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D’autres « enseignements » par la photo de Planck

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Étant donné que les photos fournies par le satellite Planck sont les dernières données « factuelles » (et non théoriques) sur l’univers âgé de 380,000 ans, je sens toujours la nécessité de m’y référer et voici les derniers développements.

Les scientifiques de l’équipe Planck nous ont appris que là où la température était la plus élevée (taches rouges) on discernait un mouvement de « focalisation », qui peut être interprété comme un « effet gravitationnel ». On nous a également appris que là où la température est plus basse (points bleus), on décelait un « effet de dispersion » qui peut n’être que le résultat de l’expansion de l’univers.

J’ai donc choisis une section de la photo (plus haut) qui nous démontre un maximum de ces deux « effets », dispersion et focalisation, et j’ai indiqué chacun des effets par des flèches à l’intérieur des taches.

On voit ainsi une chose assez étonnante. Même si les « mouvements » dans chacune des taches sont complètement contraires, la « structure » des taches à températures différentes, est identique. Les deux taches démontrent une plus grande densité en leur centre qu’en leur pourtour.

Remarquez que cela est parfaitement compréhensible, puisque là où se manifeste l’effet de focalisation, on obtient une hausse de densité vers le centre et que là où se manifeste une dispersion, on obtient une diminution de densité, à partir du centre où la densité est plus grande, vers le pourtour.

Le problème n’apparaît que lorsqu’on se penche sur l’opinion actuelle des scientifiques qui affirment que la gravité se manifeste partout dans l’univers. Ce qui voudrait dire que dans les taches bleues où se dilue la densité, il y a une manifestation « sous-jacente » des taches rouges et que dans celles-ci, une manifestation des taches bleues. Les équations mathématiques peuvent parfaitement expliquer ce processus et les scientifiques acceptent cela comme étant un « fait » établi.

Mais ce n’est pas du tout ce que l’on voit sur la « réalité » démontrée sur cette photo du satellite Planck. Ce que nous voyons est que les taches bleues sont complètement indépendantes des taches rouges et vice-versa. Considérons, un instant, que chacune des taches possède une métrique de son espace-temps. Nous observons une tache rouge démontrant une métrique « décroissante » et une tache bleue démontrant une métrique croissante. Il est bien évident qu’il est impossible d’avoir une métrique croissante en même temps qu’une métrique décroissante dans un même volume d’espace-temps de chacune des taches.

Donc, s’il y avait réellement une « compétition » entre les deux « effets » dans un volume d’espace-temps donné, cela signifierait que les « effets » seraient apparus dans l’univers avant sa métrique; ce qui est complètement insensé. La seule explication possible est que la gravité dans les taches rouges n’a aucun effet, quel qu’il soit, sur l’expansion des taches bleues. En d’autres mots, la gravitation n’est pas « universelle » tout comme l’expansion ne l’est pas non plus. Là où nous avons de la gravitation, nous n’avons pas d’expansion et où nous avons de l’expansion, nous n’avons pas de gravitation. De sorte que la gravitation est « locale » tout comme l’expansion.

Cela démontre également que les taches où on perçoit de la gravitation sont apparues après la manifestation de l’expansion, puisqu’au moment du Big bang il n’y avait qu’une manifestation « radiative » sans matière, donc sans gravitation. Cela indique également que lorsque la « gravitation » est apparue, elle s’est manifesté « avec son propre volume » qui s’est ajouté au volume déjà en expansion (un peu comme Archimède lorsqu’il a sauté dans son bain). C’est exactement ce qui aurait provoqué la période d’inflation suggérée par la science au tout début de l’univers. Ceci explique également pourquoi l’inflation n’a pas du tout dérangé l’expansion; elle ne s’appliquait pas au même volume d’espace-temps.

Le processus alors enclenché est que là où se trouve l’expansion, ce volume d’espace-temps prendra de l’expansion exponentiellement plus rapidement que là où se trouve la gravité. Ce qui, après 13 milliards d’années d’expansion, finira par donner une image, à très grande échelle, d’une matière distribuée dans des filaments comparativement à l’espace « vide » vue comme de grosse « bulles » en expansion ultra rapide. Comme conséquence de cette distribution en filaments, nous retrouvons les galaxies regroupées en amas de galaxies qui eux sont regroupés en super amas. Ces regroupements ne sont donc pas le résultat de « perturbations gravitationnelles » non déterminées.

Les filaments eux-mêmes subissent l’expansion de l’univers mais seulement à partir des amas de galaxies inclusivement. Du niveau de la galaxie jusqu’au niveau de l’atome, il n’y a pas d’expansion. Donc la quantité de volume d’espace-temps d’un filament soumise à l’expansion est tellement inférieure à celle des « bulles de vide » que nous avons l’impression que les filaments ne « grossissent » pas et même donne l’impression de s’effondrer. Ce n’est qu’une forme d’illusion d’optique évidemment.

Amicalement

André Lefebvre

Auteur de L’Histoire… de l’univers

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  1. avatar

    J’aurais pu également souligner que pour qu’il puisse se produire une « focalisation », étant donné que l’univers a un début à partir d’un volume minimal, il faut absolument que le phénomène de « dispersion » soit apparu avant celui de « focalisation ». Simple déduction mon cher Watson!