Accueil / A C T U A L I T É / Derrière la catastrophe du Boeing iranien, une deuxième … en Libye !

Derrière la catastrophe du Boeing iranien, une deuxième … en Libye !

Bon, je ne vous apprends rien sur la catastrophe survenue le 8 janvier dernier à Téhéran. On peut saluer au passage le travail d’observation de ceux que l’on appelle parfois des complotistes pour avoir très vite décelé sur le fuselage de l’appareil abattu des traces d’impacts de schrapnels de missile (1). Deux engins ont été tirés comme on l’a appris plus tard, ce qui est de règle en la matière sur ce genre de défense anti-aérienne. Le tireur maladroit a respecté les procédures habituelles (et les ordres donc). Ce malencontreux tir avait offert à Donald Trump un répit inespéré dans sa façon plus que cavalière de résoudre le problème épineux de la relation avec l’Iran (l’assassinat d’un général très proche du pouvoir dans un autre pays que son pays d’origine). Mais aujourd’hui, c’est un autre élément d’information qui vient d’être débusqué par CNN. Et c’est une révélation de taille, en effet qui mérite quelques éclaircissements. Les voici.

Des canadiens ?

La liste des personnes manquant à l’appel avait tout de suite intrigué, à vrai dire : un bon nombre étant des canadiens (2).  Cela avait surpris dans un premier temps.  On l’explique facilement part le fait que c’étaient des irano-canadiens, des gens ayant quitté le pays et venus s’installer au Canada, particulièrement à Toronto et alentours.  Certains juste après l’élection de Mahmoud Ahmadinejad, qui venait alors d’être contestée par des milliers d’Iraniens.  Une véritable diaspora, que l’on avait croisée déjà lors des événements du 11 Septembre, ou plus exactement un peu avant avec l’arrestation d’Ahmed Ressam, le 14 décembre 1999, sur la côte Ouest des Etats-Unis, surpris en train de transporter dans sa voiture plusieurs dizaines de kilos d’explosifs en préfiguration visiblement d’un attentat. Ressam faisait en effet partie d’une cellule dormante iranienne liée à un groupe du GSPC algérien, fomenteur d’attentats mondiaux à l’époque !!! Le cas était intrigant car derrière ces extrémistes se cachaient aussi les manipulateurs de la sécurité algérienne, rodés à la technique comme on le sait, et grands exportateurs d’attentats divers dans le monde entier. Plus étonnant encore puisqu’on découvrira d’autres liens surprenants entre ces algériens et le gang de Roubaix de sinistre mémoire ici !!! Le juge Bruguière était parvenu jusqu’à eux, pour s’apercevoir en même temps que dans le camp pakistanais de Ben Laden on croisait en même temps les services secrets pakistanais de l’ISI… et la CIA !!! L’Iran mène à tout, on s’en doute depuis des années… celles où la France avait choisi d’héberger l’Ayatollah Khomeiny sans trop se soucier il semble bien des conséquences que cela impliquerait… le shah parti, on n’imaginait pas le chaos qui allait suivre !

Une passagère anonyme au deuxième rang

Parmi les passagers de l’appareil abattu par erreur, donc, CNN a été le premier avant-hier à relever le nom d’Olena Malakhova, 38 ans, un nom qui n’avait pourtant rien dit aux autres médias.  Le fastidieux épluchage de la liste des personnes décédées lors du vol 752 d’Ukraine International Airlines a en effet révélé cette information importante. Celui du nom d’une jeune business-women ukrainienne, directrice d’une autre compagnie aérienne, SkyAviaTrans, basée en Ukraine, et la co-propriétaire de Volaris Business, société enregistrée à Edinburgh, en Ecosse.  Située à une adresse flairant le soufre d’emblée, façon Delaware aux USA : au EH6 7BD, Mitchell Street, Edinburgh il y a en effet la bagatelle de 2 268 compagnies d’inscrites !!!

 

La suspicion s’aggravant sérieusement dès que l’on retournait un peu en arrière pour retrouver la trace d’un des appareils de Volaris Business, en l’occurrence un gros Iliouchine 76 immatriculé UR-COZ, cité en exemple dans un Twitt du dénommé Babak Taghvaee, chroniqueur spécialisé travaillant pour The Globe Post, ici à gauche) et nous annonçant que le gros quadriréacteur ne volerait plus désormais : il venait le 6 août dernier d’être réduit en cendres par un bombardement de l’aéroport de Misrata où il stationnait alors, un bombardement effectué par la LNA (ou ANL, en français, les forces armées du général Khalifa Haftar). Une info reprise rapidement par Arnaud Delalande, celui qui nous tient informé depuis des mois on l’a vu de la guerre aérienne et au sol en cours en Libye (3).

De faux vols humanitaires

Les premières images de sa destruction étant impressionnantes (celle d’un tir de roquettes tirées d’avion pensait-on, la LNA ne possédant que des roquettes non guidées larguées de pods installés sur ses L-39, ayant perdu on le sait tous ses Mirage F1 comme on le sait (4)).  L’appareil, encore juché sur ses roues, montrant un cockpit entièrement dévastée par un violent incendie déclenché par des tirs d’une précision étonnante, seul l’avant du gros porteur ayant été touché mais en en faisant d’un seul coup une page inutilisable, tous circuits primordiaux coupés (cf ici à droite). Le même Taghvaee ajoutant le 6 août que cette nuit-là l’appareil venait juste de transporter des armes de la base turque d’Akinci (Mürted) près d’Ankara. Et effectivement, car ça n’était pas la première fois en plus, puisqu’on relevait dans la foulée au moins 23 vols similaires du gros quadriréacteur, dans les semaines qui avaient précédées !!! 

Ci-dessus à gauche un des L-39 de la LNA équipé de roquettes non guidées sous les ailes, via le « classique » pod UB-16-57  ayant auparavant équipé les Mig-21 ou les SU-7 , supposé avoir attaqué l’avion cargo.  En face, la GNA, on le sait, recevait ses armes de la Turquie, comme l’a avoué son président Fayez al-Sarraj.  Comme lors de la livraison de véhicules blindés le 31 juillet 2019, un contrat signé et accepté par le ministre de l’intérieur et de la défense Fathi Bashagha, des engins reçus dans le port de Khoms le 6 février et à Tripoli le 18 Mai 2019, livrés par le MV Esperanza (IMO 9252785). Les engins délivrés étant des 4×4 Kirpi « Mine Resistant Ambush Protected » (MRAP) en 58 exemplaires, fabriqués par  BMC Otomotiv Sanayi ve Ticaret AS (cf ici à droite). A Misrata des drones Bayraktar TB2 (UCAV) et des armes diverses ont été eux amenés par des avions bien connus aussi les Antonov An-12 BK UR-CAH et UR-CNT ainsi que l’An-12BP UR-CGW, tous trois d’Ukraine Alliance comme on le sait. Ceci pour la première livraison de drones. Le premier des trois appareils n’existe déjà plus : lors du vol 4050 d’Ukraine Air Alliance, en approche de l’aéroport international de Lviv, en Ukraine, il s’est écrasé (ici à gauche et à droite). Il avait décollé de l’aéroport de Vigo, en Espagne, vers 22 h 20 UTC le 3 octobre, avec à bord officiellement encore un fois « 13 000 kg de pièces détachées automobiles » à partir de Bursa, en Turquie. « Un arrêt de ravitaillement était prévu à Lviv, en Ukraine » note Air Safety. Celle fois (au retour) il y avait bien que des morceaux de voitures à son bord, et pas des armes !!!. Et ce n’était pas fini : « Le 6 juillet 2019, des informations ont révélé qu’une partie du deuxième lot de huit UCAV Bayraktar TB2 (turcs) avait été livrée à Misrata136 par un avion IL-76TD (immatriculation UR-COZ) exploité par SkyAviatrans LLC 137 (Ukraine), détenu et également sous contrat par Volaris. Business LP138 (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord). Les enquêtes du panel ont révélé que l’avion a effectué six vols d’Ankara à Misrata du 3 au 21 juillet 2019 (voir figure IX).
Les manifestes de cargaison et les lettres de transport aérien indiquaient à nouveau que l’expéditeur des six transferts était l’ambassade de Libye à Ankara et le destinataire était le ministère de l’Intérieur, Libye. ProAir-Charter- Transport GmbH a de nouveau affrété l’avion. Tous les détails de l’affaire figurent à l’annexe 50
« . Selon le rapport des experts de l’ONU, ce sont 130 tonnes d’armes diverses sur 5 vols effectués entre le 3 et le 6 juillet 2019 qu’aurait transportées l’UR-COZ, consignées par l’ambassade de Libye à Ankara et le ministère de l’Intérieur libyen. 
On a eu la preuve de l’existence et de l’usage des Bayraktar TB2 quand l’un d’entre eux a été abattu et s’est écrasé près de Tripoli en janvier dernier (ici à droite). Le problème étant que ce type de drone, très bien réalisé, peut aussi être désormais armé de missiles… un engin particulier car il s’agît au départ d’un missile anti-tank l’UMTAS (ou Mizrak), lancé cette fois d’une aile d’avion ou de drone pour devenir missile air-sol ! La précision de l’attaque du gros porteur ukrainien s’expliquait ainsi bien davantage avec cet engin et ce type de tir !!! Ce n’étaient  pas des rockettes non guidées qui l’avaient atteint ! BellingCat le décrit ici en détail. L‘engin porteur, le drone, étant désormais aussi le fruit d’une coopération turco-ukrainienne selon Defense News ! « Plus récemment, la société ukrainienne contrôlée par l’État Ukrspecexport et le spécialiste privé des drones turcs Baykar Makina ont signé ce qu’ils considèrent comme un accord de coopération stratégique. L’accord implique le développement et la production de «technologies sensibles dans la défense et l’aérospatiale». Ukrspecexport produit des armes à feu et des munitions depuis 2011, et la société est connue pour faire le commerce de pièces excédentaires héritées des forces armées soviétiques.  Sa société mère, le conglomérat d’État Ukrboronprom, exploite cinq divisions: produits et maintenance d’avions; armes et munitions de précision; véhicules blindés, équipement automobile, ingénierie et équipement spécial; construction navale et installations maritimes; et les systèmes de radar, de radiocommunication et de défense aérienne (…) « Un projet immédiat pourrait impliquer un système de drone à haute altitude avec des capacités de haute altitude et de mobilité rapide spécialisé dans l’obtention d’une entrée détaillée de reconnaissance de vol », selon l’officiel turc. «Les futurs programmes pourraient impliquer des systèmes de drones dotés de capacités d’attaque.» Le président ukrainien nouvellement élu, Vladimir Zelensky, a visité les unités de production et de recherche et développement de Baykar lors d’une visite en Turquie en août » (le premier Bayraktar TB2 avait reçu par l’Ukraine au temps de Porochenko, comme on peut le voir ici… avec à gauche Porochenko dans le module de pilotage à distance du droite turc). Surprise encore avec The Guardian qui révèle en novembre 2019 que le performant drone turc n’aurait pas su aussi vite évoluer pour devenir létal sans l’aide d’une petite société anglaise et son rack pour missile Hornet, créé en 2015, celui d’EDO MBM Technology, installée près de Brighton… jusqu’ici c’était plutôt Israel ou les USA qui faisaient la course en tête des drones armés. Or Erdogan, il y dix ans, avait déjà souhaité de se passer de l’assistance des USA en la matière !!! « Un câble diplomatique américain de 2009, faisant partie des révélations de WikiLeaks, écrit par l’ambassadeur du pays en Turquie à l’époque, James Jeffrey, rapporte: «La Turquie cherche à acquérir, de toute urgence, son propre UAV [véhicule aérien sans pilote, c’est-à-dire un drone] la capacité de poursuivre les opérations anti-PKK sans l’aide des États-Unis. »… (à gauche le test du missile sous l’aile du Bayraktar). Pour tester l’engin, les turcs auraient fait tirer sur une cible bien particulière : un immense portrait d’Abdullah Öcalan; le fondateur du PKK !!!  A droite le survol de Tripoli par un Bayraktar TB2.

Ukraine-Russie, un match qui se joue à l’extérieur désormais 

Selon l’observatoire US – fort droitier-  The Jameston Foundation, on assiste bien en ce moment en Libye à une guerre larvée entre la Russie et l’Ukraine, ayant pour sujet la livraison d’armes dont les deux pays sont d’importants producteurs (mais aussi de la fourniture de mercenaires, l’Ukraine s’étant on le sait beaucoup rapproché pour cela des USA, jusqu’à y brûler les ailes de son nouveau président !).

« Cet épisode n’était que le dernier d’une série d’incidents similaires et très controversés impliquant des avions-cargos ukrainiens en Libye. Le 23 juin, à l’aéroport international de Tripoli, un Antonov An-124 Ruslan, du pont aérien stratégique prétendument originaire d’Ukraine, a été gravement endommagé lors d’une attaque au mortier (Avia.pro, 23 juin). » En fait il a été complètement détruit et cela représente une lourde perte : l’engin neuf a une valeur de 80 millions de dollars. « Et un mois plus tard, le 26 juillet, deux avions de transport aérien stratégiques à moteurs double flux Ilyushin Il-76, qui appartiendraient à une entreprise privée ukrainienne (et auraient transporté des armes des Émirats Arabes Unis) ont été effacés de la carte lors d’une frappe de missiles. Volodymyr Bukhalsky – l’un des pilotes les plus expérimentés d’Ukraine – a été tué dans l’incident (Zn.ua, 28 juillet : nota : Vladimir Bukhalsky, ici à gauche, travaillait pour sous contrat chez « Air Europa », une société bidon créée exprès pour passer inaperçue). La base attaquée était celle d’Al-Jufra, les Iliouchine l’UR-CMC (dans lequel est mort Bukhalsky, resté à bord pendant le bombardement) et l’UR-CRP. On peut voir ci-dessous le premier posé de nuit sur l’aéroport d’Ostrava Leos Janacek Airport – en Tchéquie (autre pays fournisseur d’armes comme on a pu le voir ici-même).

L’Antonov 124-100 détruit à Tripoli était particulier : c’était le dernier acheté jadis par Kadhafi portant encore un dessous bleu et une queue verte bien visible même de Google Earth. Son collègue 5A-DKL, avait été retenu lui à Kiev. En septembre 2019, les autorités ukrainiennes annonçaient enfin avoir signé un accord avec le gouvernement libyen en place pour remettre en service ce gros porteur, ce fameux 5A-DKL surnommé « Susa », la Libye ayant été un des premiers pays à acheter des Antonov 124. Cet exemplaire avait été utilisé par Aviant, puis par Air Sofia. Jusqu’en 1996, il était basé à Gostomel, mais ayant eu des problèmes récurrents avec les moteurs (toutes les pièces de rechange des Ivtchenko-Progress D-18T étaientalors épuisées), il avait été décidé de le vendre aux libyens en 2001. Le second, détruit aujourd’hui, resté à Mitiga, était immatriculé 5A-DKN depuis 2002 (c’était l’ex UR-UAP, RA-82003 « Titan Cargo »). Parmi ces nombreuses apparitions, une au Brésil en 2010 pour participer à l’exercice Cruzex V, où on l’avait vu débarquer à Natal du matériel militaire plein la soute. J’avais écrit ici qu’il avait été mis hors service en 2011, il semble donc qu’on avait réussi côté libyen à le réactiver entre-temps.

« Ces événements ont soulevé un tollé dans les médias russes, qui ont accusé l’Ukraine de faire passer des armes aux deux parties dans le conflit libyen (Fakty.ua, 2 août). Certains médias russes ultra-conservateurs ont même déclaré que des sanctions internationales devraient être introduites contre l’Ukraine pour sa «violation de la résolution du Conseil de sécurité [des Nations Unies]» (Tsargrad.tv, 2 août). En outre, le colonel (retraité) expert militaire russe Vladimir Popov a affirmé que l’avancée des forces de l’ANL avait été en partie entravée par «le soutien [au GNA] fourni par des conseillers militaires ukrainiens opérant localement… qui est délibérément ignoré par l’Occident». Plus précisément, Popov soutient que «le gouvernement de Tripoli utilise les services offerts par des spécialistes ukrainiens pour [l’aider] à utiliser du matériel militaire produit à l’époque soviétique … Depuis décembre 2014, un groupe d’experts de l’usine d’aviation d’Odessa travaille en Libye» ( Nezavisimaya Gazeta, 7 avril) ». Le trafic d’armes avait clairement été établi par l’OCCRP. « Il ne fait aucun doute que Moscou est déterminé à utiliser ces développements en sa faveur – pour vilipender l’image de l’Ukraine aux yeux de la communauté internationale. Cependant, certains espaces vides restent. Premièrement, des rumeurs suggérant la présence de mercenaires ou d’instructeurs militaires ukrainiens en Libye sont apparues pour la première fois en 2011 (Kp.ua, 23 février 2011), date à laquelle ils ont été rapidement répudiés par des responsables militaires ukrainiens. La gravité de la question a nécessité la participation du ministère ukrainien des Affaires étrangères, qui a rejeté toutes les informations sur les militaires ukrainiens impliqués dans la guerre civile libyenne naissante (Obozrevatel.com, 1er mars 2011). Cependant, un rapport d’enquête spécial publié par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) en 2017 a déclaré que «les autorités et les entreprises ukrainiennes ont fait du pays [la Libye] un nœud clé dans un réseau qui achemine les armes de style soviétique d’Europe vers l’Afrique. et le Moyen-Orient. Beaucoup de ces armes proviennent de pays qui sont maintenant membres de l’UE. ». « Les documents (contrats, correspondance, informations financières et carnets de commande) obtenus par les enquêteurs semblent en effet démontrer l’existence de plusieurs stratagèmes de contrebande d’armes (Occrp.org, 25 septembre 2017). » L’Ukraine, on  l’a vu, a joué un rôle déterminant avait-on écrit ici ces derniers années dans la fourniture d’armes en territoire africain (ou nord-africain) pour alimenter un tas de guerres intestines. « Après l’effondrement de l’Union soviétique, l’Ukraine a hérité d’environ 18 000 pièces d’artillerie, 11 000 véhicules blindés, 9 000 chars, 4 000 avions de combat et de transport, des millions d’armes légères et de petit calibre et des tonnes de munitions. estime la valeur des avoirs et des excédents ukrainiens à environ 90-100 milliards de dollars. Le SIPRI estime à 72% du volume les exportations ukrainiennes des principales armes conventionnelles vers l’Afrique subsaharienne. L’Afrique au cours de la période 2005-2009 est venue de l’excédent. Pendant la période 2005-2009 l’Ukraine a fourni des avions de combat d’occasion et des hélicoptères au Tchad, la République du Congo, à la Guinée Equatoriale et à l’Ouganda. Ses véhicules blindés et son artillerie excédentaires ont été fournis au Tchad, à la RDC, au Kenya et à l’Ouganda. » (…) « En 2002, le gouvernement ukrainien a demandé une aide internationale pour disposer de 1,5 millions d’unités de petit calibre et des armes légères (ALPC) et 133 000 tonnes de munitions classiques de plus de 12 ans ». A droite l’un des plus connus des avions de « livraison »; l’Antonov UR-CGW D’Ukraine Air Alliance, reconnaissable aux énormes volutes de fumée noire qu’il laisse derrière lui.

Un transporteur d’armes connu sur le terrain des deux conflits en cours

Sur le rôle exact de l’appareil ukrainien, la version officielle avait été celle d’un « convoi humanitaire« , celle d’ailleurs que continue à exhiber Aviation Safety Network dont ce n’est pas la première contradiction on le sait (lire ici). Un transport attribué au Croissant Rouge, le pendant islamiste de la Croix Rouge suisse. Le procédé mis en place a été décortiqué dans un article de CNN qui cite comme source un rapport de décembre dernier de l’ONU sur la circulation des armes en Libye. Les enquêteurs, dans le rapport, ont remarqué d’abord la fréquence accélérée des vols : « les dossiers de vol du site de suivi des compagnies aériennes flightradar24 montrent qu’entre mai et août 2019, lorsque l’avion a explosé, il a effectué plus de 30 vols entre l’Ukraine, la Turquie et la Libye. Avant cela, l’avion avait fait la navette entre les Émirats arabes unis et Aden, au Yémen, où des combattants émiriens ont été impliqués dans un effort dirigé par l’Arabie saoudite pour renverser les rebelles houthis soutenus par l’Iran, effectuant 13 voyages en novembre et décembre 2018″. En somme, l’Ill-76 ne servait plus qu’à transporter des armes, sur les lieux de deux conflits majeurs : la Libye et le Yemen !!!. Ce qui les a intrigués pour le dernier vol est le chargement, sensiblement différent des autres semble-t-il :  « Les experts de l’ONU ont examiné l’attaque de l’avion SkyAviaTrans / Volaris. Ils ont conclu que la charge utile était légère pour le type d’avion et les anomalies dans sa documentation signifiaient que « la cargaison était du matériel militaire de volume élevé et de masse relativement faible, comme le fuselage et les ailes ». de véhicules aériens de combat sans pilote « , autrement appelés drones ». Or remarquent les experts, la cargaison de l’avion était systématiquement estampillée « pièces automobiles« . En somme, le manifeste de chargement était systématiquement un faux grossier:  « Il n’était « ni réaliste ni crédible » que le gouvernement libyen aurait eu besoin d’autant de pièces automobiles en si peu de temps et qu’il les aurait transportées d’une manière si coûteuse, a déclaré le panel. Une entreprise allemande qui a affrété les avions au nom du gouvernement libyen a été jugée coupable de l’embargo de l’ONU. Le panel n’est pas allé jusqu’à trouver SkyAviaTrans et Volaris en violation de l’interdiction des armes mais a noté que la documentation de l’avion sur le fret indiquait explicitement que son chargement ne contenait « AUCUN DG (marchandises dangereuses), AUCUN AMMO, AUCUNE ARME ». Une telle désignation était suspecte, ont déclaré les experts. « De telles informations ne sont pas communiquées de façon routinière, ni requises, à moins qu’elles ne visent à dissimuler la nature militaire de la cargaison », a déclaré le panel dans son rapport pour l’ONU. Les protocoles de SkyAviaTrans et Volaris pour mener des vérifications préalables étaient « totalement inadéquats et inadaptés », ont déclaré les experts. Le rapport de l’ONU ne dit pas explicitement que Malakhova savait que l’avion de ses sociétés transportait des armes illicites. Mais il indique que Volaris a pris la responsabilité des permis de douane et autres documents sur les vols opérés par SkyAviatrans, citant un contrat entre les deux entités. Le contrat a été signé au nom de Volaris par « O.M. », a déclaré le panel de l’ONU, qui était répertorié comme « une personne ayant un contrôle important » à Companies House. Cette liste, qui est accessible au public, nomme Olena Malakhova dans son intégralité. Moins d’une semaine avant que l’avion ne soit frappé en Libye, l’Ukraine a interdit à ses transporteurs de se rendre dans le pays « en raison de » l’aggravation de la situation en matière de sécurité «  », ont noté les experts de l’ONU. SkyAviaTrans et Volaris avaient obtenu une dérogation à l’interdiction, affirmant qu’ils travaillaient pour le Croissant-Rouge libyen, selon le panel de l’ONU. Dans son rapport du 9 décembre, le panel a déclaré qu’il n’était « pas encore convaincu de la véracité des documents fournis par SkyAviatrans aux autorités ukrainiennes pour obtenir l’exemption et poursuit son enquête ». Un porte-parole du Croissant-Rouge libyen a déclaré à CNN qu’il n’avait aucun lien avec SkyAviaTrans ou Volaris, ni avec Malakhova. « Nous n’avons aucun rapport avec le sujet de ce rapport … le Croissant-Rouge libyen n’a rien à voir avec cela. » Selon ce même rapport, Malakhova, avait « passé ces derniers mois à se concentrer sur la recherche de fonds pour remplacer l’avion détruit de la compagnie ».  Mais là encore on peut en douter, car « elle avait également effectué une demi-douzaine de vols vers l’Afghanistan cette année-là, après que les Émirats arabes unis eurent annoncé un nouveau projet de formation des forces afghanes aux combats contre les insurgés islamiques. La porte-parole de SkyAviaTrans n’a fourni aucune information sur les vols, ni qui les a affrétés« . Etait-ce l’ouverture d’un nouveau marché d’armes juteux pour l’Ukraine (au quel cas le retrait US aggraverait encore la situation) ? Plus inquiétant encore, selon notre bloggueur, l’appareil avait été également vu sur l’aéroport militaire iranien de Qadr, sur la base même de l’Islamic Revolutionary Guard Corps (ou IRGC) en 2018, en train de suppléer les vieux Ill-76TD de l’armée iranienne en bout de course comme on le sait !!! Le voici en effet à droite un cliché pris au Mehrabad International (THR / OIII) en mars de la même année, aux côtés d’un Antonov 74 bien connu lui aussi celui de Pouya Air (un ex Iran Revolutionary Guard Corp !).

La directrice décédée voyageant plus souvent, elle, dans le jet privé de l’entreprise, un Cessna 680 Citation Sovereign bleu foncé et blanc (ici à droite) immatriculé UR-CQO (Ex N262NA). Le voici se posant à Larnaka le 8 juillet 2018... et là photographié sur le tarmac du Tel Aviv Ben Gurion airport le 27 mars de la même année…

De Moldavie aussi…

En juin 2019 également, des bloggers suivant les trajectoires d’avions remarquent qu’un gros 747 cargo (nom due code « GAK3011 » un modèle BDSF à porte dans le nez) vient de subitement changer de direction : nous sommes le 20 juin et le 747-412 qui venait de décoller du Sabiha Gokcen International Airport à Istanbul venait brusquement de s’orienter vers Misrata après après avoir longtemps suivi la direction de Tripoli. Le même avion avait fait le trajet Istanbul-Misrata à deux reprises les 13 et 14 mai précédents. L’appareil était un engin connu : c’était le 747 ER-JAI d’Aerotranscargo, ex Southern Air, à la livrée bien reconnaissable. Celui d’une compagnie moldave ayant ses bureaux… dans les Emirats Arabes Unis. Un des habitués de l’aéroport d’Ostende (à droite le 747 cité aperçu le 5 novembre 2016, stationné effectivement à Ostende.. !!!).  Des vols repérés depuis longtemps : « cela est rapporté par un autre site grec, VoiceNews: «Selon les informations complètes, l’avion cargo Boeing 747-400 BDSF basé aux États-Unis transportant des marchandises devrait quitter demain mardi 31/12/2019 à 06h00 au matin de Constantinople vers Tripoli, Libye. L’avion décollera de l’ancien aéroport de Kemal Ataturk et a présenté un plan de vol, approuvé (!). Pour le vol par la route grecque d’un vol international (FIR) pour un atterrissage à Tripoli, contrôlé par le régime pro-Turc, après 3 heures et 40 minutes. C’est la première fois et le premier itinéraire par lequel une entreprise américaine envoie des armes de Turquie en Libye. Le site Web grec fait référence à une entreprise américaine qui a des liens étroits avec le Pentagone, étant l’un des principaux transporteurs américains qui effectuent des charters militaires et, comme le rapporte la même entreprise, elle contribue au transport aérien de l’armée américaine ».  . A droite l’Ill-76 ER-IBU d’Air Stork… moldave elle aussi et à l’origine d’Aerotranscargo !

Armes, cuisses de poulet et yacht « accompagné »

L’Ukraine est un pays étonnant on le sait.  On ne l’a pas appris uniquement par le brouhaha autour de Donald Trump en cours toujours aujourd’hui.  Tout aussi étonnant, une homonyme de Olena Malakhova est en effet aussi « purchasing manager » chez Myronivskyi Hliboprodukt, ce qui nous entraîne dans un autre aspect de la vie économique ukrénienne, vrai marigot de mafieux à tous les étages.  C’est en effet et tout simplement la plus importante entreprise agricole d’Ukraine, basée dans la petite ville de Myronivka, dans Oblast de Kiev, qui produit plus de 50 % de la production industrielle de la volaille de tout le pays (cf ici à gauche) ! Commercialisée sous les noms et le label générique de « Nasha Ryaba« , que l’on retrouve exportée sous ceux de « Qualiko », « Poulet Ukrainien », « Assilah », « Sultanah », ou même « Château Galicia » (ici à droite). Un conglomérat expansionniste ayant bénéficié pour se gonfler d’un prêt de 100 millions de dollars de la Banque Européenne pour la Reconstruction et Développement (EBRD), à faire pâlir tous les agriculteurs européens qui y ont vu – à juste titre-  une concurrence déloyale. L’une de ses plus grosses fermes possède ainsi 18 millions de têtes de volaille… difficile de lutter contre ce rouleau compresseur aviaire ! Qui déboule soutenu par une volonté gouvernementale : Myronivsky Hliboproduct a reçu un total de 812 millions de dollars d’aides d’Etat dont 30 millions rien que pour l’année 2018 !!! Logique quand on sait que son dirigeant était aussi devenu un proche conseiller du président Petro Poroshenko… à une époque où les USA, déjà, parlaient de corruption rampante dans tout le pays !!! Débarqué à un poste à la définition plutôt surprenante : « premier chef adjoint de l’administration du président de l’Ukraine responsable de l’industrie militaire ». On y revient ! Des poulets aux canons, il n’y a qu’un pas en Ukraine il semble bien ! Un magnat de la volaille ayant reçu des millions de dollars de l’Etat nommé pour juguler la corruption dans l’armée, avouez que ça ne manque pas de sel : « le lieutenant-général Viktor Muzhenko, un soldat de carrière formé en Union soviétique, a été confirmé comme nouveau chef d’état-major interarmées. Yury Kosyuk, magnat de l’agriculture et l’un des hommes les plus riches d’Ukraine, supervisera les questions de défense dans l’administration présidentielle. En annonçant les nominations, Porochenko a promis de « purger l’armée des voleurs et des corrompus. Il s’est engagé à éradiquer la corruption au sein des forces armées du pays qui luttent pour affirmer le contrôle des séparatistes pro-russes dans l’est industriel du pays » annonçait en juillet 2014 Radio Free-Europe, la voix des USA à l’Est.  Sans trop de surprise non plus, en mars 2019, le groupe volailler virait son responsable financier en l’accusant d’avoir détourné 116 000 dollars, la plupart en pots de vin versés par des fournisseurs en pesticides… mais sans pour autant le traîner devant les tribunaux, ce qui laisse entendre que le groupe ne souhaitait pas qu’on regarde un peu plus loin encore sa gestion… pour le moins fantaisiste.  Son PDG étant effectivement le milliardaire Yuriy Kosiuk, qui se promenait encore en août dernier dans les eaux anglaises à bord de son énorme yacht de 285 pieds (86 m !) appelé ACE, lui-même accompagné d’un étrange navire d’assistance porte-hélicopère (Jet-Ranger) ou de vedettes rapides et appelé « Garçon » !!!
Détournement des subventions, évasion fiscale massive : un vrai paradis pour mafieux !
Pour le roi des poulaillers devenu yachtman, le vent semble avoir tourné depuis : en juillet dernier, « Zelensky s’est demandé en effet comment la société côtée en bourse avait reçu environ 2,5 milliards d’UAH (97 millions de dollars US) de subventions publiques du budget de l’Etat en 2017-2018  alors que l’entreprise versait en même temps des dividendes importants aux actionnaires »… corruption, disait-on ? Donald Trump et davantage encore Paul Manafort, au premier rang en Ukraine des pompages d’argent, ne pouvaient ignorer ses versements d’Etat atterrissant dans des poches privées !!! Des poulets aux yachts, le procédé était bien rôdé en Ukraine écrit en effet ici EU Reporter : « un certain nombre d’exploitations agricoles ukrainiennes sont des sociétés publiques et leurs actions sont négociées aux bourses de Londres et de Varsovie. Quand vous regardez de plus près leur structure, vous verrez toujours des sociétés offshore, et les bénéficiaires de ces holdings reçoivent leurs dividendes sur des comptes offshore ne payant pas d’impôts en Ukraine. C’est là qu’une source de luxe est financée – y compris les domaines luxueux, les yachts, les avions privés et plus communément – la corruption politique en Ukraine en général. Dans le même temps, la plupart des propriétaires d’exploitations agricoles ukrainiennes ne vivent pas dans leur pays – ils sont enregistrés et résident dans des pays tels que la Suisse, l’Allemagne ou l’Autriche ». (….) « Ainsi, il est tout à fait naturel que les propriétaires des plus grands groupes agraires d’Ukraine associent le travail des autorités gouvernementales à la participation à l’entreprise familiale. Cela leur donne de larges possibilités d’utiliser le budget de l’État pour gagner de l’argent sans payer d’impôts, recevoir des subventions budgétaires et retirer de l’argent à l’étranger. » L’auteur continuant avec le cas de notre milliardaire yachtman qui s’était enrichi davantage encore ces derniers temps alors qu’en même temps il affichait des pertes dans son propre pays : « malgré la crise et la guerre, la société a versé USD 50 millions de dividendes trimestriels à ses actionnaires. Et si vous espérez qu’une partie de ce paiement va au budget de l’Etat sous la forme d’impôts, vous avez complètement tort. Les taxes imposées sur ces fonds seront absorbées par le budget de l’Etat luxembourgeois. Et les taxes imposées sur les paiements effectués pour rembourser les euro-obligations émises par Myronivsky Hliboproduct dans 2007 à la Bourse de Londres d’une valeur de 249 millions de dollars, soutiendraient l’économie britannique. Alors qu’en Ukraine la compagnie avait l’habitude de rapporter des pertes, se référant aux approvisionnements interdits de viande de volaille à l’union douanière et à la fermeture de son usine dans le Shakhtarsk occupé « , avaient écrit les journalistes ukrainiens. L’Ukraine était une mine pour les détournements d’argent, logique qu’on avait vu y atterrir un gars comme Paul Manafort, en quête de subsides pour la campagne électorale de son mentor, un certain Donald Trump ! Yuriy Kosiuk, lui, se faisant construire pendant ce temps-là un véritable palais de mégalomane, imité de celui de Versailles… (en photo ci-dessus à droite, on notera les remparts autour, les grilles et les barbelés en haut des murs un peu éloignés de l’exemple historique il me semble …). Ici une des fiestas organisées en son honneur à Courchevel en mars 2018 avec force bouteilles de Champagne Dom Pérignon à 1 200 euros la bouteille. Question jet-privé, le roi des poulets voyage dans un exemplaire de ce type bien sûr, mais pas n’importe lequel non plus puisque c’est un Airbus A-318-112, modèle Elite, à 70 millions de dollars équipé d’un salon, d’une salle à manger, d’un salon privé, d’une chambre et de salles de bain. (Le modèle OE-ICE devenu 9H-ICE en 2018. Passé donc de l’Autriche à… Malte).
Et le procès d’Impeachment de Donald qui fait écho à tout cela en évoquant la corruption régnant partout en Ukraine… avec le cas d’une ambassadrice qui voulait s’y attaquer, et que Donald a fait virer après qu’un lobbying d’un gars bien dérangé appelé Hyde (au nom prédestiné, il s’agît de Robert F. Hyde, un vrai cas psychiatrique !) et celui de l’avocat de Trump (le célèbre Rudy, qui l’est tout autant, atteint) qui avaient tous deux réussi à lui présenter la personne de façon totalement opposée. Marie Yovanovitch (5) venait en fait juste de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui continuaient à piller le pays, dont l’équipe du vénal Donald (et son sbire Manafort, aujourd’hui en prison) ! Au dîner où la décision a été prise de l’évincer, figurait Lev Parnas, mais aussi Donald Trump Jr, qui lui aussi, semble s’intéresser de façon disons particulière aux armes, comme on va le voir très bientôt… le père est certes fêlé, on le sait, mais il semble bien avoir transmis ses gênes au fiston… à gauche, Jekyll et Hyde.

 

(1) on relevait encore une fois le travail de fond du site Bellingcat qui très vite avait localisé le point de départ probable des deux engins lancés pour abattre l’avion, confondu avec un appareil hostile par un artilleur qui s’était un peu trop vite précipité. Rééditant le coup des américains contre l’Airbus A300 iranien, du vol vol 655 d’Iran Air abattu le Le 3 juillet 1988 par un missile lancé du croiseur  l’USS Vincennes (CG-49). Ironie du sort, le président iranien Hassan Rohani avait le 6 janvier dernier cité le chiffre de 290, le nombre des victimes (dont 66 enfants) en menaçant Trump; à la suite de l’assassinat en Irak de Ghassem Soleimani. Le même site avait été raillé par ceux qui pensent toujours que le Boeing 777-200ER de la Malaysia Airlines (vol MH-17) n’avait pas été abattu le , par un missile Buk russe, alors c’est largement prouvé depuis des mois. Quatre noms ont été cités (et jugés) depuis comme responsables du tir de missile : les russes Sergueï Doubinski, Igor Girkine et Oleg Poulatov et l’Ukrainien Leonid Karchenko. L’ineffable Oscar Fortin, bien connu ici, n’ayant toujours pas rectifié, lui, son propre tir, depuis !!!

(2) « 210 000 Canadiens d’origine iranienne vivaient au Canada selon un recensement effectué en 2016. La plus grande communauté d’Amérique du Nord – deuxième après Los Angeles – se trouve à Toronto. Environ 100 000 Canadiens d’origine perse ont fait leur vie dans la métropole, un regard attentif toujours tendu vers l’Iran. Ils sont des centaines à la veillée, serrés les uns contre les autres, alors que retentissent les hymnes canadien et iranien, » selon le Parisien.

(3) et (4) lire ici la suite d’événements sur le sujet :

Plus de Mirage dans le ciel Libyen ? (1)

il y a 9 épisodes, taper le même titre en changeant le numéro final pour les lire tous.

(5) lire ici :

Ambassadeur chez Trump, tarif d’entrée 1 million de dollars

Marie Yovanovitch voulait évincer le procureur spécial anti-corruption d’Ukraine, Nazar Kholodnytsky, car elle s‘était aperçue qu’il faisait tout l’inverse de ce pourquoi il avait été nommé : il bloquait toutes les enquêtes qui concernaient ses propres amis, ou prévenait ces derniers de l’imminence de l’arrivée de police chez eux !!! Vouloir la virer démontre quel but poursuivaient Giuliani et Trump en Ukraine : laisser en place le protecteur des corrompus, celui qui protégeait en fait… Paul Manafort !!!

 

Le rapport de l’ONU de décembre dénonçant les livraisons d’armes ukrainiennes :

https://www.securitycouncilreport.org/atf/cf/%7B65BFCF9B-6D27-4E9C-8CD3-CF6E4FF96FF9%7D/S_2019_914.pdf

celui de novembre :

https://www.ecoi.net/en/file/local/2021151/S_2019_914_E.pdf

autres sources :

https://www.defenseone.com/ideas/2019/12/can-anything-stop-flow-advanced-weapons-libya/161892/

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/en-depit-des-engagements-des-armes-continuent-d-etre-livrees-en-libye-selon-l-onu-20200126

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Journée internationale de lutte contre la monoculture d’arbres

Devant le danger réel d’une gigantesque expansion mondiale des plantations d’arbres en monoculture, en grande partie en ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.