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Centpapiers

  • Des écolos appuient une chasse au phoque qui est loin d’être écologique

    21 mars 2009 | 10 commentaire(s) | vu 2 475 fois

    Photo : Flickr genevieveromier

    Photo : Flickr genevieveromier

    Dans un récent communiqué Nature Québec appuie la chasse au phoque et fait du lobbying auprès du Parlement européen afin qu’il n’interdise pas les importations des produits dérivés. Nature Québec agit-il réellement par conviction écologique?

    On peut se poser la question quand on voit dans sa liste de « partenaires financiers » Pêches et Océans Canada, le ministère gouvernemental qui subventionne et coordonne la chasse au phoque. Nature Québec reçoit aussi des subventions de la Fondation de la Faune du Québec, un organisme gouvernemental favorisant la chasse et la pêche dites sportives ainsi que du Fond mondial pour la nature Canada (World Wildlife Fund-WWF) dont toute l’histoire est liée à la chasse.(1) Un des présidents du passé de la WWF était non seulement un chasseur célèbre pour ses tueries massives d’animaux mais aussi président de la National Rifle Association, un lobby international contre tout contrôle des armes a feu. Jusqu’en l988 la WWF organisait des enchères de vente de fourrure pour renflouer ses caisses. Elle a toujours soutenu la chasse aux phoques en connivence avec le gouvernement canadien.

    Nature Québec a de plus des « partenaires en biens et services pour des expertises, conseils et validations scientifiques et techniques » comme la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec,la Fédération québécoise de la Faune (qui malgré son nom regroupe des chasseurs et des pêcheurs) et la Fédération des pourvoiries du Québec. Ces groupes pro-chasse et pro-fourrure peuvent-ils réellement donner une expertise valable et objective à un organisme se voulant écologique?

    ECOLOGIQUE OU MERCANTILE?

    Justifier écologiquement la chasse aux phoques parce que ces derniers mangent trop de morues est questionnable d’un point de vue crédibilité scientifique mais aussi vision globale. L’effondrement de la population des poissons relève bien plus de la pêche intensive et de l’inertie du gouvernement en matière de gestion que de l’alimentation du phoque. Même si tous les phoques jusqu’au dernier sont tués, la morue ne reviendra pas. Selon une étude faite par 14 chercheurs scientifiques et publiée dans la revue américaine Science la quasi-totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation auront disparu des océans avant 2050.(2) Cette disparition annoncée des poissons s’accompagnera d’un dérèglement de l’ensemble de l’écosystème des océans et ce ne sera pas la faute des phoques mais bien des industries de la pêche.Mais les pêcheurs qualifient ces prédictions de « pessimistes » et refusent d’y croire.

    En février 2009, les pêcheurs de morues du Québec et des Maritimes ont même tenté de convaincre Pêches et Océans Canada de ne pas imposer un moratoire pour stopper la pêche dans le sud du golfe Saint-Laurent. Regroupées dans une coalition, les associations de pêcheurs rejettent les prévisions scientifiques prédisant la disparition des poissons. Plus facile d’accuser les phoques que de faire son mea culpa.

    Tout comme pour l’industrie de la fourrure, la pêche commerciale n’a montré que très rarement un souci écologique. Elle a plutôt vider les océans et continue de le faire dans un esprit strictement mercantile. Morue mais aussi requin, thon rouge, flétan, espadon, crevette, plie canadienne et capelan sont des espèces marines menacées par la pêche. On estime que dans le monde 75% des espèces de poissons seraient présentement exploitées à pleine capacité, surexploitées ou épuisées.

    Tuer des phoques pour sauver le poisson ne ressemble que trop à de l’histoire ancienne. Le béluga par exemple, a toujours été maudit par les pêcheurs, coupable selon eux de faire fuir le poisson. Au cours des années 30, les pêcheurs chassaient cette petite baleine blanche parce qu’on croyait qu’elle dévorait elle aussi trop de morues et de saumons. Pour chaque queue de béluga tué le gouvernement payait l5$. Plus de 5 000 bélugas vivaient dans le fleuve St-Laurent en 1885 mais cent ans plus tard ils n’étaient plus que 500, considérés comme de véritables déchets toxiques.

    Faudra-t-il massacrer la totalité des bélugas, des baleines, des dauphins, des requins et des oiseaux de mer sous prétexte qu’ils mangent du poisson?

    FAUX PRINCIPE DE PRÉCAUTION

    La chasse au phoque est en complète contradiction avec tous les principes écologiques autant par ses liens avec l’industrie de la fourrure que par sa gestion gouvernementale.

    Deux chercheurs scientifiques Russel Leaper et Justin Matthews ont analysé les méthodes utilisées par le gouvernement pour évaluer la taille de la population de phoques du Groenland et son évolution de même que l’approche gouvernementale pour la fixation des quotas de chasse.(3) Selon Russel Leaper « le risque pour la population de phoques est alarmant. L’étude démontre que le gouvernement pourrait ne pas être au courant que le niveau de la population a atteint un seuil critique avant qu’il ne soit trop tard, et que seules des mesures draconiennes devront êtres prises. Cela signifie que le gouvernement continuerait à fixer des quotas de chasse élevés alors que la population serait sérieusement en déclin.» Selon ces chercheurs l’approche actuelle du gouvernement pour gérer la chasse au phoque fera baisser sérieusement leur population, de 50 à 70% au cours des 15 prochaines années.

    La supposée ’approche de précaution » du gouvernement ne résiste pas à une analyse sérieuse. Les phoques peuvent être décimés par des variations au niveau de l’approvisionnement alimentaire, des virus, des contaminations par la pollution ou par des changements climatiques. Dès à présent, le réchauffement climatique est une menace réelle pour le troupeau de phoques puisqu’il nuit à leur milieu de reproduction. Les mauvaises conditions de la glace contribuent de plus en plus au pourcentage anormal du taux de mortalité des phoques. En 2002, 75% des bébés phoques dans le golfe St-Laurent sont morts à cause de l’absence de glace avant même que la chasse ne commence. Cela n’a pas empêché le gouvernement de continuer à fixer des quotas de capture mettant en péril leur population.

    CRUAUTÉ SUBVENTIONNÉE

    Invoquer la tradition pour maintenir la chasse aux phoques sous prétexte qu’elle est pratiquée depuis 400 ans est une tactique de diversion assez maladroite. Une multitude de traditions – esclavage des enfants, des noirs, violence faite aux femmes ou cannibalisme – étaient aussi des traditions dans certaines contrées mais d’un point de vue éthique elles ne sont plus défendables. Le comportement de l’humain primitif devrait logiquement évoluer vers un mode de vie plus moralement acceptable.

    La chasse au phoque n’est plus depuis longtemps une chasse de subsistance à proprement parler mais alimente plutôt le commerce de la fourrure. Cette industrie est devenue multimillionnaire en détruisant et en exploitant autant les communautés rurales,les autochtones, les animaux que l’environnement. L’industrie de la fourrure est uniquement préoccupée par les profits. Le gouvernement continue malgré tout de la subventionner par fanatisme idéologique. L’industrie de la chasse au phoque ne se perpétue que parce qu’elle est grassement subventionnée. Entre 1995 et 2000, le gouvernement canadien et celui de Terre-Neuve et Labrador ont donné 20 millions $ en subventions directes à la chasse aux phoques. Un article du Post signé par Murray Teitel confirme que présentement les 6 millions que gagnent les chasseurs coûtent aux contribuables canadiens au moins 60 millions.(4)

    ECOLO LA FOURRURE?

    Cette tuerie de phoques n’est jamais écologique pas plus que ne l’est l’industrie de la fourrure. Pour aller tuer les phoques il faut une grande dépense de pétrole tout comme pour expédier les peaux ou les produits dérivés dans des ports européens ou asiatiques. Préparation, tannage, trempage, séchage, nettoyage, taille et finition des fourrures requièrent des traitements chimiques considérables. Les produits chimiques utilisés pour traiter la fourrure incluent des acides, du peroxyde d’hydrogène, de la formaldéhyde, des agents de blanchiment et divers types de teintures. Potentiellement cancérigènes ces produits peuvent causer divers problèmes de santé, polluant les cours d’eau et les sols. Il faut aussi penser à l’énergie requise pour opérer les voûtes à fourrures réfrigérées (pour l’entreposage pour période de non-utilisation) ainsi que l’énergie requise pour nettoyer professionnellement par nettoyage à sec les manteaux. La fourrure est un produit de luxe nécessitant d’énormes quantités de ressources et d’énergie. Elle ne peut en aucun cas être considérée comme un produit écologique.

    VIOLENCE ET BRUTALITÉ

    Cette chasse industrielle génère une immense souffrance car c’est une exécution massive d’animaux devant se faire le plus rapidement possible. Tuer 300 000 phoques en quelques semaines amène de comportements cruels démontrant bien l’incapacité des autorités à veiller à l’application des lois. De nombreux vidéos et témoignages d’observateurs apportent des preuves indéniables de l’agonie de phoques crochetés vivants puis traînés sur la glace, d’animaux frappés au gourdin ou blessés par balle puis abandonnés de longues minutes à leurs souffrances avant parfois d’êtres dépecés encore conscients. Ces abus loin d’être des cas isolés demeurent rarement sanctionnés.

    98% des phoques chassés ont entre deux semaines et trois mois. Les chasseurs les nomment des « chiots » mais les défenseurs des phoques n’ont pas le droit eux de dire qu’ils restent en quelque sorte des « bébés ». Certains de ces phoques n’ont pas encore pris de repas solides ou même commencé à nager. Les chasseurs fracassent leur crâne parce qu’en tant que juvéniles, les parois de leur tête sont encore minces. Tout ce massacre à lieu sous les yeux horrifiés des autres phoques, des mères, dans un vacarme de cris de peur et dans l’odeur du sang.

    Peut-on accepter toutes les violences et les brutalités au nom de l’argent?

    Pour continuer ce plus grand massacre de mammifères au monde, on tente désespérément de nous vendre leur viande et leur graisse. Mais le phoque est loin d’être assez bio pour nourrir les écolos puisqu’il est contaminé par de multiples substances toxiques et des pesticides. Il est même recommandé aux consommateurs de phoque de n’en manger pas plus qu’une fois par semaine et de s’abstenir d’en consommer le foie. Ces substances toxiques s’accumulent dans l’organisme, provoquant cancers, dérèglements hormonaux et immunitaires. Les femmes inuites, à cause de leur consommation de phoques, détiennent dans leur lait maternel le plus haut pourcentage de BPC au monde, mettant ainsi en danger autant leur santé que celle de leur bébé.

    Quant aux oméga-3 de source animale, leurs vertus exagérées relèvent du marketing puisqu’elles peuvent aussi élever le taux de cholestérol et provoquer une baisse des réponses immunitaires. Tous les poissons (et donc leur graisse et leur chair ) sont contaminés à divers degrés, phoque compris. Plusieurs alternatives végétales contiennent des oméga-3 : graines de lin, algues, noix et huile de chanvre. Tous ces produits se retrouvent sous l’appellation bio et sont donc écologiques.

    ÂMES SENSIBLES S’ABSTENIR?

    Au Canada il est presque interdit de prendre la parole pour défendre les phoques sans se voir aussitôt taxer de « méchants animalistes », « d’âmes sensibles » ou de souffrir de « sensiblerie ». Être écologiste c’est aussi avoir des notions d’éthique, de justice, de non-violence et de solidarité envers les plus vulnérables. Si un peu plus d’humains avait de la sensibilité dans leur âme et leur coeur, l’état de la planète ne s’en porterait que mieux.

    Notre relation écologique avec les animaux englobe aussi un débat moral. Une soixante de philosophes et d’éthiciens ont cosigné avec le professeur Andrew Linzey de l’Université d’Oxford un texte dénonçant la chasse aux phoques comme étant cruelle et moralement injustifiable.(5) Pour eux le phoque est un être vivant et sensible, bien plus qu’un simple produit de consommation.

    Se dire écologiste c’est aussi comprendre que tout est interdépendant et lié, autant la souffrance des animaux, des humains que celle de la planète. Les biologistes au service des chasseurs, de l’industrie de la fourrure et des politiques gouvernementales doivent montrer leur vrai visage et ne plus se cacher derrière leurs prétentions écologiques. On peut tout fuir, mais notre conscience finit toujours par nous rattraper.

    1.http://www.naturequebec.org/pages/noussoutenirpartenaires.asp            2.Impacts of Biodiversity Loss on Ocean Ecosystem Services (novembre 2006)
    3.An Investigation of the effects of uncertainty on Canadian harp seal management
    4.National Post, article de Murray Teitel: http://network.nationalpost.com/np/blogs/fpcomment/archive/2008/04/18/the-millions-ottawa-spends-subsidizing-the-seal-hunt.asp
    5.An Ethical Critique of the Canadian Seal Hunt and an Examination of the Case for Import Controls on Seal Products : http://www.animallaw.info/articles/arus2journalanimallaw87.htm\w

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  • 10 commentaires

    • Francois J

    Donc, Nature-Québec n’agirait pas par conviction écologique, pas sur une base de ses prises de position mais plutôt parce qu’elle reçoit de l’argent du gouvernement, lequel finance la chasse.
    Je penses bien que Nature-Québec a un peu plus de bon-sens et d’esprit critique que vous le leur attribuez. Vous dénoncez aussi cet organisme parce que vous êtes capable de trouver une connection entre celui-ci et des organisme pro-chasse.
    Ce lien n’a évidemment rapport encore une fois: c’est la prise de position que vous devez attaquer, par l’organisme en tant que tel.
    Et encore, est-ce que toute chasse est anti-écologique ? Sur une base de principes ?
    Alors que faire du fait que l’humain ( que nous sommes, vous semblez l’avoir oublié ) soit carnivore. Doit-il absolument être végétarien pour adhérer au mouvement écologique ?

    Ceci dit, je suis entièrement d’accord que justifier la chasse au phoque parce que celui-ci mange la morue est un argument faux. ( A moins que cette espèce soit étrangère à l’écosystème, ce qui n’est pas le cas ici ).
    Et justifier la chasse parce qu’elle génère des revenus aussi n’est pas un argument valide.

    Mais de justifier l’interdiction de la chasse parce que la population de phoque pourrait être incorrectement évaluée n’est pas plus valide.
    Entre vous et moi, il y a bien des choses qui pourraient être justifiés ainsi ( dont plusieurs que vous n’aimeriez pas je suis certain… ).

    Que reste-t-il comme argument contre la chasse ? La moralité. Vous argumentez que de tuer un phoque pour le manger ou en faire un manteau ( c’est quoi qui est fait avec du phoque ? J’en ai aucune idée… :) ) est immoral.
    Soit.
    Mais alors, vous devez traiter toute consommation de viande comme immorale. Le manteau de cuir aussi est immoral. Le poisson est immoral.

    Me semble alors qu’il y a beaucoup de monde sur la planète qui ont cette condition: l’immoralité cannibale.
    Ca fait beaucoup de monde qui auront faim demain s’il devaient tous être guéris !

    SVP expliquez moi en quoi le phoque est différent de la vache. En quoi le bébé phoque est différent du veau.
    Expliquez moi aussi comment un écologiste rationalise la mort lente et sanglante d’un bébé zèbre sous les croc d’un lion, à la vue du reste du troupeau de zèbre dans lequel se trouve sa mère.
    L’humain fait le même travail mais de facon plus expéditive et donc moins cruelle pour tous.
    Au niveau écologique, en quoi l’humain est différent du lion ?

    • Lugag146

    Vous avex tout à fait raison François. Je ne vois dans cet article que l’échos d’une propagande française qui continue de faire des vagues, même après 35 ans. Qualifier d’immoralité la chasse au loup marin, c’est se tromper sur la nature de l’argument. En fait, tout se joue dans une jolie toile de fond symbolique oû le rouge macule le blanc. Mais sans ce contraste, cette chasse ne saurait « paraître » si cruelle… Mais il est question de symbole, et on pourrait en discuter longuement. En quoi cette chasse est-elle plus cruelle que la trappe, par exemple? Laisser un lièvre agoniser étranglé: plus il essaie de se sauver, plus il s’étrangle. Saviez-vous qu’il faut en moyenne 2 à 3 heures pour celui-ci avant de rendre l’âme? Ça, c’est pas cruel parce qu’il n’y a pas de Paul Watson ou Mccartney ne se cache dans la forêt avec une caméra, en attendant que le lièvre se montre… et des lièvres, en voyez-vous dans les forests du Québec? Moi non… mais des loup-marins, j’en vois par millier sur les banquises des Iles de la Madeleine.

    Le problème avec cette chasse réside dans sa trop grande visibilité médiatique. Les animaux d’abattoirs ne sont pas autant filmés que les loup-marins. Tant et aussi longtmeps que les médias entretiendra un discours passéiste empreint d’émotions puériles, il y aura des articles comme celui-ci. Et pendant ce temps, continuez d’acheter du bon boeuf nourri aux hormones, avec dans le paquet un beau petit tampon en dessous pour éviter que le sang, qui ne devrait pas être là, soit visible et qu’il vous rappelle que vous mangez la partie sanglante d’un animal qui a bel et bien déjà été en vie…

    • marjolaine jolicoeur-AHIMSA

    Propagande francaise? Mes ancêtres sont gaspésiens et acadiens, des Arsenault!

    La chasse au phoque n’est absolument pas un débat sur la viande, mais bien sur l’industrie de la fourrure.(Mais c’est une tactique largement répandue pour faire dévier le débat) Toutes les fourrures qui alimentent l’industrie sont cruelles,non-écologiques et non-éthiques. Autant celles venant des fermes d’élevage (80% des ventes au Canada), du piégeage que de la chasse. D’ailleurs vous le dites vous-même, le lièvre prend du temps à mourir et agonise de très longues heures dans le piège.

    On peut se poser des questions sur l’éthique de la fourrure – de phoque ou autres – , quand on va plus loin que la désinformation gouvernementale. A quoi ça rime tout ce gaspillage d’énergie, de pétrole, de ressources pour fabriquer des objets de luxe totalement inutiles?

    Personne ne veut manger de la viande de phoque, il n’y a pas de marché. En plus cette viande est fortement contaminée avec des pesticides et des métaux lourds, potentiellement dangereux pour la santé.

    Au lieu d’évoquer l’écologie, la morue ou autres fantaisies, pourquoi ne pas simplement dire que les phoques sont encore chassés simplement pour enrichir l’industrie de la fourrure, pour une question de profits.

    Pourquoi ne pas subventionner l’éco-tourisme au lieu des massacres d’animaux?

    En passant, je ne mange pas de boeuf…et vous devriez en manger moins car ce n’est bon ni pour votre santé pas plus que pour celle de la planète.

    Marjolaine,
    J’ai trouvé votre article mignon et je n’ai pas voulu reprendre les petits amalgames que j’ai détecté de votre texte mais je ne peux pas laisser passer cela :

    > Personne ne veut manger de la viande de phoque

    Et les esquimaux ? Ils mangent même cru certaines parties (foie) ce qui leur donnent la vitamine C indispensable pour ne pas attraper le scorbut.

    L’éco-tourisme comme celui qui se développe en Afrique avec les safari photographique pendant que les braconniers sont chassés par les militaires ? :lol:

    • marjolaine jolicoeur-AHIMSA

    Il n’y a pas de débouchés et de marchés commerciaux pour la viande des 300 000 bébé-phoques tués lors de la chasse commerciale.
    (A part un peu à Taiwan et en Corée du Sud)
    Les Inuits, c’est une autre sorte de chasse; ils ne tuent qu’à peine l millier de phoque par année, Le foie du phoque est extrèmement contaminé, et on conseille de ne pas le manger. Si les Inuits préfèrent continuer à en consommer et à s’intoxiquer…

    • Lugag146

    De la fourrure, ce n’est pas écologique? Alors qu’avdient-il de votre beau manteau Gore-Tex, issu de dérivés du pétrole et constitué de matières synthétiques, qui prennent des centaines de millier d’années à se décomposer? Un manteau de fourrure qui tombe à l’eau finira par nourrir des nettoyeurs des océans. Mais le beau manteau en synthétique, il étouffera probablement des gransds mammifères marins. Alors avant de parler d’écologie, on doit bien réfléchir nos arguments.

    • marjolaine jolicoeur-AHIMSA

    Avant de parler de fourrure, on doit bien réfléchir à nos arguments.
    80% des manteaux vendus au Canada proviennent de fermes d’élevage (de visons et de renards)
    Selon une étude réalisée par la Ford Motor Company, un manteau en fourrure de vison d’élevage requiert 66 fois plus d’énergie qu’un vêtement synthétique.
    L’industrie de la fourrure gaspille du pétrole mais aussi d’immense quantités de nourriture (céréales, sous-produits de l’abattoir, poissons, ect.)pour nourrir les animaux sauvages emprisonnés dans des cages. Il faut environ 3 tonnes de nourriture pour produire un manteau de vison et plus d’une tonne pour produire un manteau de renard.
    Ces fermes d’élevages sont une grande source de pollution autant des sols que de l’eau.
    Quand à la fourrure qui vient du piégeage ou de la chasse – au phoque – pour elle aussi on a besoin de pétrole (pour les bateaux, motoneiges, tout-terrains, transporter les peaux vers les marchés, ect. ect.)
    La peau d’humain est aussi biodégradable mais c’est pas une raison pour en faire un manteau…

    ,

    • Lugag146

    Quoi qu’il en soit, la chasse perdurera peu importe les appréhensions. Après tout, l’homme est à la fin de la chaîne alimentaire. Alors lorsqu’il n’y aura plus de loup-marins, on chassera d’autre chose en attendant que toue le monde devienne vedge…ET je ne te traitais pas de française, je faisais simplement référence à la Bardot moderne que tu sembles édifier!

    • Peyo et Mayalen

    Bonjour,
    Nous sommes personnellement opposés à la chasse aux phoques. Nous sommes d’origine française, mais nous sommes aussi contre la production de foie gras et contre la corrida, deux activités très prisées dans le Sud-Ouest de la France d’où nous sommes originaires.
    La protection animale pour nous ne relève d’aucun chauvinisme!
    En fait, faire souffrir ou tuer un animal si ce n’est pour la survie ou la légitime défense nous parait indéfendable. Peu importe les argumentaires invoqués de traditions, plaisir gustatif,recherche, mode, loisirs, revenus tirés de ces activités, écologie, sport..
    Bonne soirée.
    Peyo et Mayalen

    @Peyo et Mayalen
    C’est une éthique tout a fait respectable et personne ou loi ne vous oblige à manger du foie gras ou assister à une corrida. Ca fait partie de vos libertés individuelles.

    Mon éthique personnelle ou religion ne m’empeche pas de manger du foie gras ni du jambon même si je prefère le confit de canard ou du caviar (oeufs de poisson) pour saler une pomme de terre. Ca ne doit pas poser de probleme non plus à ceux qui gavent les oies.

    Nos sociétés modernes ont déjà assez abusé de lois en tout genre qui réduisent nos libertés individuelles comme peau de chagrin. Une fois qu’on met le doigt dans cet un engrenage difficile d’éviter les abus en tout genre avec différentes argumentations et différents cibles. Un coup sur le chasseur, une fois sur l’internaute, un coup sur le fumeur, un coup sur le frabricant de foie gras, un coup sur le conducteur, sur l’internaute, etc …
    Ca fait le bonheur des policiers et des procureurs/avocats. Au fait en France, n’oubliez pas votre gilet fluo jaune dans votre voiture. :lol:

    Alors c’est votre droit d’essayer de diffuser votre éthique et même votre religion. Quand un pays n’accorde plus assez de libertés individuelles à ces concitoyens j’apprécie quand je peux en changer librement.

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