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Crise syst?mique : la finance jusqu?au bout !



GILLES BONAFI

??Mais, Reine Rouge, c’est ?trange, nous courons vite et le paysage autour de nous ne change pas?? ? Et la reine r?pondit?: ??Nous courons pour rester ? la m?me place. ?

Ce court extrait d’Alice au pays des merveilles nous ?claire sur le processus dynamique tendant au chaos qu’est l’homme, une id?e mise en avant par le biologiste Leigh van Valen qui postule que dans un groupe d’organismes soumis ? la concurrence, l’effort d’adaptation est sans cesse renouvel? ce qui conduit in?luctablement ? un processus incessant de constuction/destruction des civilisations, le mythe de Sisyphe revisit?.

Karl Marx avait ainsi raison et pourtant, il s’est tromp? sur son analyse de la fin du capitalisme.
Ce n’est pas la baisse tendancielle du taux de profit, une id?e qui n’est pas de lui mais d’Adam Smith, qui provoquera la fin du capitalisme mais plut?t l’hyper concentration du taux de profit, le terrible « Moi » du n?vros? pathologiquement dilat?.
L’essentiel des int?r?ts (loi de Pareto) sont donc per?us in fine par un petit nombre de personnes qui finissent par s’emparer du syst?me. Je nomme cela l’effet Monopoly (c?l?bre jeu dans lequel ne subsiste qu’un seul vainqueur ayant ruin? les autres).
Alors que tout le monde parle de danger syst?mique, prend conscience que le poids disproportionn? de certains organismes financiers repr?sente le risque d’explosion du syst?me, on continue dans une fuite en avant des exponentielles de profits.

En effet, le dernier rapport sur les produits d?riv?s de l’Office of the comptroller of the Currency nous apprend dans son introduction que « the Trading revenues in the first quarter of 2011 were 113% higher than in the fourth quarter of 2010. »
113% d’augmentation, un chiffre qui a du mal ? coller ? la r?alit? ?conomique !
Source : http://www.occ.treas.gov/topics/capital-markets/financial-markets/trading/derivatives/dq111.pdf

243 991 milliards de dollars de produits d?riv?s d?tenus par 4 banques aux USA (des m?tastases) sont ainsi ? comparer avec les 65 000 milliards du PIB de la plan?te.
Pire encore, ils ont augment? de 12 810 milliards de dollars au premier trimestre 2011. Ubuesque !
Tout syst?me, aussi lumineux soit-il, poss?de son ombre et contient dans son essence un processus de putr?faction, l’entropie, l’?volution in?luctable vers le d?sordre. La finalit? du capitalisme sera donc le chaos et par voie de cons?quence l’ordo, la dictature, ? moins que…

Gilles Bonafi

 

( Ce texte, vue son importance, est repris d’un article d e,’auteur de juillet 201)1

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2 Commentaire

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    @ GB

    Heureux de vous relire après ce qui a du être une période de décantation, car vous en arrivez a résumer la situation et, implicitement, a donner la solution. La croissance exponentielle du monétaire, à divers paliers de non-réalité, ne peut conduire qu’à la prise de conscience que ce symbole, par dilutions successives, ne ne représente plus rien.

    Heureusement, la concentration de la richesse qui se confond maintenant avec celle du pouvoir – ce qui est inévitable dans un systeme capitaliste – mais pire dans un systeme devenu corporatiste ou le pouvoir de l’État se confond avec ceux qui créent l’argent et se l’attribuent ! – réduit rapidement le nombre de ceux qu’il faudra « raccourcir »…

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/11-la-mort-des-systemes/

    Pierre JC Allard