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Centpapiers

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    • Auvergnat d'origine, savoyard d'adoption. Plusieurs métiers exercés en France, Algérie, Gabon, Québec... Grand lecteur de la presse papier payante. Occasionnellement rédacteur sur CentPapiers. Totale aversion pour l'anonymat sur le net.

    De la grève et des rémunérations.

    13 août 2007 | 1 commentaire(s) | vu 342 fois

    Aucun salarié du secteur privé ne saurait soutenir, financièrement, le rythme de grève que s’imposent certains Agents du Secteur public. L’usager est donc en droit de se demander quel est l’impact de ces jours d’arrêt de travail sur le bulletin de salaire des grévistes, d’autant que les inconvénients – et parfois les souffrances – qui en résultent pour des millions de gens sont sans commune mesure avec les gains obtenus par les grévistes : une grève des transports dans une grande ville est un « infarctus urbain », rien de moins !

    L’origine de ces grèves à répétition tient au fait que les Agents en grève continuent de toucher leurs rémunérations – à taux plein, primes comprises – pendant les jours d’arrêt de travail. Ils utilisent des mécanismes de compensation avec les jours de congés, de repos compensateur, de récupération, de RTT etc., de façon à ce que leur salaire ne soit pas affecté par ces arrêts de travail. Seul le nombre de jours de congés est légèrement réduit… ce qui est très supportable compte tenu de leur importance en valeur absolue – cela n’affecte donc en rien leur « qualité de vie » (pendant que certaines entreprises déposent leurs bilans, et que le stress gagne toute une population). Une de leur préoccupation est en effet de bien négocier ces compensations pour ne rien perdre de leurs salaires, primes, indemnités et avantages de toutes sortes. Il est vrai qu’il est bien tentant pour une Direction d’un Service public, pour conclure un accord au petit matin, de renoncer aux retenues sur salaires ; d’autant que personne n’en parle ! Mais c’est une méthode catastrophique !

    Le temps d’arrêt de travail pour cause de grève doit entraîner une perte nette de salaire, accompagnée proportionnellement (prorata temporis), de la perte des primes, des jours de congés, de jours de récupération, de RTT etc., et également de la non comptabilisation des points de retraite… et des autres éléments liés au salaire.

    Le droit de grève ne peut en effet se concevoir que s’il est accompagné d’une pénalité financière directe. Si tel n’est pas le cas, on est en pleine confusion ; les justes revendications permettent tous les abus. Accepter des compensations entre des jours de grève avec des jours de repos est une insulte au bon sens et permet toutes les dérives : il est tout aussi amusant de passer une bonne journée, avec les camarades en faisant une manif entre Nation et République, qu’avec femme et enfants sur une plage du comité d’entreprise ; il est bien normal de trouver des distractions collatérales en affectant à la grève et aux sympathiques défilés qui renforcent l’amitié quelques jours de congés !

    La grève sans perte de salaire, par compensation avec d’autres éléments, est une atteinte au droit du travail ; certains considèrent peut-être qu’il s’agit d’une avancée sociale ! Je ne suis pas de ce Club…

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  • Un commentaire

    Vous auriez pu ajouter la question des services essentiels dans votre raisonnement.

    Si l’on adopte votre logique, cette initiative vient carrément encourager l’allongement des conflits au détriment de l’avancement des négociations entre les deux parties, puisqu’elle diminue les « pénalités économiques ».

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