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Dominique Strauss-Kahn sera-t-il le prochain Pr?sident de la R?publique fran?aise ?

Peut-on ?tre ? la fois au four et au moulin?? Dominique Strauss-Kahn va devoir s?accrocher s?il veut ?tre port? par la vague ?lys?enne. Tout est encore permis, mais rien n?est ?vident pour lui.

yartiDSKaa14Les analystes politiques ne sont pas plus aptes que madame Soleil ? pr?voir l?avenir. Et pourtant?
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Un directeur du FMI ?lu Pr?sident??
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Le directeur g?n?ral du FMI a d?missionn? presque quatre ans apr?s sa nomination ? Washington. Docteur en science ?conomique et dipl?m? de sciences politiques, il avait ?t? auparavant Ministre de l??conomie dans son pays. Deux mois et demi apr?s sa d?mission du FMI, il est ?lu Pr?sident de la R?publique d?s le premier tour avec 50,1% pour cinq ans. Il est r??lu cinq ann?es plus tard.
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Non?! Ce n?est pas de la politique fiction. Il ne s?agit pas de Dominique Strauss-Kahn, l?actuel directeur g?n?ral du FMI, mais de Horst K?hler, actuel Pr?sident de la R?publique f?d?rale d?Allemagne ?lu le 23 mai 2004 pour cinq ans et r??lu le 23 mai 2009, qui avait occup? le m?me poste quelques ann?es avant DSK.
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Ce clin d??il montre que ce haut poste de l??conomie mondiale (qui a rang de chef d??tat) peut mener ? tout, m?me ? atteindre la plus haute magistrature de son pays (pour l?Allemagne ? titre tr?s honorifique).
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Mais revenons ? Dominique Strauss-Kahn et ? sa?possible candidature ? l??lection pr?sidentielle de 2012.
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Des sondages ?logieux
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Depuis juillet 2009, le personnage jouit d?une tr?s forte popularit? aupr?s des Fran?ais et en d?but novembre 2009, on le donnait m?me gagnant dans un second tour face ? Nicolas Sarkozy (les sondages dans leur int?gralit? sont t?l?chargeables ici et l?).
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On a beau critiquer ou aduler les sondages, ce sont eux qui rendent une candidature ? l??lys?e « naturelle » ou pas. Et ce n?est pas r?cent. Jacques Chirac s?en servait d?j? en avril 1974 pour?soutenir la candidature de?Val?ry Giscard d?Estaing, constatant que Jacques Chaban-Delmas ne tenait pas la route dans sondages face ? Fran?ois Mitterrand. Pour la premi?re fois depuis le d?but de la R?publique, d?mentant d??minents politologues (comme Alain Duhamel), la candidature de S?gol?ne Royal fut mont?e en mayonnaise par un effet m?diatique persistant et des sondages qui tournaient en boucle.
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Les m?dias ?tant ce qu?ils sont, ils voient donc aujourd?hui en Dominique Strauss-Kahn le seul adversaire s?rieux de Nicolas Sarkozy. En fait, il aurait d? d?j? l??tre au printemps 2007 s?il l?avait? vraiment voulu.
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Le trop plein
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Retournons quelques mois en arri?re. En 2007, Fran?ois Hollande, premier secr?taire du Parti socialiste, fait tout pour retarder le congr?s de sa succession. Il fallut attendre un an et demi et une querelle byzantine incroyable ? Reims pour qu?il quitt?t la direction.
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En 2007, S?gol?ne Royal croyait encore en ses chances pour 2012, se disant la seule socialiste de l?histoire ? avoir recueilli le 6 mai 2007 autant de suffrages?: 16?790?440 voix (sauf qu?avec la croissance d?mographique, c??tait encore insuffisant pour battre Nicolas Sarkozy).
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En 2008, l?ann?e du congr?s si prometteur, c??tait celle de Bertrand Delano?. Le maire de Paris avait pour ambition de diriger son parti pour le mener ensuite ? l??lection pr?sidentielle. Son ?chec au congr?s de Reims a mis rapidement un terme ? cette ambition.
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Dans la balance, il ne reste donc plus que S?gol?ne Royal et Dominique Strauss-Kahn. On pourrait ?videmment imaginer une candidature de Martine Aubry qui, depuis quelques semaines, gagne des points dans les sondages (10% de plus que S?gol?ne Royal quand m?me), mais si elle sait rassembler sur sa gauche, elle aurait beaucoup de difficult? ? communiquer sur son refus d?alliance avec le MoDem tout en ayant des adjoints MoDem ? sa mairie de Lille. Et puis, un joker, Fran?ois Hollande, qui croit malgr? sa tr?s faible notori?t? qu?il serait l?homme providentiel du PS.
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Laurent Fabius?? Il y a renonc?, je crois, assez clairement, admettant qu?il n??tait actuellement plus en position d??tre candidat, ce qui, de sa part, est une position honn?te et lucide pas forc?ment facile ? admettre. Et la nouvelle g?n?ration?? oui, mais qui?? Vincent Peillon, Manuel Valls, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Beno?t Hamon, G?rard Collomb? ou m?me Hubert V?drine si l’on tient compte des noms de domaine r?serv?s sur Internet ? L? aussi, le trop plein fabrique le vide.
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Dominique Strauss-Kahn va donc probablement, dans les mois qui vont venir, b?n?ficier d?une image tr?s positive qui ne sera jamais alt?r?e?: ni par les r?gionales, ni par les al?as de la vie politique ordinaire. Il est au-dessus, ailleurs, absent tout en surplombant.
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Il va faire l?homme providentiel incontournable. Raymond Barre ? partir de 1984 qui devenait de plus en plus ?vident qu?il aurait ?t? le seul ? battre Fran?ois Mitterrand en 1988. Jacques Delors en 1995, le seul ? battre? ?douard Balladur. Ou encore ce Lionel Jospin de 2002, s?r de lui, de son bilan, de son intelligence, en avance dans les sondages sur son concurrent Jacques Chirac.
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Attentisme contreproductif
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yartiDSKaa41Oui, mais. Le probl?me de Dominique Strauss-Kahn, c?est que c?est un dilettante. Un dilettante politique dans les faits. Peut-?tre par peur de tuer, par fid?lit? ? son parti, par absence de strat?gie claire. Mais dilettante.
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Dominique Strauss-Kahn ?tait, d?s 1997, le dauphin potentiel de Lionel Jospin, avec une rivale, Martine Aubry (d?sormais alli?e depuis un an). Le probable Premier Ministre d?un Lionel Jospin Pr?sident en 2002. Son ?viction du gouvernement le 2 novembre 1999 pour cause d?affaire MNEF a un peu terni l?h?ritier naturel.
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Et ? ce titre, Dominique Strauss-Kahn a ?t? un excellent porte-parole dans les soir?es ?lectorales. Refusant toute abstention et choqu?e m?me de l?attitude de Lionel Jospin, il fit appel sur les plateaux de t?l?vision d?s le soir du 21 avril 2002 ? voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen (rappelons que Lionel Jospin, prisonnier d?un ego vex?, s?est abstenu).
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Mais il aurait d? aller plus loin, d?autant plus que Lionel Jospin avait annonc? clairement la couleur de son abandon. Dominique Strauss-Kahn aurait d? tout de suite relever le poing et annoncer qu?il voulait prendre la suite. Il y aurait eu parmi les ?l?phants beaucoup de bousculement, mais il les aurait pris de vitesse et aurait pu poursuivre avec la bataille des ?lections l?gislatives de juin 2002 que Fran?ois Hollande a donc d? mener. ? l??poque, S?gol?ne Royal n?avait pas encore ?t? « fabriqu?e ». En revanche, les ambitions pr?sidentielles de Nicolas Sarkozy ?taient d?sormais tr?s claires.
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Cinq ann?es pour pr?parer une candidature ? l??lys?e, ce n??tait pas de trop. Je rappelle quand m?me le nombre d?ann?es qu?il a fallu ? chaque Pr?sident de la R?publique pour ?tre ?lu ? partir de l’expression publique?de?son ambition pr?sidentielle?:
Charles De Gaulle?: 12 ans (c?est un peu sp?cial, car coll?ge ?lectoral r?duit).
– Georges Pompidou?: 7 ans.
– Val?ry Giscard d?Estaing?: 12 ans.
– Fran?ois Mitterrand?: 16 ans.
– Jacques Chirac?: 19 ans.
– Nicolas Sarkozy?: 5 ans.
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Le syst?me politique fran?ais laisse peu de chance ? des ?ventuels Barack Obama de venir en irruption dans le d?bat pr?sidentiel.
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En prenant date en 2002, Dominique Strauss-Kahn aurait pu construire une opposition solide sans probl?me de leadership. Il n?a pas os?. Il n?a peut-?tre pas voulu?? Il pensait que le succ?s ?tait dans une guerre de lenteur. Que l??l?phant qui se d?clarerait le premier allait perdre. Finalement, aucun ?l?phant ne partit et c?est S?gol?ne Royal qui gagna sans trop de suspens la primaire socialiste du 16 novembre 2006.
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Dominique Strauss-Kahn avait pourtant rassembl? Michel Rocard, Lionel Jospin, Robert Badinter etc. mais n??tait rien au regard des sondages. Et il avait os? se revendiquer ouvertement de la social-d?mocratie, rompant avec les dogmes de fa?ade du socialisme fran?ais de l??poque Guy Mollet-Fran?ois Mitterrand.
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Au second tour du 6 mai 2007, nouvel ?chec des socialistes, l? aussi Dominique Strauss-Kahn avait un beau discours sur les plateaux de t?l?vision sur un PS ? reconstruire. On avait m?me l?impression que cette fois-ci, d?brid? par l??chec de S?gol?ne Royal, il allait enfin donner de la voix. Finalement, non. Ni ce soir-l?. Ni les mois qui suivirent. Car pendant ce temps, il se pr?parait ? devenir le directeur g?n?ral du Fonds mon?taire international (nomm? le 28 septembre 2007, en fonction le 1er novembre 2007 pour cinq ans).
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D?mocratie sociale et social-d?mocratie
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Bien que d?origines « jospino-mitterrandistes », Dominique Strauss-Kahn reprend la tradition de la deuxi?me gauche, celle « moderne » de Michel Rocard et de Jacques Delors qui se veut r?aliste et pas utopique.
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Concr?tement, son positionnement social-d?mocrate aurait d? ?tre une aubaine pour la candidature centriste de Fran?ois Bayrou. L?id?e de ce dernier aurait ?t? de faire ?clater le PS et de r?cup?rer la branche strauss-kahnienne.
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Mais cette branche-l?, en fait, depuis deux ans, n?existe plus vraiment. Ses amis sont partis dans des courants tr?s diff?rents, mais on peut penser que les sondages les aideraient ? retrouver leur ancienne loyaut?.
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Et les ?lecteurs dans tout ?a??
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En quittant la sc?ne nationale, il est peu probable que Dominique Strauss-Kahn puisse gagner une ?lection pr?sidentielle. Car cette ?lection se gagne par la rencontre avec les ?lecteurs. Jacques Chirac avait bien compris en 1994, ? l??poque o? l?on donnait ?douard Balladur ?lu presque d?s le premier tour. Or, Dominique Strauss-Kahn, selon une remarque d?un journaliste, pr?f?rerait la fr?quentation des chefs d??tat et des grands patrons ? la rencontre des ouvriers, des employ?s, des ?lecteurs de son pays.
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S?il est aussi haut dans les sondages, c?est surtout parce qu?il repr?sente une position mod?r?e, raisonnable, acceptable par beaucoup de monde, y compris des personnes qui ne sont pas dans le m?me « camp » que lui. Mais lorsqu?il s?agira de mettre le bulletin dans l?urne, l?exp?rience a montr? que cette cohorte de sympathisants regagnent leur « camp » sans se pr?occuper de la sympathie qu?ils peuvent avoir pour la personnalit?. La forte popularit? d?une Simone Veil et m?me d?un Raymond Barre n?a jamais pu se traduire en victoire ?lectorale. Cette m?saventure aurait sans doute eu lieu en cas de candidature de Jacques Delors en 1995 (Lionel Jospin y avait finalement termin? en t?te du premier tour alors qu??tait s?rieusement envisag? un duel au second tour entre Jacques Chirac et ?douard Balladur).
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Une?primaire retard?e, le sc?nario catastrophe bis
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Le principe d?une nouvelle primaire pour d?signer le candidat socialiste de 2012 devient d?terminant dans l?attitude de Dominique Strauss-Kahn. Il a tout int?r?t ? ce que la primaire se d?roule le plus tard possible, c?est-?-dire comme pour la pr?c?dente, vers l?automne 2011. Son mandat au FMI aurait ?t? largement entam? et sa d?mission ne serait pas synonyme d?abandon apr?s quatre ans de mandat (comme Horst K?hler). Martine Aubry, premi?re secr?taire du PS, a, elle aussi, tout int?r?t ? retarder le plus possible cette primaire afin de conserver sa fragile autorit? au sein du PS. Seule S?gol?ne Royal aurait int?r?t ? organiser une primaire le plus t?t possible afin de mobiliser ses troupes de militants.
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D?un point de vue tactique, S?gol?ne Royal a ?videmment raison. La primaire de 2006 avait consid?rablement plomb? les soutiens de la candidates socialistes qui ne lui ?taient pas favorables initialement (tout le monde n?est pas Barack Obama qui a r?ussi ? rassembler les ?lecteurs d?Hillary Clinton).
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Pour devenir un candidat cr?dible et reconnu par les siens, il aurait fallu organiser cette primaire d?s 2008, au m?me moment que le congr?s de Reims, or, tous les responsables socialistes ?taient d?accord au contraire sur ce seul point?: ne pas d?signer le futur candidat. 2012 risque donc de renouveler 2007 de fa?on assez pr?visible.
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Ni Nicolas Sarkozy ni Fran?ois Bayrou n?ont cet handicap de l?gitimit? ? se pr?senter. Et ? ?tre reconnus comme candidats « naturels ». Ni S?gol?ne Royal bien s?r.
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Que manque-t-il ? Dominique Strauss-Kahn??
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Si sa cr?dibilit? politique et sa cr?dibilit? ?conomique ne sont pas en cause, la question de la cr?dibilit? ?lectorale de Dominique Strauss-Kahn reste enti?re. Comment b?tir un mouvement ?lectoral suffisamment puissant dans chaque commune, dans chaque canton si le candidat est en permanence ? l??tranger??
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Il aurait ? r?pondre ? ce slogan relativement destructeur?: « candidat de l??tranger » ou ? se justifier de son opposition ? Nicolas Sarkozy dont les relations restent ?quivoques (des rumeurs en faisaient m?me son Premier Ministre en 2009).
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Il va devoir m?nager la ch?vre (ses fonctions actuelles) et le chou (une hypoth?tique ?lection ? l??lys?e).
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En refusant de se consacrer totalement ? sa candidature ? l??lection pr?sidentielle, Dominique Strauss-Kahn, comme il en a maintenant l?habitude, risquerait d?hypoth?quer ses derni?res chances pourtant r?elles (il aura 63 ans le 25 avril 2012).
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Une perspective de candidature somme toute peu envisageable
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Le sc?nario de sa candidature para?t donc bien compromis en raison du double saut d?obstacles?: la primaire socialiste et l??lection elle-m?me. Pourrait-il ne pas d?missionner du FMI en ?tant candidat ? la primaire?? Et s?il d?missionnait du FMI et qu?il perdait la primaire, il aurait « tout » perdu?? Pourrait-il ?tre candidat sans diriger son parti, ce qui avait ?t? le grand handicap de S?gol?ne Royal en 2007??
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Il serait en fait tent? d?imaginer le sc?nario des Verts de 2002 (Alain Lipietz d?sign? en primaire puis y renon?ant au profit de No?l Mam?re). Ne pas participer ? la primaire, favoriser alors la candidature-cheval de Troie de Martine Aubry et meilleur dans les sondages, la remplacer dans les derniers mois de la campagne.
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Ce sc?nario de candidature « servie sur plateau d?argent » aurait l?avantage de rester au FMI et de ne prendre aucun risque ni personnel ni politique, mais c?est sans doute ne pas comprendre qu?une fois le candidat du PS choisi et investi par la base, celui-ci serait convaincu qu?il serait le meilleur (puisqu?il aurait gagn? la primaire), et c?est pourquoi en 2007, S?gol?ne Royal n?avait aucune raison de c?der le pas ? un Michel Rocard tellement hors du temps que sa proposition ?tait peut-?tre ? comprendre dans un r?pertoire comique.
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L?autre sc?nario, sans doute le plus dangereux pour Nicolas Sarkozy, ce serait que Fran?ois Bayrou et Dominique Strauss-Kahn se mettent d?accord avant le premier tour pour pr?senter un projet politique commun, l?un candidat ? l??lys?e, l?autre ? Matignon. Mais seraient-ils capables de s?entendre?? et qui devrait quitter son parti d?origine??
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DSK delenda est
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Dans cette perspective, m?me si elle a actuellement des sondages plut?t m?diocres, S?gol?ne Royal a sans probl?me sa cr?dibilit? de candidate (elle l?a ?t? et a fait un score loin d??tre ridicule en comparaison avec le Lionel Jospin de 2002), ce qui est un avantage sur ses concurrents socialistes.
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Et le Pr?sident de la R?publique Nicolas Sarkozy pourrait alors envisager sa possible r??lection avec une assez grande s?r?nit?.
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? moins que?
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Sylvain Rakotoarison (22 d?cembre 2009)
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Pour aller plus loin?:
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