Accueil / A C T U A L I T É / Disparition d’Emiliano Sala : un rapport nébuleux, mais des découvertes explosives (5)

Disparition d’Emiliano Sala : un rapport nébuleux, mais des découvertes explosives (5)

Nous avons abordé dans l’épisode précédent le problème des gestions offshore d’entreprises ou de clubs de football, tout un système chargé soit de contourner les lois fiscales contraignantes d’un pays, soit carrément de noyer les enquêteurs dans un dédale de sociétés afin de réaliser des ventes illicites. 

Si on vu que la cocaïne, l’héroïne ou les amphétamines occupent une bonne part de ce marché obscur et tentaculaire, un autre type de ventes permettant de très hauts profits est l’un des points d’aboutissement obligé : c’est celui des armes, bien sûr.  Après la drogue, c’est ce qui rapporte le plus on le sait bien.  Aussi n’est-on pas trop étonné de retrouver un néo-zélandais cité précédemment, dans ce circuit, et pire encore, son propre fils qui semble avoir pris le relais du père, en s’affichant à Londres… dans une ces trop nombreuses sociétés de gestion déportée, bien sûr aussi !  Celles qui gèrent aussi des clubs de football !!!

Des armes provenant des anciens dépôts soviétiques ou de l’Ukraine principalement, l’occasion de revenir ici sur un épisode marquant de ces dernières années, à savoir la découverte de ventes d’armes lourdes grâce à une attaque de pirates somaliens, qui s’attendaient à tout sauf à tomber sur tout un lot de chars T-72… les clubs de foot, gérés comme les entreprises que je viens de citer, n’étant pas en reste question opacité, comme on l’a vu et comme on va à nouveau le voir… hélas.  C’est bien une mafia du foot qui a monté depuis quelques décennies, une mafia très proche parfois de l’originale, dont elle copie les codes, avec étalage de richesses sans vergogne et un réel mépris de la vie humaine.  Emiliano Sala, délaissé, vendu au plus offrant a été sacrifié sur cet autel du profit sans foi ni loi.  Il y a en effet des responsables à sa disparition.  Et j’espère bien qu’ils seront jugés un jour.

Avec au bout, une livraison de 35 tonnes d’armes…

L’un des noms qui revient le plus dans ces lites c’est Nicholas Henry Thom, qui nous emmène en Nouvelle-Zélande, cette fois (1), pour y retrouver une vieille connaissance : « apparaît plusieurs fois dans le registre des sociétés britanniques et a été impliqué dans six sociétés néo-zélandaises. Parmi les sociétés britanniques, il semble que, selon Weissman Advisory Ltd, elle ait succédé à Priscila Luster Taylor en tant que directrice au début de 2012, en tant que femme de Geoffrey (ps : c’est Geoffrey Taylor, le multicartes,  dont j’ai déjà parlé ici …. et ailleurs !) » M. Thom a donné une adresse à l’île Maurice pour cette société, mais pas pour les sociétés néo-zélandaises, mais certainement pour celle créée par Angélique Lilley de Nelson, Agrovita Shipping et Trading Ltd. L’actionnaire d’Agrovita était un autre associé de Taylor, Leah Tourelo du Vanuatu, mais la société a été supprimée à la fin de 2014. Il existe également une société Agrovita Shipping and Trading Ltd enregistrée en Grande-Bretagne, bien qu’elle semble en danger d’être radiée. « Elle est dirigé par Diederick Petrus Naude, qualifié de spécialiste en instrumentation. Mais M. Naude apparaît quatre fois dans les Panama Papers et une fois dans les Bahamas Leaks. Il est lié à de nombreuses sociétés offshore ainsi qu’à d’autres administrateurs nommés plus connus. »  Pour mémoire, le fameux Geoffrey Taylor (ici à gauche) est l’affréteur, via ses sociétés GT Croup Ltd et de GT Capital Ltd (à Hong Kong) de l’Ill-76 contenant plus de 30 tonnes d’armes intercepté à Bangkok le 13 décembre 2009, une affaire à l’origine de l’arrestation de Viktor Bout.  Je vous en ai reparlé récemment ici-même.  La société-écran créée en Nouvelle-Zélande pour la circonstance s’appelait SP Trading, inscrite au Vanuatu ! « Le 3 septembre 2010, neuf mois après les faits, on découvre enfin qui se cachait derrière le nom de Lu Zhang, la directrice de SP Trading Ltd, la firme ayant conclu le contrat de livraison.  Elle est âgé de 28 ans et c’est… une ancienne employée d’un Burger King d’Auckland !  Comme adresse personnelle, elle possédait en effet la même que les 2496 entreprises citées !  L’histoire qu’elle raconte aujourd’hui est assez incroyable et dénote du cynisme et des pratiques de Geoffrey Taylor et de son entourage : elle avait été recrutée en 2008 par Taylor et ses deux fils dans sa société Global Fin Net, pour y effectuer des tâches administratives seulement.  » Une autre employée de GT Group, Nesita Manceau, de Port Vila (la capitale du Vanuatu), en dirige autant ou presque. C’est la directrice, elle, de SP Trading, la firme mise en cause dans le transfert d’armes de Thaïlande, appartenant à Vicam (Auckland) Ltd.  Bien entendu le nom de Nesita Manceau fait rebondir sur toutes les autres firmes virtuelles, telle ici BMI Consulting ltd (bmiconsulting.co/uk/management.php).  Son adresse étant alors 72 New Bond Street, Mayfair, London.  La liste où elle figure comme directrice est assez sidérante…. car elle tient sur 13 pages consécutives….
Des marchands de mort au coin de la rue (à Bedford Street)
Le 6 septembre 2017, sans trop de surprises, on retrouvait Ian Taylor, le fils du précédent, basé à Gold Coast, mais inscrit à Londres, celui derrière SP Trading Ltd, derrière un autre envoi d’armes.. au Sud Soudan : « Amnesty International n’a pas été en mesure de déterminer si certaines des armes énumérées dans ces documents ont été livrées au Soudan du Sud. Cependant, une entreprise britannique aurait pu violer les lois britanniques relatives au contrôle des exportations en participant à la négociation d’un accord sur les armes avec le Sud-Soudan. «  Outre l’accord sur le Soudan du Sud, des documents examinés par Amnesty International font état d’une série d’offres commerciales et de négociations contractuelles impliquant S-Profit Ltd – certaines inachevées – pour la fourniture future de véhicules blindés, d’armes et d’avions à l’Égypte, au Sénégal et au Mali. Au Rwanda, en Ukraine et au Pérou, ainsi qu’à des sociétés privées situées en Serbie, en Ukraine, en Pologne et en Australie. Amnesty International n’a pas été en mesure d’identifier les licences britanniques de contrôle du commerce pour ces négociations ou accords. «  Taylor était l’unique actionnaire de S-Profit lors de son enregistrement au Royaume-Uni en 2011. Le directeur était le national ukrainien Artem Zabora. M. Taylor a déclaré à Amnesty International qu’il ne connaissait pas S-Profit. « À part que j’ai été nommé directeur de cette société au Royaume-Uni ». Il a également déclaré « qu’il n’avait jamais enregistré d’entreprises britanniques », mais était « conscient que certains médias ont présumé que je fournissais ce service ». La presse britannique évoquera, en titrant l’affaire « The Bedford Street Arms Brokers », l’adresse de S-Profit Ltd comme étant au 43 Bedford Street à l’« Office 11 », où il n’y avait qu’une boîte aux lettres, le bureau 11 n’existant pas, mais avec 100 adresses d’entreprises y pointant.  Malgré ça, S-Profit avait réussi à importer et réexporter des missiles S-125 Neva/Pechora de six mètres de long !  Sans trop de surprises non plus, la poupée russe de Ryan contenait une autre entité :  « Denis Petrov, l’unique administrateur et actionnaire d’ECS Ltd, qui fournit également la même adresse à la Gold Coast (Petrov apparaissant en France chez DP Trading, enregistré à Bloulogne Billancourt une entreprise de « ventes de voitures ! »).  Petrov était également directeur de Centillion General Holding Ltd plus tôt cette année (elle avait été « détournée »  par des mafieux italiens). Il est également administrateur de BDN International Ltd, société enregistrée en Nouvelle-Zélande, dont la société mère est une société du même nom située au Vanuatu. Le profil LinkedIn de Petrov indique qu’il est basé à Shanghai et propose « des services de constitution en société et de secrétariat en Asie-Pacifique et dans le monde entier ».  Petrov s’intéresse aux sociétés britanniques incorporées par les Taylor et aux sociétés australiennes associées à Burslem. Encore une fois, Petrov n’a pas répondu aux questions de interest.co.nz. »
Retour à l’affaire du Faina
Les pirates somaliens crève-la-faim ne savaient pas ce qu’allait produire comme déflagration le fait d’être monté à bord d’un cargo et de le prendre en otage ses marins et sa cargaison. Cela se passait en septembre 2008 et je vous avais expliqué ce que l’on avait trouvé dedans : des chars d’assaut ukrainiens, 33 chars T-72, plus des lance-grenades et des munitions pour armes légères (voir ici la description de son contenu).  Selon certains observateurs, ce n’était la premier voyage du genre, les premiers étant passés inaperçus … car pas attaqués par les pirates somaliens !  Le cargo s’appelait le Faina, et tout de suite on n’avait pas trop bien compris à qui il appartenait : on citait alors l’obscure Waterlux AG.  Comme président, étrange cas de figure encore, la société avait… deux autres entreprises en effet : deux autres sociétés panaméennes:  Systemo AG et Cascado AG.  En déroulant leurs poupées russes, on découvrait enfin que le président de Cascado AG était un letton  appelé Vanagels et le trésorier un deuxième letton appelé Gorin. Fait amusant, comme dirigeants de Systemo AG c’était les mêmes, à part que les postes étaient inversés ! D’autres avaient découvert d’autres poupées russes imbriquées dans le système : « selon Mike Lewis, l’auteur de l’enquête sur SAS, la société à l’origine de la première expédition était une société enregistrée au Royaume-Uni. Marine Energy Trading Company LLP (METCO), avec le contrat d’affrètement signé par Vanagels, Gorin et un autre Letton, Voldemar Spatz, représentant deux sociétés enregistrées aux îles Vierges britanniques: Milltown Corporate Services et Ireland & Overseas Acquisitions Ltd. »  On avait bien là ce que l’on vient de décrire :  des sociétés fantômes, avec des directeurs jouant les passe-murailles !
Jouer aussi avec les prix des produits pharmaceutiques
Peut-on faire pire encore ? Oui, hélas… « En juin 2011, un tribunal de l’État de l’Oregon aux États-Unis a ordonné à une société «locale», Olden Group LLC, de rembourser près de 60 millions de dollars à la société ukrainienne Ukrvaktsina. Selon la plainte déposée par la société ukrainienne, Olden Group aurait comploté avec Interfarm, une autre société ukrainienne, pour surpasser la société d’État de plusieurs millions de dollars pour l’achat de vaccins par la fraude, le blanchiment d’argent et d’autres actes criminels. Dans le cadre de ce programme, Interfarm et Olden Group ont eu recours à un ensemble de sociétés écrans pour revendre sans cesse les mêmes produits afin de gonfler les prix et de dissimuler leurs activités. Olden Group avait des comptes bancaires à la banque lettone Parex.  Olden n’était pas la seule entreprise. Une enquête commandée par le gouvernement ukrainien et menée par le cabinet d’avocats américain Trout Cacheris a établi qu’une majorité des 44 millions de dollars américains d’achats de vaccins, de produits pharmaceutiques et de fournitures médicales en 2008 et 2009 avaient été passés par des sociétés écrans agissant en tant qu’intermédiaires servant à faire baisser les prix d’achat (…).  Selon l’enquête, parmi les sociétés impliquées dans le stratagème corrompu figuraient un nombre lié à Vanagels et à Gorin, ainsi qu’à un autre nom letton, Juri Vitman.  Dans l’enquête, Vitman a été nommé directeur de la société britannique Eurostate.  Eurostate a agi en tant qu’intermédiaire en vendant des vaccins à l’un des cinq importateurs de produits pharmaceutiques agréés: Tri-Tsentralny Aptechny Sklad. Le secrétaire d’Eurostate était une société enregistrée aux États-Unis, Bonita LLC, qui avait été créée à son tour par les deux sociétés, Milltown Corporate Services et Ireland & Overseas Acquisitions Ltd., avec les administrateurs Vanagels et Gorin, selon Trout Cacheris. Dans la même enquête, Vitman a également été nommé à même la direction d’une société britannique appelée Emansis Ltd., liée à l’achat frauduleux de matériel médical en provenance de Chine. Emansis Ltd. a également pour administrateur de société une société chypriote, Fynel Limited, qui appartient à Gorin et dont Vanagels est l’un des administrateurs. Gorin, Vanagels et Vitman sont liés en tant qu’administrateurs et actionnaires de centaines de sociétés au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis, en Irlande, à Chypre ainsi que de sociétés de juridictions offshore classiques telles que les îles Vierges britanniques et le Panama. Les sociétés qu’elles contrôlent agissent à leur tour en tant qu’administrateurs ou actionnaires de centaines, voire de milliers de sociétés supplémentaires. Ses principales sociétés sont Milltown Corporate Services et Ireland & Overseas Acquisitions (société constituée en Irlande, aux Îles Vierges britanniques et au Belize), Fynel Ltd, société constituée à Chypre, Jargon Management, également à Chypre, et les trois sociétés panaméennes: Systemo AG, Cascado AG. et Integri SA (vu plus haut déjà). Et leur activité ne se limite pas à corrompre les marchés publics ou les contrats d’exportation ukrainiens. Les entreprises omniprésentes sont impliquées dans des dizaines de cas de fraude et de sous-facturation de factures import-exportation de niveau inférieur en Russie et dans d’autres pays de la CEI. Il s’agit généralement de cas d’évasion fiscale qui sapent les budgets de l’État et laisser les employés publics – enseignants et médecins – appauvris et les infrastructures en ruine. Loginex Projects, une société créée par Gorin via Ireland’s Overseas Acquisitions et Milltown Corporate Services de Goragel, a été désignée, dans une décision de la Haute Cour britannique, en octobre 2011, comme l’une des nombreuses entreprises utilisées par Mukhtar Ablyazov (lire ici) ancien président de la Kazakhstan Bank BTA, pour déplacer un peu plus de 1 milliard de dollars sur un compte Trasta Kommercbanka, basé en Lettonie ».
Peter Burslem (aux 43 déclarations d’entreprises en ce qui le concerne (2) étant le lien entre ces sociétés, installé au 4 eme étage du 228 Queen Street, à Auckland, Ausecompany (ausecompany.com.au), et qui pointait vers la Chine, l’Espagne, Hong Kong, Belize, la Turquie, et la Malaisie. On y trouvait FX Intelligence,  mais aussi Advanced Global Markets Ltd (ag-markets.com), ACN Trading Service Ltd (fxacn.com/zh-cn). Tahoe Group International (tahoefx.com/index.php) EFX Capital Markets Ltd (efxprime.com) ou Golden Palace Global Ltd. et BeyondPlus Global Trading Ltd. Markets Direct Financial Group Ltd, Pacific Trade Ltd, la plupart enregistrées en Chine, mais aussi Wealth Bond Global Ltd, Titan FX Ltd (titanfx.com) (inscrit aux St-Vincent et les Grenadines) ou encore OD Markets Ltd, inscrit en Malaisie !  Un Burlsem, ça ne s’invente pas, qui se déclare sur Twitter grand fan de… West Ham (ici à droite) !  Le 2 février (2019) dernier, Bélize décidait (enfin) de sévir en publiant une liste de gestionnaires de fonds, de courtiers en options binaires et d’options de change qui ne seront « plus autorisés à fournir des services d’investissement professionnels à des clients nationaux sans autorisation en bonne et due forme, cette pratique sera considérée comme une infraction pénale ». Parmi eux, le FXGroup ! « IFSC avait au départ émis un avertissement concernant le promoteur et le courtier de cryptomonnaie non autorisés OneLife Network (onelife.eu/en). « D’origine italienne » (et ici en photo en Bulgarie) ! A l’origine du scandale du OneCoin, un schéma de Ponzi bien traditionnel pourtant !
Et le foot dans ce sytème ?
Eh bien c’est le lieu même de cette déviance financière, on n’en veut comme exemple ce document éclairant et fondamental de Ouest-France: « pour voir le genre de dommages que le secret peut faire dans le monde du football, il suffit de regarder le désordre actuel à Leeds United. Gulf Finance House (GFH) a assumé la responsabilité de Leeds en 2012. La société a acheté le club par l’intermédiaire d’une société de Dubaï et en a transféré la propriété à LUFC Holdings Limited, basée aux Îles Caïmans. David Haigh (ici à gauche), qui a négocié l’accord, se trouve actuellement dans une prison de Dubaï parce que GFH l’accuse ou a pris de l’argent illégalement à la société propriétaire du club. Haigh, qui n’a pas été inculpé, affirme qu’il est innocent. Leeds appartient maintenant à Massimo Cellino (ici à droite), qui a été condamné en Italie pour fraude fiscale et à qui il a été ordonné de renoncer à sa propriété de Leeds. Comme le rapporte David Conn dans le Guardian, les avocats de Cellino auraient affirmé que la propriété était en réalité au travers d’une société cachée et non à lui personnellement – malgré la déclaration antérieure aux autorités du football selon laquelle Cellino avait acquis une participation majoritaire. La dernière en date est que Cellino a déclaré s’être retiré de sa participation minoritaire dans le club, qu’il avait toujours eu l’intention de le faire et qu’il était innocent. Tout au long de ces différents épisodes, une plus grande transparence financière aurait peut-être profité aux supporteurs ou à Leeds et amélioré la fortune du club sur le terrain. Remarque: Leeds ne figure pas dans la ligue offshore, car les déclarations publiques indiquaient que Cellino détenait une participation majoritaire, par l’intermédiaire d’une société britannique (Eleonora Sport Ltd).  Eleonora Sport Ltd n’a toujours pas ouvert de comptes. Aucune complication liée à la propriété de Cellino – y compris la possible implication de juridictions offshore – n’est visible par le public » !!!  A noter que Eleonora Sport Ltd est géré par Cargil Management Services Limited, qui en est à 1,169 apparitions à la tête de sociétés !!! Son adresse (ici à gauche) étant la même que celle de la « Guilde des Coiffeurs et des Parfumeurs », celle du « plombier Hurell » (Hurellplumbing.co.uk/electrical), ou celle des « disques Pharos », qui éditent le reggae éthiopien de The Amharic !!!  Ou plus précisément celle d’un cabinet comptable (gibsonboothuk.co.uk) !  Pour mémoire, les fils de Willie McKay avaient débuté à… Leeds !!! 
A l’origine de la machine à laver de la Troïka
Des prêts faramineux ont été négociés avec les banques, pour gérer des clubs devenus gourmands en ressources, poussés par l’avidité des agents de joueurs, et certains ont faillit en mourir : « le problème est que ces prêts peuvent être rappelés et que si un propriétaire choisissait de le faire, le club aurait énormément de difficultés. Beaucoup de clubs vivent ou meurent dans le jeu offshore, dépendant d’une dette sous le contrôle d’une personne. Si un propriétaire devait soudainement faire appel aux prêts, la partie serait finie. C’est essentiellement ce qui est arrivé à Hearts, un club d’Édimbourg. En juin 2013, le club s’est inscrit. Un mois plus tôt, le propriétaire du club, Vladimir Romanov, avait fui sa Lituanie natale après avoir été inculpé pour des millions des institutions financières qu’il avait créées.  Ces banques (Ūkio Bankas, pour Antonov) avaient des obligations administratives et étaient obligées de faire appel à leurs dettes. Ils avaient prêté 25 millions de livres au club. À la suite, l’ensemble de l’équipe de Hearts a été mise en vente. Le club aurait pu perdre son stade puisque le terrain était mis en garantie des emprunts. À la fin, un programme de sauvetage, a été mis en place et le club et la propriété duc club est devenu celle des fans. Cependant, le club dansait avec la mort, les créanciers tardant à conclure un accord. Hearts est entré sous tutelle et a été amarré à 15 points pour la saison 2013-14, une déduction qui s’est avérée décisive puisqu’ils ont été relégués cette année-là. Le club est maintenant de retour dans la Première Ligue écossaise. » Il est beau, le foot business ! Aujourd’hui que l’on découvre la Troika Laundromat, on s’aperçoit qu’à la base il y avait la Lettonie et… Antonov !
Mafia et foot business : le même milieu, les mêmes règles, les mêmes déviances
Les exemples abondent de liens entre mafia et football (et footballeurs, et parfois chez les meilleurs).  Je ne vais en rappeler qu’un, cité dans Pièces à convictions à propos des transferts de Marseille, auxquels Willie McKay a grandement participé comme on le sait (j’aurais pu évoquer la descente aux enfers de la star brésilienne Emiliano – quelle patate – passé en Italie seulement dans sa météoritique carrière.  Il est passé au Commando Vermelho, gang bien connu ici).  « A cette époque, le milieu du banditisme serait parvenu à récupérer de l’argent sur les mouvements de joueurs au club phocéen. Le tout avec la complicité des dirigeants. Une pratique évidemment démentie par certains, mais confirmée par d’autres. A l’image de Frédéric Dobraje, l’agent de Robert Pirès qui a subi des pressions de la pègre locale. « A la fin de sa deuxième saison à Marseille, Arsenal voulait absolument Robert. J’ai fait la transaction avec Arsenal et Arsenal m’a rémunéré, un montant de 8% sur les rémunérations du joueur », a raconté l’ancien gardien de but, qui ne pensait pas avoir affaire à François Vanverberghe, le neveu du célèbre parrain « Francis le Belge ».« Une fois que tout était acté, je me trouvais sur une île dans le sud de la France et, au moment d’aller à l’embarcadère, je suis tombé sur trois personnes qui m’ont « approché » en me disant : « Comment on fait ?  On fait 50/50 ? » Je demande : « 50/50 sur quoi ? » « Ben, sur la somme que tu vas toucher à Arsenal. » Je comprends alors une chose, c’est que puisque je n’ai jamais vu ces gars-là, qu’il y a quelque chose qui s’est tramé dans mon dos », a dénoncé Frédéric Dobraje à visage découvert.  Robert Pirès, a été approché ensuite à 38 ans pour finir sa carrière par … le club de Doncaster, le fief chevalin de Willie MCKay, qui était alors son agent pour ce fameux recrutement qui au final ne se fera pas !!!  Doncaster, et son recrutement par millions (3) dont Hadji Diouf et Pascal Chimbonda (ici à gauche encore étonné sans doute par son propre transfert), deux autres « produits » McKay !), qui ne servira à rien… sauf à remplir les poches de Willie McKay, qui amènera également dans les bagages de son avion Mahamadou Diarra pour le faire débarquer à Fulham, où Willie avait réussi à fourguer 32 millions André-Frank Zambo Anguissa (ici à droite) :  à l’époque la meilleure vente de Marseille et le plus gros achat du club anglais (un vrai jackpot a-t-on écrit) !  Le cas d’Anguissa, était arrivé pour de Reims  pour moins d’un million en 2015 :  le tarif avec lequel Emiliano était passé à Nantes… et voir sa valeur multipliée par 17 grâce à son talent, sa sueur, sa hargne… et les prix artificiels montés en épingle par ce hâbleur de Willie McKay, qui n’avait pourtant pas le droit de s’occuper de lui !!!  Quant à Fulham, le club doit être ravi en ce moment de s’être fait berner par les tarifs de Willie : il est en ce moment avant-dernier et peut donc être relégué (il est à 57 points en effet du leader Manchester City) !!! Pendant ce temps, le jeune Emiliano, à cent lieues de ces magouilles, déclarait que « les gens croient toujours que si je me donnais à fond quand j’étais prêté par Bordeaux, c’est parce que je voulais prouver quelque chose aux Girondins, mais non. Je me battais pour ma famille, ce sont eux qui m’ont soutenu et qui payaient le centre de formation tous les mois ». Il y avait bien un gars sain quand même dans ce foutoir, et c’était… Emiliano.
Le Wikileaks de la finance dévoyée
Comment avait-on appris tout cela, et bien c’est simple. Discrètement, un clone discret de Bradley Edward  Mannings, aujourd’hui Chelsea, comme on sait, avait refilé un trésor d’informations… beaucoup plus vaste que les fichiers de Wikileaks, car le 4 avril 2013 en effet est arrivé sur le bureau du consortium de journalistes, étudiant alors les fameux Panama Papers, un disque dur contenant environ 260 gigaoctets de données, soit 160 fois plus que ce qu’avait livré WikiLeaks en 2010  !!! « La livraison incluait 2,5 millions de fichiers contenant 30 ans de sociétés et de fiducies offshore et leurs connexions avec des particuliers et des entreprises dans plus de 170 pays et territoires. Il a fallu 86 journalistes de 46 pays et 38 partenaires médiatiques pour passer au crible les dossiers et tenter de décrypter « le plus grand stock d’informations sur le système offshore jamais obtenu par l’organisation de médias »... Et parmi tout ça, des clubs de foot, des joueurs, dont un bien en vue, roi sur le terrain et empereur offshore (dans « un compte suisse détenu par une société écran immatriculée aux Iles Vierges Britanniques » mais aussi à Jersey et au Luxembourg), des agents (ah tiens, celui de Ronaldo mais aussi de Falcao, de Monaco), des dirigeants…

Des mensonges jusqu’au bout chez les McKay !

Le tableau n’est guère reluisant, donc.  C’est une sorte de mauvais film qui a défilé durant ces cinq épisodes… (4) Revenons à nos fameux « agents » de joueurs, dont un (le père), on l’a vu tâtait aussi de la coke en 2012… un événement qui avait (trop) vite disparu de sa biographie, comme on l’a vu ici-même.  Un McKay « réfugié » à Monaco et qui n’a plus le droit de s’occuper de footballeurs alors que l’on sait qu’il est personnellement intervenu dans le transfert d’Emiliano pour en faire monter le prix, dûment mandaté par Nantes (5), ce qui était dans son intérêt davantage que celui du joueur qui, lui, souhaitait rester dans ce Club (6).  Une rencontre clairement décrite ici par Arnaud Wajdzik du journal Ouest-France  : « Avec mon autre fils Mark, j’ai rencontré à Paris Waldemar Kita pour discuter des joueurs à Nantes et à l’extérieur. C’était la première fois que je le voyais. M. Kita a parlé des positions de jeu dont il avait besoin, et a proposé quelques joueurs à vendre, sans jamais mentionner le nom d’Emiliano Sala. Je lui ai dit que seul Emi pouvait nous intéresser. Il m’a dit que Sala n’était pas à vendre, je lui ai demandé de nous confier le mandat. En fin de compte, il m’a donné le mandat uniquement parce qu’il voulait connaître sa valeur sur le marché actuel ».  Ce qui s’appelle bel et bien forcer la main, tout en rappelant que Wilie McKay ne pouvait être à ce moment là agent de joueur ! Ce que Valdemar Kita ne pouvait ignorer !!! Les McKay ont depuis avoué avoir finalement payé le voyage au pilote défunt. Un aveu, enfin, de leur part ! Certes, mais aujourd’hui encore, je pense qu’ils sont encore loin d’avoir tout dit. Dans la plus récente interview des du père et du fils, menée par Dan Roan, de la BBC (ici à gauche), leur duplicité a été clairement visible, et leurs propos vite devenus polémiques. Des commentateurs sur Twitter ne se sont pas privés de l’écrire.  La contrition leur va mal, car ils s’empêtrent vite dans les mensonges.  Le même journaliste a surtout révélé à ce moment-là, par la voix des McKay eux-mêmes, que l’infortuné David Ibbotson avait entamé sa formation de pilote commercial (commercial pilot’s licence, ou CPL) à la Cranfield Aviation Training School (cranfieldflyingschool.com)près de Milton Keynes, dirigée par Stuart E Smith, qui propose de la « Night Qualification » mais l’avait interrompue avant sa conclusion car n’ayant même pas réussi à passer le stade théorique !!!  C’est pire encore que ce qu’on avait imaginé jusqu’ici :  avec une telle incompétence, en effet, voler de nuit sans savoir le faire, c’était envoyer Emiliano Sala à une mort certaine !  Leur avion-phare, là-bas dans cette école est un modeste bimoteur Piper PA-44-180 Seminole immatriculé G-BRUX, ici à gauche (et aperçu ici à Bournemouth).  Ils volent aussi sur monomoteur, PA 28 Arrow et Warrior et sur Cessna 152.  On peut voir le 1er mars dernier le Séminole faire des ronds au-dessus de Milton Keynes qui est éloigné à peine de 100 km de… Nottingham !

Selon les McKay, toujours, ils avaient recours habituellement plutôt à Henderson, ce qu’on savait en effet, et avait suivi ses recommandations qui conseillaient son remplaçant… occasionnel, voire d’exception, donc, selon la façon de le présenter par eux. En somme, qu’ils n’avaient jusqu’ici pas recouru à ce second pilote sur cet avion précis, ou qu’Ibbotson n’avait jamais auparavant utilisé cet avion. « Je savais que ce gars était pilote mais je ne le connais pas. J’ignore si c’était un grand ami à lui. Je fais ça depuis de nombreuses années, j’utilise Henderson, et pas seulement lui, aussi d’autres gens comme lui, pour des vols privés » avait dit McKay à Ouest-France, le 19 février dernier. Comment peut-il alors avoir su qu’Ibbotson, qu’il ne « connaissait pas » avait raté sa formation comme il venait de l’avouer à la BBC ???

C’est à nouveau démenti par la photo que je vous ai retrouvée et que personne à ce jour n’avait songé depuis à vous montrer :  celle du 18 août 2018, prise à Newquay, où c’est bien Ibbotson qui était aux commandes du N264DB ! Pourquoi se défiler autant sur l’usage de cet avion fort particulier ? Qu’a-t-il donc fait, cet appareil, en dehors de transporter de gens du monde du football (7) ? Quels ont été précisément ses vols ? Et pourquoi aujourd’hui aussi en rajouter sur l’incompétence mortelle de ce pilote ? Pour éviter de parler de quoi ? Non, elle n’est vraiment pas belle, la mafia du foot business qui a eu raison de la vie d’Emiliano !!!

Un peu de cartographie pour terminer

Bon vous allez me dire tout ça n’a peut-être aucun rapport. Certes, mais reste alors à faire un peu de géographie, après l’histoire ! Sur cette carte, je  vous ai pointé tout ce que viens de vous dire dans ces cinq épisodes. Fort étrangement, les maisons « vides » citées sont dans le même secteur que le fief connu des plus grands dealers qu’ait connu Nottingham… on peut, bien entendu parler de coïncidence. Il ne reste plus qu’à expliciter toutes ces coïncidences fâcheuses !

 

Nota : le 19 mars, une association de charter aérien, la BACA, par la voix de son responsable indique ‘qu’il y a une « croissance souterraine » de vols charters illégaux, ce qui met en danger la légitimité des compagnies de transport aérien. « L’agent (McKay) a déclaré dans le compte-rendu qu’il avait payé pour une série de vols. Nous avons effectué des recherches de base sur tous ces vols et nous sommes plus que jamais préoccupés par le fait que l’on peut se poser des questions à propos de chacun d’entre eux. Il y a suffisamment de preuves circonstancielles ici qui nous incitent à pousser les autorités à mener une enquête approfondie sur les précédents vols pour s’assurer qu’ils étaient conformes. »

Parmi les derniers vols, la BACA a retenu ceux-ci :

Le 5 décembre 2018,  un vol de Stapleford jusqu’à Nantes – avec à bord Neil Warnock, son assistant manager Kevin Blackwell, Willie McKay, son fils Mark McKay pour aller voir Emiliano Sala jouer contre Marseille. Le 6 décembre, retour de Nantes à Cardiff. Les deux vols ont été faits à bord du Pilatus G-KARE, de Flexifly Aircraft Hire Ltd. Le site indique que l’avion est « accessible aux vols « secs » (un billet d’avion vendu sans aucune autre prestation, pas d’hébergement, de circuit, de voiture par exemple) et qu’il est basé à Fairoaks Airport, à 11 miles d’Heathrow.  L’avion est en location façon Uber (co-avionnage), il faut disposer de pilotes, les passagers paient l’essence, une idemnité forfaitaire de perte en cas d’accident, les frais d’atterrissages, le tout doit être payé à l’avance.  On insiste sur les avantages des petits aéroports ici dans la formule. L’avion date de 2010. Sa valeur marchande est d’environ 3,5 millions de dollars.

Le 8 janvier 2019, un vol de Cardiff à Nantes avec Neil Warnock, l’homme de liaison du club Callum Davies, Willie et Mark McKay pour rencontrer Sala et son agent français, avec retour le même jour à Cardiff. Les deux dans le petit jet N531EA, de Channel Jets basé à Guernesey et appartenant à Bruce Dickinson d’Iron Maiden, avec comme pilote David Hayman. L’avion, un Eclipse 500 de 2007 se négocie vers les 1,2 million de dollars.

Le 14 janvier l’agent de Sala, Meissa N’Diaye, effectue le trajet de Paris à Nantes, puis N’Diaye et Sala volent de Nantes à Cardiff pour visiter le Cardiff City Stadium, avec retour à Nantes le même jour, N’Diaye retournant à Paris, toujours en avion et à bord du N843TE de Channel Jets.  L’avion est au même tarif que le précédent, il est du même âge.

Le 18 janvier, Sala s’envole de Nantes direction Cardiff  pour ses examine médicaux, dans le N531EA.  Son agent N’Diaye venu par un vol commercial classique repart à Paris dans l’avion personnel de Lord George Porchester, l’héritier des Carnavon, un Piper PA-46-310P « Jet Prop DLX » à turbine, immatriculé N14EF de 1989, mais plus fiable que le vieil avion d’Ibbotson à moteur à piston. Le pilote issu d’une famille noble (les Carnavon) a été formé par le vendeur, Joe Casey.  C’est un pilote lui aussi de « ferry » qui explique ici le voyage à deux passé par le Groënland pour amener l’avion en Angleterre en partant du Cherokee County Airport, en Georgie. Un Malibu de cet type vaut environ 600 000 dollars.

Le 19 janvier Emiliano repart seul de Cardiff à Nantes dans le N264DB piloté par David Ibbotson et ce n’est que le 21 au soir que l’avion repart à nouveau de Nantes et s’écrase dans la Manche, une heure après avoir décollé. L’avion datant de 1984 avait été acheté dans les 250 000 dollars. De tous les avions empruntés en 2019 par Emiliano Sala, le dernier est le seul à moteur à pistons, le plus bruyant, le plus ancien et le moins cher : on comprend mieux la réaction qu’il a eue en montant à bord pour son dernier voyage ! Les McKay pour aller voir jouer Sala à Nantes avaient loué un avion d’une valeur 14 fois supérieure à celui qu’ils lui ont trouvé pour le voyage aller-retour de Cardiff !!!

 

Le document essentiel : The Offshore Game, l’enquête du Tax Justice Network publié en 2015.

https://www.taxjustice.net/wp-content/uploads/2018/10/Final-Offshore-Game-Report.pdf

Le texte débute ainsi par des chiffres vertigineux : « Manchester City dispose de 445 770 264 £ en finances provenant des Émirats arabes unis » (un demi milliard !!! aujourd’hui, c’est l’attribution de la Coupe du Monde qui est visée !). « Il s’agit d’un capital de 435 262 000 £ détenu par Abu Dhabi United Group Investment & Development Limited. Abu Dhabi United Group a prêté 10 900 000 £ à Brookshaw Developments, une des filiales du Manchester City Football Club Limited. Les Émirats arabes unis ont un score de secret nettement supérieur à celui des îles Caïmans et du Luxembourg (eux-mêmes dépourvus de transparence). Nous avons contacté tous les clubs de la ligue pour savoir s’ils pourraient expliquer pourquoi leurs actions étaient détenues dans des comptes offshore. Les réponses de ceux qui ont répondu sont incluses dans notre section de résultats. Les clubs qui ont répondu ont été pressés par les sociétés d’exploitation car ils étaient tous basés au Royaume-Uni et soumis à des taxes britanniques. Dans certains cas, il a été demandé aux clubs d’indiquer que les sociétés de portefeuille offshore étaient utilisées parce que leurs propriétaires étaient situés dans ces pays. Les emplacements des sociétés détenant des actions dans des clubs de football ont été trouvés dans divers endroits, des centres financiers offshore traditionnels des îles Vierges britanniques aux îles Caïmanes, Jersey et Guernesey, en passant par la Malaisie, Malte, la Thaïlande et l’Inde. Dans certains cas, nous n’avons pas pu savoir où se trouvait la société de portefeuille ou un club. Dans un cas, l’emplacement d’une société détenant des actions dans un club de football était simplement désigné «les Antilles», une région dotée de plusieurs ports fiscaux. Nous avons jugé que ces clubs étaient les plus secrets, car il était impossible d’évaluer la transparence de leur structure financière sans même savoir où se trouvaient leurs sociétés de portefeuille. Les clubs utilisaient un mélange ou des types de financement. Dette, prêts comportant une obligation de remboursement fixe, et des actions, des participations, dans lesquelles un investisseur accepte de verser de l’argent pour obtenir une part des bénéfices du club ». Un autre exemple étonnant est le travail discret d’un footballeur muni d’un cerveau (ça existe) qui s’appelle Kari Arnason et qui est islandais… un mémoire universitaire dont personne ou presque n’a parlé, hélas… son agent s’appelle Rispect Sports !

(1) Les Africains du Sud sont aussi très présents à Londres : « Nicholas Henry Thom apparaît à de nombreuses reprises dans la base de données de l’ICIJ, avec des adresses à Belize et à l’île Maurice, et est actuellement impliqué dans au moins 14 sociétés enregistrées aux Seychelles. La plupart de ces entrées incluent également d’autres actionnaires appelées «au porteur», et donc anonymes, à l’exception d’Ivaco Consultants Ltd. Ivaco qui a été enregistrée en 2008 et, en 2014, M. Thom est devenu actionnaire avant d’être remplacé par Jan Harm Snyman de Brits, en Afrique du Sud en 2015. Le même processus a été suivi pour Feduna Ltd, une société constituée en société en 2011. Snyman et Thom semblent tous deux être associés à Hatherley Ltd, une société liée à de nombreuses entités enregistrées à Hong Kong. Il y a également une Johanna Elizabeth Snyman dans les Panama Papers, actionnaire de VU Group Holding Ltd, une société des îles Vierges britanniques créée en 2009. Mme Snyman semble avoir remplacé Brenda Cocksedge en 2015, une autre directrice nommée bien connue avec plusieurs adresses. Mais VU Group Holding Ltd est liée à l’Ukraine plutôt aux Samoa, probablement à cause de la société intermédiaire qui n’était pas Mossack Fonseca au départ, mais C & A Partners LLP. C & A Lawyers LLP, qui semble être dirigée par Trusco Management Ltd à Belize, qui semble être une société britannique. Dans tous les cas, dans la base de données ICIJ, C & A Partners LLP sert d’intermédiaire pour 38 entités. C & A Partners LLP figure ailleurs dans les Panama Papers, comme intermédiaire pour Nga Investment Corp, une société panaméenne créée en 2015. L’actionnaire et le bénéficiaire sont Arthur Joseph Grice, résident de Hartbeespoort en Afrique du Sud. Grice a également succédé à Nicholas Thom en tant qu’actionnaire de Light Trading Invest Ltd en 2015, puis de la société seychelloise créée en 2011. Grice est également impliqué avec Hatherley Ltd, et il est en liaison avec Cartech Ltd, un autre intermédiaire impliqué avec des sociétés de Hong Kong. Grice avait également succédé à Brenda Cocksedge dans deux sociétés des îles Vierges britanniques, comme entrées dans la base de données ICIJ et dans certaines sociétés de personnes à responsabilité limitée britanniques. Par exemple, il y a Sevenoaks Solutions LLP, où Grice et Cockshedge étaient les membres désignés en 2015; et d’autres membres ont inclus des résidents de Hartbeespoort, Christopher Collins et Mirlene Helen Loraine Taljaard, ainsi qu’une autre directrice des nominations bien connue, Christina Cornelia van den Berg. Il semble que la personne qui contrôle Sevenoaks Solutions LLP est un nommé Roberto Vittorio Gerardo Barbagallo de la Suisse. Barbagallo est également récemment nommé administrateur de Ciako Ltd, une société néo-zélandaise. Pour revenir aux sociétés britanniques et aux entreprises, les responsables sud-africains apparaissent à de nombreuses reprises, sous diverses combinaisons, souvent liées à Nicholas Thom. Dirk Cornelis Taljaard apparaît dans les Panama Papers dans un certain nombre d’entrées, dont Ocean Business Solutions Ltd, où il succède à M. Thom. Stephanus et Margaret Louise Janke, d’Afrique du Sud, figurent également dans la base de données, en tant qu’actionnaires dans des sociétés basées aux Seychelles et à Hong Kong. Parmi les autres habitants de la région de Hartsbeespoort figurent les Jouberts, le van Heerdens et le Lunedi-Lydia Jordan, tous liés à des sociétés basées aux Seychelles; et la société néo-zélandaise en cours d’exploitation du bureau de Helmore Ayers à Christchurch ». La France aussi se voit tentée par des entreprises ayant déjà pignon sur le net, et dont beaucoup conseillent de se méfier…

(2) On peut ajouter à la liste celui qui se surnommait lui-même le “tax alchemist”. James O’Tole, le fondateur d’Aston Court Chamber. « La société a également aidé ses clients à transférer l’épargne-retraite à l’étranger – une option légale pour les épargnants. L’un des clients, Mike Garlick, président du Burnley FC, a réalisé des millions de dollars grâce au cabinet de conseil en informatique Michael Bailey, qu’il a fondé dans les années 1980. Des documents montrent que Garlick a transféré sa pension personnelle dans un système offshore et l’a utilisé pour acheter des investissements – un geste parfaitement légal et non assujetti à l’impôt au moment où il l’a fait. Garlick a déclaré au Guardian qu’il avait transféré l’argent à l’étranger parce qu’il envisageait de prendre sa retraite dans un autre pays. Il n’a pas rapporté une seule somme d’argent de la pension au Royaume-Uni, aucun impôt n’a donc été payé. Garlick a déclaré: « Je tiens à souligner que je paie tous mes impôts au Royaume-Uni et que je n’ai jamais été impliqué dans des activités illégales telles que le blanchiment d’argent ou l’obscurcissement de la propriété d’actifs. »
 Burnley où avait atterri l’ineffable tueur en crampons Barton, le protégé de McKay, ce dernier ayant avait promis à un journaliste qu’il irait à West Ham…. C’est là qu’il pariera 1260 fois sur des matchs de football !!

(3) « Une destination surprenante ? » non pas, explique FootMercato : « l’arrivée de ces trois hommes est due à Willie McKay, un agent qui lorgne avec attention en France et qui sait dénicher les bonnes affaires. Sa spécialité, c’est de proposer des challenges de courte durée à des joueurs en fin de contrat pour les relancer. Ainsi, Diouf, laissé libre par Blackburn et désireux de rester en Angleterre, a accepté de rallier Doncaster… jusqu’en janvier ! A lui de briller pour séduire à nouveau un club de Premier League. Cela a bien commencé puisqu’il a inscrit deux buts en deux matches. Et McKay ne compte pas s’arrêter là. Selon The Guardian, sa dernière cible en date se nomme Tony Silva, ancien gardien de Lille et Monaco. Le journal anglais annonce même qu’un accord a été trouvé avec Saint-Étienne pour le défenseur central sénégalais Mustapha Bayal Sall, écarté par Christophe Galtier. Si cela a été démenti par la direction du club anglais, il ne faut désormais plus prendre à la légère les mouvements de Doncaster sur le marché des transferts ! Même après l’échec Pirès. »

(4) le bon film, dans le genre, pour expliquer ce qu’est le milieu du football, c’est celui tourné… à Nantes même par Christophe Regin et qui s’appelle la « Surface de réparation », un film épatant, sorti en janvier 2018 avec un excellent Franck Gastambide et une pétulante Alice Isaaz. La scène où un jeune suivi par le héros du film se fait virer du club résonne bizarrement aujourd’hui  : on ne s’y est pas pris avec plus de gants avec Emiliano !  On y aperçoit même le jet du groupe Dubreuil (« Air Vendee Investissements »), un Phenom Embraer immatriculé F-HLRY.  Il est en vente aujourd’hui, à 3 095 000 euros. Le film m’a été conseillé par un ami pronostiqueur de talent qui s’appelle Angelo, un peu comme le « Léon » du film (Jean-Louis Dupont, ici à droite)  ! Un autre film aussi est à visionner : «  Comment la mafia truque le foot » de Fulvio Bernasconi qui démarre par un penalty : celui sifflé à la 39 eme minute pendant l’Euro Ligue dans le match opposant Le CSK Sofia au FC Bâle. Il n’y avait pas faute, mais Oleg Oriekhov, l’arbitre ukrainien a reçu 50 000 dollars pour faire gagner Bâle (et les parieurs !) : il sera suspendu à vie.

(5) On notera qu’à Nantes, c’est bien le président vendeur de produits pour agrandir le sexe (le fameux Valdemar Kita) qui avait mandaté McKay pour proposer Emiliano en… Italie, d’où est originaire sa famille. Un document « redacted » retrouvé par le journal Ouest-France est sans ambiguïté sur la démarche (ici à droite).  Sont cités la Lazio de Rome, Udine et la Sampdoria de Gênes, attirées par une offre à 12 millions d’euros.  Le fameux Valdemar venant tout juste de se faire rattraper par la patrouille financière, après lui aussi être passé par la case Panama Papers et une société offshore, Dylan Limited, créée le 31 août 2007, aux îles Vierges britanniques (et dissoute en 2014), reliée elle-même à une résidence à Uccle, en banlieue de Bruxelles ( « la commune huppée regorge de millionnaires ou milliardaires, à l’image du patron de LVMH, Bernard Arnault. Flava Groupe, la holding de Waldemar Kita qui détient le FC Nantes, y est d’ailleurs domiciliée » note ici le Monde). Dylan Limited, gérée par les 3 membres de la famille Rarity, la gestionnaire déportée de Flava Groupe, basée à Uccle, en… Belgique (où apparaît aussi son fils Franck) !  Une boîte aux lettres de plus !!! Le système mis en place par Kita de « l’abandon de créances avec clause de retour à meilleur fortune »  l’obligeait toujours à se séparer de sa pépite Sala, mort sur l’autel de l’impossible rentabilité d’un club endetté !  Il n’est vraiment pas beau, le foot-business qui a tué Emiliano !!!

 

(6) « En coulisses, l’avenir d’Emiliano Sala fait l’objet d’une véritable partie de poker menteur » écrit Ouest-France dans un remarquable article sur la duplicité totale qui a environné sa disparition, illustrée par une magnifique photo du jeune attaquant :  « Willie McKay a fait miroiter au FCN une possible rentrée de 28 millions d’euros quand « coach Vahid » assure au joueur à trois reprises, et jusqu’au début du mois de janvier, qu’il recevra une offre de prolongation. « Si Kita (cf le président du FC Nantes) lui avait dit : “on révise ton salaire”, je suis sûre qu’il serait resté », affirme Marie-Jeanne (une amie du footballeur). L’offre du FC Nantes n’arrivera jamais. Au contraire. Avant le match de l’OM, tournant de la saison (3-2, le 5 décembre), le président Kita s’adresse au joueur : « Ce soir, tu joues ton avenir. C’est ton grand soir. » Emiliano Sala, héroïque sur la pelouse, comprendra après la rencontre qu’il ne s’agit pas de son futur en jaune. Dans les tribunes, a pris place Neil Warnock, entraîneur de Cardiff, qui a jeté son dévolu sur l’Argentin pour réveiller l’avant-dernière attaque de Premier League, menacé de relégation. Il va longtemps fermer la porte à toute discussion. Il a les cartes en main et le temps joue pour lui. Dans un an, il aura même la possibilité de s’engager librement dans le club de son choix. Le 5 décembre, Emiliano Sala inscrit le but de la victoire face à l’OM, son dernier avec le FC Nantes. En tribune, Neil Warnock, l’entraîneur de Cardiff, a la conviction de tenir son futur attaquant ».

(7) cerise sur le gâteau, celui qui s’était battu pour faire venir Sala à Cardiff a avoué être monté dans l’avion, bien avant Sala, avec le même pilote aux commandes« Neil Warnock, le manager de Cardiff City, a ainsi affirmé : « J’ai déjà volé avec lui. C’était un pilote fabuleux, donc je ne comprends pas ce qu’il s’est passé. »  a-t-on pu lire ici.  Pour quelqu’un pas connu ou presque des McKay, ça fait désordre cet autre aveu.  Warnock a eu de la chance, il a volé de jour avec Ibbotson !

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

La langue des oiseaux

La langue des oiseaux. Il était une fois un pays prospère au bord de sa ...

7 Commentaire

  1. avatar

    Un hasard et une coïncidence de plus, tiens

    https://ns55dnred.wordpress.com/2019/03/20/colombie-??dea-jhon-viafara-arrete-pour-trafic-de-cocaine/

    on notera les clubs de Portsmouth et Southampton …

    à Portsmouth on le rappelle, y’a aussi un cheval qui s’en souvient…

    https://www.dailymail.co.uk/sport/football/article-2447217/HARRY-REDKNAPP-BOOK-EXCLUSIVE-I-conned-pub-worker-posing-jockey.html

    je résume :

    un mec s’est fait passer pendant 3 ans pour un jockey connu (Lee Topliss) devant cet imbécile de Redknapp :

    « Et puis j’ai reçu un appel de Willie McKay, un agent de football. « Parles-tu encore à Lee Topliss, Harry? » Demanda Willie. « Oui, oui », ai-je dit. « Il m’appelle toujours, et m’indique plus de perdants que de gagnants, remarquez. »

    « D’accord », continua Willie. « Bien, je pense pourquoi ses informations ne sont pas si intelligentes. »

    « Pourquoi? »
    C’
    « Ce n’est pas Lee Topliss. C’est un pilier de bar de Newmarket. Il refait des lunettes – ce n’est pas un foutu jockey.  »

    Pendant trois ans, il m’avait eu ».

    Et c’est à cet abruti que Mckay a offert un cheval de course en échange qu’ils se taise sur les transferts douteux !!!!

    http://www.footmercato.net/flash-mercato/affaire-de-corruption-en-premier-league_16556

    et lui aussi

    https://rmcsport.bfmtv.com/football/portsmouth-lagent-benjani-condamnes-fa-66489.html

    merci à Marc Fievet pour sa vigilance …

    https://ns55dnred.wordpress.com

  2. avatar

    ah, on semble se réveiller outre manche avec de lourdes accusations à l’encontre des MCKay, très, très endettés… ils devaient 5 679 746 de livres !!!.

    https://www.telegraph.co.uk/football/2019/04/04/willie-mckays-role-tragic-emiliano-sala-transfer-may-have-broken/

    on a aussi des révélations sur le mode de vie du sieur Mckay :

    The disposal of circa £2,079,790, included more than £610,000 spent on gambling, more than £420,000 withdrawn in cash and close to £100,000 spent on hotels, restaurants and entertaining expenses.”

    600 000 consacré aux paris sur les courses !!!
    420 000 retirés en cash !!!
    100 000 en noubas à l’hôtel !!!

    le mode de vie d’un… mafieux ?

    version français édulcorée de l’article :

    https://www.lci.fr/football/mort-d-emiliano-sala-les-agents-mark-et-willie-mckay-agissaient-dans-l-illegalite-depuis-le-debut-du-transfert-entre-nantes-et-cardiff-2117583.html

  3. avatar

    le temps de lire le rapport et je vous repécise cette information fondamentale tombée aujourd’hui :

    https://www.beinsports.com/france/football/video/nouvelles-revelations-sur-le-crash-de-sala/1266444

    en ce cas l’état de l’avion est en cause, ansi que son entretien !! ce qui change tout !

    les deux personnes à bord dont mortes asphyxiées, le pilote y compris !!!

    il y a un propriétaire d’avion qui va se sentir mal là…

    • avatar

      On avait déjà du mal à mettre la main sur son propriétaire, voilà qui devrait effectivement faire en sorte qu’il ne puisse plus échapper à une enquête.

      L’opacité entourant l’avion, le vol en lui-même, de même que les versions rocambolesques et les jeux de substitution auxquels se sont livrés ceux qui géraient ce vol d’E. Sala vers l’Angleterre, devraient parvenir à convaincre les enquêteurs de la nécessité de récupérer l’avion pour mieux identifier quelle a pu être la responsabilité de chacun dans la mort d’Emiliano Sala. C’est à souhaiter.

  4. avatar

    Bonjour,
    Je prends le wagon depuis  » Commentaires récents « ….
    Je vais au lien, Beinsports in english, traduit : « ‘Geraint Herbert, responsable des accidents aériens pour l’AAIB, a assuré que les deux hommes, même si le pilote n’a toujours pas été retrouvé, ont été exposés au gaz avant le crash de l’avion. »
    :Vous admettrez que voir le mal partout ou tomber dans le conspirationnisme ne demande absolument aucun effort dans l’actualité de notre monde ! Comment ce type peut-il affirmer que le pilote dont on ne sait RIEN, on n’a pas retrouvé le corps, à LUI AUSSI été exposé au CO2 ? C’est peut être aussi vrai que faux ! Mais en toute objectivité, on ne doit ni le dire sans preuve formelle, ni l’associer au fait du crash comme cause !
    Je n’ai pas lu vos développements, mais je vais m’y pencher car comme tous vos posts’, il y a matière à lire et à apprendre ! Deux choses m’intriguent :
    1- comment l’aviation légère et d’affaire (s) peut-elle être si peu soumise à contrôles de la part des Etats quand on sait que l’avion est à même de franchir de façon quasi invisible au sens des règles de l’air et du vol à vue, les frontières, mers et océans ? (Cf. Air Cocaïne…) ?
    2- comment se fait-il que l’avion est encore au fond de la Manche (profondeur 63 m !) quand un plongeur, un crochet au bout d’un câble d’une grue embarquée suffisent à remonter l’épave ?

  5. avatar

    « Comment ce type peut-il affirmer que le pilote dont on ne sait RIEN, on n’a pas retrouvé le corps, à LUI AUSSI été exposé au CO2 ?  »
    de façon extrêmementt SIMPLE : ce genre d’avion n’a pas de cloison séparant le cockpit de la cabine passage…

    vous pouvez le vérifier ici :

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-6652581/Police-probe-wreckage-washed-Dutch-beach-Emiliano-Salas-plane.html

    il suffit de regarder la vidéo !!!

    « Mais en toute objectivité, on ne doit ni le dire sans preuve formelle, ni l’associer au fait du crash comme cause ! »

    Le premier à subir les effets du CO2 a don été le pilote, plus près des émanations du moteur, et le second Sala … si l’un en est mort OBLIGATOIREMENT aussi l’autre !!

    je vous rappelle que le gaz est inodore et qu’il tue régulièrement l’hiver des personnes en raison de chauffage défectueux.

    un peu je jugeote n’a jamais fait de mal, contrairement aux posts rageurs et accusatifs…

    Pour ce qui est de remonter une épave sans l’abîmer davantage, je pense que vous n’avez aucune idée de ce que c’est comme difficulté. Ce n’est pas parce que ds plongeurs ont pu la rejoindre que de la relever va se faire d’un coup de pouce. C’est en prime une opération extrêmement coûteuse, et l’Air Accidents Investigation Branch ne roule pas sur l’or non plus…

    Bref, faire marcher un peu sa cervelle aurait suffit ici largement à répondre à vos interrogations…

    Un peu plus de sérénité, dans cette douloureuse affaire est donc à rechercher, rien ne sert à débuter ds diatribes inutiles…

    « Je n’ai pas lu vos développements, » : amusant de commenter sans lire au préalable !!! eh bien lisez-les, vous aurez déjà des pistes, comme celle, toujours en suspens, du propriétaire de l’avion, aujourd’hui, avec ces révélations, sur la sellette pour défaut d’entretien de l’appareille et donc responsable juridiquement de la mort de ses occupants. Je vous donne une autre piste de lecture récente :

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-7357359/Emiliano-Salas-doomed-plane-riddled-faults-engineer-refused-repair-it.html

    je ne vous traduis pas « riddled with faults »… et vous laisse faire fonctionner votre cerveau !!!

  6. avatar

    Merci monsieur le fantôme de me répondre ici…Je cherchais le contact avec vous par ailleurs !
    En fait, je m’exprime sans acrimonie à votre égard car j’estime votre démarche laquelle me fait me poser certaines questions quant à vos ressources documentaires et votre productivité pour rédiger vos longues enquêtes.
    Ceci dit, personnellement je ne suis pas astreint à un effort lors de mes communications publiques vu que je n’en fait pas et mon reproche va aux gens qui s’adressent aux autres par la voie de la presse dite officielle et l’a peu près de leurs messages…Il est évident que ce que vous m’expliquez je l’avais à priori compris mais je trouve redoutable que la communication soit si peu précautionneuse pour faire ces assimilations…En bref, et je crois que vous serez d’accord avec moi, quand on ne sait pas, on ne dit pas sauf à clarifier les choses en exprimant une réserve du genre « En toute hypothèse, on peut penser que… » par exemple ici, « …que le pilote a, semble-t-il, pu être aussi victime d’une émanation de CO » (non du CO2 comme je l’ai écrit…)…
    Bref, bref, il viendrait d’où ce CO ? D’un poêle à bois ?
    Je m’intéresse à l’aviation depuis ma jeunesse et j’ai 71 ans…J’ai professionnellement fréquenté deux milieux : l’armement et l’aéronautique navale…De ce fait, je n’arrive pas à imagine comment ce CO, somme toute, provenant des gaz d’échappement d’un moteur à combustion interne envahirait le cockpit d’un avion léger, a priori, bien ventilé lors du vol !
    Oui, il est dit au départ que la récupération de l’épave de l’avion, faute de finances, n’aurait pas lieu…Mais ne doit-on pas se poser des questions sur cette réponse quand on sait que la Vérité prime toute autre considération et que beaucoup d’affaires naissent de ce fait ?
    Voilà…cordialement sinon plus si affinités !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.