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COVID et aérosolisation

Si vous ne devez savoir qu’une seule chose utile sur le covid, n’en retenir qu’une seule pour guider votre comportement, faire vos choix et en tirer les conséquences, c’est qu’il se diffuse essentiellement par aérosolisation.

Bien sûr, dit comme cela, je ne vous aide en rien : qu’est-ce que cela veut dire, quelles en sont les conséquences pratiques ?

L’aérosolisation virale pour les nuls

Simplifier n’est pas forcément caricaturer, c’est aussi rendre simplement compréhensible et facile à visualiser sans forcément disposer d’un grand bagage intellectuel ou scientifique. Les Allemands y sont tellement bien parvenus que vous pouvez appréhender le concept sans même parler un mot de la langue de Goethe.

 

En langage profane, un virus qui se diffuse par aérosolisation est un virus qui peut se comparer à la fumée expirée par un fumeur de tabac. La fumée de tabac est pratique comme support de comparaison, parce que contrairement au sars-cov-21 qui survit dans les micros gouttelettes expirées par la simple respiration d’une personne infectée dans la plus parfaite discrétion, la fumée de tabac se voit bien et se sent bien.

Ce qui revient à dire pour simplifier la question de la prévention du covid, que chaque fois qu’un fumeur est susceptible de vous incommoder, vous êtes potentiellement en train d’inhaler le virus.

Présenté comme cela, je trouve qu’il est tout de suite beaucoup plus facile de comprendre comment le virus circule et comment on peut s’en protéger. Il est facile de comprendre pourquoi le virus contamine très peu à l’extérieur, à moins de littéralement vous expectorer à la gueule, pourquoi il moissonne dans les pièces fermées et mal aérées.

Ce seul savoir permet de définir facilement et simplement les mesures à prendre pour protéger la population du covid et freiner sa propagation jusqu’au point où l’on pourrait le faire régresser jusqu’à sa disparition complète.

Mais bien sûr, ce n’est pas du tout ce qui se passe et les mesures sanitaires — et surtout coercitives — s’empilent dans la plus parfaite incohérence provoquant la confusion, la colère, voire même leur rejet dans une part grandissante de la population.

La question est pourquoi ? Pourquoi cette timidité à parler de cet aspect précis et essentiel de la maladie, d’où ça sort et pourquoi c’est moi qui en parle, moi qui ne suis rien, ni toubib, ni virologue, ni épidémiologiste, ni même pilier de comptoir sur une des innombrables chaines — dites — d’info qui vous racontent à peu près tout et son contraire depuis le début, ce qui n’est pas de nature à vous aider à vous y retrouver, à avoir une vision claire de la situation et de votre place dans cette histoire.

Histoire d’une info gâtée

En ce moment, la principale préoccupation de l’OMS devrait être la lutte contre le covid-19, la maladie qui a déjà tué plus d’un million d’êtres humains et qui ne cesse de s’étendre et de moissonner toujours plus de vies. Mais en ce moment, l’OMS déploie une bonne partie de ses ressources contre un mal qui est le complice objectif de la pandémie : l’infodémie.

La maladie à coronavirus (COVID-19) est la première pandémie de l’histoire dans laquelle la technologie et les réseaux sociaux sont utilisés à grande échelle pour permettre aux individus d’être en sécurité, informés, productifs et connectés. Dans le même temps, la technologie sur laquelle nous nous appuyons pour rester connectés et informés permet et amplifie une infodémie qui continue à affaiblir la riposte mondiale et compromet les mesures de lutte contre la pandémie.

Une infodémie est une surabondance d’informations, tant en ligne que hors ligne. Elle se caractérise par des tentatives délibérées de diffuser des informations erronées afin de saper la riposte de santé publique et de promouvoir les objectifs différents de certains groupes ou individus. Les informations fausses et trompeuses ainsi diffusées peuvent nuire à la santé physique et mentale des individus, accroître la stigmatisation, menacer de précieux acquis en matière de santé et conduire à un non-respect des mesures de santé publique, réduisant par là-même leur efficacité et compromettant la capacité des pays à enrayer la pandémie.

La diffusion d’informations fausses coûte des vies. S’il n’existe pas un climat de confiance et si l’on ne diffuse pas des informations justes, la population n’utilisera pas les tests de diagnostic, les campagnes de vaccination (ou de promotion de vaccins efficaces) n’atteindront pas leurs objectifs et le virus continuera à se propager.

Gestion de l’infodémie sur la COVID-19 : Promouvoir des comportements sains et atténuer les effets néfastes de la diffusion d’informations fausses et trompeuses, déclaration de l’OMS, 23 septembre 2020.

Personnellement, je suis atterrée de voir que le covid ou le port du masque sont devenus de simples opinions. Et cela même parmi ceux dont c’est le métier, ce qui rajoute encore plus de confusion au bordel intersidéral qu’est devenue la gestion de l’épidémie, tout particulièrement en France, mais pas seulement. Cette incohérence a des conséquences pratiques et bien tangibles : la propension de la population à consentir aux efforts de lutte contre la maladie est plus ou moins tombée à zéro.

Actuellement, nous sommes tout simplement devenus le contremodèle de la lutte contre le covid, le sale gosse du fond de la classe, l’exemple à ne surtout pas suivre.

Interrogée le 7 septembre par la présentatrice Jackie Long sur la chaîne de télévision britannique publique Channel 4, l’épidémiologiste Catherine Hill est catégorique : « Ne faites pas ce que les Français sont en train de faire ! » Connue pour le rôle important qu’elle a joué dans l’émergence du scandale du Mediator, la chercheuse multiplie depuis plusieurs semaines les interventions médiatiques, mettant à chaque fois en garde contre une stratégie de lutte contre la Covid-19 qu’elle juge « inefficace » dans l’Hexagone. Un constat qui semble, désormais, de plus en plus partagé.

Car avec 5 000 à 10 000 nouveaux cas recensés quotidiennement, la France doit actuellement faire face à un rebond de l’épidémie que d’autres pays européens mais pas seulement, ont réussi à éviter. Un bref coup d’œil sur certaines statistiques permet d’ailleurs de se rendre compte que la situation sanitaire française est désormais comparable, à certains points de vue, à celle des États-Unis, pourtant considéré comme l’un des pays éprouvant le plus de difficultés face à la crise. Au 15 septembre, le pays dirigé par Donald Trump comptait ainsi, en moyenne, 111,6 nouveaux cas de contaminations par million d’habitants, contre 126,9 pour la France (même si le nombre de décès causés par le virus reste largement supérieur côté américain).

Covid-19 : la stratégie française est-elle vouée à l’échec ?, Usbek & Rica, 19 septembre 2019

 

Bien sûr, ce n’est pas ce genre d’information qui est repris en boucle et commenté à longueur d’antenne sur les médias grand public français. Et pas seulement parce que cela revient mettre en cause la doctrine sanitaire officielle de l’État, laquelle confine surtout à l’absurde, voire au surréalisme :

Les cantines scolaires restent ouvertes, ce n’est pas la même chose qu’un bar, c’est le midi, pas le soir

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, France Info, 25 septembre 2020

Face à cette gestion épidémique en mode tartufe, la résistance s’organise assez péniblement, comme si la voix de la raison et de la science était devenue inaudible.

Nous, citoyennes et citoyens, parents d’enfants scolarisés en France, enseignant(e)s et personnels intervenant dans les établissements scolaires, demandons que le gouvernement respecte pour l’École le principe de précaution concernant l’épidémie de Covid-19.

Nous demandons ainsi la mise à jour du protocole sanitaire, prenant en compte les plus récentes conclusions scientifiques internationales qui démontrent le rôle des enfants et de l’école dans les chaines de transmission de Covid-19. Nous demandons l’intégration de mesures basées sur les conclusions tirées des expériences d’autres pays (Israël, Allemagne, États-Unis, etc.), les recommandations de l’OMS, des CDC américains et européen et de nombreuses sociétés savantes ou collectifs (tels que l’American Association of Pediatrics, la Société de Virologie allemande, le collectif Stop-Postillons en France, etc.).

Pétition pour la mise à jour du protocole sanitaire des établissements scolaires

Car effectivement, sorti de notre très étouffant huis clos hexagonal et malgré les tâtonnements tout à fait compréhensibles de la recherche scientifique, il est évident que la France est en train de se fourvoyer quant à la gestion de la crise, ayant adopté la stratégie de l’immunité collective sans prendre la peine d’en informer les principaux intéressés, c’est-à-dire nous.

 

Les responsables de l’OMS ont également mis en garde contre les appels à réduire le temps pendant lequel les travailleurs sont légalement autorisés à s’isoler une fois exposés au virus. Jusqu’à 14 jours sont nécessaires pour qu’une personne infectée présente des symptômes. Toutefois, les responsables français réduisent les quarantaines à sept jours seulement et les responsables britanniques à dix jours seulement. L’Espagne peut réduire la quarantaine à sept ou dix jours. Cela garantirait que les patients contagieux reprennent leurs activités normales et propagent le virus avant de tomber finalement malades.

« Connaissant l’immense impact individuel et sociétal que peut avoir une réduction même minime de la durée de la quarantaine… j’encourage les pays de la région à suivre une procédure scientifique régulière en consultation avec leurs experts », a déclaré Kluge.

La responsable de l’OMS, Catherine Smallwood, a déclaré que l’OMS ne change pas la durée de quarantaine recommandée. Elle a indiqué que les propositions française et britannique n’ont aucun fondement scientifique : « Notre recommandation d’une quarantaine de 14 jours se base sur notre compréhension de la période d’incubation et de la transmission de la maladie. Nous ne la réviserions que sur la base d’un changement de notre compréhension de la science ».

Kluge a déclaré qu’une action « rapide et résolue » est nécessaire pour empêcher une résurgence massive de COVID-19. En avertissant que le virus a été impitoyable chaque fois que la partisanerie et la désinformation ont régné, il a déclaré : « La direction que prendra la pandémie est entre nos mains. Nous l’avons déjà combattue par le passé et nous pouvons la combattre à nouveau ».

Le principal obstacle à l’adoption d’une politique rationnelle et scientifiquement fondée pour lutter contre la pandémie est l’hostilité consciente des gouvernements et de l’aristocratie financière de l’Europe. Tous se font l’écho des positions du président français et banquier d’affaires Emmanuel Macron. Ce dernier a exclu de nouveaux confinements le mois dernier, en déclarant à Paris Match : « Nous ne pouvons pas arrêter le pays tout entier ».

L’Organisation mondiale de la santé met en garde contre la résurgence « alarmante » de COVID-19 en Europe, WSWS, 19 septembre 2020

Les nécessaires évolutions de la lutte contre le covid-19

L’isolationnisme scientifique et politique français est d’autant plus étonnant que la pandémie, par la diversité des populations touchées et des réponses apportées, a apporté de nombreux enseignements aux communautés scientifiques internationales. Nous disposons déjà d’un bel inventaire2 des stratégies qui fonctionnent et de celles qui échouent.

The COVID-19 pandemic is an unprecedented global crisis. Many countries have implemented restrictions on population movement to slow the spread of severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 and prevent health systems from becoming overwhelmed; some have instituted full or partial lockdowns. However, lockdowns and other extreme restrictions cannot be sustained for the long term in the hope that there will be an effective vaccine or treatment for COVID-19. Governments worldwide now face the common challenge of easing lockdowns and restrictions while balancing various health, social, and economic concerns. To facilitate cross-country learning, this Health Policy paper uses an adapted framework to examine the approaches taken by nine high-income countries and regions that have started to ease COVID-19 restrictions: five in the Asia Pacific region (ie, Hong Kong [Special Administrative Region], Japan, New Zealand, Singapore, and South Korea) and four in Europe (ie, Germany, Norway, Spain, and the UK). This comparative analysis presents important lessons to be learnt from the experiences of these countries and regions. Although the future of the virus is unknown at present, countries should continue to share their experiences, shield populations who are at risk, and suppress transmission to save lives.

Lessons learnt from easing COVID-19 restrictions: an analysis of countries and regions in Asia Pacific and Europe, The Lancet, 24 septembre 20203

Nous n’avons pas encore tout à fait un an de recul sur le covid-19, mais nous avons beaucoup appris, même s’il nous reste encore à découvrir l’essentiel : se sortir de cette pandémie.

Il est essentiel d’agir vite contre une épidémie à croissance exponentielle et les atermoiements ou le négationnisme ou la stratégie de la tête dans le sable ne fonctionnent pas du tout. Il est fondamental de suivre les progrès réalisés à l’international, d’apprendre de nos erreurs et de ne surtout pas s’enferrer dans des positions fausses.

Les premiers protocoles sanitaires se construisaient au fil de l’eau et nous ont finalement probablement permis de sauver de très nombreuses vies, aussi fort que puissent brailler les négationnistes. Les Italiens sont aujourd’hui cités en exemple pour leur gestion de la seconde phase, eux qui regardaient au printemps les militaires évacuer les cercueils dans la région de Bergame.

Nous avons lavé nos mains, évité nos vieux, respecté la distanciation physique et même désinfecté nos emballages de courses. Toutes ces mesures n’étaient pas nécessaires, mais pour beaucoup, elles ont contribué à limiter la diffusion du virus et nous ont tout de même rappelé quelques notions pourtant élémentaires d’hygiène. Nous avons appris que le virus ne se diffuse pratiquement pas par fomites et pas autant par les gouttelettes que nous le pensions. Cependant, le lavage des mains et le port du masque restent centraux dans les stratégies, même s’il va falloir intégrer de nouvelles données comme la prééminence des contaminations par aérosols ou le fait que les jeunes et les enfants peuvent développer et transmettre le virus, données intégrées dans le protocole italien et totalement ignorées par nos pouvoirs publics qui font de la résistance, peut-être bien pour des motifs peu avouables, comme ne pas contrarier la finance et le patronat.

Nous mettons en garde contre l’idée que les enfants ne sont pas impliqués dans la pandémie et la transmission. De telles idées ne sont pas conformes aux connaissances scientifiques. Un manque de mesures de prévention et de contrôle pourrait rapidement conduire à des flambées, qui obligeraient alors les écoles à fermer à nouveau. Sous-estimer le risque de transmission dans les écoles serait contre-productif pour le bien-être de l’enfant et la reprise économique.

Les taux d’infection chez les enfants et leur rôle dans la pandémie n’ont été jusqu’ici que partiellement recensés dans les études scientifiques. Des publications scientifiques plus récentes et des observations concrètes dans certains pays indiquent que le rôle minime des enfants, comme supposé initialement, doit être remis en question. La majorité des premières études ont été menées dans les conditions (exceptionnelles) de réduction des contacts (« lockdown ») avec des fermetures d’écoles ou pendant une période de faible incidence, comme immédiatement après la levée du lockdown en Allemagne. La décision s’est fondée sur une information limitée quant à la situation prévisible à court terme en Allemagne. Dans certaines circonstances, il se peut que les enfants représentent une part non négligeable des infections par le SRAS-CoV-2. Le pourcentage d’enfants dans le nombre total de nouvelles infections en Allemagne se situe désormais dans une fourchette qui correspond au pourcentage d’enfants dans la population totale.

[…]

L’une des dernières découvertes importantes concernant le SRAS-CoV-2, qui doit être prise en compte lors de l’ouverture de l’école, concerne la possibilité désormais reconnue de transmission par aérosol, c’est-à-dire la transmission par l’air, en particulier à l’intérieur lorsque la circulation de l’air est insuffisante (17). Plus il y a de personnes dans un espace clos et plus le temps passé là-dedans est long, plus le risque de transmission est grand.

En ce qui concerne l’ouverture des écoles à l’automne, cela signifie que des mesures supplémentaires doivent être prises pour y minimiser le risque de transmission. Cela comprend, par exemple, la réduction de la taille des classes en fonction du nombre de nouvelles infections, l’utilisation des ressources spatiales et la recherche de solutions pragmatiques pour améliorer l’échange d’air dans les bâtiments publics tels que les écoles. La mise en œuvre de mesures techniques pour assurer un renouvellement suffisant de l’air ambiant ne relève pas de la compétence de l’infectiologie. L’intégration d’une expertise technique est urgente. En ce qui concerne la classe, d’un point de vue virologique, de petits groupes fixes comprenant le personnel enseignant devraient être définis avec le moins de mélange possible des groupes au quotidien. Les cours pourraient être dispensés aussi souvent que possible en petits groupes à différents moments de la journée et de la semaine. Des solutions numériques combinant des unités d’enseignement en face à face et de travail à domicile pourraient offrir d’autres possibilités de soulager les capacités spatiales.

RENTRÉE SCOLAIRE : PRISE DE POSITION DE LA SOCIÉTÉ DE VIROLOGIE, 6 AOUT 2020, TRADUCTION DU PODCAST DE CHRISTIAN DROSTEN.

Les efforts quotidiens et les contraintes nés de la nécessité de lutter contre cette pandémie sont terriblement difficiles à supporter dans la durée. La lassitude est grande, l’envie de passer à autre chose se fait pressante et il convient de ne pas traiter ces comportements si humains par le mépris. On ne voit pas la fin de ce merdier et c’est d’autant plus vrai que le relâchement et le jemenfoutisme ont été délibérément instillés à la population tout l’été tant par les politiques que par leurs obligés médiatiques. Alors que les Asiatiques se claquemuraient pour plaquer le virus au sol, l’industrie du tourisme a joui d’une oreille complaisante du gouvernement pour inciter la population à faire fi du virus pour consommer abondamment des vacances, des voyages, des restos, des barbecs et autres apéros entre potes.

Il était terriblement malaisant de suivre l’actualité de la pandémie dans les supports étrangers et voir en même temps dans quelle insouciance se prélassait une grande partie de la population française, de plus en plus confortée dans l’idée que l’épidémie était finie, qu’elle ne concernait que les faibles4 et que toute cette histoire était grandement exagérée.

Oui, nous avions aussi envie de sortir, de bouger, de voir les amis si longtemps négligés. Oui, nous comprenions la défiance face à des pouvoirs publics qui nous ont menti de la pire des façons et au pire moment et qui continuent encore et toujours à le faire, au gré de leurs seuls intérêts particuliers et immédiats. Mais voilà, en plus de leur incurie, nous nous sommes aussi retrouvés pris en otages par vos comportements irresponsables. Et à l’heure de la rentrée scolaire, il nous a été intimé l’ordre d’envoyer nos gosses bien se mélanger avec les vôtres, dans un protocole tellement allégé qu’il est devenu totalement ridicule et dérisoire.

 

Oui, l’éducation est importante, la socialisation est importante, mais non, la mort n’est pas la seule sanction de ce putain de covid. En ce moment, il festoie dans les cantines et les salles de cours bondées et bientôt, il vous présentera sa facture, dans votre chair et dans la chair de votre chair.

 

Notes

  1. Sars-cov-2 est le petit nom du virus, covid-19 (pour 2019) est le nom de la maladie et coronavirus est le nom de famille du virus. La famille des coronavirus est celle des rhinites nulles qu’on chope tous les hivers. Le petit dernier est quand même le gros mouton noir de la famille. Il faudrait dire LA covid (parce que c’est une maladie), mais l’usage aussi peut faire loi dans une langue vivante, donc j’en reste à LE covid.
  2. bien que toujours en construction.
  3. Traduction approximative : Leçons tirées de l’assouplissement des restrictions du COVID-19 : une analyse des pays et régions d’Asie-Pacifique et d’Europe « La pandémie COVID-19 est une crise mondiale sans précédent. De nombreux pays ont mis en œuvre des restrictions sur les mouvements de population pour ralentir la propagation du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 et éviter que les systèmes de santé ne soient submergés; certains ont institué des verrouillages complets ou partiels. Cependant, les verrouillages et autres restrictions extrêmes ne peuvent être maintenus à long terme dans l’espoir qu’il y aura un vaccin ou un traitement efficace contre le COVID-19. Les gouvernements du monde entier sont maintenant confrontés au défi commun d’assouplir les verrouillages et les restrictions tout en équilibrant diverses préoccupations sanitaires, sociales et économiques. Pour faciliter l’apprentissage transnational, ce document sur la politique de la santé utilise un cadre adapté pour examiner les approches adoptées par neuf pays et régions à revenu élevé qui ont commencé à alléger les restrictions relatives au COVID-19 : cinq dans la région Asie-Pacifique (c.-à-d. Hong Kong [ Région administrative spéciale], Japon, Nouvelle-Zélande, Singapour et Corée du Sud) et quatre en Europe (à savoir, l’Allemagne, la Norvège, l’Espagne et le Royaume-Uni). Cette analyse comparative présente des leçons importantes à tirer des expériences de ces pays et régions. Bien que l’avenir du virus soit inconnu à l’heure actuelle, les pays devraient continuer à partager leurs expériences, protéger les populations à risque et supprimer la transmission pour sauver des vies. »
  4. Cet abominable vieux ressort de la psychologie manipulatrice des foules que j’avais raconté dans La vache !

 

 

Monolecte

*https://blog.monolecte.fr/

 

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