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Dossier Sant? (2ieme partie): Singapour

Ceci est la deuxi?me partie de mon Dossier Sant? dans lequel j’explore divers syst?mes de sant? ? travers le monde dans le but de d?montrer comment notre syst?me pourrait ?tre am?lior? en puisant des id?es qui ont d?j? fait leur preuve ailleurs. Cette semaine, je ferai une survol du syst?me de Singapour.

Pourquoi Singapour?

J’avais d?j? ?crit sur le syst?me de Singapour il y a quelques mois, mais j’ai choisi de le revisiter dans le cadre de ce dossier parce qu’il est v?ritablement unique en son genre. Singapour est une ancienne colonie britannique qui est devenue un des plus importants centres de commerce de l’Asie du sud-est. Au chapitre de la sant?, malgr? sa grande prosp?rit?, Singapour arrive ? faire beaucoup avec tr?s peu. Alors que partout ailleurs, les co?ts des soins de sant? semblent exploser, les co?ts de sant? de Singapour par rapport ? son PIB ont diminu? de 3.6% ? 3.3%. Malgr? ce qui semble un minuscule investissement, la qualit? des soins y est excellente et les singapouriens ont une esp?rance de vie et un ?tat de sant? comparable aux pays d’Europe et d’Am?rique du Nord. Les faibles co?ts du syst?me singapourien s’explique en partie gr?ce ? la faible superficie et la population relativement r?duite qui fait qu’il n’ont pas ? maintenir des h?pitaux dans des r?gions ?loign?es et peu populeuses. Il n’est donc pas dit qu’on obtiendrait les m?mes r?sultats en transplantant ce syst?me au Qu?bec, mais je serais vraiment curieux de tenter l’exp?rience.


Singapour en chiffres.

Canada

Singapour

Population (2007) en millions

32 876

4436

?ge m?dian

39

39

PIB par habitant ($ PPA int.)

35 310

48520

D?penses de sant? % du PIB (2006)

10,0

3.3

D?penses de sant? par habitant ($ PPA int.)

3 673

1536

Esp?rance de vie ? la naissance (2007)

81

83

Nbre de M?decins par 10 000 habitants

19

15

Nbre d’infirmi?res et sages-femmes par 10 000 habitants

101

44

Nbre de lits d’h?pitaux par 10 000 habitants

34

32

(Source: OMS)

En regardant les donn?es ci-haut, on peut remarquer que Singapour n’a pas l’envergure du Canada, ni m?me du Qu?bec, ce qui fait que les singapouriens peuvent vivre ais?ment avec un personnel m?dical relativement r?duit. Compte tenu des superficies respectives des deux territoires, les chiffres des effectifs m?dicaux sont plut?t trompeurs puisqu’ils sont concentr?s sur seulement 647,8 km2. Ceux-ci sont tout simplement utilis?es plus efficacement. Mais comme dans bien des cas, les statistiques ne racontent pas toute l’histoire. Il faudra creuser plus creux pour d?terminer pourquoi l’OMS a attribu? le 6e rang de son classement ? Singapour.

Financement

Comme je le mentionnais plus t?t, les syst?me singapourien est unique et offre une approche tr?s originale autant pour le financement que l’organisation des services. L’acc?s aux soins est universel et garantit par une combinaison de plan d’?pargne obligatoire ? tous les travailleurs et des subventions de l’?tat qui r?duisent les co?ts des soins consid?rablement aux moins nantis. De ce fait, bien que les mieux nantis peuvent b?n?ficier de chambres priv?es ou semi-priv?es, la qualit? des soins elle-m?me est la m?me. Les riches paient simplement plus pour obtenir ces soins. Le syst?me de financement des soins singapourien fonctionne selon un syst?me appel? les trois « M ».

Medisave

Medisave est un compte d??pargne-sant? obligatoire g?r? par l??tat qui couvre environ 85% de la population. Il est une composante du programme de pension obligatoire appel? Central Provident Fund ou CPF. Typiquement les employ?s y versent 20% de leur salaire et les employeurs fournissent 13%. Environ 6 ? 8% de cet argent est d?pos? dans le compte Medisave de chaque travailleur. Le compte Medisave peut alors servir ? rembourser les frais m?dicaux et hospitaliers courants encourus par les travailleurs et leur famille imm?diate. L?id?e est de couvrir comp?tement les couts de la plupart des patients dans les h?pitaux publics subventionn?s par l??tat. Au-del? de tout ?a, les patients doivent payer de leur poche ou ? partir d?une assurance supplementaire comme le MediShield.

Medishield

MediShield est un plan d?assurance national ? d?ductible ?lev? et faible prix qui couvre les frais plus ?lev?s des maladies et accidents s?rieux ou catastrophiques. Les singapouriens ont aussi le choix de plusieurs assurances priv?es similaires. Toute les primes d?assurance peuvent ?tre pay?es ? partir du compte MediSave.

MediFund

MediFund, le troisi?me volet est un fond d?assistance aux d?munis qui couvre ceux qui ne sont pas couverts sous MediSave et qui n?ont pas les moyens de payer leurs frais m?dicaux. L?acc?s ? MediFund est sujette ? une ?tude de moyens ponctuelle pour s?assurer que l?aide va seulement ? ceux qui en ont vraiment besoin et couvrent les soins de base dans les h?pitaux publics. C?est le filet de s?ret? qu?offre l??tat pour s?assurer que personne ne soit laiss? sans acc?s aux soins de sant?.

Eldershield

Eldershield est un ajout ? la structure 3M originale qui fournit une protection additionnelle qui consiste en une assurance priv?e qui couvre les divers handicaps caus?s par la vieillesse. Il fournit une allocation mensuelle ? ceux qui se retrouvent incapables d?accomplir trois activit?s de base de la vie de tous les jours ou plus.

La prestation des soins.

? Singapour, 80% des soins primaires sont fournis par des cliniques et praticiens priv?s et 20% sont fournis par des polycliniques publiques. ? l?oppos?, les soins n?cessitant une hospitalisation sont livr?s ? 80% par des h?pitaux publics et 20% par le priv?. Les diff?rents prix sont contr?l?s par le gouvernement, mais les praticiens, cliniques et h?pitaux publics et priv?s on la libert? de fixer leurs prix ? l?int?rieur de certaines limites. La liste de prix de chaque pourvoyeur de soins doit ?tre disponible aux patients afin de leur donner la possibilit? de magasiner. Comme les patients ont le contr?le de leurs propres d?penses de sant?, ils ont la possibilit? de mieux choisir avec l?aide de leur pourvoyeur quels traitements sont appropri?s. Le pouvoir d?cisionnel est dans les mains des patients et des m?decins plut?t que celles d?un assureur ou d?un fonctionnaire. Le fait que les patients doivent co-payer, freine les abus et la comp?tition entre les cliniques, h?pitaux et praticiens r?duit les co?t et am?liore les services. ?tant donn? qu?ils sont plus conscients des couts, les singapouriens sont aussi plus conscients des impacts de leur mode de vie sur leur sant? et font des choix plus ?clair?s sur leur style de vie. Par exemple, il n?y a presque pas d?ob?sit? ? Singapour.

Conclusion.

Le syst?me singapourien vaut la peine d’?tre ?tudi?. Il offre une approche tr?s originale ? la probl?matique des co?ts en sant?. En mettant le contr?le entre les mains des patients et des praticiens et en gardant au minimum les interventions de l’?tat, Singapour arrive ? limiter ces co?ts de fa?on ? ce que leur croissance soit soutenable par rapport aux revenus du pays, Contrairement au Canada ou m?me aux ?tats-Unis o? les d?cisions sont trop souvent laiss?es ? des bureaucrates, le patient d?pense lui-m?me l’argent qu’il a accumul? dans son compte medi-save comme bon lui semble et il est donc responsable de sa propre sant?. Ses choix par rapport ? ses soins de sant? ou son mode de vie, n’ont pas un aussi gros impact sur les autres. Il est donc libre d’accepter les cons?quences des mauvais et des bons choix dans son mode de vie. Le r?sultat est un syst?me d’h?pitaux modernes et bien ?quip?s qui offrent des soins de qualit? ? tous les singapouriens, mais ? plus faible co?t que presque partout ailleurs.

Sources:

Singapore Ministry of Health: Healthcare System

Singapore?s Health Care System: A Free Lunch You Can Sink Your Teeth Into

The Singapore Model

OMS: Statistiques Sanitaires Mondiales 2010

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Exils

Pendant longtemps, chez soi était une idée qui n’avait pas grand-chose à voir avec un endroit. Bien ...

22 Commentaire

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    «Ceci est la deuxième partie de mon Dossier Santé dans lequel j’explore divers systèmes de santé à travers le monde dans le but de démontrer comment notre système pourrait être amélioré en puisant des idées qui ont déjà fait leur preuve ailleurs. Cette semaine, je ferai une survol du système de Singapour.»

    D’abord, vous ne pouvez pas clamer que ce système ait fait ses preuves en fonction de l’existence du privé, car, les médecins y opérant, n’ont de fait rien à voir avec le mode de financement prévalu. D’autre part, tous les modèles que vous dites étudier, ne sont que les modèles où le parasitisme se trouve, on ne peut donc pas parler là d’une étude approfondie des systèmes de santé, mais d’une étude privilégiant les modèles où le parasitisme s’y trouve.

    Mais bon, commençons par le début!

    «Singapour a instauré un programme de CES appelé Medisave en 1984. Depuis, le coût des soins de santé par habitant a grimpé plus vite et le gouvernement a dû imposer des restrictions sur l’offre, parce que les CES n’avaient pas suffisamment restreint la demande.»
    http://scfp.ca/healthcareFNORD/BE4570

    «Malgré ce qui semble un minuscule investissement, la qualité des soins y est excellente et les singapouriens ont une espérance de vie et un état de santé comparable aux pays d’Europe et d’Amérique du Nord.»
    Les Cubains aussi, malgré qu’ils se privent du parasitisme des bourgeois se trouvent dans une bonne position et qu’ils ne sont pas une plaque tournante pour l’économie asiatique.
    http://fr.rian.ru/society/20100525/186758318.html

    Fièvre de dengue : Cuba a pratiquement éradiqué la fièvre de dengue. Comme quoi les réseaux de santé universels et socialistes peuvent aussi endiguer des maladies et les éradiquer.

    «Transport maritime
    Les espaces maritimes sous souveraineté singapourienne peuvent être considérés comme sûrs. Ils sont toutefois peu étendus et des actes de piraterie sont régulièrement signalés dans les eaux internationales proches. La plus grande prudence est donc recommandée, notamment aux plaisanciers. »

    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/singapour_12360/index.html

    Mais Cuba, elle, s’en est visiblement débarrassée. Pas si pire pour un pays en voie de développement! Comparée à Singapour, une plaque tournante d’une poignée de gens, pour l’économie asiatique grandissante. Et Singapour a mis l’effort sur la production, plutôt que sur la consommation. Une initiative qui, dans un système capitaliste, a ses vertus.

    «Les faibles coûts du système singapourien s’explique en partie grâce à la faible superficie et la population relativement réduite qui fait qu’il n’ont pas à maintenir des hôpitaux dans des régions éloignées et peu populeuses.»
    Certes, les hôpitaux sont près, mais n’allez pas faire croire au lectorat que le système privé soit aussi accessible que vous le prétendez! L’existence du privé, du parasitisme donc, ne multiplie pas les médecins. Ce n’est point le cas et les frais, per capita, ne cessent d’augmenter. C’est des capitaux dont nous avons besoin, non des possédants de ces capitaux!

    «Il n’est donc pas dit qu’on obtiendrait les mêmes résultats en transplantant ce système au Québec, mais je serais vraiment curieux de tenter l’expérience.»

    Wow! Voyons, voir, ensembles, si l’ajout d’un parasite inutile y changera quelque chose! Comme si ce dernier avait quelconque impact sur le médecin traitant! Mais chose sûre, il a un impact sur les coûts, puisqu’il veut sa cote sur la maladie d’autrui! Moi qui croyais que les médecins devaient, entre autre, chasser les parasites! Eh bien!

    «Dépenses de santé % du PIB (2006)
    10,0 3.3»

    Au Canada, tout le monde a accès aux soins de santé! Sans distinction de leur portefeuille! Et sans enrichir surtout, des parasites inutiles, dont les seuls mérites sont d’avoir posséder du capital au bon moment, dans le bon système pour ce! Le système capitaliste!

    «Dépenses de santé par habitant ($ PPA int.)
    3 673 1536»

    Wow! Ça me fait rappeler que Cuba offre même les soins de santé oculaires et dentaires via leur couverture universelle! Eh bien! Pour un pays du tiers-monde, sans parasitisme!

    «Nbre de Médecins par 10 000 habitants Canada-VS-Singapour
    19 15»

    Cuba? 63.8 en 2005 par 10 000 habitants! Eh bien! Comme le parasitisme ne multiplie pas les médecins.

    «Nbre de lits d’hôpitaux par 10 000 habitants
    34 32»

    49 par 10 000 habitants à Cuba!

    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=CUB&codeStat=SH.MED.BEDS.ZS&codeStat2=x

    «l faudra creuser plus creux pour déterminer pourquoi l’OMS a attribué le 6e rang de son classement à Singapour.»

    Parce que l’OMS, malgré certaines preuves d’«impartialité», démontre une certaine sympathie aux systèmes privatisés de bord en bord! Où les parasites y trouvent leur compte, finalement! Comme l’OMC, du même acabit, qui dit que finalement, l’économie va reprendre, à condition qu’on coupe dans nos services sociaux. Il faut être sacrément dupe pour «croire aux dogmes» de ces satellites de la bourgeoisie.

    «L’accès aux soins est universel et garantit par une combinaison de plan d’épargne obligatoire à tous les travailleurs et des subventions de l’état qui réduisent les coûts des soins considérablement aux moins nantis. De ce fait, bien que les mieux nantis peuvent bénéficier de chambres privées ou semi-privées, la qualité des soins elle-même est la même. Les riches paient simplement plus pour obtenir ces soins. Le système de financement des soins singapourien fonctionne selon un système appelé les trois « M ».»

    Encore une fois, l’absence totale de débat de fond sur le mérite des bourgeois et des mieux nantis y trouve son compte! Certes, l’universalité s’y trouve, mais à travers l’obligation, et non la liberté, de contracter des assurances privées. Autrement dit, une certaine classe en particulier y trouve son compte, devinez laquelle! Eh oui! Encore la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

    «Medisave»

    C’est la formule obligeant le privé quand même.

    «Medishield»

    Cela n’en est pas moins l’obligation, là encore, de contracter une assurance en payant de sa poche, cela, en parfait dénigrement des conditionnements de chacun, les ayant mené à leur condition. Et qui encore une fois, y trouve son compte? Ben coudonc!

    «MediFund»

    Encore une fois, l’État est obligé de palier aux ratées du privé. Vous m’étonnerez toujours, vous, les libertariens.

    «Eldershield»

    Encore les mêmes qui y gagnent! Dites donc! C’est payant, être un bourgeois à Singapour!

    «À Singapour, 80% des soins primaires sont fournis par des cliniques et praticiens privés et 20% sont fournis par des polycliniques publiques. À l’opposé, les soins nécessitant une hospitalisation sont livrés à 80% par des hôpitaux publics et 20% par le privé.»

    La classe parasitaire dont on pourrait aisément se départir, y trouve son compte, en exploitant les maux des malades de Singapour. Plutôt que d’avouer que ce sont des capitaux que nous avons besoin, nous nous encombrerions de parfaits parasites sans scrupule, sans mérite, dispensables, parce qu’ils possèdent ces capitaux dont nous avons grandement besoin. Vous êtes une bande de totalitaires. Vous faites le débat du sexe des anges sans débattre de leur existence d’abord.

    «Les différents prix sont contrôlés par le gouvernement, mais les praticiens, cliniques et hôpitaux publics et privés on la liberté de fixer leurs prix à l’intérieur de certaines limites.»

    Encore une fois, l’État est là pour surveiller les trous de cul. Eh bien! Quelle surprise!

    «Comme les patients ont le contrôle de leurs propres dépenses de santé, ils ont la possibilité de mieux choisir avec l’aide de leur pourvoyeur quels traitements sont appropriés.»

    Foutaise, quand ils sont obligés de payer, les malades se privent trop souvent, trop longtemps également, des soins qui leur sont pourtant nécessaires. C’est prouvé ailleurs également, le ticket modérateur ne fait que semblant que les urgences se vident, car de fait, les malades demeurent à la maison, de peur de dépasser leur budget. Payer parce qu’on est malade, n’importe quoi.

    «Le pouvoir décisionnel est dans les mains des patients et des médecins plutôt que celles d’un assureur ou d’un fonctionnaire.»

    Faux. Il est dans les mains de leur condition, elles, relatives à leurs propres conditionnements. Totalitarisme, encore et encore…

    «Le fait que les patients doivent co-payer, freine les abus et la compétition entre les cliniques, hôpitaux et praticiens réduit les coût et améliore les services.»

    Encore faux. Le privé et la compétition n’ont jamais amélioré la qualité des soins de santé, ni l’accessibilité, encore moins le coût per capita! Punir quelqu’un, parce qu’il est malade, c’est faire preuve soi-même de maladie mentale grave, du fait que vous punissez quelqu’un pour sa condition, relative à ses propres conditionnements, ce que souvent, le malade ne peut pas contrôler. Vous êtes des égoïstes, n’importe quoi pour satisfaire les appétits voraces des parasites minoritaires et non-méritants que sont les bourgeois! Incroyable! C’est pourtant vrai!

    «Étant donné qu’ils sont plus conscients des couts, les singapouriens sont aussi plus conscients des impacts de leur mode de vie sur leur santé et font des choix plus éclairés sur leur style de vie. Par exemple, il n’y a presque pas d’obésité à Singapour.»

    Ce n’est pas parce que le privé existe. Ailleurs, où justement l’accessibilité n’existe point, il y a quand même de l’obésité! Cet argument est donc fallacieux. Les États-uniens sont des millions à se priver de soins de santé –quoi qu’ils doivent désormais, «obligatoirement», contracter une assurance privée!-, soit près d’un cinquième de la population états-unienne! Et pourtant! Ce n’est pas d’obèses qu’on manque là-bas! N’importe quoi!

    «Le système singapourien vaut la peine d’être étudié. Il offre une approche très originale à la problématique des coûts en santé. En mettant le contrôle entre les mains des patients et des praticiens et en gardant au minimum les interventions de l’état, Singapour arrive à limiter ces coûts de façon à ce que leur croissance soit soutenable par rapport aux revenus du pays»

    C’est faux. Ce n’est pas parce que les Singapouriens se font exploiter leurs maladies par des parasites inutiles, non-méritants et minoritaires qu’ils réduisent les coûts, mais parce qu’ils mettent cet argent ailleurs, mettant évidemment de côtés leurs problèmes de santé. Ça ne règle donc pas le problème. Quant au rapport avec le revenu du pays, il s’agit encore là de dogmes à la con relatifs à un système économique qui concentre les richesses dans les poches d’une minorité, comme par hasard, parasitaire! Vous faites donc du totalitarisme. C’est clair comme de l’eau de roche comme on dit.

    Plutôt que de vous attarder au «pourquoi» cette minorité parasitaire sans mérite possède le capital, vous faites avec ce fait, et concédez ensuite à ces mêmes parasites, des divins droits en regard du fait qu’ils possèdent les capitaux dont nous avons besoin. Vous leur concédez donc des droits sur la majorité, seulement parce que le système concentre les capitaux dans leurs poches, cela, sans qu’ils ne méritent ces capitaux nécessairement.

    Pour ma part, je ne concèderai jamais aux parasites de mon labeur, le droit en plus d’exploiter ma maladie. Sincèrement, le seul fait qu’il y ait exploitation légitime la prise d’armes depuis des lustres! Ce n’est peut-être, là aussi, qu’une question de temps.

    «Contrairement au Canada ou même aux États-Unis où les décisions sont trop souvent laissées à des bureaucrates, le patient dépense lui-même l’argent qu’il a accumulé dans son compte medi-save comme bon lui semble et il est donc responsable de sa propre santé.»

    Mais tout le monde n’est pas malade de la même façon, de la même gravité. Alors bref, c’est le chacun pour soi dont vous rêvez, qui ne tient que compte des conditions, comme je le disais, sans tenir compte des conditionnements de ces mêmes conditions. C’est du totalitarisme soit dit en passant. Comme le fait d’octroyer aux parasites, puisqu’on ne débat pas de leur parasitisme, les divins droits d’exploitation de nos besoins, de notre labeur et de nos maladies! Vous êtes des totalitaires, faites avec! Relisez la définition du terme, vous vous y reconnaîtrez!

    «Ses choix par rapport à ses soins de santé ou son mode de vie, n’ont pas un aussi gros impact sur les autres. Il est donc libre d’accepter les conséquences des mauvais et des bons choix dans son mode de vie.»

    Comme si les maladies n’étaient que redevables aux mauvaises décisions de chacun. Pauvre égoïste, je vous souhaite un de ces cancers généralisés dont on ne se sort pas!

    «Le résultat est un système d’hôpitaux modernes et bien équipés qui offrent des soins de qualité à tous les singapouriens, mais à plus faible coût que presque partout ailleurs.»

    Sauf à Cuba! Eh bien!

    Et comme l’autre ineptie sur la Suisse, qui appelle à s’encombrer aussi de parasites inutiles, sans mérite, qui n’ont rien à voir avec la qualité des soins –que prodiguent des «médecins humains»-, avec l’accessibilité –au contraire!- ou avec les coûts –ou tout à voir avec la hausse des coûts per capita!-, ce torchon ne vise qu’une chose, qui n’est pas dans notre intérêt à nous, les prolétaires exploités par ces mêmes parasites pour lesquels on sue, se blesse et se tue, c’est de diversifier l’économie et de permettre aux bourgeois minoritaires et parasitaires de nous exploiter sur d’autres besoins que nous avons, nous, les humains. Il est peut-être grand temps de renverser cette dictature de merde, avant qu’elle privatise, elle qui ne mérite guère que les autres, même moins que les autres, notre air, notre eau et notre droit e vivre tout court! Certes, si je pouvais vous donner à vous tous, les tapis de porte de bourgeois, un cancer généralisé sans sortir d’arme, je le ferais. C’est tout ce que vous méritez. On pourrait vous foutre sur une île, avec vos maîtres tout puissants, vous auriez là, bien des raies à lécher.

    Oh! Et je remarque, que comme votre ami Duhaime, c’est un autre exemple de tyrannie à l’origine, qui vous a manifestement ébloui! La Suisse, paradis fiscal, blanchiment du capital des mafias du monde et du troisième Reich, Singapour, où Suharto, de l’Indonésie, avait ses tentacules, et ses assassins! Il ne doit pas y avoir trop, trop d’opposition…, comme au Chili de Pinochet!

    Oh! Et à Singapour, ce ne sont pas les parasites qui ont endigué l’obésité, mais un programme spécifiquement conçu pour ce! Menteur! ‘«Trim and Fit’» Comme pour n’importe qui, c’est l’exercice physique qui prévoit l’obésité, et non pas l’existence de parasitisme au sein d’un système de santé!

    Et encore, avant le programme, Singapour se hissait dans les sommets…

    (25/01/2007 ) «Actuellement, 10 % des petits Français sont trop gros. Et, parmi eux, 3 % sont franchement énormes. Au cours des vingt dernières années, l’obésité infantile moyenne a augmenté de 17 % et la grande obésité de 28 % dans notre pays. Impressionnant. Tellement que les spécialistes craignent une évolution à l’américaine : là-bas, l’obésité infantile a progressé de 60 % en dix ans. Aujourd’hui, 30 % des jeunes (plus encore les Noirs) sont en surpoids, dont 17 % d’obèses et, parmi ces derniers, un tiers de super-obèses. Et le même phénomène s’observe aux quatre coins du monde : une croissance de 53 % au Japon et de 75 % à Singapour.»
    http://www.lepoint.fr/archives/article.php/90265

    Je le répète, le fait qu’il existe des parasites au sein du système n’y est pour rien quant à la qualité des soins, quant au coût per capita et quant à l’accessibilité, et je vous mets au défi de me prouver le contraire, car jusqu’ici, ce ne sont là, qu’affirmations de votre part.

    «Car, pour eux, Singapour et la Malaisie sont de parfaits modèles à suivre : succès économique et démocratie restreinte.»

    Les choses sont bien plus complexes à Singapour, que ne pourrait le laisser entendre monsieur David.

    «La situation géopolitique de la cité-Etat, îlot très majoritairement chinois (77,6% de la population contre 14% pour les Malais et 6,5% pour les Indiens) dans l’océan du monde malais (13), incarné par la Malaisie et l’Indonésie voisines, entre sans doute pour beaucoup dans ce sentiment d’insécurité. Il explique l’exceptionnel effort financier consacré à la défense dont, en principe, le potentiel doit, en permanence, être équivalent à l’addition de ceux de Djakarta et de Kuala-Lumpur, capitales de deux pays qui, en tout, comptent 210 millions d’habitants…»
    http://www.monde-diplomatique.fr/1994/08/CASSEN/683

    Les contextes géopolitiques y sont aussi pour beaucoup.

    «Mais il ne fait pas bon être opposant à Singapour. D’abord, en vertu de la loi sur la sécurité intérieure, originellement élaborée par les Britanniques pour contrer les menaces des insurgés communistes et des sociétés secrètes chinoises, la détention sans jugement est de droit pour des périodes de deux ans, indéfiniment renouvelables. M. Chia Thye Poh, député socialiste de 1963 à 1966, a ainsi été emprisonné pendant vingt-trois ans, et il est toujours assigné à résidence.»

    C’est ti beau pas à peu près Singapour! Et plus je lis sur Singapour, plus je me rends compte que ses réussites n’ont strictement rien à voir avec le fait qu’il y existe du parasitisme des bourgeois, mais que celles-ci sont redevables à des choix stratégiques entrepris par les colonisateurs britanniques d’abord, puis par le «parti unique» de Singapour.

    Bref, vous qui critiquez le soit disant autoritarisme de Cuba, n’en faites rien de celui de Singapour, réputé pour sa sévérité! Pathétique!

  2. avatar

    Et ajoutons que, sous Suharto, même Singapour a touché aux capitaux versés par les putchistes de Washington, comme la Corée du Sud et toutes les autres dictatures mises en place par Washington. Même Pinochet a reçu de ces capitaux…

  3. avatar

    Bonjour Philippe;

    Il semble que tu n’auras pas besoin d’explorer le système de santé de Cuba, on va l’avoir fait à chacune des présentations de tous les systèmes de santé de la planète.

    Si jamais tu décides d’explorer les systèmes politiques, on aura encore droit aux mêmes commentaires à chacun des systèmes explorés.

    C’est l’avantage d’être « spécialisé » en une seule chose. On ne peut parler de rien d’autre. 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

    • avatar

      @ André Lefebvre

      Il semble que tu n’auras pas besoin d’explorer le système de santé de Cuba, on va l’avoir fait à chacune des présentations de tous les systèmes de santé de la planète.

      Oui, M. Guillemette n’a pas encore réalisé pourquoi Lénine appelait des gens comme lui des « idiots utiles ». Il me semble que si quelqu’un faisait l’éloge de ma propre idéologie de la même façon que j’utiliserait un terme moins péjoratif…

    • avatar

      Eh bien! Quand il ne reste que les insultes comme arguments… Vous m’envoyez ravi monsieur David, puissiez-vous mourir d’un cancer au plus calice…

    • avatar

      Il faudrait que ce crétin de service, de service aux bourgeois surtout, commence par comprendre un seul Tome de Lénine! Ou qu’il en lise un d’abord!

    • avatar

      @ Sylvain Guillemette

      Eh bien! Quand il ne reste que les insultes comme arguments… Vous m’envoyez ravi monsieur David, puissiez-vous mourir d’un cancer au plus calice…

      Si vous saviez comment j’en suis touché!

      Comme d’habitude, vous avez manqué le point. Puisque Lénine démontrait une visible hargne envers les gauchistes qui pourtant, défendaient son idéologie, je vous suggère que vous devriez ré-évaluer l’homme et son idéologie à la lumière de ce fait. Il semble que Lénine faisait preuve de duplicité à plusieurs niveaux. C’est aussi un trait commun de tous les régimes communistes. Une face montrée au monde et une autre face cachée. On a pu voir cette face cachée à la chute du mur de Berlin. Cuba ne fait pas exception. Je vous signale en passant que j’ai visité Cuba par deux fois et que j’ai fait bien des heureux avec une ou deux bouteilles de Tylenol, quelques cahiers de notes et des crayons. J’ai vu comment ils vivent là-bas.

    • avatar

      Pauvre incapable, Lénine détestait effectivement les gauchistes, mais vous ne pouvez prétendre que je suis gauchiste, puisque ce qu’il en définissait ne concorde en rien avec moi, mes propos, et mes actions. Mais d’autre part, sa hargne envers les idéalistes et capitalistes de votre espèce était encore plus grande, vous savez bien.

      «Il semble que Lénine faisait preuve de duplicité à plusieurs niveaux. C’est aussi un trait commun de tous les régimes communistes.»

      Eh bien! les régimes capitalistes sauvages doivent être mieux…, en tout cas, pas dans les faits!

      Et en passant, le communisme n’a jamais existé. le socialisme, peut-être, mais pas le communisme, où il s’agit de l’évolution potentiellement finale du régime socialiste, où l’État est aboli, et où les soviets remplacent cet État aboli, et où dans ces soviets les élus sont révocables en tout temps. Avez-vous un seul exemple de communisme à me citer? Bonne chance…

      «ne face montrée au monde et une autre face cachée.»

      Comme le régime de Pinochet ou celui de Suharto genre? Mieux encore! Celui des États-Unis d’Amérique, ce berceau de la démocratie, qui pourtant, a renversé plus de 45 États dans le monde, qui a financé les terroristes qu’il dit pourchasser aujourd’hui -pour dans les faits enrichir ses amis fabricants d’armes…-, et qui a aussi financé Pol-Pot via l’ONU…, tiens, tiens! Deux facettes! Des anti-terroristes, terroristes! Des démocrates, putchistes! Eh bien!

      «On a pu voir cette face cachée à la chute du mur de Berlin.»

      Faux, vous avez vu la chute de la dictature SUR le prolétariat, alors que nous assistons aux ratées économiques de votre système préféré aux 30-40 ans, et encore! Une chance qu’il y a l’État pour palier aux ratées sociales, découlant elles, des ratées économiques désastreuses du capitalisme sauvage ou non!

      «Cuba ne fait pas exception. Je vous signale en passant que j’ai visité Cuba par deux fois et que j’ai fait bien des heureux avec une ou deux bouteilles de Tylenol, quelques cahiers de notes et des crayons. J’ai vu comment ils vivent là-bas.»

      Sauf que, à Cuba, il y a un système de santé universel, une longévité semblable à celle des pays riches, un taux de mortalité infantile plus bas que celui de l’Empire bourgeois états-unien, et, surtout, l’absence de parasites au sein du système de santé!

      Et moi, je suis allé à Las Vegas et en République dominicaine­. C’est étonnant de voir comment le racisme et les ratées sociales font mal aux afro-états-uniens et aux ispano-états-uniens du centre-ville de Vegas! Et c’est scandaleux de prétendre qu’on y vit mieux qu’à Cuba -quand on est pauvre-, sachant que même l’eau y est privatisée! Et en République dominicaine, vos crayons et vos Tylenol auraient fait des bien plus heureux encore! Car là-bas, il n’y a aucun soutien de l’État!

      Et ce n’est pas faute d’avoir essayer de socialiser la place, sauf que vos amis bourgeois de Washington sont passés par là, y faisant comme en Jamaïque, comme à Haïti, comme au Costa Rica, comme au Nicaragua, comme au Guatemala, comme en Équateur, comme partout dans cet hémisphère dans le fond -jusqu’en Asie, dont Singapour-, un bain de sang!

      Vous n’êtes pas touché que vous dites? Mais pourtant, vous êtes tombé dans l’insulte dès mes première remarques sur vos torchons idéologiquement totalitaires,en Suisse d’abord, à Singapour ensuite!

      Et qui, à part les bourgeois, les aspirants du titre et les dociles prolétaires voudraient vivre dans un paradis libertarien comme Singapour, où cracher par terre peut vous valoir 2 ans d’emprisonnement!

      Pauvre débile mental! Je suis prêt à payer collectivement pour vous faire soigner!

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      « Pauvre débile mental! Je suis prêt à payer collectivement pour vous faire soigner! »

      Et voilà! C’est ce qui m’inquiète le plus chez vous. Vous êtes prêt à payer « collectivement » TOUT ce que VOUS voulez.

      Cela ressemble trop à St-Pierre devant Ananias, pour que je fournisse l’éco.

      Je remarque également que les insultes vociférantes sont tout à fait gratuites. Je pourrais économiser là-dessus dans votre système.

      Veullez me pardonner M. David d’avoir ouvert ce panier de crabes. Je lirai vos prochains articles puisqu’ils m’apportent de nouvelles infos sur le monde. Ce qui n’est pas identique pour Cuba de qui j’ai lu à n’en avoir plus soif.

      Merci pour votre article.

      André lefebvre

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      C’est quand même drôle que vous n’ayez de critique que vis-à-vis mes insu;tes, alors que monsieur David fut le premier…

      Peu importe, je ne m’excuserai pas, tout en promettant de ne pas recommencer. De toute façon, j’avais des arguments, moi, avant d’insulter, alors que ce fut le retranchement, le refuge de monsieur David à bout d’argument.

      Et, c’est qu’en payant collectivement, j’évite le privé. Ainsi, personne n’exploitera personne pour sauver monsieur David de sa secte.

      Wow! Si ce n’est pas Obama avec un drôle de passé! http://www.voltairenet.org/article166848.html

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    Le fait demeure que, vous n’êtes pas en mesure de nous argumenter l’«indispensabilité» des parasites minoritaires que sont les bourgeois.

    Oh! Et si quelqu’un s’offusque de mes insultes, qu’il commence par s’offusquer du valet de la bourgeoisie ci-haut.

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    Et mon cher monsieur Lefebvre, de votre part aussi, j’attends que vous nous éclairiez sur la nécessité des gens d’affaires. J’ai fait un texte pour la cause, où moi, j’«argumente» de leur dispensabilité.

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    Quant aux exemples multiples où j’emploie Cuba, c’est qu’il n’y a, à mes yeux à moi, que celle-ci qui puisse se prétendre socialiste. J’essaie d’être cohérent, moi.

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    Bon! Au lieu de proférer des « opinions contraires » de l’un à l’autre, vaut mieux aller chercher les « sources »:

    « Lenine

    Les accords de Gênes de mai 1922, issus de la Conférence de Gênes (10 avril – 19 mai 1922)1, regroupèrent des représentants de 34 pays, avec pour but de rétablir l’ordre monétaire mondial complètement désorganisé par la Première Guerre mondiale. Cette conférence a lieu à l’initiative de la Grande Bretagne. Elle réunit tous les pays ayant participé au conflit sauf les États-Unis.

    On attribue souvent l’expression (idiots utiles) à Lénine, qui renvoie aux intellectuels de gauche occidentaux dont la défense enthousiaste et naïve du régime soviétique rendait bien service à la cause de la révolution d’Octobre.

    L’un des premiers « idiots utiles » fut Walter Duranty, journaliste au New York Times qui affirmait à ses lecteurs « qu’il n’y a pas de famine ou de disette véritable, et qu’il n’est pas vraisemblable qu’il y en ait », alors même que Staline avait délibérément créé une famine en Union soviétique au début des années 1930, l’Holodomor, laquelle a tué plusieurs millions d’Ukrainiens.

    Néanmoins, il est confirmé que Lénine a parlé des sympathies gauchistes de l’Ouest en termes très péjoratifs. Dans une lettre du 10 février 1922 au commissaire soviétique des affaires étrangères Gueorgui Tchitcherine en négociation à la Conférence de Genève, Lénine écrivit :

    « Henderson est aussi stupide que Kerensky, et pour cette raison il nous aide. […] »
    « En outre. C’est ultrasecret. Il nous convient que la Conférence de Gênes soit un fiasco, (…) mais pas par notre faute, bien sûr. Réfléchissez-y bien avec Litvinov et Joffe et faites-moi une note. Bien sûr, cela ne doit pas être mentionné, même dans des documents secrets. Rendez-moi cette lettre et je la brûlerai.
    Nous obtiendrons un meilleur prêt en dehors des accords de Gênes, si nous ne sommes pas de ceux qui coulent Gênes.
    Nous devons mettre au point des manœuvres plus intelligentes pour que nous ne soyons pas de ceux-là.
    Par exemple, l’imbécile Henderson et Co. nous aidera beaucoup si nous les poussons intelligemment […] » « Tout vole ; à part pour “eux”. C’est la faillite totale (l’Inde, etc.).
    Nous devons provoquer une chute inopinément, pas de nos mains. »

    Même si les mots de Lénine à propos d’Arthur Henderson ou d’autres gauchistes occidentaux sont sarcastiques, on n’y retrouve nullement l’expression « idiot utile ». »

    Mais ce que l’on trouve dans la lettre de Lenine n’est quère mieux comme évaluation des « défenseurs » en question. Disons que Lénine montrait dans une lettre sûrement plus ce qu’il pensait vraiment que dans l’élaboration de son système politique.

    Et le terme « idiots utiles », quoi que n’ayant pas été inventé par Lenine, ne lui aurait pas empêché de l’utiliser s’il l’avait connu, tellement ce terme se rapproche de ce qu’il pensait des « défenseurs politiques » intellectuels de gauche occidentaux.

    Amicalement

    André Lefebvre

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      «On attribue souvent l’expression (idiots utiles) à Lénine, qui renvoie aux intellectuels de gauche occidentaux dont la défense enthousiaste et naïve du régime soviétique rendait bien service à la cause de la révolution d’Octobre.»

      Et voilà! Ai-je déjà défendu le régime de la dite URSS? Eh bien! Je suis trotskyste! Pas de chance! Marcuse, Gramsci, j’aime bien aussi!

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      «L’un des premiers « idiots utiles » fut Walter Duranty, journaliste au New York Times qui affirmait à ses lecteurs « qu’il n’y a pas de famine ou de disette véritable, et qu’il n’est pas vraisemblable qu’il y en ait », alors même que Staline avait délibérément créé une famine en Union soviétique au début des années 1930, l’Holodomor, laquelle a tué plusieurs millions d’Ukrainiens.»

      C’est que monsieur Lefebvre, dans les années staliniennes de la Russie, même les Russes n’étaient pas au courant de ce qui se tramait en Russie dite socialiste. Alors…

      D’ailleurs, vous noterez que je ne porte pas à la défense inconditionnelle de monsieur Chavez, que j’estime mal connaître et que je trouve on ne peut plus populiste, en plus d’avoir certaines réserves quant à ses agissements parfois contrerévolutionnaires. Mais encore, je suis hors du pays vénézuélien.

      Quant à Cuba, mes données viennent de vos outils bourgeois; ONU, UNESCO, OMS, OCDE, etc.. Même le FMI, que je déteste, affirme que Cuba s’en tire mieux que les autres pays de son calibre, alors…

      «Mais ce que l’on trouve dans la lettre de Lenine n’est quère mieux comme évaluation des « défenseurs » en question. Disons que Lénine montrait dans une lettre sûrement plus ce qu’il pensait vraiment que dans l’élaboration de son système politique.»

      N’importe quoi, ces jeux de coulisse, ils sont inévitables. Pas plus dans la bourgeoisie absolue, que dans le communisme. Même des soviets offriraient, vous le savez bien, la possibilité d’exercer son influence. Mais je préfère de loin une influence endossée, que la dictature de gens qui n’ont pour mérite, que leur seule possession de capitaux.

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    « Et mon cher monsieur Lefebvre, de votre part aussi, j’attends que vous nous éclairiez sur la nécessité des gens d’affaires. J’ai fait un texte pour la cause, où moi, j’«argumente» de leur dispensabilité. »

    Je ne vois pas la nécessité des gens d’affaires; je ne vois que la nécessité de leur capitaux. Et comme je ne suis pas un voleur…je leur laisse.

    Amicalement

    André lefebvre

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      Mais moi, j’estime qu’ils nous le volent, même si certains diront que c’est de bonne entente. Je ne suis pas d’accord, moi, pour donner à des parasites, ces droits divins, pour le seul fait qu’ils possèdent ces capitaux. Et je suis certains que vous êtes très conscient de nos récents débats, sur les conditionnements et que vous savez donc, que quelque part, ces gens possèdent un nombre de capital, non pas nécessairement par mérite, mais souvent par héritage, par loterie ou par une antérieure exploitation.

      Toutefois, je suis quand même heureux de cette affirmation de votre part. Je ne vous titillerai plus avec celle-là, quoi que maintenant, monsieur David saura que ses concepts totalitaires ne sont pas nécessairement acceptés par toutes et tous ici.

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    Et, sachant reconnaître la pauvreté des Cubains, j’estime que celle-ci est néanmoins moindre que celle des Jamaïcains, des Haïtiens, ainsi de suite, des gens qui habitent des pays d’économie du calibre de Cuba. alors vous prêterez à d’autres ces prétentions que Cuba roule comme sur des roulettes…

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    Et là, je vais cesser de tomber dans le panneau et dans la facilité. Je n’insulterait plus l’insulteur.

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    En tout cas, là, peu importe le système, on va manquer de médicaments. Une bonne solution à cela, serait la création de Pharma-Québec, qui je le rappelle, dans de mêmes cirsconstances en Nouvelle-Zélande, a réussi à faire abaisser le prix des médicaments de plus de 70%. Ça crée de bons emplois, stables, une belle expertise, et une bonne exportation pour les générations à venir.