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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
28 janvier 2006 |
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Était diffusé hier, sur les ondes de Radio-Canada, un documentaire de Zone Libre sur la débâcle de Nortel Networks. Malgré l’analogie enfantine entre football et milieu financier, le journaliste Guy Gendron soulève de pertinentes questions quant à l’éthique des dirigeants d’entreprises. Il eut été peut-être plus judicieux de s’inspirer (un peu plus) du documentaire « Enron : The smartest guys in the room » (à voir !), histoire de rendre le produit final plus crédible, mais bon, considérant les budgets en chute libre de l’émission, soyons conciliants.
Il faut dire que dans une autre vie, l’auteur de ces lignes fut un observateur privilégié de la chute de la plus grosse entreprise canadienne. À l’époque, c’était le bonheur chez Nortel. Sur les murs, on nous affirmait fièrement que « L’autoroute de l’information commence ici, à Saint-Laurent », rien de moins. La caféteria du nouveau bâtiment futuriste nous offrait quotidiennement notre sandwich au fromage bleu et un délicieux pâté chinois. La compagnie nous amenait dans les confins de la Caroline du Nord pour ne rien faire de plus que de se moquer de nos patrons un peu trop états-uniens en sirotant quelques Heinekens. Un ordinateur portable nous était fourni pour aucune raison particulière, puisqu’on ne travaillait pas trop de la maison. Mais bon, c’était dans l’air du temps et le tout s’est arrêté plutôt brusquement quand les hauts dirigeants ont commencé à nous pelleter à grand coup de sans préavis par la porte coulissante de la douillette bâtisse.
Afin que leurs actions prennent de la valeur avant de les vendre au gros prix, les crosseurs de la haute se sont amusés à inventer de nouvelles règles comptables qui camouflaient les pertes gigantesques de la compagnie. John Roth, Frank Dunn et autres big shots se la coulent maintenant douce autour d’un bon scotch sans se soucier de se faire chicaner. C’est que contrairement aux États-Unis (qui l’ont l’affaire), ici, on ne punit pas nos fraudeurs. Dommage, j’aurais bien aimé voir le Rotteux avec des menottes comme ses homologues de Enron ou Tyco…
Finalement l’autoroute de l’information commence à la batisse OPTO 1 et finit dans le rond point nortel networks…
13:43, le Lundi 30 janvier 2006Je suis même pas sûr qu’ils ont eu le temps de finir la construction de OPTO 1 avant de planter…
14:10, le Lundi 30 janvier 2006Le plus incroyable dans tout ce qui passe dans le monde corporatif américain, c’est que les hauts dirigeants, en général, demandent cette année des hausses de salaire particulièrement prononcées par rapport aux années précédentes.
Leur justification ? Ils sont maintenant passibles de peines de prison s’ils font des erreurs, donc leur travail doit être compensé en conséquence !
Lu dans le Wall Street Journal (qui est soit dit en passant un excellent journal)
21:42, le Lundi 30 janvier 2006Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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