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Coral Egan, lancement de Magnify

Au soir du lancement de son nouvel album, Coral Egan a d? s’accommoder d’une laryngite fort mal venue. Mais laissez-moi vous dire que, m?me avec un gros matou dans la gorge, la belle a encore assez de voix pour vous donner des frissons !

D’ailleurs de quelle meilleure fa?on aurait-elle pu pr?senter cet opus qu’en lui donnant vie sur sc?ne ? Ce concert intime ?tait une occasion unique de savourer ces compositions fra?chement grav?es… C’est un certain Michel Rivard qui s’est d’abord saisi du micro, pr?sentateur improvis? et fan avou? de la chanteuse. Il a bon go?t, Rivard, et il n’a pas oubli? la savoureuse version d’Un ange gardien que la jeune femme lui a offerte sur l’album Beau d’Hommage.

En peu de mots, mais dans les deux langues de son Montr?al natal, Coral Egan a accueilli son public, parl? musique, pr?sent? son ?quipe, et… remerci? son b?b? ! C’?tait en effet une nouvelle maman rayonnante qui lan?ait ses titres avec g?n?rosit?, passant du piano ? la guitare avec un naturel d?concertant, laissant de l’espace ? son stage band compos? de Sam Harrison (batterie), Al Bacculas (basse ?lectrique), Jay Atwill (guitares, voix), et une choriste-pianiste dont le nom n’a pu ?tre retrouv?.

Chanteuse depuis son passage au Festival de Jazz ? l’?ge de 11 ans, Coral Egan n’est plus aujourd’hui « la fille de Karen Young » : c’est une musicienne reconnue par le public et – peut-?tre plus encore – par ses pairs. Son pr?c?dent album, My Favorite Distraction, avait r?v?l? son timbre enj?leur et son exigente musicalit?, et c’est ce sillon que prolonge Magnify, toujours produit par le saxophoniste touche-?-tout Charles Papasoff. Cette femme-l? n’a pas fini de nous toucher de sa voix f?line, par ce son qui saura convaincre les plus blas?s… « Everything I do gonna be funky from now on, yeah », lance-t-elle ! Et, en effet, on sent monter une pulsation nouvelle, tr?s pr?sente dans les pi?ces Why Not, Invitation ou dans le magnifique morceau-titre aux accents gospel.

? l’image de sa ville, Coral refuse le purisme d’un jazz ferm? et donne ? sa musique une saveur bien plus large, une sorte de melting-pop acoustique ? la libert? contagieuse. Simplement Magnify

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