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Les aveux obtenus lors d’un interrogatoire sont-ils recevables? Lors d’un interrogatoire, le pr?venu est-il en ?tat de r?pondre aux policiers? Les aveux obtenus avec l’aide de fausses promesses et de mensonges devraient-ils ?tre recevables devant un juge? Jean-Pierre Bellemare, prison … Continuer la lecture

Des fa?ons de faire questionnables

Les aveux obtenus lors d?un interrogatoire sont-ils recevables?

Lors d?un interrogatoire, le pr?venu est-il en ?tat de r?pondre aux policiers? Les aveux obtenus avec l?aide de fausses promesses et de mensonges devraient-ils ?tre recevables devant un juge?

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville.?? Dossier Chronique du prisonnier, Justice

juge-prison-systeme-carceral-penal-penitencier-bagne-pen Il serait inappropri?, voire d?plac?, de demander ? quelqu?un qui vient d?apprendre qu?il est atteint d?un cancer g?n?ralis? de prendre une d?cision ?clair?e sur le champ. On penserait la m?me chose suite ? un grave accident d?automobile. Cela va de soi. Notre capacit? de raisonnement en pareille circonstance est temporairement amoindrie.

Il devrait en ?tre de m?me avec la justice. Je crois fermement qu?un juge, en toute connaissance de cause, ne devrait jamais accepter de confessions ?crites d?un pr?venu lorsqu?elles sont obtenues durant un interrogatoire policier, contrairement ? ce qui est accept? par le l?gislateur.

Des policiers qui mentent?

Les policiers, au nom de la loi, mentent, utilisent la peur ou font des promesses (pratiques courantes) pour obtenir des aveux. Pourtant, si vous avez fait l?exp?rience dans votre vie d?une arrestation la moindrement muscl?e, vous savez que votre raisonnement en pareilles circonstances est exempt de discernement. Comme lors d?un accident grave ou ? l?annonce d?une importante nouvelle.

Votre ?tat d?esprit, ainsi que vos r?actions, ne vous ressemblent pas. L?anxi?t?, l?angoisse et le stress d?forment votre perception de la r?alit?. Vous devenez vuln?rable ? des suggestions qui, en temps normal, vous feraient bien rire mais, dans le cas pr?sent, c?est le mal, la peur et surtout le d?sir d?y mettre fin le plus rapidement possible qui guident vos d?cisions.

Des juges qui cautionnent les menaces?

Les aveux sign?s obtenus sous une menace quelconque devraient ?tre rejet?s par le juge qui, ? la lumi?re des ?v?nements, reconna?trait l?opportunisme honteux d?une telle pratique et la rendrait inadmissible. Pourquoi, dans un contexte de stress intense et de choc qu?entra?ne une arrestation suivie d?un interrogatoire, l?aveu obtenu par des policiers serait recevable devant un tribunal? Ce qui est triste, c?est que le plus gros de cette client?le judiciaire est peu scolaris?e et provient d?un milieu ?conomique d?favoris?.

Cette pratique jette un s?rieux discr?dit sur un appareil cens? pr?venir des abus et elle entra?ne de lourdes cons?quences dans un syst?me ou ce qui est dit et ?crit peut ?tre utilis? contre l?individu.

Je voudrais tellement signer Simon Marshall (jeune autiste accus? ? tort ? deux reprises comme un violeur en s?rie) et combien d?autre anonymes qui, par manque de moyens de se d?fendre, deviennent des erreurs judiciaires.

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  1. avatar

    Lorsqu’on se promène avec les loups il ne faut pas se plaindre d’entendre hurler.

    Habituellement, lorsqu’un individu est arrêté par les policiers, c’est qu’il est impliqué dans quelque chose d’illégal et ce n’est pas parce qu’il est « innocent jusqu’à preuve du contraire » que son implication n’est pas réelle; surtout s’il est pris sur le fait.

    Je suis d’accord pour refuser les aveux d’un blanchon qui est menacé de recevoir un coup de pic sur la tête parce qu’il n’a rien fait d’autre que de se trouver la mauvaise banquise.

    Mais un « blanchon » qui est pris en train de blesser une femme, un vieillard ou un enfant pour quelque raison que ce soit, sait très bien que c’est « illégal » et ne doit pas s’attendre à être traité comme « le bon dieu en taxi » qui aide les défavorisés. En fait il doit être très heureux qu’on n’ait pas le droit de lui donner un coup de « pic » sur la tête.

    À moins, évidemment que les policiers d’aujourd’hui soient à l’affût de jeunes autistes qui ne peuvent pas se défendre. Mais cela me surprendrait.

    Vous êtes prêt à tabasser unescroc qui volent des millions à des gens qui voulaient cacher de l,argent au fisc mais vous voulez emmitouffler ceux qui manifestent de l’abus de pouvoir physique ou psychique à leur semblables.

    Cesser de vouloir me faire pleurer sur ceux qui produisent de vrais victimes. Chacun doit assumer la responsabilité de ses décisions. Et rétabilissez une échelle de valeur raisonnable à vos émotions.

    Amicalement

    André Lefebvre