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Des ?colos appuient une chasse au phoque qui est loin d’?tre ?cologique

Photo : Flickr genevieveromier
Photo : Flickr genevieveromier

Dans un r?cent communiqu? Nature Qu?bec appuie la chasse au phoque et fait du lobbying aupr?s du Parlement europ?en afin qu?il n?interdise pas les importations des produits d?riv?s. Nature Qu?bec agit-il r?ellement par conviction ?cologique?

On peut se poser la question quand on voit dans sa liste de ? partenaires financiers ? P?ches et Oc?ans Canada, le minist?re gouvernemental qui subventionne et coordonne la chasse au phoque. Nature Qu?bec re?oit aussi des subventions de la Fondation de la Faune du Qu?bec, un organisme gouvernemental favorisant la chasse et la p?che dites sportives ainsi que du Fond mondial pour la nature Canada (World Wildlife Fund-WWF) dont toute l?histoire est li?e ? la chasse.(1) Un des pr?sidents du pass? de la WWF ?tait non seulement un chasseur c?l?bre pour ses tueries massives d?animaux mais aussi pr?sident de la National Rifle Association, un lobby international contre tout contr?le des armes a feu. Jusqu?en l988 la WWF organisait des ench?res de vente de fourrure pour renflouer ses caisses. Elle a toujours soutenu la chasse aux phoques en connivence avec le gouvernement canadien.

Nature Qu?bec a de plus des ? partenaires en biens et services pour des expertises, conseils et validations scientifiques et techniques ? comme la F?d?ration des trappeurs gestionnaires du Qu?bec,la F?d?ration qu?b?coise de la Faune (qui malgr? son nom regroupe des chasseurs et des p?cheurs) et la F?d?ration des pourvoiries du Qu?bec. Ces groupes pro-chasse et pro-fourrure peuvent-ils r?ellement donner une expertise valable et objective ? un organisme se voulant ?cologique?

ECOLOGIQUE OU MERCANTILE?

Justifier ?cologiquement la chasse aux phoques parce que ces derniers mangent trop de morues est questionnable d?un point de vue cr?dibilit? scientifique mais aussi vision globale. L?effondrement de la population des poissons rel?ve bien plus de la p?che intensive et de l?inertie du gouvernement en mati?re de gestion que de l?alimentation du phoque. M?me si tous les phoques jusqu?au dernier sont tu?s, la morue ne reviendra pas. Selon une ?tude faite par 14 chercheurs scientifiques et publi?e dans la revue am?ricaine Science la quasi-totalit? des esp?ces de poissons et de crustac?s p?ch?s pour la consommation auront disparu des oc?ans avant 2050.(2) Cette disparition annonc?e des poissons s?accompagnera d?un d?r?glement de l?ensemble de l??cosyst?me des oc?ans et ce ne sera pas la faute des phoques mais bien des industries de la p?che.Mais les p?cheurs qualifient ces pr?dictions de ? pessimistes ? et refusent d?y croire.

En f?vrier 2009, les p?cheurs de morues du Qu?bec et des Maritimes ont m?me tent? de convaincre P?ches et Oc?ans Canada de ne pas imposer un moratoire pour stopper la p?che dans le sud du golfe Saint-Laurent. Regroup?es dans une coalition, les associations de p?cheurs rejettent les pr?visions scientifiques pr?disant la disparition des poissons. Plus facile d?accuser les phoques que de faire son mea culpa.

Tout comme pour l?industrie de la fourrure, la p?che commerciale n?a montr? que tr?s rarement un souci ?cologique. Elle a plut?t vider les oc?ans et continue de le faire dans un esprit strictement mercantile. Morue mais aussi requin, thon rouge, fl?tan, espadon, crevette, plie canadienne et capelan sont des esp?ces marines menac?es par la p?che. On estime que dans le monde 75% des esp?ces de poissons seraient pr?sentement exploit?es ? pleine capacit?, surexploit?es ou ?puis?es.

Tuer des phoques pour sauver le poisson ne ressemble que trop ? de l?histoire ancienne. Le b?luga par exemple, a toujours ?t? maudit par les p?cheurs, coupable selon eux de faire fuir le poisson. Au cours des ann?es 30, les p?cheurs chassaient cette petite baleine blanche parce qu?on croyait qu?elle d?vorait elle aussi trop de morues et de saumons. Pour chaque queue de b?luga tu? le gouvernement payait l5$. Plus de 5 000 b?lugas vivaient dans le fleuve St-Laurent en 1885 mais cent ans plus tard ils n??taient plus que 500, consid?r?s comme de v?ritables d?chets toxiques.

Faudra-t-il massacrer la totalit? des b?lugas, des baleines, des dauphins, des requins et des oiseaux de mer sous pr?texte qu?ils mangent du poisson?

FAUX PRINCIPE DE PR?CAUTION

La chasse au phoque est en compl?te contradiction avec tous les principes ?cologiques autant par ses liens avec l?industrie de la fourrure que par sa gestion gouvernementale.

Deux chercheurs scientifiques Russel Leaper et Justin Matthews ont analys? les m?thodes utilis?es par le gouvernement pour ?valuer la taille de la population de phoques du Groenland et son ?volution de m?me que l?approche gouvernementale pour la fixation des quotas de chasse.(3) Selon Russel Leaper ? le risque pour la population de phoques est alarmant. L??tude d?montre que le gouvernement pourrait ne pas ?tre au courant que le niveau de la population a atteint un seuil critique avant qu?il ne soit trop tard, et que seules des mesures draconiennes devront ?tres prises. Cela signifie que le gouvernement continuerait ? fixer des quotas de chasse ?lev?s alors que la population serait s?rieusement en d?clin.? Selon ces chercheurs l?approche actuelle du gouvernement pour g?rer la chasse au phoque fera baisser s?rieusement leur population, de 50 ? 70% au cours des 15 prochaines ann?es.

La suppos?e ?approche de pr?caution » du gouvernement ne r?siste pas ? une analyse s?rieuse. Les phoques peuvent ?tre d?cim?s par des variations au niveau de l?approvisionnement alimentaire, des virus, des contaminations par la pollution ou par des changements climatiques. D?s ? pr?sent, le r?chauffement climatique est une menace r?elle pour le troupeau de phoques puisqu?il nuit ? leur milieu de reproduction. Les mauvaises conditions de la glace contribuent de plus en plus au pourcentage anormal du taux de mortalit? des phoques. En 2002, 75% des b?b?s phoques dans le golfe St-Laurent sont morts ? cause de l?absence de glace avant m?me que la chasse ne commence. Cela n?a pas emp?ch? le gouvernement de continuer ? fixer des quotas de capture mettant en p?ril leur population.

CRUAUT? SUBVENTIONN?E

Invoquer la tradition pour maintenir la chasse aux phoques sous pr?texte qu?elle est pratiqu?e depuis 400 ans est une tactique de diversion assez maladroite. Une multitude de traditions – esclavage des enfants, des noirs, violence faite aux femmes ou cannibalisme – ?taient aussi des traditions dans certaines contr?es mais d?un point de vue ?thique elles ne sont plus d?fendables. Le comportement de l?humain primitif devrait logiquement ?voluer vers un mode de vie plus moralement acceptable.

La chasse au phoque n?est plus depuis longtemps une chasse de subsistance ? proprement parler mais alimente plut?t le commerce de la fourrure. Cette industrie est devenue multimillionnaire en d?truisant et en exploitant autant les communaut?s rurales,les autochtones, les animaux que l’environnement. L’industrie de la fourrure est uniquement pr?occup?e par les profits. Le gouvernement continue malgr? tout de la subventionner par fanatisme id?ologique. L?industrie de la chasse au phoque ne se perp?tue que parce qu?elle est grassement subventionn?e. Entre 1995 et 2000, le gouvernement canadien et celui de Terre-Neuve et Labrador ont donn? 20 millions $ en subventions directes ? la chasse aux phoques. Un article du Post sign? par Murray Teitel confirme que pr?sentement les 6 millions que gagnent les chasseurs co?tent aux contribuables canadiens au moins 60 millions.(4)

ECOLO LA FOURRURE?

Cette tuerie de phoques n?est jamais ?cologique pas plus que ne l?est l?industrie de la fourrure. Pour aller tuer les phoques il faut une grande d?pense de p?trole tout comme pour exp?dier les peaux ou les produits d?riv?s dans des ports europ?ens ou asiatiques. Pr?paration, tannage, trempage, s?chage, nettoyage, taille et finition des fourrures requi?rent des traitements chimiques consid?rables. Les produits chimiques utilis?s pour traiter la fourrure incluent des acides, du peroxyde d?hydrog?ne, de la formald?hyde, des agents de blanchiment et divers types de teintures. Potentiellement canc?rig?nes ces produits peuvent causer divers probl?mes de sant?, polluant les cours d?eau et les sols. Il faut aussi penser ? l??nergie requise pour op?rer les vo?tes ? fourrures r?frig?r?es (pour l?entreposage pour p?riode de non-utilisation) ainsi que l??nergie requise pour nettoyer professionnellement par nettoyage ? sec les manteaux. La fourrure est un produit de luxe n?cessitant d??normes quantit?s de ressources et d??nergie. Elle ne peut en aucun cas ?tre consid?r?e comme un produit ?cologique.

VIOLENCE ET BRUTALIT?

Cette chasse industrielle g?n?re une immense souffrance car c?est une ex?cution massive d?animaux devant se faire le plus rapidement possible. Tuer 300 000 phoques en quelques semaines am?ne de comportements cruels d?montrant bien l?incapacit? des autorit?s ? veiller ? l?application des lois. De nombreux vid?os et t?moignages d?observateurs apportent des preuves ind?niables de l?agonie de phoques crochet?s vivants puis tra?n?s sur la glace, d?animaux frapp?s au gourdin ou bless?s par balle puis abandonn?s de longues minutes ? leurs souffrances avant parfois d??tres d?pec?s encore conscients. Ces abus loin d??tre des cas isol?s demeurent rarement sanctionn?s.

98% des phoques chass?s ont entre deux semaines et trois mois. Les chasseurs les nomment des « chiots » mais les d?fenseurs des phoques n?ont pas le droit eux de dire qu?ils restent en quelque sorte des « b?b?s ». Certains de ces phoques n?ont pas encore pris de repas solides ou m?me commenc? ? nager. Les chasseurs fracassent leur cr?ne parce qu?en tant que juv?niles, les parois de leur t?te sont encore minces. Tout ce massacre ? lieu sous les yeux horrifi?s des autres phoques, des m?res, dans un vacarme de cris de peur et dans l?odeur du sang.

Peut-on accepter toutes les violences et les brutalit?s au nom de l’argent?

Pour continuer ce plus grand massacre de mammif?res au monde, on tente d?sesp?r?ment de nous vendre leur viande et leur graisse. Mais le phoque est loin d??tre assez bio pour nourrir les ?colos puisqu?il est contamin? par de multiples substances toxiques et des pesticides. Il est m?me recommand? aux consommateurs de phoque de n?en manger pas plus qu?une fois par semaine et de s?abstenir d?en consommer le foie. Ces substances toxiques s?accumulent dans l?organisme, provoquant cancers, d?r?glements hormonaux et immunitaires. Les femmes inuites, ? cause de leur consommation de phoques, d?tiennent dans leur lait maternel le plus haut pourcentage de BPC au monde, mettant ainsi en danger autant leur sant? que celle de leur b?b?.

Quant aux om?ga-3 de source animale, leurs vertus exag?r?es rel?vent du marketing puisqu?elles peuvent aussi ?lever le taux de cholest?rol et provoquer une baisse des r?ponses immunitaires. Tous les poissons (et donc leur graisse et leur chair ) sont contamin?s ? divers degr?s, phoque compris. Plusieurs alternatives v?g?tales contiennent des om?ga-3 : graines de lin, algues, noix et huile de chanvre. Tous ces produits se retrouvent sous l?appellation bio et sont donc ?cologiques.

?MES SENSIBLES S?ABSTENIR?

Au Canada il est presque interdit de prendre la parole pour d?fendre les phoques sans se voir aussit?t taxer de « m?chants animalistes », « d??mes sensibles » ou de souffrir de « sensiblerie ». ?tre ?cologiste c?est aussi avoir des notions d??thique, de justice, de non-violence et de solidarit? envers les plus vuln?rables. Si un peu plus d?humains avait de la sensibilit? dans leur ?me et leur coeur, l??tat de la plan?te ne s?en porterait que mieux.

Notre relation ?cologique avec les animaux englobe aussi un d?bat moral. Une soixante de philosophes et d??thiciens ont cosign? avec le professeur Andrew Linzey de l?Universit? d?Oxford un texte d?non?ant la chasse aux phoques comme ?tant cruelle et moralement injustifiable.(5) Pour eux le phoque est un ?tre vivant et sensible, bien plus qu?un simple produit de consommation.

Se dire ?cologiste c?est aussi comprendre que tout est interd?pendant et li?, autant la souffrance des animaux, des humains que celle de la plan?te. Les biologistes au service des chasseurs, de l?industrie de la fourrure et des politiques gouvernementales doivent montrer leur vrai visage et ne plus se cacher derri?re leurs pr?tentions ?cologiques. On peut tout fuir, mais notre conscience finit toujours par nous rattraper.

1.http://www.naturequebec.org/pages/noussoutenirpartenaires.asp??????????? 2.Impacts of Biodiversity Loss on Ocean Ecosystem Services (novembre 2006)
3.An Investigation of the effects of uncertainty on Canadian harp seal management
4.National Post, article de Murray Teitel: http://network.nationalpost.com/np/blogs/fpcomment/archive/2008/04/18/the-millions-ottawa-spends-subsidizing-the-seal-hunt.asp
5.An Ethical Critique of the Canadian Seal Hunt and an Examination of the Case for Import Controls on Seal Products : http://www.animallaw.info/articles/arus2journalanimallaw87.htm\w

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    Donc, Nature-Québec n’agirait pas par conviction écologique, pas sur une base de ses prises de position mais plutôt parce qu’elle reçoit de l’argent du gouvernement, lequel finance la chasse.
    Je penses bien que Nature-Québec a un peu plus de bon-sens et d’esprit critique que vous le leur attribuez. Vous dénoncez aussi cet organisme parce que vous êtes capable de trouver une connection entre celui-ci et des organisme pro-chasse.
    Ce lien n’a évidemment rapport encore une fois: c’est la prise de position que vous devez attaquer, par l’organisme en tant que tel.
    Et encore, est-ce que toute chasse est anti-écologique ? Sur une base de principes ?
    Alors que faire du fait que l’humain ( que nous sommes, vous semblez l’avoir oublié ) soit carnivore. Doit-il absolument être végétarien pour adhérer au mouvement écologique ?

    Ceci dit, je suis entièrement d’accord que justifier la chasse au phoque parce que celui-ci mange la morue est un argument faux. ( A moins que cette espèce soit étrangère à l’écosystème, ce qui n’est pas le cas ici ).
    Et justifier la chasse parce qu’elle génère des revenus aussi n’est pas un argument valide.

    Mais de justifier l’interdiction de la chasse parce que la population de phoque pourrait être incorrectement évaluée n’est pas plus valide.
    Entre vous et moi, il y a bien des choses qui pourraient être justifiés ainsi ( dont plusieurs que vous n’aimeriez pas je suis certain… ).

    Que reste-t-il comme argument contre la chasse ? La moralité. Vous argumentez que de tuer un phoque pour le manger ou en faire un manteau ( c’est quoi qui est fait avec du phoque ? J’en ai aucune idée… 🙂 ) est immoral.
    Soit.
    Mais alors, vous devez traiter toute consommation de viande comme immorale. Le manteau de cuir aussi est immoral. Le poisson est immoral.

    Me semble alors qu’il y a beaucoup de monde sur la planète qui ont cette condition: l’immoralité cannibale.
    Ca fait beaucoup de monde qui auront faim demain s’il devaient tous être guéris !

    SVP expliquez moi en quoi le phoque est différent de la vache. En quoi le bébé phoque est différent du veau.
    Expliquez moi aussi comment un écologiste rationalise la mort lente et sanglante d’un bébé zèbre sous les croc d’un lion, à la vue du reste du troupeau de zèbre dans lequel se trouve sa mère.
    L’humain fait le même travail mais de facon plus expéditive et donc moins cruelle pour tous.
    Au niveau écologique, en quoi l’humain est différent du lion ?

  2. avatar

    Vous avex tout à fait raison François. Je ne vois dans cet article que l’échos d’une propagande française qui continue de faire des vagues, même après 35 ans. Qualifier d’immoralité la chasse au loup marin, c’est se tromper sur la nature de l’argument. En fait, tout se joue dans une jolie toile de fond symbolique oû le rouge macule le blanc. Mais sans ce contraste, cette chasse ne saurait « paraître » si cruelle… Mais il est question de symbole, et on pourrait en discuter longuement. En quoi cette chasse est-elle plus cruelle que la trappe, par exemple? Laisser un lièvre agoniser étranglé: plus il essaie de se sauver, plus il s’étrangle. Saviez-vous qu’il faut en moyenne 2 à 3 heures pour celui-ci avant de rendre l’âme? Ça, c’est pas cruel parce qu’il n’y a pas de Paul Watson ou Mccartney ne se cache dans la forêt avec une caméra, en attendant que le lièvre se montre… et des lièvres, en voyez-vous dans les forests du Québec? Moi non… mais des loup-marins, j’en vois par millier sur les banquises des Iles de la Madeleine.

    Le problème avec cette chasse réside dans sa trop grande visibilité médiatique. Les animaux d’abattoirs ne sont pas autant filmés que les loup-marins. Tant et aussi longtmeps que les médias entretiendra un discours passéiste empreint d’émotions puériles, il y aura des articles comme celui-ci. Et pendant ce temps, continuez d’acheter du bon boeuf nourri aux hormones, avec dans le paquet un beau petit tampon en dessous pour éviter que le sang, qui ne devrait pas être là, soit visible et qu’il vous rappelle que vous mangez la partie sanglante d’un animal qui a bel et bien déjà été en vie…

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    marjolaine jolicoeur-AHIMSA

    Propagande francaise? Mes ancêtres sont gaspésiens et acadiens, des Arsenault!

    La chasse au phoque n’est absolument pas un débat sur la viande, mais bien sur l’industrie de la fourrure.(Mais c’est une tactique largement répandue pour faire dévier le débat) Toutes les fourrures qui alimentent l’industrie sont cruelles,non-écologiques et non-éthiques. Autant celles venant des fermes d’élevage (80% des ventes au Canada), du piégeage que de la chasse. D’ailleurs vous le dites vous-même, le lièvre prend du temps à mourir et agonise de très longues heures dans le piège.

    On peut se poser des questions sur l’éthique de la fourrure – de phoque ou autres – , quand on va plus loin que la désinformation gouvernementale. A quoi ça rime tout ce gaspillage d’énergie, de pétrole, de ressources pour fabriquer des objets de luxe totalement inutiles?

    Personne ne veut manger de la viande de phoque, il n’y a pas de marché. En plus cette viande est fortement contaminée avec des pesticides et des métaux lourds, potentiellement dangereux pour la santé.

    Au lieu d’évoquer l’écologie, la morue ou autres fantaisies, pourquoi ne pas simplement dire que les phoques sont encore chassés simplement pour enrichir l’industrie de la fourrure, pour une question de profits.

    Pourquoi ne pas subventionner l’éco-tourisme au lieu des massacres d’animaux?

    En passant, je ne mange pas de boeuf…et vous devriez en manger moins car ce n’est bon ni pour votre santé pas plus que pour celle de la planète.

  4. avatar

    Marjolaine,
    J’ai trouvé votre article mignon et je n’ai pas voulu reprendre les petits amalgames que j’ai détecté de votre texte mais je ne peux pas laisser passer cela :

    > Personne ne veut manger de la viande de phoque

    Et les esquimaux ? Ils mangent même cru certaines parties (foie) ce qui leur donnent la vitamine C indispensable pour ne pas attraper le scorbut.

    L’éco-tourisme comme celui qui se développe en Afrique avec les safari photographique pendant que les braconniers sont chassés par les militaires ? 😆

  5. avatar
    marjolaine jolicoeur-AHIMSA

    Il n’y a pas de débouchés et de marchés commerciaux pour la viande des 300 000 bébé-phoques tués lors de la chasse commerciale.
    (A part un peu à Taiwan et en Corée du Sud)
    Les Inuits, c’est une autre sorte de chasse; ils ne tuent qu’à peine l millier de phoque par année, Le foie du phoque est extrèmement contaminé, et on conseille de ne pas le manger. Si les Inuits préfèrent continuer à en consommer et à s’intoxiquer…

  6. avatar

    De la fourrure, ce n’est pas écologique? Alors qu’avdient-il de votre beau manteau Gore-Tex, issu de dérivés du pétrole et constitué de matières synthétiques, qui prennent des centaines de millier d’années à se décomposer? Un manteau de fourrure qui tombe à l’eau finira par nourrir des nettoyeurs des océans. Mais le beau manteau en synthétique, il étouffera probablement des gransds mammifères marins. Alors avant de parler d’écologie, on doit bien réfléchir nos arguments.

  7. avatar
    marjolaine jolicoeur-AHIMSA

    Avant de parler de fourrure, on doit bien réfléchir à nos arguments.
    80% des manteaux vendus au Canada proviennent de fermes d’élevage (de visons et de renards)
    Selon une étude réalisée par la Ford Motor Company, un manteau en fourrure de vison d’élevage requiert 66 fois plus d’énergie qu’un vêtement synthétique.
    L’industrie de la fourrure gaspille du pétrole mais aussi d’immense quantités de nourriture (céréales, sous-produits de l’abattoir, poissons, ect.)pour nourrir les animaux sauvages emprisonnés dans des cages. Il faut environ 3 tonnes de nourriture pour produire un manteau de vison et plus d’une tonne pour produire un manteau de renard.
    Ces fermes d’élevages sont une grande source de pollution autant des sols que de l’eau.
    Quand à la fourrure qui vient du piégeage ou de la chasse – au phoque – pour elle aussi on a besoin de pétrole (pour les bateaux, motoneiges, tout-terrains, transporter les peaux vers les marchés, ect. ect.)
    La peau d’humain est aussi biodégradable mais c’est pas une raison pour en faire un manteau…

    ,

  8. avatar

    Quoi qu’il en soit, la chasse perdurera peu importe les appréhensions. Après tout, l’homme est à la fin de la chaîne alimentaire. Alors lorsqu’il n’y aura plus de loup-marins, on chassera d’autre chose en attendant que toue le monde devienne vedge…ET je ne te traitais pas de française, je faisais simplement référence à la Bardot moderne que tu sembles édifier!

  9. avatar

    Bonjour,
    Nous sommes personnellement opposés à la chasse aux phoques. Nous sommes d’origine française, mais nous sommes aussi contre la production de foie gras et contre la corrida, deux activités très prisées dans le Sud-Ouest de la France d’où nous sommes originaires.
    La protection animale pour nous ne relève d’aucun chauvinisme!
    En fait, faire souffrir ou tuer un animal si ce n’est pour la survie ou la légitime défense nous parait indéfendable. Peu importe les argumentaires invoqués de traditions, plaisir gustatif,recherche, mode, loisirs, revenus tirés de ces activités, écologie, sport..
    Bonne soirée.
    Peyo et Mayalen

  10. avatar

    @Peyo et Mayalen
    C’est une éthique tout a fait respectable et personne ou loi ne vous oblige à manger du foie gras ou assister à une corrida. Ca fait partie de vos libertés individuelles.

    Mon éthique personnelle ou religion ne m’empeche pas de manger du foie gras ni du jambon même si je prefère le confit de canard ou du caviar (oeufs de poisson) pour saler une pomme de terre. Ca ne doit pas poser de probleme non plus à ceux qui gavent les oies.

    Nos sociétés modernes ont déjà assez abusé de lois en tout genre qui réduisent nos libertés individuelles comme peau de chagrin. Une fois qu’on met le doigt dans cet un engrenage difficile d’éviter les abus en tout genre avec différentes argumentations et différents cibles. Un coup sur le chasseur, une fois sur l’internaute, un coup sur le fumeur, un coup sur le frabricant de foie gras, un coup sur le conducteur, sur l’internaute, etc …
    Ca fait le bonheur des policiers et des procureurs/avocats. Au fait en France, n’oubliez pas votre gilet fluo jaune dans votre voiture. 😆

    Alors c’est votre droit d’essayer de diffuser votre éthique et même votre religion. Quand un pays n’accorde plus assez de libertés individuelles à ces concitoyens j’apprécie quand je peux en changer librement.