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Cyber-guerres

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Le pr?sident Russe, Dimitri Anatolievitch ? toujours affirm? et mis en avant son attrait pour les nouvelles technologies, internet en t?te. Ayant son propre blog depuis 2008 (duquel il communique avec des dizaines de milliers de Blogueurs), son propre compte Twitter (depuis sa visite de juin 2010 ? la silicon-vall?e), le pr?sident Russe est bien en phase avec une population tr?s net-orient?e.
La sp?cialiste Marie Mendras affirmait r?cemment que « internet en Russie est relativement libre » et constitue un r?el contre-pouvoir, par ailleurs parfois tr?s critique des autorit?s.? Cette course en avant que le pr?sident Russe impose en permanence a son pays n’est pas du tout un hasard, elle est une des variantes du syst?me de d?fense globale qu’un pays comme la Russie se soit de poss?der, afin de pouvoir faire face ? d’?ventuelles agressions ou ?tre entendu sur la Cyber-sc?ne mondiale, mais ?galement pouvoir se d?fendre en cas de cyber-attaque.Occident, Monde, Russie – Bataille sur les grands ?crans
D?s la premi?re guerre mondiale, alors que l’Am?rique qui a pris militairement la maitrise des mers (? l’angleterre) s’appr?te ? prendre militairement la maitrise des terres (continent), certains strat?ges comprennent bien qu’un Hollywood devient une arme essentielle pour promouvoir le pouvoir politique des ?tats-Unis comme premi?re puissance mondiale ? travers le monde, en vendant « l’american way of life » et en d?signant des ennemis mi-imaginaires, mi r?els. Dans les ann?es 80, la ligne conductrice de Hollywood est la lutte contre l’URSS, de nombreux films mettent en affrontement l’Am?rique contre des complots Sovi?tiques visant ? renverser l’ordre mondial. L’ennemi communiste est longtemps rest? vivace qu’il soit Russe, Chinois ou Cor?en. Exemples parmi d?autres, les ??Rambos?? bien sur (ou le soldat Am?ricain aide les Moujahidins Afghans contre l’occupant Sovi?tique), mais ?galement le film « Top Gun » que l’arm?e de l?US Air Force est all? jusqu’? co-financer, afin de promouvoir le statut de pilote de l’air de l’US Army. Pinewood (bas? ? Londres) s’illustrera ?galement dans cette promotion d’une vision Occidentale anti Sovi?tique via la s?rie des James bond, dans lequel l’ennemi est de fa?on permanente « de l’est » et cela pourtant bien apr?s la chute du mur. Cette cat?gorisation d’un ennemi par le cin?ma s’est poursuivi dans les ann?es 90?ou?beaucoup de films sont sortis dans lesquels les Serbes sont montr?s comme un peuple cruel et?sanguinaire, et cela m?me dans des films qui ne sont en aucune mani?re li?s ? la politique. Le film ??Extreme Ops ? de 2002 en est un exemple tout comme le film ??Behind Enemy Lines ? de 2001.
Certes le cin?ma Sovi?tique durant la m?me ?poque n’est pas en reste : ?le c?l?bre Sergue? Eisenstein avec son ??Alexandre Nevsky ? et surtout ??Le cuirass? Potemkine ?, mais aussi ??la jeunesse de Pierre le Grand??, ??L?nine ? Paris ?, ??Boris Godounov ? ou encore ??la bataille de Moscou?? qui?sont de r?els chefs d’oeuvres, trop souvent m?connus du grand public Europ?en.?Toutefois ? la chute du mur, l’URSS est consid?r?e comme perdante. Et la machine Occidentale submerge l’ancien monde Sovi?tique de « sa » vision du monde, de ses films et de ses Mac-Donalds.
Cette bataille du cin?ma, lanc?e par l’Am?rique a rapidement trouv? r?ponse en Russie, avec la prise de pouvoir de Vladimir Poutine (1999), qui a insuffl? au cin?ma Russe le r?pondant n?cessaire.?L’accession de?Nikita Mikhalkov au statut de pr?sident de la soci?t? Russe de cin?matographie?(2000)?est une des cartes maitresses de ce renouveau national et cin?matographique.?Dans les ann?es 2000, de nombreux films sortent, mettant en valeur divers ?l?ments qui seront constitutifs de la nouvelle identit? Russe, exsangue suite ? la terrible d?cennie Eltsine :??les id?es de patrie et de patriotisme, une d?nonciation de l’id?e ?d’un Occident paradis, et enfin un retour sur les guerres historiques de la Russie, fut ce t-elle contre l’Occident. On peut citer des?films comme?La neuvi?me compagnie,??Le Prince Vladimir,?Brat 2,?Un nouveau Russe,?1612,?Taras Bulba ou encore?Admiral ..?Enfin, il faut noter que de nombreuses et tr?s compl?tes s?ries historiques sont sorties pour r?-?duquer la population en lui rappelant son histoire.?En 2009, dans le document « strat?gie pour 2020 »,?la culture est d’ailleurs d?finie par le pouvoir Russe comme?un ?l?ment de la s?curit? nationale.
Russie – R?-information et communication
Entre l’effondrement de l’URSS et la d?cennie Eltsine, la Russie s’est forg?e une image terriblement n?gative ? l’?tranger. Implosion de l’?tat, ?mergence des mafias, guerres dans le Caucase, explosion des in?galit?s sociales et de la pauvret?, effondrement d?mographique (depuis maitris?) ont contribu? ? dresser un portrait tr?s ??noir?? de ce grand pays.Le premier quinquennat de Vladimir Poutine (2000-2004) lui permettra de restaurer l’?tat et son image ? l’int?rieur de ses fronti?res.?La Russie prend d?s lors conscience de la n?cessaire correction de l?’image qu?elle v?hicule, et qui lui est faite de l’?tranger.
Son second mandat (2004-2008) lui permettra notamment de travailler ? la restauration de l’image de la Russie en dehors de ses fronti?res.En d?cembre 2005,??l?agence de presse gouvernementale russe?RIA Novosti lan?ait sa cha?ne anglophone destin?e ? devenir une sorte de CNN russe. ?Dot?e d?un budget cons?quent,?Russia Today est un projet personnel du Pr?sident Poutine. Le but avou? de cette cha?ne, o? travaillent plus de 500 personnes, est d?am?liorer l?image de la Russie, souvent caricatur?e dans les m?dias occidentaux. Elle ?met tout d?abord en anglais, puis en arabe ? partir de 2007 et en espagnol depuis d?cembre 2009. ?Le contenu des ?missions montre l’agressivit? de RT qui envisage de devenir un m?dia mondial, et une r?elle arme de communication massive. RT est en outre le seul organe de presse officiel ? traiter de certains sujet tr?s sensible, que ce soit par exemple le 11 septembre ou les traffics d’organe au Kosovo. Elle joue en outre sur le politiquement incorrect : a?la fin de l?ann?e 2009, la campagne de publicit? de RT, diffus?e dans les a?roports anglais et am?ricains, est plac?e sous le signe de la provocation, mettant sur un pied d??galit? les Pr?sidents Armaninedjad et Obama face ? l?arme nucl?aire. Cette campagne a d?ailleurs ?t? censur?e aux Etats-Unis ? sans doute le but recherch?.
La bataille pour Tsinvali : t?l?vision et guerre de l’image
Aujourd’hui le d?veloppement des nouvelles technologies a cr?? de nouvelles zones de tensions et donc d?affrontements. Internet et les Cyber-m?dias sont devenus un th??tre d’op?ration soumis ? une guerre totale de l’image et de la communication. En 2008, l’arm?e G?orgienne attaque militairement les zones s?paratistes d’Oss?tie et d’Abkhazie, ouvrant le feu sur des populations civiles et des casques bleus Russes sous mandat de l’ONU. Cette attaque militaire est lanc?e en parall?le d’une immense campagne de communication Russophobe, destin?e ? pr?senter la Russie comme l’agresseur. ?Il faudra des efforts surhumains de communication ? une coalition h?t?roclite de sp?cialistes, de m?dias militants et m?me de simples bloggeurs tr?s actifs pour qu?une autre vision soit ??un peu?? entendue dans le flux m?diatique des ??m?dias conventionnels?? (mainstream). Seul le quotidien Allemand ??Der Spiegel ? avait d?s la fin du mois d’ao?t ?crit que les responsabilit?s ?taient du c?t? de l’?tat G?orgien. Pourtant pour beaucoup, l’agression a ?t??pr?par?e et structur?e de longue date, dans le but de d?stabiliser la Russie. Il faudra attendre 18 mois pour que le?rapport Heidi de l’Union Europ?enne affirme que : «  c’est bien la G?orgie qui a d?clench? la guerre dans la nuit du 7 au 8 ao?t 2008 « . Pour autant le mal est fait?: pour une grosse partie de l’opinion publique, la Russie est l’agresseur, et la petite G?orgie la victime.?Cette guerre a d?montr? un retour ? un niveau de propagande atteint uniquement?contre les Serbes dans les ann?es 90. Mais en 2010, ce sont bien des ??images??, via les nouvelles technologies qui permettent ? cette propagande d?exister. De?fausses zones seront photographi?s,? des mises en sc?ne grotesques (les planches sont encore sur Reuters?ici et?la),?de faux t?moignages comme celui de Bernard Henri L?vy publi? dans les principaux journaux Francais? La manipulation des images et la pression pour attribuer les responsabilit?s ? la Russie sera telle que de nombreux m?dias continuent 2 ans apr?s les ?v?nements d?accuser la Russie d’avoir d?clench? les hostilit?s. ?Une synth?se int?ressante de ces m?dias mensonges peut ?tre trouv?e sur l?excellent site Vivre en Russie 1fr1.
Clairement, la Russie a remport? une victoire militaire mais perdu la bataille de la communication.?Consciente de cette d?faite d?image,?6 mois plus tard, sort sur les ?crans Russes Olympus Inferno?: un film extr?ment bien r?alis? qui retranscrit ces ?venements tragiques en insistant sur le r?le de soutien ?trangers, notamment Am?ricains. ??La r?ponse ne se fait pas attendre, un?projet de film Am?ricain est lanc?, qui retrace les quelques jours de la guerre en G?orgie, du « point de vue Am?ricain », le film vient d’?tre tourn? ? Tbilissi, par la « midnigh sun production ».
Enfin « devrait » prochainement ouvrir une chaine de t?l?vision nomm?e « Pervy Kavkazky » (Caucase premi?re), financ?e en partie par Boris Berezovski (opposant en exil de la premi?re heure ? Vladimir Poutine et ? l?qctuel pouvoir Russe) et co-dirig?e par Gia Chantouria, un proche du ministre de l’int?rieur G?orgien Vano Merabichvili. La chaine (inspir?e de Al-Jazeera) aurait pour objectif d’?tre fortement? ??Occidentale??, et de jouer sur les solidarit?s Caucasiennes contre l’influence Russe dans la r?gion. N?anmoins, la diffusion est pour l’instant bloqu?e par le principal op?rateur satellite R?gional,?Eutelsat, qui ? choisi de rompre? avec la t?l?vision G?orgienne, et cela afin de ne pas avoir ? diffuser « Pervy Kavkazky« . Il est int?ressant de noter que Eutelsat (dirig? par?Michel de Rosen, r?put? proche du premier ministre Fran?ais Fran?ois Fillon), a par contre conclu un accord in extremis avec Interspoutnik, pour diffuser, via son satellite W7, les cha?nes de la branche m?dias de Gazprom, qui aurait rachet??quatorze canaux pour toute la dur?e de vie du satellite?pour la bagatelle de 100 millions?$, s’assurant ainsi le monopole de l’information en langue russe dans le Caucase et l’Asie centrale pendant quinze ans. Pour la petite histoire, c’est par le biais de la petite agence de communication NoE Com que la G?orgie est parvenue ? alerter les m?dias europ?ens sur la soit disant ??censure?? de la cha?ne Pervy Kavkazky par Eutelsat. NoE com est proche du fils du philosophe Andr? Glucksmann, Rapha?l Glucksmann, ?galement conseiller du pr?sident Mikhe?l Saakachvili. Tbilissi a sign? avec NoE Com peu apr?s avoir rompu avec ses pr?c?dents conseillers d’Euro RSCG, qui assurent la communication autour de?l’ann?e crois?e France-Russie.
2007-2010, cyber conflits : Talinn – Tsinvali -?Chisinau – T?h?ran
Ce n’est pas la premi?re fois que la Russie fait parler les lignes de codes an lieu de la poudre ? canon. Lorsqu’en avril 2007 les autorit?s Estoniennes d?cid?rent de d?placer le « soldat de bronze« , de violents affrontements de rue ?clat?rent entre patriotes Estoniens et Russes, puis l’Estonie sera soumise ??une r?elle?attaque informatique de tr?s haute intensit?, que beaucoup de commentateurs ont attribu? ? des groupes de « Hackers Patriotes Russes ». Le niveau de cette attaque paralysera m?me provisoirement l’internet Estonien.
Un an apr?s la guerre en G?orgie, une?attaque informatique massive perturbe?Twitter, Facebook et Live-Journal, attaque qui sera attribu?e ? la Russie pour les « un an » de la guerre, puisque?un Blogger ?tait visiblement?vis?, et que des messages favorables ? l’ind?pendance de l’Abkhazie ?taient lisibles via l’attaque. N?anmoins, comme le pr?cise le sp?cialiste en nouvelles technologies Yannick Harrel : « ?tracer l’origine exacte d’une cyber-attaque est quasi-impossible pour peu que l’auteur est agi avec un minimum de professionnalisme« .
Cet int?r?t pour la Russie vers les r?seaux sociaux (qui sont une r?elle arme d’information / d?sinformation) est du aux cyber-?v?nements de 2009, en Moldavie et en Iran. Pour protester contre la victoire des Communistes aux ?lections l?gislatives de avril 2009, des milliers de jeunes se sont rassembl?s et ont?protest? violemment, via des ONGs « humanitaires » et « d?mocratiques ». Si le modus operandi est tr?s similaire de celui des r?volutions de couleur qui ont frapp? la Serbie en 2001, la G?orgie en 2003 et l’Ukraine en 2005, on a cette fois parl? de « r?volution Twitter » tant le r?seau Am?ricain de communication en ?tait devenu le centre n?vralgique. L’instantan?it? des publications et des appels ? manifestations ont fait que Twitter est devenu pendant quelques semaines la source d’activit? principale mais ?galement d’information des journalistes du monde entier.?Le pouvoir a ?t? je le pr?cise contraint de couper Internet et le t?l?phone pour que les Twitter-troubles se calment.?Plus tard, il sera prouv? que moins d’une centaine d’activistes Twitter seulement ?tait derri?re cette r?volution Moldave, activistes qui se sont myst?rieusement retir?s de Twitter apr?s les ?v?nements, soi disant par crainte de repr?sailles.
En juillet de la m?me ann?e, en Iran, des cyber-actions similaires, furent d?clench?s en signe de « r?sistance » aux r?sultats des ?lections et entrain?rent les incidents et manifestations diverses. De nombreux sites gouvernementaux furent attaqu?s et pirat?s. Facebook, Twitter devinrent les principaux canaux de r?sistance et de critique au pouvoir en place, et la encore des cyber-activistes (b?n?vole ?) envoy?rent informations et photos par milliers en ligne, aux yeux d’une opinion mondiale et journalistique ne pouvant que difficilement v?rifier ces sources. Comme en Moldavie, le pouvoir fit couper l’acc?s ? internet et au t?l?phone, ce qui le desservit tout autant que les contestataires. N?anmoins le « mal » ?tait fait, l’archivage automatique d’internet et l’acc?s ? l’information sans pouvoir en v?rifier la v?racit? est d?sormais possible pour le plus grand nombre. Ces deux ???v?nements?? ont pu avoir lieu, gr?ce ? deux armes principales?: des t?l?phones portables et une connexion internet.En Iran l’Am?rique est intervenue de fa?on assez claire puisque l’un des conseillers du nouveau d?partement d’?tat,? Jared Cohen a organis? un sommet?Alliance of Youth Movements ? New York ? sponsoris? par Facebook et HowCast, appuy? par la Voix de l?Am?rique et l?Electronic Frontier Foundation?? afin d?assister les jeunes activistes d?Am?rique latine, d?Afrique, du Moyen-Orient et d?Asie dans leur usage des m?dias sociaux. Ce sommet aboutit ? la cr?ation?d?une plate-forme en ligne d?di?e au cyberactivisme et ? la cyberdissidence? Au nez et ? la barbe de la r?pression gouvernementale gr?ce ? un tutorial vid?o anti-censure disponible en page d?accueil.?Au matin du 15 juin 2009, Jared Cohen ?mit par t?l?phone et par e-mail une requ?te apparemment anodine aupr?s de Jack Dorsey, co-fondateur de Twitter : retarder la prochaine op?ration de maintenance et mise ? jour de la fameuse plate-forme de microblogging afin que les contestataires iraniens ? twittent ? sans interruption. Dorsey accepta sans rechigner et reporta cette op?ration de deux jours*.Charles Bwele a parfaitement r?sum? la situation : ?En arri?re-plan, l?administration Obama int?gre peu ? peu la cyberstrat?gie dans sa politique ?trang?re.
La Russie, au coeur du cyber-conflit.
La Russie n’a certes pas attendu la milieu des ann?es 2000 pour se doter d’une cyber-force. D?s la fin des ann?es 90, la Russie devient le centre des « hackers » et autres voyouseries du net. M?faits internets, vols par cyber-effractions, Hacking violents, pirates de l’est … Ces termes ont coll? ? l’image de la Russie durant une d?cennie, autant que le mot Vodka ou grandes blondes. Depuis 2000 les?d?lits informatiques sont en augmentation constante : 3000 en 2001, 6000 en 2002, 12000 en 2003, 15000 en 2004?.. En 2008, 8000 poursuites ont ?t? engag?es. Cette ann?e (2010) le repr?sentant de la Russie ? l’ONU a?appel? ? la cr?ation d’une convention internationale pour la lutte contre le cyber crime sous ?gide de l’ONU.
La reprise en main de 1999 entraina la cr?ation d’une division cybers?curitaire du FSB charg?e de concevoir une strat?gie cybers?curitaire et une doctrine cyberguerri?re en collaboration ?troite avec l?arm?e russe.?En 2001, le G?n?ral?Vladislav Sherstyuk, membre du Conseil de S?curit? russe, d?clara au sous-comit? infos?curitaire de la Douma que ??la nouvelle ?re de l?information provoquera la prochaine spirale de la course aux armements. Contrairement aux armes nucl?aires strat?giques, le d?veloppement de capacit?s de frappe cybern?tique n?c?ssitera des comp?tences s??tendant au-del? de la sph?re militaire ?.
La Russie a notamment lanc? en 2000 (en commun avec la Bi?loRussie) le projet?SKIF, soit la cr?ation d’un?supercalculateur capable de traiter de 0,5 ? 5 p?taflops. 1 T?raflop c’est ? dire?mille millards d?op?rations en virgule flottante. Soit?166 666 fois plus d?op?rations que tous les ?tres humains de la Terre r?unis capables de trouver le r?sultat de l?op?ration sans d?passer une seconde de r?flexion. Le projet?SKIF / ???? a ?t? d?cid? pour doter les centres de recherche civils et militaires de superordinateurs capable de concurrencer puis d?passer ? terme leurs homologues occidentaux qui viennent cependant avec l?IBM Roadrunner de d?passer le p?taflop (1 million?de milliards d’op?rations en virgule flottante par seconde)?l?an dernier.?Les autorit?s Russes comme Bi?lorusses conscientes de leur distanciation dans le domaine de l?informatique saisirent rapidement toute l?importance d?une autonomie dans ce domaine : la disposition d?un r?el r?servoir d?ing?nieurs de qualit?, fruit de la tradition d?enseignement scientifique sovi?tique, facilita la mise en route du projet qui n?cessita ensuite coordination et injection de fonds par les deux Etats.
Cette cyber-agitation cro?t donc au rythme de d?veloppement tentaculaire des r?seaux sociaux qui sont doucement en train de devenir des « points cardinaux » de l’information et de la communication des ?tats. Comme l’a ?crit Y.Harrel : « la Cyber-g?n?ration prendra le pouvoir« .??Il a fallu 38 ann?es ? la radio pour atteindre une audience de cinquante millions d?auditeurs, la t?l?phonie mobile a conquis plus de 3 milliards d?abonn?s en 15 ans et les r?seaux sociaux (Facebook, MySpace, LinkedIn, etc) ont engrang? plus de 350 millions d?inscrits en quatre ans.?En 2008, plus de 43 milliards de SMS furent ?chang?s. ?En 2012, plus de cinq milliards d?individus disposeront d?un t?l?phone mobile, m?me les plus d?munis auront acc?s ? cette technologie gr?ce ? l?incontournable bienveillance de la microfinance en mati?res d?information et de communication*.
Comme dans l’?nergie, l’?tat Russe, devenu plus prosp?re a pu mettre en oeuvre ses ambitions g?ostrat?giques, et lancer des acquisitions significatives.??Digital Sky Technologies une soci?t? d’investissement Russe proche du Kremlin a pris des parts importantes dans le gigantesque r?seau social Russe?Vkontakte (?quivalent de Facebook en Russie) , le r?seau Balte?Forticom et son ?quivalent Polonais?Nasa Klassa. Enfin en mai 2009 (apr?s les ?v?nements en Moldavie ?) le groupe a acquis 2% de Facebook pour une valeur de 200 millions de dollars. En avril 2010, DST acquiert la messagerie instantan?e?ICQ, ?rachet? ? son propri?taire du moment AOL. La m?me ann?e, le g?ant du net Chinois, Tencent, a acquis 10% de DST, partageant donc ses parts avec Goldman Sachs ou encore l’oligarque Russe?Alicher Usmanov, par ailleurs propri?taire de l’influent journal?Kommersant.Juste un petit mot sur la « presse », on peut citer les rachats r?cents de?France-soir en2009 par le richissime Alexandre Pougatchev, le rachat de?The Independant en 2010 par Alexandre Lebedev et?l’offre de rachat du monde cette ann?e ?galement par Gleb Fetissov.

Un dernier mot, en 2011, les Russes entendent cr?er leur « propre » syst?me d’exploitation informatique, qui devrait ?tre fonctionnel d?s 2013.
Le Kremlin ? la pointe de la Cyber-communication
Les autorit?s Russes l’ont bien compris, la cyber-pr?sence sur le net est essentielle pour entrer dans le 21i?me si?cle. ?Le blog du pr?sident Russe (ouvert sur la plateforme Live Journal qui est plus populaire en Russie que Twitter aux Etats-Unis) ?tant l’un des plus lus du pays. ?Exemple parlant : en mai 2010?le lendemain du jour de la Victoire de la Seconde guerre mondiale, un commentaire sur son blog informait le pr?sident que le monument ?tait en restauration depuis 6 mois, et que les v?t?rans ont du d?poser des fleurs autour d?une palissade aveugle. Quelques jours plus tard, Medvedev publie en ligne un document r?dig? de sa main : ? A l?attention de A. Tkatchev [gouverneur de la r?gion de Krasnodar, NDLR]. R?glez ce probl?me. Trouvez les responsables. Faites un rapport sous trois jours??.
Le minist?re de la Communication Russe serait pr?t ? investir?5 millions de roubles [plus de 110 000 euros] dans ??l’?tude des principales possibilit?s de promouvoir les int?r?ts des organes f?d?raux de pouvoir par le biais des r?seaux sociaux sp?cialis?s??. Un appel d’offres a m?me ?t? lanc? en septembre par les autorit?s. En clair, il s’agit de rechercher, parmi les sites Internet russophones et les r?seaux sociaux sp?cialis?s, et de trouver le moyen de s’en servir pour promouvoir les int?r?ts du pouvoir ex?cutif. Cela implique aussi d’?tudier les exp?riences et initiatives des Etats et des entreprises ailleurs dans le monde.?Un responsable du minist?re explique que, techniquement, cela passerait par la conception d’un programme capable de rep?rer, dans les blogs et les r?seaux sociaux, des id?es originales et utiles.Pour Anton Nossik, un blogueur connu, r?dacteur en chef de?bfm.ru [portail d’informations ?conomiques], l’objectif est clair, sens? et accessible. Il ?voque l’Am?ricain Dane Carlson, le patron de?business-opportunities.biz, qui s’est rendu c?l?bre en publiant tous les jours sur son site des id?es g?niales pour le monde des affaires pioch?es sur Internet. Pour Anton Nossik, les hauts fonctionnaires russes peuvent r?aliser la m?me chose au profit des grandes causes nationales au lieu des petites entreprises.
On assiste ? un changement d’attitude, car jusqu’? pr?sent, le pouvoir ne voyait dans la blogosph?re qu’un champ de propagande pour ses propres id?es. Ainsi, en 2007, Vladimir Tchourov, pr?sident de la Commission ?lectorale centrale, avait-il rencontr? des blogueurs afin de leur proposer de faire de la publicit? ?lectorale. De m?me, Sergue? Mironov, le pr?sident du Conseil de la F?d?ration [le S?nat russe] avait invit? des membres influents de la communaut? Internet.?R?cemment encore, le roi du blog russe, Roustem Adagamov, alias?Drougo?, directeur des blogs chez SUP Fabrik [propri?taire de LiveJournal] a ?t? convi? par la soci?t? hydro?lectrique Rousguidro ? venir en Sib?rie sur le site de la centrale de Sa?ano-Chouchensko??, gravement endommag?e lors d’un accident survenu ? la mi-ao?t 2009, qui avait fait 75 morts. Celui ci est r?guli?rement invit? ? se joindre aux d?placements pr?sidentiels dans les voyages de presse ? travers le pays.

Encore plus fort, dans un pays ou Google ne perce toujours pas (? la traine derri?re son concurrent Russe, Yandex), l’?tat Russe ? propos? de d?velopper un moteur de recherche qui bannirait tout simplement l’acc?s ? des informations jug?s « inopportunes« , par exemple les liens ou informations touchant ? la pornographie, la drogue ou le terrorisme.
La cyber guerre dans le monde
Evidemment, la Russie n’est pas le seul pays ? se projeter dans le futur en ligne. L’OTAN a par exemple organis? d?but mai 2010 des manoeuvres virtuelles, baptis?es Baltic Cyber Shield, impliquant six pays membres. Cet exercice a eu lieu sous l??gide du Cooperative Cyber Defence Centre of Excellence? (CCDCOE), bas? ? Tallinn (Estonie) et qui regroupe d?j? l’Allemagne, l’Italie, la Slovaquie, l’Espagne, les Etats-Unis et les trois pays Baltes. Dans les prochains mois, la Hongrie et la Turquie deviendront les 9e et 10e pays membres de cet organisme cr?? par l’Estonie en 2004. La France, quant ? elle, pr?voit de rejoindre le CCDCOE dans les deux ? trois prochaines ann?es. ?Ce centre est vou? ? l’?change d’informations entre experts. Il conduit des exercices r?guliers o? des ?quipes « rouges » de hackers tentent de paralyser des serveurs d?fendus par des militaires « bleus » de pays participants. Pionni?re en mati?re d’usage de l’Internet, l?Estonie a ?t? vis?e par une cyber-attaque de grande ampleur en 2007, et tente depuis d’acqu?rir le leadership europ?en en mati?re de cyberd?fense.
En Isra?l Peu apr?s la fin de l’op?ration « Plomb durci » (l’invasion de la bande de Gaza en janvier dernier), Tzipi Livni, alors ministre des Affaires ?trang?res dans le gouvernement d’Ehoud Olmert, a souhait? compenser le d?ficit d?image dont souffrait le pays. Pour ce faire, A ?t? mis sur pied une armada d?internautes, pay?s pour donner une meilleure image de leur pays et r?pondre sans arr?t, via des r?actions et commentaires post?s sur les sites internet, les forums, les blogs, et autres r?seaux sociaux comme Twitter et Facebook. ?L??quipe en question serait sous la direction d?un vaste service relevant de ce que les Isra?liens appellent ? hasbara ?, litt?ralement ? explication publique ?. ?Dans une interview r?cente, le directeur adjoint du d?partement de la ? hasbara ? au minist?re, a admis que son ?quipe travaillait clandestinement.?? Nos gens ne diront pas ?salut, je fais partie du d?partement de la hasbara du minist?re des affaires ?trang?res isra?lien. Voil? ce que je veux vous dire?. Et ils ne s?identifieront pas forc?ment non plus en tant qu?Isra?liens ?, a-t-il d?clar?. ? Ils parleront comme des surfers du net et comme des citoyens, ils ?criront des r?ponses qui auront l?air personnelles, mais qui se baseront sur une liste de messages tout pr?par?s que le minist?re des affaires ?trang?res aura ?labor?s ?.?[?]?L?arm?e isra?lienne intervient ?galement sur l?un des espaces les plus populaires, le site de vid?o-partage YouTube, y t?l?chargeant r?guli?rement des clips, d?nonc?s comme des mensonges par les organisations isra?liennes de d?fense des droits de l?homme.?Shturman a pr?cis? que durant la guerre, le minist?re avait concentr? ses efforts sur les sites web europ?ens, o? l?audience ?tait plus hostile ? la politique isra?lienne. En haut de la liste des sites vis?s par ce nouveau projet, la BBC Online et les sites arabes du Web.?En outre,?un manuel?intitul??The Isra?l Project’s 2009 donne la vision « Isra?lienne » de la situation » et est diffus? via une agence de « communication ».
Cette cyber brigade pro Isra?lienne ??sa branche Francaise,??qui a pour missions de veiller et combattre les informations antis?mites, n?gationnistes et mensong?res (ill?gales) ? propos d’Isra?l et du Peuple Juif sur Internet.?Cette Force affirme s’?tre donn? comme mission d’?liminer toutes les informations odieuses (articles, vid?os, groupes,…) sur ce qui est devenu le premier vecteur de propagande : Internet.En France toujours, la conf?rence annuelle?SSTIC de juin 2010 a ?t? ouverte par le directeur technique de la DGSE qui a affirm? cherch? ? recruter des hackers. Une grande partie des d?penses de budget de personnel de cette ann?e (31 millions d’euros pour 145 postes) devrait en effet b?n?ficier ? ce service technique. Celui ci a rappel? ? l’auditoire que « en cas d’attaque, le meilleur moyen de se d?fendre est de tuer num?riquement l’adversaire ».
La guerre au proche orient a pris une cyber-tournure lorsqu’il s’est av?r? selon?le portail d’information isra?lien MySay.co.il, dont l’information est relay?e par?le Spiegel, qu’une certaine?Reut Zukerman aurait ainsi convaincu 200 soldats ou r?servistes isra?liens de devenir ses ? amis ? sur Facebook et leur aurait soutir? nombre d’informations confidentielles :?? Les hommes auraient rapport? ? leur copine Facebook des noms de soldats, du jargon, des codes secrets et des descriptions d?taill?es des bases militaires, d’apr?s le rapport [du site MySay, ndlr].?Ce n’est qu’un an apr?s que certaines des victimes de Zukerman auraient commenc? ? trouver bizarre le nombre de militaires d’?lite sur sa liste d’amis. Ils auraient alors pr?venu leur hi?rarchie, et en janvier les militaires auraient lanc? une enqu?te. ??La page Facebook de Reut Zukerman aurait ?t? effac?e par ses auteurs. Le Hezbollah appara?t comme le principal suspect.?Pourtant, poursuit le Spiegel, l’arm?e isra?lienne ?tait d?j? consciente de ce type d’utilisation de Facebook. ?Les soldats ne respectent pas les consignes.?Les services secrets isra?liens y ont eux-m?mes recours pour racoler des informateurs. Fin avril, le quotidien arabe ? Aschark Al-Awsat ? rapportait que les services secrets isra?liens avaient utilis? Facebook et Twitter pour recruter des informateurs palestiniens dans la bande de Gaza.?L’arm?e isra?lienne a d?j? ?t? victime de tentatives d’espionnage via les r?seaux sociaux, l’an pass?, en provenance du Liban. Des dizaines de milliers de soldats ont alors re?u une lettre les alertant au sujet des amiti?s li?es sur Internet. En janvier, l’arm?e a cr?? une ? unit? Facebook ? dans le but de mieux utiliser les m?dias sociaux.?Des actions dont les r?sultats se font attendre, note le Spiegel 😕? Pour les forces de d?fense isra?liennes, la faille dans la s?curit? serait particuli?rement embarrassante, elle montrerait que les membres de l’arm?e ne respectent pas les consignes explicites d?s qu’une jolie fille est en jeu. ?
L’am?rique, comme la Russie est ? la pointe de l’utilisation des sites sociaux pour surveiller, influer et communiquer. La CIA investit dans des technologies qui permettent de surveiller les r?seaux sociaux. ?In-Q-Tel, le fonds de capital-risque de la CIA, a investi dans Visible Technologies et Attensity, deux soci?t?s qui proposent des moteurs de recherche sp?cialis?s dans les r?seaux sociaux (Twitter, Facebook, Flickr, YouTube, etc.). ??Visible Technologies est, ? l?origine, une soci?t? sp?cialis?e dans la gestion de r?putation sur l’Internet. Elle a d?velopp? son moteur de recherche pour permettre ? des multinationales d??valuer les r?actions ? leurs produits sur les m?dias sociaux, d?identi?er les ?ventuelles critiques, puis de les marginaliser. Entre les mains des services de renseignement, et singuli?rement des d?partements sp?cialis?s dans les op?rations psychologiques, cet instrument peut devenir un puissant catalyseur. Lors des manifestations qui ont suivi l??lection de Mahmoud Ahmadinejad en juin, c?est sur Twitter que les m?dias internationaux, emp?ch?s de couvrir les manifestations ? T?h?ran, mesuraient l?ampleur de la mobilisation contre la r??lection du pr?sident iranien. Le renseignement am?ricain veut ?tre en mesure d?exploiter la masse d?informations disponible sur ces plateformes, utilis?es par les activistes de tous bords, aussi bien les opposants ? Mahmoud Ahmadinejad en Iran que les djihadistes au Moyen Orient. Ces moteurs de recherche d?un nouveau genre fonctionnent exactement comme leurs homologues sur Internet : ils scannent les r?seaux sociaux, les indexent par mots-cl?s et les hi?rarchisent.
Conclusion :
On peut se demander quelle sera la prochaine ?tape/m?thode de p?n?tration ?des id?es du monde et comment les « puissances » pourront influer sur les esprits pour faire passer comme « logique », « normale » et « naturelle » une vision du monde, et donc les actions (guerri?res ?) qui vont avec. Les jeux vid?os semblent ?tre l’?tape sur laquelle la concurrence entre l’Am?rique et la Russie est la plus flagrante. ?D?s la fin?de la guerre en G?orgie en 2008, inspir? par ces ?v?nements, des?informaticiens Russes d?cident de?cr?er un jeu vid?o dans lequel les ?v?nements sont repris et englobent certains pays Occidentaux, ou Europ?ens hostiles ? la Russie. ?Le virtuel permet parfois de se d?fouler et d’apporter quelques modifications substantielles ? la r?alit?. En effet, selon les cr?ateurs de ce jeu il y a quelques diff?rences avec ce qui s’est vraiment pass?. Parmi elles on note que la confrontation englobe la Pologne, qui vient soutenir Tbilissi avant que Moscou riposte, que le pr?sident g?orgien Mikheil Saakachvili re?oit le soutien de pays occidentaux qui ne sont pas nomm?s, que ce dernier d?cide de lancer une nouvelle offensive pour tenter de r?cup?rer les deux provinces s?cessionnistes g?orgiennes, l’Oss?tie du Sud et l’Abkhazie. Ou encore que l’Ukraine bloque la flotte russe de la mer Noire dans la rade de S?bastopol, que l’OTAN charge la Pologne de pr?ter main forte aux G?orgiens. Par r?action les Russes lancent alors une nouvelle guerre en riposte ? ces agissements, selon la description faite par les cr?ateurs du jeu, disponibles en t?l?chargement pour 6 euros.
En r?ponse (?) les studios de « jeux Am?ricains »?Activision ont donc d?velopp? un jeu jeu intitul? : « call of duty modern walfare » qui se d?roule dans un futur proche. »?La Russie y est en pleine guerre civile qui voit la prise de pouvoir des ultra-nationalistes.?En m?me temps au Moyen-Orient, un coup d’?tat men? par un mouvement anti-occidental eut lieu, et 30.000 soldats Am?ricains furent d?cim?s. Les commanditaires de cet acte sont en fait des chefs nationalistes Russes, qui commettront attentats et massacres au Royaume-Uni et en Russie.?Pour lutter contre cette menace, une force multinationale anti-terroriste appel?e ? Task Force 141 ? fut cr??e, regroupant des membres de forces arm?es am?ricaines, britanniques, canadiennes et australiennes« . L’une des ?tapes du jeu intitul?e ? Pas de russe ? ??permet?? au joueur peut massacrer des civils dans un a?roport russe (fictif) en incarnant un agent de la CIA qui a infiltr? les rangs ennemis. La vid?o, et par cons?quent le jeu en lui-m?me fait pol?mique avant m?me qu’il sorte. Par ailleurs, Square Enix qui a ?dit? le jeu au Japon a commis?des erreurs de traduction dont une dans cette mission : la phrase de Makarov ? Pas de russe ? a ?t? traduite par ? Tuez les russes ?, donnant l’impression qu’il ait commis un crime haineux?; En Russie, la mission a carr?ment ?t? enlev?e.La suite de ce jeu, qui devrait sortir cette ann?e s’intitule : « call of duty black opps » et sembl? ?galement m?ler la Russie ? l’action principale car malgr? le secret qui entoure le jeu, des images ont d?j? filtr?s, qui laissent penser que l’action ?du jeu se d?roule notamment quelque part?dans le grand nord, peut ?tre en Arctique que certains imaginent ?tre le prochain?th??tre?d’affrontement (r?el??) des grandes puissances. Surench?re ? Le projet Ethnog?n?se, une gigantesque saga de science-fiction russe?d?velopp?e par le Kremlin directement et qui se veut lancer la mode de la culture russe via Internet, tout en exaltant la grandeur de la Russie. Ethnogen?se?devrait prochainement ?tre traduit en anglais, en chinois et en espagnol, afin de lancer ces ? h?ros russes parfaits ? ? l?assaut du monde que le Kremlin juge ??important?? : le monde Anglo-saxon, l’Am?rique du sud et l’Asie. On ne peut que d?plorer l’absence de version Francaise.
Sources :
– Le blog guerre et paix- Le blog de Yannick Harrel- Le monde du renseignement du 29 octobre 2009
– Russia Beyond the Headlines- Intelligence on line- Vedomosti?- *Alliance g?ostrat?gique « T?h?ran ou la r?volution cyberpolitique » et « la cyber guerre venue du froid »- Slate.fr

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8 Commentaire

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    Call of Duty, j’ai écrit sur ce jeu con.

    http://reactionismwatch.wordpress.com/2010/02/07/call-of-duty-modern-warfare-2-propagande-anticommuniste/

    Ce jeu va même jusqu’à soutenir la guerre mensongère de l’Afghanistan. elle légitime l’Irak et bien d’autres saloperies.

    Et lorsque l’Agent de la CIA, comme s’ils étaient des anges, entre dans le «groupe» se faisant passer pour l’un des leur, rappelons que ce groupe, toujours selon les éditeurs, est «communiste».

    Ça fait longtemps qu’on sait que les jeux sont manipulés par les impérialistes, mais merci de mettre des précisions et des sources! Par exemple, il y avait aussi «Just Cause», un jeu où il faut faire le ménage d’une île des caraïbes! Eh bien! Mais «Just Cause», c’est aussi le nom de code donné à l’opération Coup d’État par Bush père, contre le Panama de son ancien ami, Manuel Noriega, qui refuse alors de perpétuer le trafic de la cocaïne, selon ces «modalités» états-uniennes.

    Sinon, que dire de l’excellent -graphiquement et question joie de jeu- Battlefield Company 2, où les Russes et les États-Uniens s’affrontent dans les divers théâtres que l’on connait aujourd’hui, et qui seront prochainement ceux du jour, notamment le Golfe d’Oman par exemple…

    Excellent texte! Franchement, c’est très pertinent! Continuez votre bon travail.

  2. avatar

    Quoique, de plus en plus de gens, monsieur Allard, en viennent précisément au scepticisme.

    Un exemple?

    «Le temps passe. Neuf ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la lucidité et la ténacité de Thierry Meyssan portent leurs fruits : une large majorité de personnes dans le monde ne croit plus à la version gouvernementale des États-Unis. Ce phénomène s’observe jusqu’aux États-Unis, où un dernier sondage évalue à 74 % le nombre de citoyens pris par le doute.»

    http://www.voltairenet.org/article166942.html

  3. avatar

    @ Alexandre Latsa.

    Un article remarquablement documenté et qui, tout parti-pris mis à part, est une excellente introduction à la problématique de l’impérialisme par conditionnement médiatique dont Voice of America a été l’un des premiers grands succès, si on place dans la préhistoire les brillants balbutiements de Bernays et de Goebbels.

    Les guerres de l’avenir seront toutes d’opinions. La seule défense du citoyen est un total scepticisme.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/166-extra-la-guerre-est-finie/

    PIerre JC Allard

  4. avatar

    « In 2008, the Georgian army attack militarily the separatist areas of Abkhazia and Ossetia, opening fire on civilians and Russian peacekeepers under a UN mandate. The military attack is launched in parallel with an immense Russophobe communication campaign, designed to present Russia as the aggressor. »

    — Actually I do remember such retarded publications in the Canadian press at the time of Russian invasion. Are you joking really? Russia has DEPLOYED its army MONTHS in advance of invasion and the Tailavini report clearly states that Russia was provoking the war with every means on it’s hands and at the same time the report clearly denies the Russian excuse for the invasion (« genocide »…) and the Russian propaganda about 3000 killed babies in Tskinvali…

    I wonder how can you lie in this filthy a disgusting manner. People died! Any you know why?
    Because Oil prices where at the historical maximum and Georgians membership to NATO was halted in Buckarest summit in April, so in August Russia invaded… (before the December NATO summit)

    At the same time you mention « Der Spiegel » … why what a coincidence, the most disgustingly Russophile paper in the most disgustingly Russophile country in Europe (along French government) I mean who this paper belongs to? Not some criminal oligarch with the connection to Kremlin? Or somebody who brokers Putin’s pipelines to Germany? Schroeder is Putin’s personal Bi@ch so what surprises you? That the country which imports Russian oil with the RIGHT to REEXPORT it to others in EU (Making BILLIONS out of nothing) was on the side of the Kremlin gangsters?
    /

    « A year after the war in Georgia, a massive computer attack disrupts Twitter, Facebook and Live Journal, which will be assigned to attack Russia for « one year » of the war, as a blogger was clearly contemplated, and that positive messages the independence of Abkhazia were readable through the attack. »

    — Another DIRECT lie. The blogger was Georgian and his accounts were attacked by Russian special services.
    http://cyxymu.livejournal.com/
    This is his blog, he is a refugee from Abkhazia who was driven out by the Russian invasion in 1993 with his family.

    WHY DO YOU LIE??

  5. avatar

    I’m going to say what I usually say in the cases like yours. You may dislike US government, Georgia(in Totoal), Eastern European states… You may love Russia and Russian people, even Kremlin. BUT, YOU DON’T HAVE TO BE AN IDIOT!

    Cheers, (D)