Accueil / T Y P E S / Chroniques / Drainville au PQ

Drainville au PQ

D?s l’annonce de la nouvelle, Drainville fut presque br?l? sur la place publique par ses confr?res qui quelques heures plus t?t, lui serrait encore la main dans les couloirs du Parlement de Qu?bec.

Cette petite histoire, me rappelle quand Michaelle Jean quitta RDI pour accepter le poste de Gouverneure g?n?rale du Canada. Les critiques ont aussi fus? de toute part, on s’inqui?tait aussi de son ?thique ?ditoriale, et certains de ses coll?gues ont m?me ressorti des squelettes du placard pour faire du sensationnalisme. Aujourd’hui, ce qui est important malheureusement, est qu’un journaliste n’est plus un rapporteur de nouvelles, mais plut?t un chercheur de bon scoop.

Mario Dumont, et le ministre B?chard du D?veloppement durable, ont ?t? les premiers ? se lancer dans la course aux m?dias, jouant ? celui qui aura les meilleures phrases assassines, ces phrases qui mettront le jeune Drainville d?j? KO avant m?me de commencer sa propre investiture.

Suis-je pour le PQ ? Non.

Suis-je pour le PLQ ? Non.

Suis-je pour l’ADQ ? Non.

Je suis seulement un homme qui aimerait que les politiciens se battent sur le terrain, et non par journaux interpos?s.

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Coke en stock (CCLXXV) : en 2016, une première prise de conscience… sans grand lendemain

Une tentative de s’attaquer au trafic en son fief de l’aéroport de La Aurora, dans ...

2 Commentaire

  1. avatar

    Patrick Bourgeois souligne l’historique « deux poids deux mesures » auquel le duopole Gesca/Québécor nous a habitué et qui confirme le malaise grandissant sinon la dégénérence qui semble de plus en plus caractériser nos médias locaux.

    Gesca est rouge vif à s’en étouffer mais est bien loin d’avoir honte d’être un sinistre mercenaire des intérets économiques de Power Corp.

    Québécor rampe devant les cons-serviteurs qui tirent les ficelles du secteur des communication et se comporte comme un seigneur féodale. Cette administration démontre son manque flagrant d’intelligence et confirme que dans un pays indépendant, il faudrait foutre la hache dans les prétentions hégémoniques de ces petits prétentieux que le laxisme de nos élus ont créés et que leur illusion de grandeur perpétue..

    Le courageux Bernard Drainville choque les obséquieux !

    « Je m’en confesse. Je trouve ça jouissif de voir les pleureuses responsables de chroniques « tour de Pise » déchirer leur chemise parce que Bernard Drainville a osé se ranger du côté du Parti Québécois en acceptant de devenir candidat lors des prochaines élections. Il est vrai que le choc a dû être terrible pour Michel C. Auger, cet ancien journaliste du quotidien indépendantiste et péquiste Le Jour (passé qu’il dissimule si l’on se fie à la présentation de sa petite personne sur cyberpresse) aujourd’hui collaborationniste professionnel à La Presse. Ou encore pour Patrick Lagacé, le blogueur « sans peur et sans reproche » qui a annoncé à la dernière minute à son ancien employeur, Quebecor, qu’il revêtirait désormais l’uniforme de Gesca. Eux, c’est clair, ils n’auraient jamais, jamais, jamais, mais au grand jamais, agi de la sorte ? Sont beaucoup trop professionnels !

    Ce que les « chers collègues », très peu habitués qu’autre chose que Vive le Canada ! s’échappe de leurs rangs, reprochent à Drainville c’est d’avoir changé de chemise trop rapidement. Passer en quelques jours seulement de chef de bureau à l’Assemblée nationale pour Radio-Canada à candidat péquiste, ce ne serait pas éthique. Des secrets de polichinelle confiés par les formations adverses au journaliste pourraient ainsi se retrouver entre les mains du méchant PQ (un secret qu’on confie à un journaliste peut-il vraiment être considéré comme un secret ?). Si l’on se fie au respect qu’accorde André Pratte à la formule Off the record (rappelez-vous la méthode de travail qu’il a employée pour son livre Le syndrome de Pinocchio), il est légitime de se poser la question ?

    Les ministres libéraux de Charest ne digèrent pas davantage le geste émancipateur de Drainville. Ils prennent aujourd’hui leur air scandalisé (il est vrai que les scandales, ça les connaît) pour ainsi mieux soutenir, par l’entremise du servile Claude Béchard, que Bernard Drainville aurait dû prendre un temps d’arrêt avant de se lancer en politique. Probablement assez de temps pour que Charest parvienne à écraser le PQ. Après tout, ils n’ont jamais d’arrières pensées ces gens-là ! Ils sont tous honnêtes. On doit leur faire confiance.

    Or, où étaient-ils ces mêmes idolâtres canadiens qui n’en peuvent plus de s’offusquer quand Philippe Dubuisson a quitté son poste d’adjoint au directeur de l’information et responsable des pages politiques et économiques de La Presse pour se mettre le plus prestement qu’il le pouvait au service de Jean Charest alors chef de l’opposition à Québec ? Où étaient-ils ces grands défenseurs de l’éthique journalistique quand Sophie Langlois, ancienne attachée politique pour les conservateurs, a été engagée par Radio-Canada comme journaliste à la tribune de la presse ? Qu’ont-ils dit tous ces puristes de l’information quand Esther Bégin, annonceuse de nouvelles à LCN, présentait le scandale des commandites qui concernait directement son mari John Parisella ? Et est-ce que ça les dérange si ce même Parisella remplace aujourd’hui Raymond Bachand (qui est devenu ministre libéral entre temps) sur le conseil d’administration du Devoir ? Et ne parlons surtout pas du conseil d’administration de Radio-Canada, là où pullulent les grands donateurs du Parti libéral du Canada (À ce sujet, voir le dossier réalisé par Le Québécois). Que dire aussi de la très chic Michaëlle Jean qui aime faire « une folle d’elle » et qui n’a pas hésité avant de quitter Radio-Canada pour le Ô combien honorifique et propagandiste poste de gouverneur général, en compagnie de son beau prince consort aux relations indépendantistes ? Qu’avait à dire le brillantissime Michel C. Auger quand on a appris que l’influent Alain Dubuc recevait des petits cadeaux d’Option Canada ? Pas plus impressionnant n’est le profil de carrière de Jean Lapierre qui, telle une folle girouette, est passé de député libéral à député bloquiste à animateur à député libéral et à nouveau à animateur ? Plus fou que ça tu meurs ! Aucun journaliste non plus pour nous informer sur la teneur de l’entente secrète qu’ont conclue Radio-Canada et Gesca au tournant des années 2000.

    Par rapport à tous ces cas, ils n’ont absolument rien à dire, tous ces obséquieux, puisque la loi du deux poids deux mesures est la norme au Canada et au Québec et que cela, après tout, leur convient fort bien. Mais pour cracher au visage de Bernard Drainville, là par exemple, ils sont présents et prêts, tous plus déchaînés les uns que les autres, tous plus à l’affût de la moindre bribe d’information qui prouverait que Bernard Drainville a agi comme plusieurs autres « collègues », c’est-à-dire en faisant de la propagande, mais cette fois pour le camp adverse, celui de la liberté. Ce qui ne saurait jamais être acceptable au pays des commandites.

    Il est vrai que les journalistes qui refusent de suivre béatement le troupeau qui paît dans les rouges champs de l’unité canadienne en paient le gros prix. On pourrait d’ailleurs en parler à Normand Lester, lui qui fut tabletté par Radio-Canada, et ce, parce qu’il
    avait osé écrire un livre dans lequel se trouvaient des faits historiques qui ne servaient absolument pas la cause canadienne. Robert McKenzie du Toronto Star subit un sort encore pire parce qu’il s’était risqué à applaudir le travail du « collègue » Lester. Aucun
    ne déchira sa chemise pour se porter à la défense du métier journalistique alors malmené par les tenants fermes de la pensée unique.

    Les mêmes obséquieux ont été fort timorés lorsque vint le temps de dénoncer le traitement réservé au Zapartiste François Parenteau, congédié par la SRC pour.pour.pour.en fait, on n’a jamais trop su pourquoi, et le principal intéressé non plus. C’est ça la transparence médiatique au Québec. Tout ce qu’on sait, c’est qu’il n’est pas permis de rire d’autrui (une si jolie façon de montrer les dents dirait Parenteau) quand on a une tribune pour le faire et qu’on est indépendantiste. La pire des tares aux yeux des adorateurs de l’unifolié. Et les deux journalistes de Sherbrooke qui ont été sciemment induits en erreur et qui ont été congédiés par l’ancien conservateur Luc Lavoie qui, il n’y a pas si longtemps encore, était copain-copain avec l’autre ancien conservateur qu’est Jean Charest, rien de grave là-dedans non plus ?

    Alors, avez-vous bien retenu la leçon cette fois où vous faudra-t-il quelques autres sacrifices exemplaires sur l’hôtel de l’unité canadienne ?

    Que Bernard Drainville accepte de faire preuve de courage en clamant que la liberté du Québec est plus importante que ce que peuvent bien en penser des « collègues » qui plieront toujours l’échine face à un patron qui tient plus que tout à défendre l’intégrité du Canada prouve hors de tout doute qu’André Boisclair a pris une très bonne décision en le choissisant comme candidat ! Ce n’est qu’avec des gens courageux qu’on parviendra enfin à renverser un perfide ordre politique qu’honnissent de très nombreux gens d’ici ! Les gens du pays à naître !

    P.S. Si vous voulez faire oeuvre utile, chers « collègues », pourquoi ne pas prendre une partie du temps que vous perdez à casser du sucre sur le dos de Bernard Drainville pour plutôt découvrir pourquoi l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la Gendarmerie royale du Canada harcèle autant l’équipe du Québécois depuis quelques semaines, se permettant même de se pointer à nos domiciles à l’improviste ! Je vais même vous faire sauver du temps en faisant une partie de votre travail à votre place. Le responsable de l’enquête est l’agent Éric Mallet : 514-939-8400, poste 2771. Mais peut-être préférez-vous attendre qu’ils nous envoient en Syrie comme un certain Maher Arar ? Il est vrai que ça vous ferait une plus belle histoire à raconter ? Je sais, je sais, j’exagère encore. »

    - Patrick Bourgeois

  2. avatar

    Un des commentaires le plus souvent entendu au cours des derniers jours était à l’effet que Radio-Canada soit devenue un véritable nid de souverainistes.

    Or, quelques chiffres tendent à démontrer tout le contraire. Du côté des anciennes vedettes radio-canadiennes ayant fait leur coming-out fédéraliste, on peut penser à Liza Frulla, Jeanne Sauvé, Roméo Leblanc, Robert-Guy Scully, Carole-Marie Allard, Adrienne Clark. On pourrait même inclure Stéphane Dion (d’accord, c’est tiré par les cheveux, il était commentateur politiques à la SRC durant les années 90).

    Les anciens employés ayant fait leur profession de foie souverainiste sont moins nombreux : Bernard Drainville, Normand Lester, René Lévesque à l’époque et Josée Legault comme analyste politique.

    Sept fédéralistes contre quatre souverainistes.

    J’en oublie peut-être, mais objectivement je ne peux voir à la SRC que le reflet de la société québécoise : profondément divisée quand à l’avenir politique du Québec.