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Échange « scientifique »

 

Lors d’un échange de commentaires avec un membre de l’élite scientifique, celui-ci me demandait de relire ses opinions pour que je puisse revenir en présentant mes excuses avec plus d’humilité. Je n’ai pas hésité une seconde pour m’excuser de la façon suivante :

 

“Je n’attendrai pas et je vous présente mes plus humbles excuses, quelles qu’en soient les raisons qui pourraient les exiger. Par contre, je ne peux pas m’excuser d’avoir participé à un échange, avec vous, d’opinion différentes qui ne peut qu’ouvrir une perception nuancée sur la physique, différente de celle qui est plus ou moins « embourbée » actuellement.

 

Rien d’autre que du positif ne peut découler d’un tel échange, quoiqu’on en pense et quelle que soit notre opinion.

 

nibu-iru

 

Certains points (certains sont des « faits » incontournables, d’autres sont des questionnements pertinents) sont ressortis durant l’échange. J’en ai relevé une trentaine assez rapidement qui me semblent importants:

1) Il n’est pas « prouvé » que l’expansion agisse au niveau du volume galactique. Pour l’instant, il est impossible de mesurer une augmentation ou un « statu quo » au niveau de ce volume.

2) La notion du « Big rip » est plus que douteuse pour deux raisons: a) Il est indubitable que l’espace ne peut subir de « rip », puisqu’alors les morceaux d’espace devraient être séparés par du « non-espace »; ce qui est ridicule. b) Si l’espace ne peut être « déchiré », il ne reste que les galaxies qui pourraient l’être; mais il faudrait que l’expansion « puisse agir » sur un volume d’espace galactique, et rien de tel n’a encore pu être prouvé.

3) Il y a bien eu une émission d’un quanta d’énergie au niveau de 125 Gev; mais l’attribuer à un boson de Higgs qui donne la masse aux particules élémentaires est accepté pour solutionner le problème de la masse des bosons Z et W que l’on a, par la suite, étendue à toutes les particules massives.. La solution est discutables à plusieurs points de vue dont a) La « date » de l’apparition du boson de Higgs est plus tardive que celle de l’apparition des baryons qui sont « massifs » et b) le quark Top est plus massif que le boson de Higgs; comment celui-ci peut-il lui donner plus de masse qu’il ne possède? c) Le quark Top massif se doit d’apparaître dans l’univers avant la baryogenèse; donc très antérieurement au boson de Higgs.

4) L’accélération de l’expansion de l’univers est constatée en mesurant l’augmentation de l’éloignement des supernovas a1 qui sont des objets « ponctuels » séparés par un espace en expansion. L’accélération de l’éloignement de ces objets ponctuels est explicable par l’augmentation de la distance entre eux au taux d’expansion « stable » de Hubble. Si une accélération de l’expansion de l’univers fut observée, celle-ci est très mal expliquée actuellement. Il faut expliquer l’augmentation de la constante de Hubble au lieu du semblant d’accélération de l’éloignement des objets ponctuels dû à cette « constante » qui se veut « stable ».

5) Dans son propre « référentiel » le photon ne voyage pas et se trouve dans un temps « figé ».

6) Il existe un rayonnement fossile de neutrinos à la température de 1,9 kelvin qui précède (parce qu’il a eu plus de temps pour « refroidir ») celui du rayonnement fossile de photons à température de 2,7 kelvin qui, lui, se manifeste 380 000 ans après le Big bang.

7) Le satellite PLANCK décèle une période strictement « radiative » qui aurait « occupé » la durée entre 10^-43 sec et 10^-36 sec après l’instant zéro. L’inflation aurait suivi durant la période entre 10^-36 sec et 10^-32 sec. On place, ici, le règne de la particule « hypothétique » de Stephen Hawking: « l’inflaton ».

8) Pour l’instant il n’y a que 27 milliards 400 millions d’années-lumière de l’univers d’observé (13,7 Gal de rayon). Il y a également 380,000 années d’évolution de l’univers, qui est irréfutable, dont l’étendue « physique » nous est inconnue; car tout dépend de l’intensité de la période inflationnaire. Pour le reste, rien n’est observable, ni observé au niveau des distances ou de la « grosseur » de l’univers. Les spéculations actuelles à ce sujet sont possible simplement en éliminant « l’invariabilité » de la vitesse de la lumière (c).

9) Selon PLANCK, la courbure de l’univers est tellement minime qu’il nous est encore impossible de la mesurer. Une chose est certaine, rien ne permet de dire qu’elle n’est pas « nulle » et, cela devient de plus en plus difficile de dire qu’elle est courbe. Quant à la forme « globale » de l’univers, elle ne peut être autre que « sphérique » puisque l’espace-temps prends de l’expansion dans tous les sens et toutes les directions. La « platitude » de l’univers est au niveau de la topologie interne de cette sphère universelle.

10) Si l’univers est « plat », cela signifie que la gravitation ne déforme pas sa géométrie; si elle est courbe, la précision actuelle extraordinaire des mesures (ne permettant pas déceler cette courbure), laisse entendre que la « matière » a très peu d’influence sur l’espace-temps. Ce qui fait douter de l’addition, au 5% de matière ordinaire observé, d’un 25,9% additionnel de matière noire, dont le total de 30% devrait nécessairement influencer la courbure de l’univers. Et si on y ajoute la « pression » exercée par la présence d’énergie radiative observée, alors là, la courbure devrait être encore plus décelable. Ce qui élimine, entre autre, la notion de « densité critique » comme étant un facteur valable de considération. Le « fait » observé est que la courbure est « pratiquement » nulle.

11) L’hélicité gauche du neutrino, pratiquement de masse quasi nulle, se déplaçant un chouia moins vite que la lumière, serait la première particule qui, dans son propre référentiel, percevrait le temps et les distances (on a vu que le photon ne les perçoit pas). L’espace-temps perceptible devient alors, hypothétiquement, un « effet » de la vitesse du neutrino.

12) Newton nous démontre que la « force centripète » est réelle et que la « centrifuge » est fictive. Einstein démontre le contraire et est appuyé par le fait indubitable d’utiliser « l’effet » centrifuge terrestre pour contribuer à propulser nos fusée dans l’espace. Newton se goure.

13) Si Newton avait perçu l’éloignement des galaxies au lieu de la chute d’une pomme, ses lois seraient basées sur les masses qui se repoussent au lieu des masses qui s’attirent. D’où la faiblesse des interprétations quelles qu’elles soient.

14) Le Verrier imagina la présence d’un planète inconnue à cause des perturbations d’Uranus. Sa « prédiction » fut confirmée par l’observation, lors de la découverte de la planète Neptune. Il avait également prédit l’existence de la planète Vulcain entre Mercure et le Soleil. Elle ne fut jamais observée et on rejeta cette prédiction. Ces réactions sont définitivement conformes à l’esprit scientifique. Actuellement on prédit l’existence de la « matière noire » et de « l’énergie sombre » en acceptant qu’elles ne pourront jamais être observées car elles sont, par définition, inobservables.

15) L’équation d’Einstein E = Mc2 présente un parallèle entre deux « énergies » qui ne sont pas « au repos » puisque le M se multiplie par c2 (vitesse de la lumière au carré) pour pouvoir être l’équivalent de E, qui ne peut, alors, être « au repos » lui non plus.

16) Actuellement on dit qu’Einstein a inséré sa « constante » pour éliminer « l’instabilité » de sa formule. Auparavant on disait qu’il l’avait insérée pour éliminer le résultat qui disait que l’univers était « dynamique » et non seulement « instable ». Pourquoi avoir « nuancé » l’explication de cette façon?

17) Selon la notion gravitationnelle d’Einstein, le « volume d’espace-temps déformé », ayant pour effet la gravitation, n’est qu’une géométrie déformée. Cette géométrie est donc « passive », c’est-à-dire: « non énergétique ». Elle « n’agit pas » sur les objets autrement qu’en leur indiquant une trajectoire à suivre selon la « vitesse propre » de l’objet. En fait, l’objet, dans son référentiel, se dirige toujours « droit devant »; sauf que l’espace « droit devant » en question est déformé. De sorte que ce « droit devant », dans cette géométrie déformée, donne une géodésique courbe. L’objet, sans s’en rendre compte (sic), adopte alors une trajectoire courbe.

18) Les lentilles gravitationnelles donne plusieurs résultats dont, entre autres, a) la duplication de l’image de l’objet derrière le volume d’espace-temps déformé, b) la croix d’Einstein, lorsque l’observateur et le centre de gravité du volume d’espace-temps déformé sont en ligne droite avec l’objet caché et c) l’anneau d’Einstein, lorsque l’objet caché est trop près derrière la déformation versus la distance de l’observateur devant la même déformation. À noter que l’anneau d’Einstein enveloppe le volume d’espace déformé et non, strictement, l’objet massif que l’on retrouve au centre de ce volume déformé.

19) Aucune « découverte » de la matière noire ou de l’énergie sombre n’a été faite, malgré les résultats du satellite PLANCK qui suggèrent une quantité pour chacune, comme étant des composants de l’univers.

20) L’effet de la densité, à différentes époques de l’univers est, soi-disant, prise en considération au niveau de la différence d’intensité d’une « déformation de la géométrie de l’espace ». Curieusement, cela ne semble pas changer la « puissance » de la gravitation à ces différentes époques? Ce qui est incompréhensible; me semble-t-il.

21) Un fait indubitable fut énoncé:  » Le boson de Higgs…(et son champ) a été introduit pour rendre le tout cohérent ». Ce fut donc un « besoin » accepté pour la cohérence de la théorie qui est une « interprétation ». C’est à être médité au niveau de la « réalité » du Higgs et de son champ.

22) Zwicky (1930) ne comprenait rien à la RG et a imaginé « sa » matière noire pour solutionner son problème au niveau des amas de galaxies. Sa solution fut rejetée par la science de l’époque, parce que « les masses ne s’attirent pas ». Curieusement, Vera Rubin (1970) se sert de la même solution pour régler son problème au niveau des Galaxies et cette solution fut acceptée. Est-ce que la compréhension de la RG a vraiment évolué? On parle toujours, et encore, de « l’attraction des masses ».

23) Sans l’insertion de la matière noire, a) Les lois de Newton sont déboutées par la vitesse orbitale des étoiles en pourtour de la galaxie versus la distance de leur orbite du centre galactique; ce qui oblige d’insérer la matière noire pour sauver les lois de Newton.
b) Les lois de Newton sont encore une fois, déboutées puisque les étoiles autour de la galaxie, jusqu’à près du centre galactique, orbitent pratiquement toutes à la même vitesse. Ce qui élimine « le carré de la distance » de Newton. Cette « matière noire » est donc un autre « besoin » pour simplement éviter de corriger la théorie.

Par contre,

  1. c) Les lois d’Einstein disent expressément que l’orbite d’un « objet » est strictement déterminé par sa vitesse à l’intérieur du volume d’espace-temps déformé. Aucune autre énergie n’est impliquée. L’observation des galaxies (ou autres observations) ne dénie pas du tout les lois d’Einstein. Les étoiles orbitent exactement là où leur vitesse propre les y oblige. Les observations sont des « faits »; les théories sont des « interprétations » de ces faits. On ne peut pas changer les « faits ».

24) Les résultats du satellite PLANCK n’ont pas confirmé l’inflation; mais, seul le plus simple de ses modèles est encore, pour le moment, compatible avec les observations.

26) Dans un orbite elliptique, la vitesse de l’objet n’est pas constante mais augmente et décroit successivement. Il garde ainsi une vitesse moyenne constante. Dans un orbite circulaire, la vitesse de l’objet est constante. Dans une trajectoire qui dirige l’objet au centre de gravité, l’objet subit une accélération constante; que la trajectoire soit en ligne droite ou en spirale. Tous sont des « effets » gravitationnels dues à la déformation de la géométrie du volume d’espace-temps impliqué; et comme il ne peut y avoir de « création » ou de « destruction » d’énergie, les accélérations et ralentissement observés ne peuvent provenir que d’un état d’affaissement de la métrique du volume d’espace-temps en question. Rien d’autre ne peut l’expliquer.

27) Dans l’équation 4GM/rc²,  » le facteur 4 (devant) provient de la RG, celui avec un facteur 2 provient de la loi de Newton ». Ce qui semblerait indiquer que la notion de Newton a « viralisé » la notion d’Einstein. Il serait peut-être bon de neutraliser le « virus ».

28) Pour mettre un satellite en orbite, il nous faut lui donner une impulsion autre que la vitesse de la fusée nécessaire pour atteindre la distance de l’orbite choisie. C’est donc la vitesse propre de l’objet qui détermine son orbite. C’est exactement ce que dit Einstein.

29) Une déformation spatiale ne commence pas « autour » d’un objet massif, mais en son centre de gravité. Ce serait alors « l’énergie de masse » de l’objet, se manifestant sur son centre de gravité, qui serait responsable de la déformation de la géométrie de l’espace-temps ambiant. L’objet « matière » occupe un espace et donc, ne le remplace pas. Ce qui signifie que « l’espace » se rend jusqu’au centre de l’objet qui « l’occupe ».

30) La courbure à partir d’un centre de gravité, rendue à une certaine distance, devient « plate » (sans courbure) pour une étendue très importante autour du centre galactique. C’est une « observation » confirmée.

J’en ai peut-être oublié, mais il est évident que notre échange fut enrichissant. »

Et c’est ainsi que l’échange se termina, pour l’instant. J’ai beaucoup apprécié la politesse durant cette « discussion ».

Amicalement,

André Lefebvre

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 1:  La Science Secrète)

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 2: Le Mystère Sumérien

 

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