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DES OLIGARCHIES MISES AU PAS DE LA D?MOCRATIE

DEUX GRANDS MOMENTS DE L?HISTOIRE R?CENTE EN AM?RIQUE LATINE


TOUS LES DEUX SONT D?ORIGNES MODESTES ET LE DEMEURENT DANS LEUR FA?ON DE VIVRE. ILS ONT OUVERT ET ?TENDU LA D?MOCRATIE ? TOUS CEUX ET CELLES QUI EN ?TAIENT EXCLUS. ILS FONT DU PEUPLE LA SOURCE ET LE FONDEMENT DE LEURS ACTIONS. LES OLIGARCHIES, LA PUISSANCE IMP?RIALE ET SES SATELLITES LES D?TESTENT. ILS SONT LES DEUX B?TES NOIRES ? NE PAS SUIVRE. LEURS T?TES SONT MISES ? PRIX. MAIS LEUR PEUPLE VEILLE SUR EUX.

Il y a de ces ?v?nements qui viennent chercher ce que l?humain a de meilleur. D?j? nous les reconnaissons dans les actes h?ro?ques de personnes qui risquent tout pour en sauver d?autres dont la vie est en danger. Plus rarement nous les reconnaissons dans l?h?ro?cit? et le courage de peuples qui avancent, sans arme, sur le chemin de la libert? et de la v?rit?, munis seulement d?une d?termination ? toute ?preuve, Dans l?histoire r?cente de l?Am?rique latine deux de ces ?v?nements sont venus me chercher dans ce que je pouvais ressentir de plus noble et de plus grand. Je ne doute pas que ce fut le cas de milliers d?autres qui, comme moi, ont pu vivre ces moments de grande ?motion.

LA BOLIVIE SOUS LA GOUVERNE D??VO MORALES

Le premier se r?f?re ? cette longue et douloureuse marche du Peuple bolivien qui s?est progressivement gonfl?e de milliers de personnes sortant de leurs villages, de leurs mines, de leurs coins de terre, accroch?s sur les flancs ?lev?s de la cordill?re des Andes, pour rejoindre leur Pr?sident en gr?ve de la faim et exiger, avec lui, l?adoption par le S?nat de la nouvelle constitution du pays. ? cette ?poque le gouvernement d??vo Marales n?avait pas la majorit? au S?nat et ce dernier, domin? par les int?r?ts oligarchiques, refusait d?endosser cette nouvelle constitution, ?labor?e pourtant par les diverses instances de ce peuple. Pour en savoir plus sur cette marche je vous r?f?re ? un?article que j?avais alors publi?. http://www.centpapiers.com/bolivie-la-marche-dun-peuple/57331

LE VENEZUELA SOUS LA GOUVERNE D?HUGO CHAVEZ

Le second, dont c?est le 9i?me anniversaire, remonte ? avril 2002. Cette fois c?est le Peuple v?n?zu?lien qui apprend par les cha?nes priv?es de t?l?vision que les militaires ont arr?t? leur Pr?sident, l?accusant d?avoir foment? la violence et d?avoir fait tuer des dizaines d?innocentes victimes lors des r?centes manifestations. Ils apprennent qu?Hugo Chavez aurait donn? sa d?mission et qu?un gouvernement provisoire est en formation et que l?actuel dirigeant du Patronal en sera le Pr?sident de transition.

Le peuple des pauvres, celui des bidonvilles, celui des montagnes et des campagnes n?y comprend rien. Chavez est leur bou?e de sauvetage, leur esp?rance pour sortir de la mis?re dans laquelle les r?gimes ant?rieurs les ont enfonc?s. Chavez est celui qui leur a donn? une nouvelle constitution et les outils leur permettant de participer plus activement ? la gouvernance de leur pays, de leur r?gion, de leur bidonville. Chavez est celui qui a amen? infirmi?res et m?decins dans les coins les plus pauvres et les plus isol?s du pays pour soigner leurs enfants, leurs vieillards, leurs malades et apporter un soutien aux femmes enceintes et aux nouveaux n?s. Dans leur t?te et dans leur c?ur, Chavez n?est pas un assassin, mais plut?t un envoy? du ciel pour sortir ce pays de la corruption, redonner foi et confiance en une humanit? plus juste, plus respectueuse des droits de chacun et chacune, plus solidaire des plus faibles et laiss?s pour compte de la soci?t?.

Non ce n?est pas possible se disent-ils les uns aux autres. Il faut aller au secours de notre Pr?sident. C?est ainsi que le peuple se met en marche et que les fractions de l?arm?e, demeur?e fid?le ? Chavez, se concertent pour arr?ter cette mise en sc?ne. D?j?, un jeune militaire qui gardait Chavez dans une pi?ce isol?e, trouve le moyen de lui glisser ? l?oreille qu?il est avec lui et que s?il peut faire quoi que ce soit, il le fera. Chavez parvient ? ?crire sur un bout de papier, ? l?insu des autres gardes, ?? je n?ai pas renonc? ? la Pr?sidence ?. Apr?s avoir froiss? le bout de papier il le jeta ? la poubelle. Le militaire en question le r?cup?ra et trouva le moyen pour que le peuple le sache. Voil?, Chavez n??tait pas du genre ? d?missionner. Il ?tait vraiment le Pr?sident dans lequel il croyait et sur lequel il pouvait compter.

Ce fut alors l?intervention des soldats, fid?les ? Chavez, qui reprennent le contr?le du Palais pr?sidentiel et mettent aux arr?ts plusieurs de ces personnages qui s??taient soudainement cru les ?lus de dieu pour sauver ce peuple d?un Pr?sident sanguinaire et aux ambitions dictatoriales. D?ailleurs le cardinal et quelques ?v?ques ?taient l? pour b?nir ce vaste complot tiss? de mensonges, de demies v?rit?s et de promesses de libert? et de d?mocratie ? combler de joie les oligarchies et ? arracher les larmes ? ceux qui en seraient de nouveau les victimes.

Pendant que la foule criait aux portes de Miraflores ?On veut Chavez, On veut Chavez, On veut Chavez vivant ?, les chefs de l?arm?e, fid?le ? ce dernier, donnent l?ordre ? un commando sp?cial, d?aller le chercher et de le ramener sain et sauf ? son poste de Pr?sident du Venezuela. Il avait ?t? conduit en r?clusion sur une ?le au large de Caracas.

La suite nous la connaissons. Menac? de mort, il s??tait recommand?, comme croyant, ? la petite croix qu?il avait avec lui, convaincu qu?on allait le tuer. Ce ne fut pas le cas. Le peuple le r?clamait ? Miraflores et il n??tait pas question qu?il se retire tant que son Pr?sident ne serait pas de retour au Palais pr?sidentiel, l? o? il l?avait d?mocratiquement plac? lors des ?lections de 1998.

Deux peuples, deux Pr?sidents et un m?me combat?: la libert? et la solidarit? ?tendues ? tous et ? toutes, la justice et la v?rit? fond?es sur le respect des droits les plus fondamentaux des personnes et des peuples.

Oscar Fortin

Qu?bec, le 13 avril 2011

En hommage au peuple v?n?zu?lien pour ce 9i?me anniversaire

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One comment

  1. avatar

    Merci Oscar.

    Il est toujours bon de reviser les faits dans leur réalié.

    Deux nations qui, dans l’oeil du commun, passent pour des « sous-développées » et qui donnent des leçons sociales importantes.

    Merci encore une fois.

    Amicalement

    Elie l’Artiste