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Effacer le nom de Trump ? Il ne le supporte pas !

L’abominable pantin qui dirige la première puissance mondiale est un cas pathologique, on le sait, mais on n’hésite encore à le dire haut et clair il semble (1).  En résumé, il est fou à lier, en dehors d’être -en plus- mégalomane.  Sa dernière sortie sur les détergents à ingurgiter est pendable et significative, comme l’est tout autant son déni le jour suivant (« j’étais sarcastique ») qui est la preuve de son problème majeur, à savoir une totale irresponsabilité.  Son manque d’empathie pendant cette crise est patent lui aussi : il ne s’intéresse qu’à sa seule personne, dont il ne cesse de vanter les mérites en détournant les conférences sur le Coronavirus à sa seule gloire.  Or un événement passé plutôt inaperçu révèle une de ces autres particularités mentales : Trump, l’épidermique orangé, ne supporte pas que l’on touche même jusqu’à… son nom. Résumé d’une affaire tortueuse, comme l’est toute la vie de Donald, l’homme qui est tellement imbu de lui-même qu’il intente des procès dans le vide dès que l’on touche à son image… pourtant catastrophique.

L’affaire est grotesque, de prime abord, comme l’est toute la vie de Donald. Ça commence par une photo bizarre, celle d’un employé, burin en main, qui tente de retirer plus ou moins proprement les lettres de bronze du nom de Trump d’une stèle érigée devant un de ses nombreux hôtels dans le mondee et l’un des plus moches en tout cas (c’est censé représenter une « voile de bateau », les mauvais esprits y ont vu une vulve gigantesque…). Une fois le travail effectué, il ne reste plus q’une ombre de visible, où l’on distingue toujours, hélas le nom du président actuel des USA (plus pour très longtemps, c’est à espérer !).

L’endroit où l’horreur en béton a été construite est Panama City et l’hôtel s’appelait au départ l’Ocean Club. C’est une des nombreuses tours érigées dans le monde par le promoteur immobilier sans vergogne, comme des tags en béton laissés de son passage, ou comme les chiens le font en urinant un peu partout en levant la patte. Construite au Panama, mais avec derrières des fonds… colombiens, ceux de la société Arias Serna Saravia qui l’a construit en 2011. L’immeuble, comme chez tous ceux de Trump est à double usage, il comprend celui-là 369 chambres d’hôtel d’un côté et 700 appartements en copropriété,  vendus à des tarifs stratosphériques. Pour faire passer la pilule, on précisait sur son dépliant que « la résidence donne accès à un club situé sur une plage privée ».

Pour ce qui est d’enlever le nom des immeubles une fois revendu, Donald en fait tout un plat à chaque fois : celui en Turquie, ou celui de Toronto, une fois revendus, n’ont pas réussi tout de suite à faire enlever le nom de leur fronton, après moult menaces de procès et des pressions multiples. Celui de Toronto, je vous l’ai décrit ici déjà, a fini par s’appeler Adelaide Hotel Toronto – ou la St Regis. construite par Alex Shnaider, l’associé de Trump, c’était l’objet également d’un enjeu financier essentiellement russe et kazakh d’une valeur de 500 millions de dollars. Ici à droite le jour de l’inauguration à Toronto avec encore la famille Trump bien présente.  Derrière l’argent russe investi, il y avait la Vnesheconombank (VEB), alors dirigée par … Vladimir Poutine en personne.  Le bilan dressé ici de ses liens d’argent est édifiant :« Un prétendu réseau de blanchiment d’argent kazakh aurait acheminé des millions de dollars par le biais de ventes d’appartements au Trump SoHo; un oligarque russe a acheté un domaine de Palm Beach à Trump en 2008 pour 95 millions de dollars, soit plus du double de ce que Trump avait payé quatre ans auparavant. En Floride, 63 Russes, dont certains ont des liens politiques, ont dépensé 100 millions de dollars pour acheter une propriété dans sept tours de luxe de la marque Trump, a établi Reuters »...  Précision: l’hôtel Trump au Panama a été inauguré en 2011 en présence de  l’ancien président panaméen Ricardo Martinelli,  qui a été accusé de corruption et d’espionnage… avant d’être acquitté le 10 août 2019.

Le « bébé » d’Ivanka Trump

Revenons à Panama City. Le texte de l’agence évoquait derrière les promoteurs colombiens de la tour du Panama rien moins que du blanchiment d’argent, celui provenant des narco-trafiquants. Cela n’a jamais empêché Trump de faire affaire avec eux. Le site EmptyWheel en art 2018 nous a décrit des détails succulents sur cet investissement trumpien à 430 millions de dollars, inauguré avec sa chère fille Ivanka, celle qui ordonne aux gens de rester chez eux pour prendre le lendemain l’avion pour se payer un voyage d’agrément et célébrer en famille Pesach, la fête juive . « Je trouve cela intéressant étant donné le rapport Reuters de novembre dernier, décrivant comment Ivanka a mis un blanchisseur d’argent brésilien lié au crime organisé russe, Alexandre Ventura Nogueira, en charge de nombreuses ventes avancées du projet. Une enquête de Reuters sur le financement du Trump Ocean Club, en collaboration avec le diffuseur américain NBC News, a révélé que Nogueira (ci dessous avec Ivanka et avec Donald) était responsable entre un tiers et la moitié des ventes anticipées du projet. Il a également constaté qu’il avait fait des affaires avec un Colombien qui avait été reconnu coupable de blanchiment d’argent et qui est actuellement détenu aux États-Unis; un investisseur russe dans le projet Trump qui a été emprisonné en Israël dans les années 1990 pour enlèvement et menaces de mort; et un investisseur ukrainien qui a été arrêté pour trafic présumé de personnes alors qu’il travaillait avec Nogueira et condamné plus tard par un tribunal de Kiev. Trois ans après s’être impliqué dans le Trump Ocean Club, Nogueira a été arrêté par les autorités panaméennes pour fraude et faux, sans rapport avec le projet Trump. Libéré sous caution de 1,4 million de dollars, il a ensuite fui le pays. Il a laissé derrière lui une traînée de gens qui prétendent les avoir trompés, y compris dans des appartements du projet Trump, ce qui a entraîné au moins quatre affaires criminelles qui, huit ans plus tard, doivent encore être jugées ». A gauche ici au pupitre c’est Roger Khafif.

La Tour Trump au Panama était en effet un « bébé Ivanka » un cadeau du père a sa fille préférée (il en a une autre, Tiffany, mais elle semble oubliée)  : « Trump voulait utiliser le projet Panama comme un «bébé» pour Ivanka, a déclaré à Reuters Roger Khafif, un développeur panamien qui avait présenté l’accord à Trump en 2005. » et C’est bien elle qui avait chois Nogueira : « Elle a aidé à démarrer le projet un an plus tard en sélectionnant un ancien vendeur de voitures brésilien, Alexandre Ventura Nogueira, comme courtier principal pour vendre des unités. Il a promis des ventes rapides à des prix élevés. L’entreprise de Ventura, Homes Real Estate Investment & Services, a livré, vendant 350 à 400 unités, pour environ 100 millions de dollars de biens, a-t-il déclaré à Reuters et NBC. Il a rencontré Ivanka à plusieurs reprises, a rencontré ses frères Eric et Donald Jr, et a rencontré le futur président une fois, lors d’un événement festif en 2008 à Mar-a-Lago, le domaine familial de la Floride. Un an plus tard, cependant, Ventura a été arrêté au Panama pour fraude immobilière, sans rapport avec le projet Trump, et s’est enfui étant sous caution ».

De curieux mais bien pratiques oublis

Chez les Trump en effet, on utilise l’oubli comme détergents à effacer les traces sales de leur passage. Une vocation, chez eux, à en croire les déclarations récentes du père azimuté. Effacer des noms, surtout, retrouvés ici:« Ventura (Nogueira) a déclaré que certains de ses courtiers et clients qui échangeaient des unités au Trump Ocean Club étaient liés à la mafia russe et à d’autres groupes du crime organisé. Il a déclaré avoir vendu sept à dix unités à David Murcia Guzmán (surnommé le « le Madoff des pauvres »!), un entrepreneur en disgrâce qui est actuellement en détention aux États-Unis en attente d’extradition vers la Colombie après avoir été reconnu coupable par un tribunal fédéral américain de blanchiment d’argent pour des cartels de la drogue, y compris par le biais de biens immobiliers. Ventura a déclaré avoir vendu environ la moitié des unités à des courtiers russophones, dont Arkady Vodovozov, qui, selon les dossiers judiciaires cités par Reuters, a été reconnu coupable d’enlèvement en Israël, et Igor Anapolskiy, qui, selon des documents judiciaires ukrainiens cités par Global Witness , a été reconnu coupable en 2014 d’avoir falsifié des documents de voyage. Un autre était Stanislav Kavalenka, qui, selon des documents judiciaires de l’Ontario, a été accusé au Canada d’avoir «contraint» et «incité» des femmes à se prostituer. L’affaire a ensuite été retirée. De nombreux acheteurs n’ont pas été identifiés, car de nombreuses unités ont été achetées et vendues par l’intermédiaire de sociétés écrans anonymes. Ventura a déclaré avoir créé des centaines de ces sociétés, facturant environ 1 000 $ chacune. «J’avais des clients aux antécédents douteux», a-t-il déclaré. «Personne ne m’a jamais demandé. Les banques n’ont jamais demandé. Le développeur n’a pas demandé et (l’Organisation)
Trump n’a pas demandé. Personne ne demande: «Qui sont les clients, d’où vient l’argent?» Non, personne ne demande. » Mauricio Ceballos, un ancien procureur chargé des crimes financiers au Panama qui a enquêté sur Ventura, a déclaré à NBC que le gratte-ciel était un «véhicule de blanchiment d’argent». »
Guzmán n’était en fait pas le seul lien avec le milieu des trafiquants de coke : dans les tous premiers investisseurs d’Ocean Club figurait aussi un, qui, en  2009, a plaidé clairement coupable d’importation de cocaïne ! Et le colombien, de son nom  Luis Pargiolas, était aussi partie prenante, on semble l’avoir oublié, de Lago Mar Properties SA…

On y a ajoutera le nom d’Eleanora Michailov, une Russe installée au Canada, la responsable des ventes de Nogueira. Elle, et ses sites trompeurs comme Consortium Panamareals.com, Homes Real Estate, A2SN , Panama Real Estate. Elle avait créé avec Nogueira toute une myriade de sociétés fictives pour dissimuler les vrais propiétaires souvent véreux des appartements : entre 2006 et 2007, l’examen les registres des sociétés créées au Panama montrent qu’au moins 131 sociétés holding comportant  diverses combinaisons des noms «Trump» et «Ocean» Trump Ocean 1806 Investment Corp – (où apparait le nom d‘ Igor Anopolskiy; ont été enregistrées au Panama pour des préventes, et principalement par le groupe de Trump, Homes Real Estates, comme par exemple  » Trump Ocean 1806 Investment Corp ». Malgré cela on a réussi à en retrouver quelques uns. un des plus beaux exemples de la duplicité trumpienne étant sans conteste  Igor Anopolskiy, nommé lui-même directeur de quatre sociétés d’investissement « Trump Ocean », et qui était en 2007 le représentant de Homes Real Estate à Kiev (tiens donc !). « Les dossiers de police indiquent qu’il a été arrêté en mars de la même année pour trafic présumé de personnes. Libéré un an plus tard sous caution, il a été arrêté de nouveau en 2013 et, en 2014, un tribunal ukrainien a condamné Anopolskiy à une peine de cinq ans de prison avec sursis et à trois ans de probation pour des délits de contrebande et de contrefaçon, sans rapport avec le projet Trump ». Comme quoi Trump, quand il parle du fils Biden comme ayant traficoté là-bas semble avoir un gros trou de mémoire sur ses associés ukrainiens, dont un envoyé en prison un an à peine avant son élection… Ci-dessus à gauche l’arrestation en 2017 par l’office Panaméen  d’immigration de 60 étrangères, dont des Colombiennes, des Dominicaines, dses Nicaraguayennes et des Venezueliennes. à Panama City dans les faubourgs de Calidonia. Un « racket lucratif » indiquait alors la police. Quand on voit aujourd’hui l’attitude de Trump vis à vis de l’immigration ça laisse songeur….

Au pays des merveilles de Juliet, des russes… et des virus !

Le plus étonnant de ce micmac est celui d’une avocate d’affaires américaine réputée, toujours en activité, qui a servi de liens entre ces différentes personnes. Nogueira était un arnaqueur de haut vol, qui avait attiré des tas de gens vers des projets inexistants aux noms ronflants comme Plaza Obarrio, Plaza San Francisco, The Consortium et The Plaza Coste del Este (voir le document à la fin de cette page). Acoquiné avec David Murcia Guzman, il commençait à s’édifier un schéma de Ponzi bien costaud au Panama, en attirant l’argent d’un côté pour alimenter le projet d’à côté. Guzman pompant en priorité les gens les plus pauvres... Guzman a été condamné à 30 ans en Colombie avant être extradé aux États-Unis pour blanchiment d’argent. Selon Wikipédia, devenu potentat local avec son entreprise à ses initiales, DMG,  « il mènait un train de vie très élevé : au faîte de sa fortune, il aurait été le propriétaire de douze voitures de luxe (ici à gauche), de trois yachts et de deux avions privés. Le 19 novembre 2008, David Murcia est arrêté dans une ferme de Capira, au Panama ». Un échange de courriers retrouvé ici indique que Nogueira avait participé en novembre 2008  à une conférence de presse à Bogota, avec son autre acolyte, Alex Altshoul. Y était présente une avocate, Juliet Passer, une américaine ayant ses bureaux au Panama (Panamanagement), selon celui qui la cite, elle avait présenté cela un peu comme une nouvelle forme de démarchage individuel genre les vente d’Avon à domicile (ou de Tupperware). Or cette avocate dont a oublié aussi le rôle avait derrière elle un beau et étrange CV déjà, à l’époque. Selon Wikipedia en effet, « Elle a été conseillère américaine auprès du Comité de développement économique de Saint-Pétersbourg, Fédération de Russie, pour le développement de zones économiques libres de 1990 à 1993, et a participé en tant qu’expert américaine à la rédaction et à la formulation de commentaires sur diverses lois pour plusieurs républiques de l’ancienne URSS. De 1997 à 1999, elle a été conseillère américaine auprès du Comité des finances de Saint-Pétersbourg, Fédération de Russie ». Quel rôle a-t-elle joué exactement dans cette affaire reste à étudier et approfondir il me semble avec tous ses contacts russes. Selon l’échange de mails découvert, le maire de Panama City, Bosco Vallarino (condamné en avril 2019), a également été un associé de Ventura Nogueira et a lui aussi fait la promotion de Homes Real Estate… pour lui-même ! Passer est-elle le chaînon manquant des liens avec tous les russes ayant acheté un portion de l’immeuble de Trump à Panama, ça reste à étudier également… Comment une avocate d’un tel renom avait-elle pu soutenir les projets flous et illégaux de Nogueira ???  A-t-elle eu des liens avec une autre opération trumpienne, en Floride cette fois, mêlant des russes encore, découverts par  Reuters, qui a révélé qu’au moins 63 personnes détenant un passeport ou une adresse russes avaient acheté pour 98,4 millions de dollars de biens dans sept tours de luxe portant le nom de Trump dans le sud de la Floride : il est là surtout, à mon avis, le mutisme de Trump vis-a-vis de ses relations russes : pas loin de 100 millions de dollars sont arrivés dans ses poches, en provenance de russes (avec d’étranges retombées parfois) !!! Un tel tarif achète un silence éternel à mon avis ! Ce qu’a bien compris le procureur (Special Counsel) Muller.. un Muller tombé lui aussi en Floride, mais  sur Aleksej Gubarev, un « entrepreneur technologique » venu de Chypre, en fait le roi des hackers dont le site Webzilla, la société hébergeant Gubarev à Fort Lauderdale, avait piraté les messagerie du Comité national démocrate, entre autres… et non un serveur ukrainien fantasmagorique. Dans ce dossier on peut remarquer que l’ancien analyste du FBI Anthony Ferrante était venu au secours de Christopher Steele qui avait affirmé que les entreprises de Gubarev avaient utilisé «des « botnets » (des ordinateurs robots) et du trafic pornographique pour transmettre des virus, planter des virus, voler des données et mener des« opérations de modification »contre la direction du Parti démocrate.  « Comme le Times l’a signalé pour la première fois cet après-midi, Ferrante a déclaré dans son propre rapport et déposition que Webzilla (et la société mère de Webzilla, XBT) avait été utilisée par des agents russes dans la perspective des élections de novembre 2016. Ferrante a également déclaré qu’il existait « des preuves substantielles » que les réseaux de Gubarev avaient été utilisés pour mener d’autres cyberattaques majeures, dont une qui avait paralysé le réseau électrique ukrainien en 2015. Mais Ferrante n’a pas pu confirmer que Gubarev ou Webzilla savaient ce qui se passait ». Sur la question du hacking lire le livre « Crime in Progress: Inside the Steele Dossier and the Fusion GPS investigation of Donald Trump … »de Glenn Simpson, Peter Fritsch. Cela fait longtemps que Trump entretien des relations avec des russes, dont des mafieux…  (tel Pethukov, qui est allé habiter ailleurs que chez Trump, ou d’autres mafieux, non russes, comme Joseph Weichselbaum, roi de la contrebande par bateaux rapides). Un Trump aux nombreuses casquettes, qui a couronné en 2002 Justine Pasek Miss Univers, une… panaméenne. On la retrouve sans trop de surprise en 2007 au service de Nogueira au sein de sa compagnie  Homes Real Estate Investment & Services… chargée d’en faire la promotion !

Des trous de mémoire pour Ivanka aussi grands que ceux de son père, donc : malgré des preuves photographiques existantes, comme celle ici à gauche, où l’on voit les trois enfants Trump, Eric, Ivanka, et Donald Jr avec  Nogueira, ici sur la droite du cliché)  un porte-parole de Trump déclarera en effet en son nom que : « personne à l’Organisation Trump, y compris la famille Trump, n’a le souvenir d’avoir jamais rencontré ou parlé avec Nogueira »… Menteuse, comme l’est tous les jours son père...devant les caméras de télévision. Un atavisme, chez les Trump, que de mentir !

Les mains sales du germaphobe 

EmtyWheel a sacrement bien étudié l’affaire panaméenne, qui est bien plus révélatrice qu’on ne pense sur ce qu’est le système Trump, cet orangé dérangé, fait de mensonges grossiers empilés, de dénis successifs et de fermetures de paupières dès qu’il s’agît d’argent, ou de la provenance de cet argent. En résumé, Trump a toujours eu les mains sales, ce qui pour un germaphobe (« germophobe » aux Usa, une autre de ses maladies mentales) est un beau paradoxe de plus. « Plus tard, Nogueira a accepté de nous rencontrer. Dans une longue interview, il a décrit ses contacts avec la famille Trump et son rôle dans le projet Ocean Club. Il a dit qu’il n’a appris qu’après la fin du projet Ocean Club que certains de ses partenaires et investisseurs dans le projet Trump étaient des criminels, dont certains avec ce qu’il a décrit comme des liens avec la «mafia russe». Il a déclaré qu’il n’avait sciemment pas blanchi d’argent illégal dans le cadre du projet Trump, bien qu’il ait déclaré avoir blanchi de l’argent plus tard dans d’autres stratagèmes pour des fonctionnaires panaméens corrompus. Le rôle joué par Nogueira est similaire à celui joué par Sergey Millian (lire ici) pour une propriété Trump à Los Angeles, ce qui revient essentiellement à gonfler artificiellement les ventes afin de pouvoir obtenir les prêts pour la propriété sous-jacente. Deux démocrates de la commission des affaires étrangères de la Chambre, Eliot Engel, membre du classement, et Norma Torres, ont décidé de saisir cette occasion pour demander à la Trump Organization si elle savait que l’installation de Panama était utilisée comme véhicule de blanchiment d’argent. » La réponse de Donald on la connaît: celle de crier au harcèlement ou à la fake news : cet irresponsable taille XXL ne reconnaît jamais rien et n’assume jamais rien on vient à nouveau d’en avoir la preuve flagrante.

La technique Trump : laisse faire d’autres, mais ramasser le gros lot à la fin

Trump, en prime, n’avait en fait rien bâti de lui-même sur place, au Panama. Il a surtout reçu 5 millions de dollars uniquement pour l’utilisation de son nom, et surtout des commissions pour tout financement qu’il a aidé lui-même via sa fille à organiser, et pour toutes les unités qui ont été ensuite vendues dans les conditions que l’on sait… Ce qui était très adroit, il faut lui reconnaître. D’autres développeurs que lui se sont donc chargés de la construction du bâtiment qui a été achevé, en 2011 après 5 ans de travaux. A ce moment-là, l’Organisation Trump est revenue à la charge et a  obtenu le contrat de gestion de l’immeuble, d’une valeur de plusieurs centaines de milliers de dollars par an : encore un autre tour de force signé des avocats de Trump ! Sans oublier le prix de ventes des appartements, vendus… à la louche, sur injonction de Donald : « (Nogueira)  a dit qu’il s’était impliqué pour la première fois dans le projet Trump Ocean Club lors d’une réunion de vente anticipée en 2006 au Panama organisée par Khafif, qu’il connaissait déjà. Ivanka Trump et d’autres courtiers immobiliers étaient là, a-t-il dit. Il se souvenait de l’écoute, alors qu’un prix minimum de 120 000 $ pour les copropriétés était discuté. Nogueira a déclaré qu’il s’était levé et que le prix était au niveau pratiqué dans les développements ordinaires.  » Ici, c’est Trump qui vend. Vous devez donner une valeur à ce nom. Faites-en 220 000 $! » Il a dit qu’Ivanka a répondu: « Pouvez-vous le vendre (à ce prix) ?’ Nogueira a déclaré qu’il avait demandé une semaine pour faire ses preuves. Et en une semaine, il a réussi à collecter des dépôts sur plus de 100 appartements, et après cela, Khafif a fait de lui un courtier de premier plan, travaillant sur une commission de 5% des ventes brutes, a-t-il déclaré » écrit ici le Daily Mail. A 11 000 dollars de com’ à chaque vente, Nogueira s’est vite rempli les poches, remarquez … (ci-dessous le dépliant ventant le « Trump Ocean Club »).

Nier, encore et toujours.. il en restera bien quelque chose…

Le déni est une pratique décidément génétique chez les Trump : à peine son père élu, Ivanka annonçait ne rien avoir à faire avec les acheteurs  d’appartements, des narcotrafiquants aux financiers douteux russes, ceux qui habitaient pourtant « sa » tour  : « la Maison Blanche et Ivanka Trump ont renvoyé des demandes de commentaires à l’Organisation Trump, qui a publié une déclaration prenant ses distances avec la tour. «L’organisation Trump n’était pas propriétaire, développeur ou vendeur du projet Trump Ocean Club Panama. En raison de son rôle limité, la société n’était pas responsable du financement du projet et n’avait aucune implication dans la vente d’unités ou la rétention de courtiers immobiliers. » Génétique, l’irresponsabilité, dans la famille Trump !!! (quand ce n’est pas le fils qui joue au cow-boy avec des armes estampillées de logos d’extrême droite raciste..). Le père lui, utilisant ses propre hôtels comme lieux de rendez-vous diplomaties, notamment celui de Washington, dans un schéma de corruption, de favoritisme outrancier et de conflit d’intérêt flagrant. « Il n’y a pas que la famille : hauts fonctionnaires et parlementaires amis se pressent également, du matin au soir, sous la grande verrière qui abrite bar et steakhouse. Selon le blog 1100 Pennsylvania, qui suit l’actualité de l’hôtel, les trois quarts des fonctionnaires siégeant ou ayant siégé dans l’administration Trump y sont passés depuis son élection en novembre 2016, quelques semaines seulement après l’inauguration du lieu. En juin, une centaine de collaborateurs se sont ainsi réunis pour le pot de départ de l’ancienne porte-parole de la présidence, Sarah Huckabee Sanders. La fiesta aurait coûté entre 5.000 et 7.000 dollars. Les élus du Congrès ne sont pas en reste. Toujours selon le blog, 30 sénateurs républicains – sur les 53 que compte la Chambre – y sont également allés de leur petit pèlerinage sur fonds publics. A noter qu’un seul sénateur démocrate y a été vu. » Sans oublier les rares européens vus sur place  : « Quelques parlementaires européens à droite toute viennent également siroter un cocktail à 20 dollars sous la verrière. Tels le brexiter Nigel Farage, ou encore l’élu de Neuilly-sur-Seine, Philippe Karsenty, qui s’était illustré en insinuant au micro de Fox News, la chaîne de télévision d’information en continu proche des Républicains, que l’incendie de Notre-Dame de Paris était d’origine terroriste (2).  »

En 2016, la gestion de l’hôtel panaméen, comme un bon nombre des bâtiment trumpiens, bat de l’aile. Le mot semble faible, dans le livre bien documenté « Useful Assets » de Robert C. Williams, on trouve en effet cette phrase : « lorsque CNN a enquêté sur l’hôtel quelques années plus tard, ils n’ont trouvé que des chambres vides et des couloirs sombres avec très peu de signes d’habitation humaine » . Selon Wiiliams, « l’argent de Chypre, peut-être russe, a souscrit à la marque Trump et la direction de Trump jusqu’à ce que Fintiklis et ses collègues, avec le soutien du gouvernement panaméen , a forcé les Trumps à sortir et a retirer leur nom de marque de l’hôtel en mars 2018. » Juste avant les élections de 2016, en effet a surgi du diable vauvert un jeune financier aux dents très longues, Orestes Fintiklis, qui est chypriote d’origine (un pays que connaît bien la maison Trump, quel hasard, tiens, nous y revoilà !) mais qui habite en Floride, et qui venait de se procurer une part majoritaire de l’hôtel, ce qui a l’époque avait ravi l’Organisation Trump, qui n’avait en rien bloqué la vente de ces parts, celle qui permettait de maintenir l’autel tout juste à flot. Mais le jeune promoteur a en voulu plus encore : « en octobre 2016, le développeur d’origine de l’hôtel, Newland International Properties Corp., a informé Trump Hotels qu’il négociait activement une vente en gros de ses 202 unités restantes à une société contrôlée par M. Fintiklis. Étant donné que le règlement de copropriété de l’hôtel interdit à une personne de posséder plus de dix unités sans le consentement de Trump Hotels, Trump Hotels aurait pu bloquer la vente de plein droit. Préoccupé, cependant, par l’avenir de l’hôtel et le sort du personnel hautement dévoué et fidèle de l’hôtel, Trump Hotels a accepté d’autoriser la vente à une condition: que M. Fintiklis accepte qu’il n’essaierait en aucune façon d’interférer avec la gestion de l’hôtel par Trump ou prendre toute autre mesure pour mettre fin à son accord de gestion » (selon un avis pro-trumpien on s’en est aperçu)..

Tombé sur plus roublard que lui

Bien entendu ça n’avait rien à avoir avec le souci du personnel, mais bel et bien celui de la rentabilité économique à maintenir de l’hôtel, Trump ne jurant que par l’argent et non la compassion comme on le sait. Une fois élu président Trump n’était donc plus majoritaire, déjà, dans son immeuble panaméen. Fintiklis possédant effectivement alors 202 des 369 chambre d’hôtels. Seulement voilà: Trump, cette fois là était tombé sur un homme de 41 ans (aujourd’hui  à l’ambition plus grande que la sienne, ce qui est rare, charmeur et doué pur la com’, et qui allait vite tenté d’évacuer la famille Trump de la gestion de l’immeuble, dont la plupart des chambres restaient désespérément vides: l’idée en tête étant peut-être bien de transformer ces chambres en appartement mis à la vente bien sûr…pour réaliser une plus-value importante (mais avec trop de travaux à faire). Mais l’homme déclarait en 2018 vouloir surtout semble-t-il développer le tourisme au Panama, en ayant alors des vues sur le « Bahia Grand Hotel »… le nouveau nom donné au …  Trump Hôtel (3).Et Donald le gangster est vraiment tombé sur un os avec l’ambitieux Fintiklis : « Le 14 octobre 2017, M. Fintiklis a poursuivi son stratagème frauduleux, convoquant une réunion de la copropriété de l’hôtel sous le faux prétexte d’un «rendez-vous» et a profité de ce moment pour organiser des votes illégaux et déclarer Trump Hotels en défaut de l’accord de gestion. Dans les minutes qui ont suivi la fin de la réunion, M. Fintiklis a envoyé à Trump Hotels un avis de défaut et a demandé l’arbitrage pour résilier l’accord de gestion. De toute évidence, M. Fintiklis concoctait et planifiait ce plan depuis des mois. Les gens de Trump, eux aussi, soulignent qu’une partie de ce combat concerne le système informatique de l’établissement. Ensemble, M. Fintiklis et M. Lundgren, au cours des derniers jours, ont eu recours à des tactiques de type gangster, tentant à plusieurs reprises de pénétrer de force dans les bureaux de Trump Hotels, d’infiltrer et de perturber ses systèmes informatiques et de menacer et d’intimider tout employé de l’hôtel qui a résisté ». Ceci pour la question vue côté Trump…

La gestion floue de l’immobilier chez les Trump

D’autres n’ont pas eu tout à fait la même vision des choses et surtout pas Fintiklis, on s’en doute. Le conflit avec l’ancien propriétaire a révélé aussi un fait : la gestion pour le moins opaque des hôtels appartenant à Trump avec des oublis notoires de paiements d’impôts ou de taxes, dont a hérité le nouveau propriétaire, de quoi le rendre amer et furieux. Trump, roi de l’évasion fiscale, la aussi on s’en serait douté (ça a démarré avec l’héritage de son père, pas déclaré – 400 millions de dollars en jeu !) : « Le différend a depuis suivi une voie tortueuse, avec plusieurs procédures judiciaires et un arbitrage devant la Chambre de commerce internationale. Ithaca a d’abord affirmé que Trump avait gravement mal géré l’hôtel et a demandé 15 millions de dollars de dommages et intérêts.Ithaca avait plus récemment affirmé qu’il faisait face à des millions de dollars de dettes parce que Trump avait sous-payé les impôts sur ses frais de gestion. Selon Ithaca, les paiements insuffisants, qui ont rendu les finances du développement plus belles qu’elles ne l’étaient, ont été découverts après que les autorités panaméennes ont audité le projet. Ramos a déclaré que les allégations de mauvaise conduite provenant d’Ithaca étaient suffisamment importantes pour aller de l’avant. Les plaignants allèguent qu’ils ont fait preuve de diligence raisonnable sur les états financiers de l’hôtel fournis par les accusés, mais qu’ils ont appris plus tard que ces états financiers ont » artificiellement dégonflé les dépenses réelles de l’hôtel « , a déclaré le juge. Ramos a rejeté l’argument de Trump selon lequel toute fausse déclaration était « simplement inoffensive », notant que la société a déclaré à plusieurs reprises que l’hôtel faisait mieux que d’autres sur le marché panaméen. Le juge a également rejeté l’argument selon lequel les plaignants étaient des investisseurs avertis qui n’auraient pas invoqué de telles déclarations. Le juge a rejeté les trois demandes reconventionnelles de Trump pour fraude mais a permis à d’autres, y compris une allégation d’ingérence contractuelle, de rester. Ramos a noté l’allégation de Trump selon laquelle Ithaca avait un motif inapproprié de reprendre de force l’hôtel et l’a fait par des moyens illégaux tels que l’entrée par la force et le cambriolage. » En somme Trump ne voulant pas lâcher la main, Fintiklis avait choisi de passer contraint et forcé en force en occupant les locaux où continuaient à s’incruster l’équipe Trump… depuis septembre 2018, le bâtiment est géré en réalité par JW Marriott. En France le groupe géant détient le « JW Marriott Cannes » un 5 étoiles qui n’est autre que l’ex Palais des Festivals bâti sur le Cercle Nautique, devenu « Noga Hilton » puis « Palais Stéphanie », ainsi que « l’Hotel Marriott Cité Internationale » à Lyon rénové en 2016.

Bagarres de couloirs et coupures d’eau : la grande classe en hôtel de luxe !

Sur place, depuis des mois, ça donne des scène épiques; comme celle de coupures d’eau intempestives note ici le Washington Times  : « Si vous pouvez ignorer l’eau qui coule par intermittence, la panne de courant de quatre heures vendredi et la présence occasionnelle de la police dans le hall, l’hôtel Trump à Panama conserve son statut parmi les meilleurs de la ville. L’hôtel reste ouvert aux affaires dans un contexte d’interruptions de service, de mauvaise presse et d’une lutte contre le contrat de gestion de l’Organisation Trump qui s’est soldée par des coups de poing et des appels répétés de la police la semaine dernière ». Une atmosphère pas faite pour plaire à la clientèle : « ce n’est pas ce à quoi vous vous attendez d’un hôtel de luxe », a entendu un invité furieux lorsqu’on lui a dit jeudi que l’accès à l’eau courante ne serait pas rétabli pendant des heures ». Des clients excédés, mais pas seulement par le far-west journalier à l’intérieur de cet établissement censé toujours être de luxe : « contrairement au Trump International Hotel à Washington ou au complexe de Mar-a-Lago en Floride, qui attirent les clients dans l’espoir de profiter de la richesse de Donald Trump, les clients qui ont parlé à l’Associated Press semblaient moins amourachés de l’attrait de la propriété de Panama City pour une image de marque agressive. . «Je pourrais vraiment me passer du Trump Mojito. Il y a environ quatre ou cinq boissons Trump sur la carte », a déclaré Leanne Horning, une touriste de Chicago séjournant à l’hôtel parce qu’elle avait obtenu un bon tarif en ligne ». Car le problème demeure : il a mis son nom partout n’a pu s’empêcher de le faire, ce mégalomane,  y compris jusque sur les menus, le « stable genius« , fêlé comme une vieille casserole !

Tout mélanger, public et privé, personnel et Etat, comme à son habitude…

Et comme chez Trump on mélange allègrement tout, porte-monnaie et géopolitique, ça se termine (pour l’instant) par une menace même pas voilée envoyée à Juan Carlos Varela, le président du Panama, celle de « répercussions » possibles, entendez par-là des menaces de rétorsions commerciales sur son pays, si ce dernier n’intervenait pas dans le conflit personnel opposant Donald à Fintiklis… après la diffusion d’une vidéo récente montrant une vive altercation, avec forces claques échangées, au sein même de l’hôtel, entre les deux partis opposés. « Cette situation est actuellement devant les tribunaux, mais elle a des répercussions sur l’État panaméen, qui est sous votre responsabilité »…  écrit Donald, pas gêné du tout de confondre son patrimoine avec le pays tout entier. Pour dire le lendemain à la presse que non, non, ce n’était pas de la pression, juste de la « routine » !!!

Non décidément, il ne vaut mieux pas toucher au nom de Trump, surtout celui collé sur un stèle de granite. L’histoire le retiendra pourtant ce nom, comme étant la période pendant laquelle la Maison Blanche a hébergé un fou (dangereux), qui n’aura fait qu’un tour de piste, heureusement…

 

PS : toutes les illustrations d’éléments mégalos des hôtels Trump, y compris les cacahuètes, chocolats, parfums, nécessaires de toilette et peignoirs, barres chocolatées en forme de lingots, jusqu’au papier toilette final estampillé d’un « T » sont extraites du large éventail mis sur Trip Advisor sur l’Hôtel de Chicago, 2356 clichés laissés en ligne par les clients et épluchés par votre serviteur, y compris l’image ici à gauche d’une cuvette de WC dont l’état ne semblait pas digne du nombre d’étoiles affichées; loin s’en faut, ou d’un siphon de baignoire d’une saleté repoussante (à droite). De même le panneau affichant que « l’hôtel Trump -de Chicago- est la plus haute structure en béton armée du monde », autre syndrome récurrent de grandeur chez Trump est faux : depuis la tour de Burj Khalifa a atteint 828 mètres. Celle de Djeddah qui devait atteindre… 1 km de haut est toujours en construction. Si elle est terminée un jour. Trump nourrit lui-même les fake-news qu’il dénonce…

 

(1) Malgré de belles tentatives, dont celle de George Thomas Conway IIIle propre mari d’une de ses recrues à la maison blanche, Kellyanne Conway. La plus belle analyse à mes yeux du cas psychiatrique Trump.  « Narcissique pathologique » a-t-il écrit, évoquant clairement un « problème neurologique » chez lui. « Trump prétend être un expert – le plus grand du monde – dans tout et n’importe quoi. Comme le montre une vidéo composite, Trump a affirmé à plusieurs reprises – en toute sincérité – que personne n’en savait plus que lui: impôts, revenus, construction, financement de campagne, drones, technologie, infrastructure, visas de travail, État islamique. , «Les choses» en général, les déclarations d’impact sur l’environnement, Facebook, les énergies renouvelables, les sondages, les tribunaux, les métallos, le golf, les banques, le commerce, les armes nucléaires, le droit fiscal, les poursuites, la dévaluation de la monnaie, l’argent, «le système», la dette et les politiciens . Trump a décrit son admission en tant qu’étudiant en entrée  dans le programme de premier cycle de Wharton comme une «affaire de super génie», même s’il n’a pas frappé le responsable des admissions qui a approuvé sa candidature en tant que «génie», sans parler d’un «super génie»; Trump a prétendu avoir « entendu que j’étais le premier de ma classe » à Wharton, malgré le fait que son nom ne figurait pas sur la liste du doyen là-bas, ni sur la liste des diplômés recevant les honneurs du programme de départ. Et Trump, par le biais d’un porte-parole inventé, s’est même frayé un chemin sur le Forbes 400 (la liste des américains les plus riches). » Pour le manque d’empathie, Conway décrit ceci : « l’avocat et conseiller notoire Roy Cohn, qui a déjà conseillé Trump, a déclaré que «Donald pisse de l’eau glacée» et, en effet, les exemples du manque total d’empathie humaine normale de Trump abondent. Trump lui-même a raconté l’histoire d’un bal de charité – un «bal incroyable» – qu’il a tenu une fois à Mar-a-Lago pour la Croix-Rouge. « Donc, ce qui se passe, c’est qu’un type tombe directement sur son visage, frappant sa tête, et je pensais qu’il est mort … Sa femme crie – elle est assise juste à côté de lui, et elle hurle. » Selon son propre compte, la préoccupation de Trump n’était pas le bien-être du pauvre homme ou celui de sa femme. C’était tout le sang répandu sur son cher parquet. « Vous savez, ce beau sol en marbre, ça ne lui ressemblait pas. Cela a changé de couleur. Je suis devenu très rouge… J’ai dit: «Oh, mon Dieu, c’est dégoûtant», et je me suis détourné. Je ne pouvais pas, vous savez, il était juste devant moi et je me suis détourné.  » Trump se décrit comme disant, après que l’homme blessé a été transporté sur une civière de fortune, «« Faites nettoyer ce sang! C’est dégoûtant! »Le lendemain, j’ai oublié d’appeler (l’homme) pour lui demander s’il allait bien… Ce n’est pas mon truc.» En somme, on peut mourir à côté de Trump, il ne lèverait pas le petit doigt pour vous sauver !

(2) « Jamais, dans l’histoire américaine, un chef d’Etat n’avait autant mélangé ses affaires et la conduite de son pays. Selon le «New York Times», plus de 2 millions de dollars d’argent public auraient été dépensés au Trump International Hotel de Washington par des fonctionnaires et des élus depuis trois ans. Mais c’est surtout le club de Mar-a-Lago, en Floride (ici à droite une des pièces), qui coûte une fortune aux contribuables yankees. Donald Trump s’y rend très souvent et y invite des hôtes de marque, comme le Premier ministre japonais Shinzo Abe ou encore l’opposant taiwanais Yang Min-sheng. En juillet, ce dernier n’a pas hésité à s’y afficher avec un polo siglé Trump. La sécurisation de ce club privé que le 45e Potus privilégie sur la résidence d’été publique de Camp David, représente un budget plus que conséquent. De source officielle, ses quatre premiers séjours à Mar-a-Lago, début 2017, auraient brûlé à eux seuls 13,6 millions de dollars d’argent public. »

(3) avec de sérieux arguments : « Le tourisme au Panama est au stade embryonnaire; Le Panama compte environ 2 millions de visiteurs par an, mais seulement quelques centaines de milliers sont des touristes de loisirs. Surtout, les gens viennent pour les affaires. Il faut comparer ces quelques centaines de milliers de touristes de loisirs au Panama aux 4 millions du Costa Rica. Il s’agit de la comparaison la plus intéressante qui démontre le potentiel du pays. Si nous commençons à comparer le Costa Rica au Panama, la nature et les aspects environnementaux sont similaires – bien que la forêt tropicale du Panama soit principalement primaire tandis que celle du Costa Rica soit principalement secondaire. De plus, le Panama compte environ 600 îles tandis que le Costa Rica n’en a que quelques-unes. En termes de connectivité, le Panama a un avantage sur le Costa Rica, l’aéroport international de Tocumen à Panama desservant près de 15 millions de passagers. En outre, Panama bénéficie d’une métropole avec des gratte-ciel, une vie nocturne et des restaurants à une échelle beaucoup plus grande que San José. Ceci est complété par la partie coloniale de la ville, Casco Viejo. Ainsi, il n’y a aucune raison pour que le Panama n’ait pas le même nombre de touristes ou plus que le Costa Rica. Le Panama manque cependant d’infrastructures touristiques; en d’autres termes, il est difficile d’atteindre les zones d’intérêt avec des transports organisés, alors qu’il y a moins de stations et d’activités récréatives organisées. Deuxièmement, le Costa Rica a fait un excellent travail en se présentant comme respectueux de l’environnement. Le Panama doit faire un meilleur travail à cet égard, tant du gouvernement que du secteur privé. Le secteur privé porte ce fardeau et, pour la première fois, le gouvernement semble prendre certaines mesures positives dans cette direction avec un nouveau fonds pour le tourisme. »

Source :

https://www.globalwitness.org/en/campaigns/corruption-and-money-laundering/narco-a-lago-panama/?accessible=true

Document :

Lettre significative de Ventura Nogueira à ses investisseurs :

« Vous êtes l’un de nos précieux investisseurs, qui avez exécuté un contrat pour l’achat de l’unité 28-A à The Plaza (Obarrio) à Panama (City), Panama (l ‘«Accord initial»). Nous sommes heureux de partager avec vous que le projet passe à la prochaine étape de développement et nous devons vous informer qu’en raison d’une faisabilité récente analyse, le développeur a pris la décision de déplacer le projet dan une autre parcelle de terrain mieux adaptée à la construction de l’Immeuble Plaza. Le nouvel emplacement offre un bien meilleur accès à la propriété et est également situé au coeur de la ville de Panama à Obarrio sur Samuel Lewis Boulevard. Nous avons également le plaisir de vous informer que le la valeur de votre investissement a augmenté et se situe de façon similaire, les propriétés sont actuellement vendues à environ 2 900 $ le m2″. 

« Conformément à l’article 10 de votre contrat, nous sommes spécifiquement autorisés, à notre seule discrétion, à refuser la construction et à retourner les fonds qui vous ont été versés. Nous sommes cependant convaincus que le nouvel emplacement rendra le projet très réussi et, par conséquent, nous tenons à vous offrir la possibilité de participer au nouveau projet Plaza avec des droits et obligations substantiellement similaires à votre accord original et d’appliquer tous les fonds versés en vertu de celui-ci au nouveau contrat. Votre numéro d’unité et le prix d’achat resteront le même. De plus, bien que les nouveaux propriétaires ne reçoivent que leur unités meublées en participant au programme de location, votre unité vous sera livrée entièrement meublé même sans votre participation. »

« La cérémonie d’inauguration au nouvel emplacement est prévu pour avril 2008 et nous aimerions vous offrir une opportunité spéciale de nous rejoindre à la cérémonie d’inauguration en gage de notre appréciation de votre suite accompagnement de nos projets. Nous fournirons l’aller-retour en billets d’avion et l’hébergement pour 3 nuits à Panama City, pour les investisseurs qui choisiront de participer au nouveau projet Plaza. Après avoir reçu les signatures demandées ci-dessous, nos fidèles investisseurs recevront un projet de nouveau contrat, contenant des dispositions, droits et obligations substantiellement similaires votre accord d’origine pour examen, commentaires, le cas échéant et / ou exécution. À titre subsidiaire, vous avez la possibilité, conformément à la section 10 de votre contrat d’origine, pour demander un remboursement complet de votre des avances sur le prix d’achat, payées à ce jour, ainsi qu’une annulation de 1% d’intérêts et d’exécuter un formulaire de règlement et de renonciation. À l’émission du remboursement complet, l’accord initial deviendra nul et non avenu et sans autre force et effet. Veuillez indiquer vos choix, comme indiqué ci-dessous et retourner l’original signé à notre avocat tel que prévu dans la lettre d’accompagnement. Nous vous contacterons rapidement pour assurer le suivi avec le actions appropriées en fonction de votre décision. Nous espérons continuer à travailler avec vous et indépendamment de votre choix, nous vous remercions d’avoir investi dans notre projet.

          Sincèrement votre, Alexandre Ventura Nogueira

          Président Investissement »

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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