements selon lesquels les intérêts étrangers tenteront de s’ingérer dans la course à la présidentielle de l’année prochaine. «Nous nous attendons à ce que 2020 soit une cible pour nos adversaires», a déclaré Matt Masterson, conseiller principal sur la sécurité électorale pour le département américain de la Sécurité intérieure. «Des campagnes de désinformation sont en cours dans les institutions démocratiques et nous nous attendons à ce que cela se poursuive et peut-être même s’intensifie d’ici 2020. La menace est réelle.» L’agence a intensifié ses efforts pour aider les gouvernements des États et locaux à protéger leurs systèmes électoraux depuis 2016, lorsque des pirates informatiques du gouvernement russe ont ciblé des fichiers d’inscription des électeurs ou des sites électoraux publics dans 21 États et ont visité des sites Web électoraux dans deux comtés de Georgie. Les responsables du ministère reconnaissent cependant que certaines juridictions électorales ne sont pas aussi protégées qu’ils le souhaiteraient pour participer à l’élections de 2020 ». Ci-dessous la page 51 du rapport lisible ici du « Special Counsel » Robert S. Mueller, III… avec ses parties encore noircies, on se demande bien pourquoi… Il y cite l’envoi d’un virus via un document joint en Floride destiné à attaquer le réseau des machines électorales. Cela concernait des machines de type VR Systems (des tablettes et des écrans tactiles pleines de ports PC facilement accessibles, marchant sous Windows, branchées sur Ethernet, ici à droite, à 1500 dollars l’unité) de Tallahassee mais le même avait été détecté dans l’Illinois. Le GRU y avait volé la base de données de 500 000 votants !!! Ici un article plus complet sur le hacking russe. Le système VR a été utilisé dans 23 comtés de Caroline du Nord et 64 sur 67 comtés en Floride en 2016. En Floride, la base de données contenait 13 millions d’adresses (3).

Le 20 septembre la sortie du livre de Bob Woodward sur Trump révélait qu’une deuxième attaque avait eu lieu en Floride, selon  TateScoop à St. Lucie County. La précédente ayant touché Washington County. Gag de cette affaire tortueuse restée longuement dissimulée par le gouverneur de Santis, vieil ami de Donald : « les révélations du rapport Mueller ont également incité DeSantis à ordonner à la secrétaire d’État de Floride, Laurel Lee, de revoir la cybersécurité électorale dans les 67 comtés de Floride. L’État, qui a reçu une subvention fédérale de 19,2 millions de dollars en 2018 pour mettre à niveau les systèmes électoraux, a utilisé une grande partie de cet argent pour les achats informatiques, sans jamais divulguer les détails de la façon dont les fonds ont été dépensés. Mais le mois dernier, le démocrate de Tallahassee a rapporté que 3,6 millions de dollars avaient été utilisés pour acheter de nouveaux bulletins de vote électroniques, le plus gros contrat allant à VR Systems. » En Floride, on a donc à nouveau utilisé en 2020… du matériel VR !!! Hackable au possible !!! En Floride on a racheté le même matos alors que l’on sait que les russes y entraient comme dans du beurre !!!  A St Lucie County, en 2020, Donald l’a emporté d’une courte tête… à peu près 2600 voix sur 170 000 au total.

L’Etat avait réagi, en accordant de l’argent à la sécurité, mais sans trop de consignes précises : «bon nombre de ces responsables électoraux ont vraiment fait des efforts pour obtenir le niveau de ressources dont ils ont besoin», a déclaré Masterson. La semaine dernière, le Congrès a autorisé la distribution de plus de 400 millions de dollars de financement fédéral aux États pour l’administration des élections. La Géorgie devrait recevoir plus de 10 millions de dollars, selon les premières estimations. Mais, malgré les objections des défenseurs de la sécurité électorale et de nombreux démocrates, aucune loi ne spécifie que l’argent doit être dépensé pour des mesures de sécurité ». Une juge appelée en renfort avait déclaré ces machines aptes, mais elle dénonçait aussi la prise de risque liée au cours laps de temps pour tout mettre en place : il y avait 30 000 machines à installer !!! « Dans une décision rendue en août, Totenberg (Amy, ici à droite) a convenu que l’État devait cesser d’utiliser son système sans papier après 2019, écrivant qu’il «fonctionnait sur un logiciel». . . avec des failles et des vulnérabilités bien connues et une cybersécurité limitée. » La Géorgie a déclaré qu’elle prévoyait déjà de remplacer l’ancien équipement par de nouvelles machines à écran tactile appelées dispositifs de marquage des bulletins de vote, achetées récemment à la société Dominion Voting Systems pour plus de 100 millions de dollars. Dans le nouveau système, les électeurs marquent leurs choix sur un écran et, contrairement aux anciennes machines, obtiennent un dossier papier avec un résumé de leur vote et un code informatique. Les électeurs introduisent ensuite le dossier papier dans un scanner, qui utilise le code pour compter le vote.  Alors que les plaignants dans l’affaire disent que la nouvelle méthode est encore trop peu sûre, Totenberg a déclaré que la détermination sortait du cadre de l’affaire. Mais sa décision exigeait de la Georgie qu’elle ait un plan d’urgence si les nouvelles machines ne sont pas prêtes à temps pour 2020. Les responsables de l’État ont déclaré qu’ils seraient prêts à passer aux bulletins de vote imprimés à la main si nécessaire, mais ont déclaré la semaine dernière aux administrateurs locaux des élections que toutes les machines seraient prêtes. Totenberg a exprimé son doute. «La Cour a de réelles raisons de s’inquiéter de la capacité de l’État à gérer efficacement l’entreprise gigantesque de repartir de zéro et de faciliter le déploiement du nouveau système de vote» à temps pour l’année prochaine, a-t-elle écrit. «Le passé peut ici être à nouveau un prologue», a-t-elle ajouté. « Cela peut être » comme du déjà vu une fois de plus « . » En somme, c’est un peu un plan d’urgence qui a fonctionné, car la crise du Covid19 est venue s’inviter à ce déploiement que l’on attendrait chaotique … et on a fini par avoir au final une majorité de bulletins papier à dépouiller !!! Heureusement que  d’autres engins, dont des scanners rapides ont été utilisés.. et là ce sont on l’a vu des ES&S…

L’article pointant du doigt le « particularisme » inquiétant subsistant semble-t-il des élections en Georgie : « les partisans du vote et les experts ont également souligné le phénomène curieux dans lequel environ 80 000 personnes n’ont pas voté pour le lieutenant-gouverneur, mais ont voté dans des courses de catégorie inférieure. Le républicain Geoff Duncan a battu la démocrate Sarah Riggs Amico par 123 000 voix dans cette élection« . Tripatouillerait-on encore les listes électorales, le grand sport comme on l’a vu des républicains ??? A l’évidence, c’était le cas… Georgia on their mind ?

La fausse bonne idée : les cartes à voter créées le jour-même

En juin dernier, en galop d’essai, la mise en place de nouveau matériel s’était révélée catastrophique, mais pas sur le matériel de vote proprement dit : cette fois il s’était s’agît de tablettes Apple, celles délivrant les cartes à voter créées sur place pour voter sur les « iPads géants » de Dominion. Le procédé est expliqué dans la vidéo de démonstration déjà citée ici. La Georgie n’était pas la seule à avoir connu ces déboires d’ordre mécaniques : en Californie aussi ils avaient eu exactement les mêmes explique Politico: « environ 15% des électeurs du comté de Los Angeles qui ont répondu à une enquête de comté ont déclaré avoir attendu plus de deux heures pour voter, et 10% ont déclaré avoir attendu plus de trois heures, selon des personnes qui ont répondu à une enquête de comté. La Commission présidentielle sur l’administration électorale a déclaré que les électeurs ne devraient pas avoir à attendre plus de 30 minutes. Les retards ont été causés par le fait que certains registres de vote prenaient des heures pour synchroniser leurs listes électorales entre elles et avec la base de données d’inscription électorale du comté, ce qui les rendait inutilisables pendant cette période, selon le rapport du comté. Les appareils présentaient également un autre problème: les agents de vote étaient censés pouvoir rechercher les dossiers des électeurs par nom et adresse, mais se limitaient à des recherches par nom, produisant des centaines de faux positifs dans certains cas que les agents de vote devaient passer au crible. Le rapport attribue ce problème à une erreur de programmation du fournisseur. KnowInk, la société basée au Missouri qui fabrique les carnets de vote utilisés dans le comté de Los Angeles, fournit également des carnets de scrutin utilisés en Géorgie, où ils ont précédemment contribué aux retards et aux longues files d’attente lors des élections de novembre 2019 dans l’État ». C’est KowkInk qui fournissait les fameux « pads ». De vrais i-Pads cette fois : leurs machines à fabriquer les cartes sont reliées par Wifi à un bel Imac principal (ci-dessous à gauche) gérant la base et pouvant faire des stats instantanés sur le nombre de participants, via un logiciel ad hoc appelé e-Pulse. L’engin permet de superviser le fonctionnement des circonscriptions individuelles et des bureaux de vote, ou donne aussi la durée de vie de la batterie des I-Pads, les heures d’enregistrement moyennes, le nombre de bulletins de vote émis ou annulés; « tout en veillant à ce que l’autorité électorale puisse contacter directement les bureaux de vote par vidéo ou par SMS pour une résolution rapide des problèmes » indique-t-on sur sa notice. Pour ceux évoquant un danger de hacking avec la WIFI, il fait savoir que les matériels Apple en iOs ou MacOs sont difficilement hackables (les engins doivent être « jailbreakés » pour l’iOs), au contraire de tablettes fonctionnant sous Windows comme on en a vu ailleurs. En somme, en Georgie, on avait tenté gros en renouvelant tout le parc, et en choisissant deux techniques radicalement nouvelles pour voter : une pour délivrer des cartes individuelles de votes, et une pour voter proprement dit !! Les files d’attentes de juin étaient devenues la hantise des organisateurs des élections de novembre, et le fait que ce soit bien passé leur a fait pousser un « ouf » de soulagement… aussitôt refroidi par les déclarations fracassantes de Donald… envers le gouverneur Brian Kemp, ancien secrétaire d’État de Georgie. 

De vieux bazars servant toujours en 2018

Revenons sur les années antérieures qui avaient abouté à une crise de confiance totale et à l’élection de Raffensberger pour mettre en place un nouveau matériel. Avant lui, on votait encore en 2017 sur des piège à virus signées Diebold-Premier, des machines dont les cartes PCMCIA contenant les votes étaient transférées sur des ordinateurs passoires gérés sous… Windows 2000. Non, vous ne rêvez pas, on a fait ça pendant 18 ans encore là-bas… Un système issu de NT, qui aurait dû s’appeler Windows NT 5.0, d’ailleurs, dont la mise au point avait débutée en septembre 1997 et s’était terminée en décembre 1999. Sa dernière mise à jour, le Service Pack 4 a été publiée le . C’est ça qui gérait les élections dans l’Etat avant que Raffensberger ne débarque et choisisse de tout virer !!!  En gros, Donald Trump en Georgie avait été élu grâce à des logiciels datant de 13 ans d’ancienneté… Ce qui n’avait eu de cesse de poser problème comme on peut le lire ici et comme le racontait celui qu’a remplacé Raffensberger, qui s’était  obstiné à laisser les vielles bécanes en place  : « La Georgie a développé une stratégie à long terme pour maintenir son système, qui dépend de Windows 2000. Merle King, le directeur du Center for Election Systems (ici à gauche), nous a dit que la Géorgie avait embauché un entrepreneur pour concevoir du matériel sur mesure qui fonctionnera avec Windows 2000. «En Georgie , nous avons examiné les problèmes liés à l’exécution de Windows 2000 Service Pack 4 et nous avons conclu un contrat avec une entreprise pour créer un serveur personnalisé pour nous – nous avons environ 170 de ces serveurs. Nous les commandions par blocs de 40 ou 80 unités afin de pouvoir continuer à exécuter les systèmes d’exploitation Windows 2000 que nous utilisons pour faire fonctionner notre système de gestion des élections. Difficulté à trouver des pièces de rechange lorsque les modèles de machine ont été abandonnés. Le problème de l’entretien des machines est particulièrement difficile (et préoccupant) dans les nombreuses juridictions qui utilisent des modèles de machines qui ne sont plus produits« .

Bref, ce n’était pas (ou plus) la bonne solution, et King (montrant ici son parc devenu depuis obsolète) y a perdu son poste lors des élections de 2018 !!! En 2012, on se plaignait devant King de la façon dont se passaient les élections… Ce n’est pas pour autant qu’il avait changé de système !!! Pourquoi n’avoir pas changé ces machines avant, voilà bien toute la question en effet. La réponse est… fort inquiétante, en fait.

Kemp l’effaceur

Car tout ce remue-ménage n’était rien encore avant le scandale (bien tardif) présenté en juin 2019, soit un an et demi à peine avant l’élection qui vient de se passer. Un scandale illustré par une photo en date du 22 septembre 2016 montrant l’écran d’une machine à voter électronique lors de tests effectués au Kennesaw State University Center for Election Systems à Kennesaw, en Géorgie, ou le FBI débarqué sur place avait fait une copie exacte, celle d’un serveur crucial, avant que les responsables électoraux de l’État ne l’effacent tranquillement comme si de rien n’était. Les examinateurs électoraux descendus souhaitaient en effet étudier de près les données d’origine pour voir s’il y avait eu tripatouillage de votes après coup. Le FBI était descendu à la suite de la plainte pour falsification d’élection déposée par Marilyn Marks de la Coalition for Good Governance (ici à droite en train de vérifier des rouleaux de contrôle des votes des anciennes Diebold), à l’encontre du responsable selon elle, à savoir… le gouverneur Brian Kemp, qui était alors le secrétaire d’État de Géorgie, et donc celui chargé des élections (le poste occupé aujourd’hui par Raffensberger). L’enquête avait été diligentée, car bizarrement, des données figurant sur le serveur de tabulation des élections avaient été supprimées, sciemment…par décision arbitraire de Kemp. « Les plaignants soutiennent que la manipulation par Kemp du serveur effacé est l’exemple le plus flagrant de mauvaise gestion qui pourrait cacher des preuves de falsification de vote. Ils se sont battus pour accéder aux systèmes de vote de la boîte noire de l’État et aux machines à voter individuelles, dont beaucoup, selon eux, ont également été modifiées en violation de l’ordonnance du tribunal. Marilyn Marks de la Coalition for Good Governance, plaignante dans l’affaire, a déclaré que si l’État ne parvenait pas à obtenir les données du FBI – bien qu’il ait informé la juge de district américaine Amy Totenberg en octobre 2017 de son intention de le faire avec l’assignation – il a clairement quelque chose à cacher. « S’ils ont détruit des dossiers, on peut présumer que ces dossiers auraient montré que nos allégations étaient vraies », a déclaré Marks. Ni le bureau du secrétaire d’État ni un avocat le représentant dans l’affaire, Josh Belinfante, ne diraient pourquoi la citation à comparaître n’a jamais été déposée. Ils ne diraient pas non plus s’ils avaient obtenu les données par d’autres moyens pour les conserver en toute sécurité. Le FBI d’Atlanta ne dira pas non plus s’il a fourni une copie à l’État. En réponse à une question d’un avocat des plaignants, Belinfante a écrit dans un courriel du 27 juin obtenu par l’Associated Press que « bien qu’une assignation ait été envisagée par un avocat antérieur, elle n’a jamais été envoyée. » Dans un communiqué mardi soir, la secrétaire d’État adjointe de la Géorgie, Jordan Fuchs, a qualifié toute accusation selon laquelle son bureau ne s’était pas conformé à une décision du tribunal de « complètement fausse », mais a refusé tout commentaire supplémentaire. Les données du FBI pourraient révéler si des pirates informatiques ont falsifié les élections en Géorgie parce que le serveur en question avait une faille de sécurité béante qui n’a pas été corrigée pendant plus de six mois avant d’être exposée publiquement. Les données sur le serveur comprenaient des mots de passe utilisés par les fonctionnaires du comté pour accéder aux fichiers de gestion des élections. Les techniciens du Center for Elections Systems de l’Université d’État de Kennesaw, qui dirigeait alors le système électoral de l’État, ont effacé les données du serveur le 7 juillet 2017, moins d’une semaine après le dépôt de la plainte pour l’intégrité du vote. Après que l’AP en ait fait rapport trois mois plus tard, Kemp a nié avoir ordonné la destruction des données ou en avoir eu connaissance à l’avance et l’a qualifiée d’insouciante, inexcusable et inepte. Mais le FBI avait une sauvegarde médico-légale, qu’il a faite en mars 2017 lorsqu’il a enquêté sur la faille de sécurité. Le FBI n’a pas répondu aux demandes répétées de l’AP pour confirmer qu’il continue de posséder les données. La porte-parole du FBI Atlanta, Jenna Sellitto, ne dirait pas si le FBI a examiné les données sur cette image pour déterminer si une falsification ou une autre activité malveillante s’est produite. Le procès pour l’intégrité électorale, qui est entré dans la phase de collecte de preuves en mai, vise à forcer la Géorgie à remplacer immédiatement sa technologie électorale à écran tactile électronique obsolète par un système fiable avec des bulletins de vote papier vérifiables. En vertu d’une nouvelle loi signée par Kemp, la Georgie prévoit d’acheter d’ici la fin de l’année un système de vote utilisant des dispositifs de marquage électronique des bulletins de vote. Les demandeurs rejettent ces dispositifs comme étant inadéquats pour garantir des audits et des recomptages fiables. Kemp a également été accusé de répression électorale. Les responsables électoraux de l’État sont également accusés dans un procès intenté par une organisation fondée par Stacey Abrams, le démocrate qu’il a battu de justesse l’année dernière. Il affirme avoir mal géré les élections de novembre 2018 d’une manière qui a privé les minorités de leur droit de vote. Le dysfonctionnement des machines à voter et les longues files d’attente dans les districts à forte population minoritaire font partie des problèmes évoqués. Kemp nie l’accusation. » Ici les clips ridicules de campagne de Kemp, dignes… d’un Donald Trump (« écoutez-le parler avec son futur beau fils… !!!) ! Ci -dessous il nous explique pourquoi il roule en 4×4 :

Kemp le nettoyeur 

L’enjeu était alors crucial, car Brian Kemp, le passionné d’armes déjà décrit ici, mais aussi grand nettoyeur de listes électorales pour empêcher les banlieues noires de voter, était passé d’un cheveu, grâce à ce matériel, machines à voter et tabulateurs, dans lesquels on entrait comme dans un moulin. Kemp, en 2016 et 2017 avait en effet radié à tort pas moins de 334 000 personnes sur 543 000 enregistrées, sur des prétextes fallacieux, ceux utilisés depuis des années par les républicains comme on l’a vu. Ici, on en relève 107 000 d’enlèvements fort douteux avec un argument incroyable : « même selon les normes de la Géorgie, la purge des électeurs de fin juillet 2017 a été remarquable. En une seule journée, plus d’un demi-million de personnes – 8% des électeurs inscrits en Géorgie – ont été rayées des listes électorales. Le secrétaire d’État républicain Brian Kemp, un fervent partisan du président Donald Trump qui s’est décrit comme un «conservateur politiquement incorrect», a supervisé les renvois huit mois après s’être déclaré candidat au poste de gouverneur ».

« La purge était à noter pour une autre raison: pour environ 107 000 de ces personnes, leur radiation des listes électorales a été déclenchée non pas parce qu’elles ont déménagé, sont mortes ou sont allées en prison, mais plutôt parce qu’elles avaient décidé de ne pas voter aux élections précédentes, selon une analyse des rapports APM. Beaucoup de ces électeurs précédemment inscrits ne réalisent même pas qu’ils ont été rayés des listes. S’ils se présentent aux urnes le 6 novembre pour voter dans la course houleuse du gouverneur de Géorgie, ils ne seront pas autorisés à voter ». Quel scandale !!! Tout cela, alors que depuis longtemps la Georgie est pratiquement divisée en deux et que des électeurs peuvent la faire basculer d’un jour à l’autre: « alors que 107 000 personnes peuvent sembler être un petit nombre dans un État de 10,4 millions d’habitants, les élections ont été décidées par des marges beaucoup plus modestes. Par exemple, l’élection présidentielle de 2016 a été décidée en faveur de Donald Trump par un total de 77 744 voix dans le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Utiliser la décision d’une personne de ne pas voter comme élément déclencheur pour retirer cette personne des listes est une tactique très controversée – mais légale – qui, selon les défenseurs des droits de vote, est un outil potentiel de suppression des électeurs. Et son utilisation est en hausse. Les rapports APM ont constaté qu’au moins neuf États – la plupart d’entre eux ayant un leadership républicain, y compris les principaux champs de bataille de la Géorgie et de l’Ohio – ont purgé environ des centaines de milliers de personnes des listes pour voter rarement depuis les élections générales de 2014. Les États dotés de ces politiques retirent des électeurs à certains des taux les plus élevés du pays, quelle qu’en soit la raison. Les purges électorales ne sont pas nécessairement controversées ou inhabituelles. Des centaines de milliers d’Américains qui ont déménagé, sont décédés ou sont allés en prison sont expulsés des listes électorales à travers le pays chaque année. En fait, la loi fédérale oblige les États à éliminer les personnes qui n’ont plus le droit de vote. Mais dans les États qui appliquent des politiques « utilisez-le ou perdez-le », les citoyens américains en règle qui n’ont pas déménagé, commis un crime ou mis en péril leur droit de vote peuvent déclencher le processus de suppression parce qu’ils ne se sont pas présentés dans les sondages ». Vous avez bien noté les chiffres : trois états ayant basculé pour Trump en 2016 avec au total un peu plus de 77 000 vois seulement… et là, Kemp en avait supprimé 107 000 parce qu’il ne s’étaient pas présenter à l’élection précédente !!!  Les suppressions de votes, la grande spécialité républicaine (lire ici), traficotages de machines : Brian Kemp n’avait strictement rien d’un élu légitime !!  Le 16 novembre 2018, après un recompte des voix demandé par Stacey Adams, Kemp était déclaré vainqueur de…  55 000 votes seulement d’avance (50.3% contre 48.7%) !!! Si les 107 000 n’avaient pas été purgés et un serveur… vidé… pas sûr qu’il ait pu passer… Vous commencez un peu mieux à comprendre, je pense, son attitude actuelle qui consiste à ne pas vouloir suivre Donald sur les conditions des élections dont ce dernier a bénéficié en 2016… Car se serait révéler que Kemp est lui-même illégitime !!!

L’expertise qui condamne

L’expertise demandée en 2018 sur l’état du parc électoral en Georgie avait montré des résultats catastrophiques à tous les égards (2). « Logan Lamb, un expert en sécurité pour les plaignants (ici à gauche), a déclaré dans un affidavit (déposition sous serment) déposé jeudi devant le tribunal fédéral d’Atlanta qu’il avait trouvé des preuves suggérant que le serveur avait été compromis en décembre 2014. Lamb a déclaré que les preuves suggèrent qu’un attaquant a exploité un bug qui permettait de contrôler totalement serveur. Lamb a également déclaré qu’il avait déterminé que les journaux informatiques – qui auraient été essentiels pour comprendre ce qui aurait pu être modifié ou volé sur le serveur – ne remontent qu’au 10 novembre 2016 – deux jours après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Deux ans plus tard, Brian Kemp a remporté la course du gouverneur de Géorgie par une faible marge sur la démocrate Stacey Abrams. De plus, Lamb a trouvé des preuves que les fichiers liés aux élections avaient été supprimés du serveur le 2 mars 2017, juste après qu’un collègue de ses responsables de la KSU ait alerté le serveur des élections sur la vulnérabilité des pirates. C’est Lamb qui a initialement alerté Merle King, directeur du centre électoral de la KSU, en août 2016, d’une faille de sécurité béante qui a rendu le serveur vulnérable à la falsification. Le fait que les journaux d’accès aient été supprimés suggère un possible acte criminel, a écrit Lamb. «Je ne peux penser à aucune raison légitime pour laquelle les enregistrements de cette période critique auraient dû être supprimés», a-t-il déclaré dans sa déclaration sous serment ». Conclusion qui vient à l’esprit : Donald avait remporté la Georgie… en trichant !!! Et il ne comprend donc pas, aujourd’hui, que le silence qu’il fustige chez Kemp… le protège en fait, lui, cet imbécile complet !!!  Car dévider l’écheveau des tripatouillages du gouverneur, c’est révéler une triche qui dure depuis des années avec deux leviers efficaces : la purge des listes électorales… et des machines biaisées !!!

L’exemple surprenant de Karen Handel

Une élue soutenue par Sarah Palin, Karen Handel, est fort représentative des ces mic-macs électoraux de Georgie. Le , elle se pointe en effet en deuxième position du premier tour des élections, largement distancée, avec seulement 19,8 % des voix républicaines dispersées, loin derrière le démocrate Jon Ossoff, alors un total connu, qui frise la victoire au premier tour avec 48,1 % des votants. Stupeur côté républicain !!! Pour le second tour, ces mêmes républicains vont injecter une somme considérable d’argent, ce à quoi répond son adversaire démocrate… Résultat : « Avec environ 60 millions de dollars dépensés, l’élection devient la plus chère de l’histoire de la Chambre des représentants, en multipliant par deux l’ancien record » nous dit Wikipédia. Et au final, à la surprise générale, elle l’emporte sur le fil avec 51,9 % des suffrages !!! Un analyste commente ici ce résultat : « les résultats non officiels du second tour de l’élection spéciale du 6e district (GA6) ont été enregistrés sur le matériel de vote de Géorgie qui a été officiellement produit par Diebold Election Systems. Les électeurs fatigués peuvent désormais se reposer du bombardement des deux campagnes politiques. Le secrétaire d’État (SOS) Kemp a tenu ses promesses «d’assurer la victoire aux urnes» de l’ancienne SOS Karen Handel. Cela ressemble étrangement à une promesse faite par le PDG de Diebold, Wally O’Dell, dans une invitation de collecte de fonds en 2003 il avait écrit: « Je suis déterminé à aider l’Ohio à fournir ses votes électoraux l’année prochaine au président. » C’est exactement ce que ses machines à voter ont fait. Mais la politique mise à part, les résultats des élections piratables défient le bon sens. Au deuxième tour du 20 juin, le sow Handel devançant l’adversaire Jon Ossoff 51,87% à 48,13%. Aux élections générales du 18 avril, ils montrent qu’Ossoff avait obtenu 48,12% des voix contre 17 opposants et Handel a fait le second tour avec 19,77%. Dans les comtés de Dekalb et de Fulton (nota : les plus peuplés), Ossoff a obtenu une meilleure pourcentage de votes contre 17 adversaires le 18 avril par rapport à un adversaire le 20 juin ! Le pourcentage d’Ossoff le 20 juin n’équivaut même pas à un total d’environ 49% pour les démocrates du 18 avril. Cela donne l’impression que l’équipe d’Ossoff a arrêté de faire campagne le 18 avril. En réalité, ils a eu une énorme opération de démarchage de porte à porte que le district n’avait jamais vue, même à l’époque de l’ancien président de la Chambre, Newt Gingrich. Mais le pourcentage de Haendel a bondi de 33 points du 18 avril au 20 juin, passant de 38 071 voix à 134 593 sans sollicitation significative. Pourquoi 34 000 électeurs républicains de plus voteraient-ils pour un candidat le 20 juin que pour 11 candidats le 18 avril ? Les résultats ont-ils été biaisés le 18 avril ou le 20 juin ? Les résultats des élections piratables défient également tous les sondages électoraux effectués. Ossoff était en avance de 1 à 7% points dans chaque sondage GA6. Handel n’a jamais été en tête dans aucun sondage GA6. Nous devons donc croire que chaque sondage était erroné, ou que les résultats de vote piratables sont faux. L’élection GA6 a-t-elle été piratée? Personne ne le saura jamais avec certitude. Mais il a été démontré que les fichiers des machines à voter au Center for Election Systems (CES) ont été découverts sur le site Web du CES à partir du 28 août lorsque le directeur exécutif Merle King a été informé au-delà du 18 avril et que le Bureau de la sécurité de l’information de l’État de Kennesaw L’Université préparait son évaluation de la sécurité »… En 2018, Handel est finalement battue par la démocrate Lucy McBat de 1% des votes. Celle-ci a perdu son fils Jordan Davis en 2012, tué par balles par Michael Dunn lors d’un meurtre raciste. Le poste était occupé auparavant par Tom Price, devenu chez Donald Trump le secrétaire de l’Health and Human Services (et auparavant par la vieille baderne réac de Newt Gingrich, pendant près de 20 ans). Le 3 novembre dernier, dans le 6eme Congressional District, qui comprend les quartiers nord d’Atlanta, pourtant « nettoyés » par les républicains, avec les comtés populeux de DeKalb, Fulton, et Cobb, elle l’a à nouveau emporté… avec le nouveau matériel imposé par Raffensberger, ajoutant encore au doute sur les élections précédentes de Karen Handel, « élue sur Diebold »…

Kemp le pestiféré de Donald

Selon ses clips de campagne, Kemp est donc pire que Trump ou presque (c’est possible ça ? Ce doit être un beau crétin, dites-moi..). L’homme qui « fait sauter les dépenses publiques » (ici à gauche, quel ridicule !) s’est résolu fort tardivement à accepter de changer de machines, visiblement à contre-cœur. Aujourd’hui vilipendé par Donald en personne, lui et Raffensburger, il se retrouve coincé en effet : s’il a accepté ce changement de matériel, c’est parce que l’on avait démontré que ses élections précédentes étaient largement entachées d’irrégularités.  En somme, il venait tout juste de se refaire une virginité électorale qu’il n’a en réalité jamais eue. Un dilemme pour lui, pas trop futé il est vrai, et que nous explique ici parfaitement un autre républicain, Jack Benard, ici à droite, venu à sa rescousse face aux attaques incessantes de Trump : « je n’ai pas été particulièrement impressionné par le gouverneur Brian Kemp (R). Je l’ai rencontré brièvement lors d’une convention d’État du GOP de Géorgie qui s’est tenue il y a dix ans, alors que j’étais commissaire républicain du comté. Il semblait être un type bien, bien que peu intellectuel »(c’est le moins qu’on puisse dire par après avoir visionné ses clips… le gars est plutôt poli !). « Mais je l’ai franchement détesté en 2018. Le comportement clairement contraire à l’éthique de Kemp en purgeant des centaines de milliers d’électeurs afro-américains de leurs rôles alors que le secrétaire d’État de l’AG, était la seule raison pour laquelle il a remporté l’élection du gouverneur en 2018. Il a subverti la démocratie américaine à des fins personnelles » (en résumé il avait triché !). « Cependant, je me trouve maintenant dans la position unique et très étrange d’avoir à le défendre fermement ainsi que le secrétaire d’État de l’AG Brad Raffensperger (à droite) contre les attaques ridicules et hystériques d’un escroc et charlatan de New York. Ce menteur professionnel a trompé suffisamment d’États pour le faire président en 2016 et veut conserver son poste, qu’il obtienne ou non suffisamment de voix en 2020. Raffensperger, en particulier, s’est mis en quatre pour être juste et honnête dans sa supervision du dépouillement des votes. Même si lui et sa famille ont voté pour Trump, il a pris son travail au sérieux et a été impartial. Lorsque Biden a gagné par 12 000 voix, le GOP de Géorgie et Trump ont demandé un recomptage. Raffensperger a alors rapidement annoncé qu’il y aurait un décompte manuel approfondi en personne de tous les bulletins de vote pour le président dans chacun des 159 comtés de Géorgie. Il a également indiqué que cela n’avait pas été fait pour satisfaire les plaintes du GOP, mais plutôt parce que l’élection était si proche ».  L’homme a aussi une analyse précise de la situation catastrophique de l’assurance maladie aux USA. Il préconise en effet à l’encontre de son propre parti une solution qui tient en une seule question : « Pourquoi ne préconisez-vous pas l’expansion de Medicaid au lieu de priver les travailleurs pauvres d’une couverture d’assurance? »

Bref, Kemp est un gars peu recommandable, mais il faut le protéger aujourd’hui des attaques de Trump, car ces dernières affaiblissent tout le système (républicain) !!! Une situation délirante, amplifiée par deux prétendants sénateurs ne pensant aussi qu’à eux-mêmes, comme on a pu le voir pendant la pandémie (lire ici). « Dans l’intervalle, le sénateur Perdue et Loeffler ont demandé à Raffensperger de démissionner, l’accusant de «mauvaise gestion et de manque de transparence». Cependant, ils n’ont fourni aucune preuve de leurs allégations et cette élection semble avoir été la plus sûre et la plus honnête de Géorgie depuis de nombreuses années. Il était évident pour tout observateur impartial que, quels que soient les faits ou l’impact sur notre démocratie, ces politiciens effrayés essayaient simplement d’attirer les faveurs de Trump pour le second tour qui est prévu pour le 5 janvier. De ce point de vue limité, cela a fonctionné et Trump a accepté de se présenter en Géorgie pour eux. Cependant, dans le processus, Perdue et Loeffler ont sapé la démocratie américaine pour leur propre intérêt. C’est un peu comme ils auraient fait quand ils auraient utilisé des informations d’initié dans leurs transactions boursières liées au COVID-19 en mars tout en disant au public que COVID n’était pas un problème. À propos, Loeffler est peut-être le sénateur le plus riche du Congrès, d’une valeur estimée à 1 milliard de dollars. Perdue ne vaut que 40 millions de dollars. Comme l’a dit le responsable des élections de Géorgie, Gabriel Sterling: « Monsieur le Président … Sénateurs … vous n’avez pas condamné ce langage ou ces actions. Cela doit cesser! Nous avons besoin que vous interveniez – et si vous allez prendre position de leadership, montrez-en.  » Pendant ce temps, Trump n’a pas pu s’empêcher de tweeter sur sa victoire aux élections (sans aucune preuve). Mais cette fois, il est allé encore plus loin en ce qui concerne Raffensperger et le compte rendu de Géorgie en disant: «l’ensemble du processus est très injuste et presque dénué de sens» (11-13-20) et «leur recomptage est une arnaque, ne veut rien dire.» (11-15-20). C’est le même homme qui, lorsque Raffensperger s’est présenté aux élections, a tweeté «Brad Raffensperger sera un fantastique secrétaire d’État pour la Géorgie» (26/11/18). Après avoir de nouveau fait pression sur Raffensperger pour qu’il recherche une fraude inexistante dans les signatures, Kemp a certifié le vote le 20/11/20, donnant officiellement une victoire à Biden. Kemp doit être complété pour avoir fait passer la démocratie avant son ancien mentor, Trump. Cependant, pour défendre les valeurs américaines, voici ce que Trump avait à dire dans ses tweets: «Pourquoi le gouverneur @BrianKempGA, le malheureux gouverneur de Géorgie, n’utilise-t-il pas ses pouvoirs d’urgence, ce qui peut être facilement fait, pour annuler son obstiné Secrétaire de État »-11-30-20. Trump est également allé sur Fox (29/11/20) déclarant qu’il avait «honte» de soutenir Kemp pour le gouverneur et que Kemp n’avait «absolument rien fait» pour assurer un décompte équitable des voix et qu’il y avait une «mine d’or de la fraude». Une fois de plus, il n’a offert aucune preuve et toutes les poursuites de Trump ont été rejetées hors du tribunal, même lorsqu’il y avait des juges nommés par Trump. Trump a également demandé à Kemp de ramener la législature en session pour passer outre à la volonté des Géorgiens et lui donner les électeurs. Kemp a défendu la démocratie et a refusé, Dieu merci. De tout ce que Trump a fait, ce renversement de la démocratie est le pire. Cela tourne en dérision notre système politique Je suppose que Kemp a finalement résisté à Trump après avoir rampé pendant des années pour montrer que George Bernard Shaw avait raison: « Vous ne pouvez pas être un héros sans être un lâche. » Je n’avais jamais compris cette citation jusqu’à aujourd’hui’. Celle-là on la garde en effet. Je ne suis habituellement pas partisan de l’usage de citations, cette fausse culture, mais là, avouez que c’est un usage fort adéquat. Donald, lui, n’est ni l’un ni l’autre. Pas assez lâche encore car il tient à partir les poches pleines et avec l’assurance de ne pas être inquiété par la justice, et il ne pourra jamais prétendre au titre de héros…. excepté chez les imbéciles qu’il manipule depuis toujours. Il est temps qu’il entende que quelqu’un lui dise « You’re Fired ».

 

(1) comme celles balancées dans la nature à Savannah pour faire croire à un manipulation des autorités actuelles, un coup très certainement orchestré par Mike Ronan, l’âme damnée de Donald : lire ici ce qui s’est passé… un des engins retrouvés est ici à droite tel qu’in a été aperçu en pleine nature.

(2) « Un logiciel malveillant fonctionnant sur une seule machine à voter peut voler des votes avec peu ou pas de risque de détection. Le logiciel malveillant peut modifier tous les enregistrements, journaux d’audit et compteurs conservés par la machine à voter, de sorte que même un examen médico-légal minutieux de ces enregistrements ne trouve rien de mal. Nous avons construit un logiciel de démonstration qui exécute cette attaque de vol de votes.

Toute personne ayant un accès physique à une machine à voter, ou à une carte mémoire qui sera ultérieurement insérée dans une machine, peut installer ledit logiciel malveillant en utilisant une méthode simple qui ne prend qu’une minute. Dans la pratique, les agents de vote et autres ont souvent un accès non supervisé aux machines.

Les machines AccuVote-TS sont sensibles aux virus des machines à voter – des virus informatiques qui peuvent propager des logiciels malveillants automatiquement et de manière invisible d’une machine à l’autre pendant les activités normales avant et après les élections. Nous avons construit un virus de démonstration qui se propage de cette manière, en installant notre programme de démonstration de vol de vote sur chaque machine qu’il infecte.

Si certains de ces problèmes peuvent être éliminés en améliorant le logiciel de Diebold, d’autres ne peuvent pas être résolus sans remplacer le matériel des machines. Des modifications des procédures électorales seraient également nécessaires pour assurer la sécurité. »

(3) Ça avait commencé par du hameçonnage bien classique : »Un énième jour plus tôt, le 24 août 2016, à la suite de piratages déjà réussis du Comité national démocrate et de la base de données d’inscription des électeurs de l’Illinois, une série de courriels a atteint sept adresses d’employés de VR Systems. Les e-mails de phishing provenaient de noreplyautomaticservice@gmail.com – un détail qui suggère que les attaquants savaient que VR Systems utilisait Google pour les e-mails de son entreprise. Deux des adresses ciblées étaient des comptes non fonctionnels. Les e-mails ont informé les destinataires que l’espace de stockage de leur compte de messagerie Google était plein et ont fourni un lien pour obtenir un stockage supplémentaire. Le lien, cependant, est allé vers une fausse page Web de Google, où les utilisateurs seraient invités à entrer le nom d’utilisateur et le mot de passe de leur compte de messagerie. Les attaquants voulaient probablement prendre le contrôle des comptes pour envoyer des e-mails malveillants aux clients électoraux de VR Systems et donner l’impression qu’ils provenaient d’employés légitimes de VR Systems. Au moment où la campagne de hameçonnage a eu lieu, les responsables du ministère de la Sécurité intérieure et du FBI se démenaient pour déterminer l’étendue des opérations de piratage de Moscou contre les bureaux électoraux d’État et les bases de données d’inscription des électeurs à travers le pays, mais ignoraient toujours que les pirates russes avaient a également porté son attention sur l’entreprise privée en Floride« …

 

documents :

https://www.academia.edu/14071173/Security_analysis_of_the_Diebold_AccuVote_TS_voting_machine

https://www.accesswire.com/471912/Voting-Technology-Companies-in-the-US–Their-Histories-and-Present-Contributions

 

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