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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
15 juin 2008 |
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Une centaine de jeunes dont la moyenne d’âge tourne autour du début de la vingtaine ont investi leur fin de semaine dans des débats politiques dans le cadre du VIe Congrès des jeunes de l’ADQ. Au menu, l’éducation et la sécurité publique, mais de façon plus spécifique, l’accessibilité aux études universitaire, la rétention des travailleurs qualifiés, les moyens d’inverser la tendance actuelle du système judiciaire qui octroie souvent plus de droits aux criminels qu’aux victimes et le financement scolaire. Quelques associations régionales avaient aussi formulé des propositions qu’ils souhaitaient voir adoptées par les jeunes réunis, de façon à ce qu’elles puissent être soumises aux hautes instances du parti. Au total, c’est près d’une quinzaine de résolutions qui ont survécu aux échanges parfois houleux sur le plancher du Pavillon des sciences de l’UQÀM.
À titre de blogueur-reporter accrédité, j’ai pu observer de l’intérieur, les délibérations qui ont suivi le discours du chef, Mario Dumont, très présent dans la matinée de samedi, choisissant de ne pas s’interposer dans les débats par la suite. Mathieu Laberge de l’Institut Économique de Montréal et Pierre-Hughes Boisvenu de l’Association des Familles de Personnes Assassinées ou Disparues sont aussi intervenus d’entrée de jeu pour faire valoir aux jeunes certains points de vue sur l’urgence d’adopter le dégel asymétrique des frais de scolarité et une charte des droits des victimes d’actes criminels, entre autres. M. Boisvenu a beaucoup ému les jeunes par son témoignage au ton incisif, mais respectueux. Comme il l’a dit lui-même, « j’ai payé le prix fort pour avoir obtenu ce droit de parole que j’exerce le plus souvent possible ».
La question du dégel des frais de scolarité universitaire prenait une large place dans la section « éducation » du cahier des participants au congrès. L’idée de faire porter les propositions sur des demandes d’ajustements au régime des prêts et bourses et sur la façon d’introduire plus d’équité dans les frais de scolarité universitaires a fait l’unanimité en réponse à ceux qui sont plus partisans d’un gel en cette matière.
Pendant la durée des échanges, le fameux code Morin était à l’avant-plan et n’importe quel observateur aurait pu témoigner de l’adresse avec laquelle les jeunes présents invoquaient la « question préalable », le « point d’information » ou le « dépôt ». Des jeunes adéquistes agissaient comme présidents des ateliers et c’est dans l’ordre que les amendements et les propositions étaient débattus, souvent adoptés, parfois rejetés au terme d’échanges constructifs.
Le responsable sortant des affaires politiques, Alexandre Forest, s’est beaucoup investi dans l’écriture des propositions avec son comité et pendant les échanges, on pouvait remarquer que les explications venaient très rapidement quand des questions se posaient dans l’assemblée. Il fallait le voir travailler au moment où un premier amendement faisait passer de 120 km/h à 115 km/h la suggestion de hausser la vitesse sur les autoroutes et surtout, quand il est devenu évident que le vote risquait de diviser les membres de la commission des jeunes. Sur d’autres sujets par contre, il accueillait avec philosophie le contenu d’un amendement qui améliorait une formulation ne faisant pas l’affaire ou précisant un flou dans les intentions des proposeurs. Au terme du rassemblement, on apprenait qu’il prendrait la responsabilité de l’organisation des événements ; tout comme quelques autres jeunes de l’exécutif, les élections ont entraîné un jeu de chaises musicales. Les jeunes femmes restent néanmoins « au pouvoir » puisque Catherine Goyer et Jacinthe Morissette ont respectivement conservé leur poste de Présidente et de Vice-présidente de la Commission.
Bien que les sujets abordés n’aient pas touché directement l’actualité du moment, il faut dire que certains journalistes ont couvert l’événement et permit que de nouveaux noms paraissent dans l’actualité dans un parti où trop souvent, on entend le reproche qu’il est l’affaire d’un seul homme. Véritablement, en fin de semaine, les gens présents ont pu prouver la valeur de leurs convictions sous le regard intéressé d’un député et de plusieurs autres adultes d’un autre âge, davantage convaincus maintenant que ce parti regorge de jeunes militants inspirés et capables de bien défendre leurs opinions.
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