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Et Dieu dit: « Tu tueras ! »

Contre la violence religieuse,?pourquoi si peu d’exigence ? (*)

Je suis g?n?. Encore largement, et sans complexe, « j?su?ste », proche par ailleurs de la Foi baha?e (1) est-ce ? moi de d?noncer la complaisance que je constate, m?me chez les ath?es les plus militants, envers ce qui, selon moi, est devenu une flagrante incompatibilit? entre les grandes religions et les Droits de la personne humaine (DPH, Droits « de l’homme ») ?

J?su?ste ? Si je voulais d?finir ce mot en plaisantant je dirais que, depuis le cours donn? par Beno?t XVI en septembre 2006 ? l’universit? de th?ologie de Ratisbonne je me sens plut?t « ? l’aise dans l’Harnack » (2) Plus s?rieusement : n? dans une famille tr?s catholique, mais ayant abandonn? le christianisme, je suis rest? admirateur du proph?te juif J?sus, dont toute la vie et l’enseignement me semblent avoir eu pour objectif, en plus de l’?laboration d’une morale qu’on nommera plus tard abusivement les « valeurs chr?tiennes », l’?limination de la violence religieuse.

Je reconnais pourtant qu’il y a quelques expressions ambigu?s et m?me violentes, ici et l? dans son discours (Fiammetta Venner, PC 38 p 29, 30) mais je pense qu’elles peuvent se ramener toutes ? ce sens : « Ce que je dis va fortement d?plaire, bouleverser, mettre en col?re. On se chamaillera ? cause de moi dans les familles, on ira parfois jusqu’? s’entretuer; il faut peut-?tre passer par l? pour d?barrasser notre religion de sa violence ». Mais je ne vois jamais, dans le message de J?sus, un APPEL ? commettre des crimes au nom de Dieu, ou une parole qui les justifie. Il n’en est pas de m?me dans le message du christianisme diffus? en son nom apr?s sa mort.

Dans la religion h?bra?que, exprim?e par l’Ancien Testament (AT), les crimes pr?tendument commis par Dieu ou pour ob?ir ? ses ordres sont tr?s nombreux. Ces ordres y sont eux-m?mes beaucoup plus nombreux que dans le Coran. C’est ainsi que, selon le Pentateuque, l’ensemble des cinq livres fondateurs, Dieu an?antit les cit?s de Sodome et Gomorrhe (Gen 19, 23), fait tuer tous les premiers-n?s d’Egypte (Ex 12, 29), donne l’ordre ? Mo?se de massacrer son peuple qui a ador? le veau d’or (Mo?se plaide pour une moindre tuerie et n’ex?cute finalement « que » 3000 de ses compagnons) (Ex 32, 21), ordonne l’extermination des Madianites (Nb 31), demande ? son peuple de se pr?parer pour l’extermination des Canan?ens (Deut 7-20)… Plus tard, les disciples de J?sus, qui ont vu en lui le Christ, le Messie annonc? dans l’AT, ont longtemps h?sit? sur l’adoption des Livres sacr?s de la nouvelle religion : les Evangiles seulement ou, aussi, les Livres de l’AT ? Ils ont finalement opt? pour les deux et, comme pour les juifs qui ont refus? de suivre J?sus, la conception criminog?ne de Dieu est pour eux rest?e sacr?e.

A enseigner comme telle dans la nouvelle religion. Avec toutefois cette nuance importante, l’int?gration de cette partie du message de J?sus : Dieu, d?sormais, n’appelle PLUS ? massacrer des individus et des peuples. C’est l? l’un des ?l?ments constitutifs de la schizophr?nie engendr?e par l’Eglise chr?tienne, car le nouveau dogme de « J?sus homme Dieu » l’a amen?e ? consid?rer logiquement que ceux qui l’avaient condamn? ? mort ?taient d?icides. Mais elle n’a pas arr?t? l? sa folie interpr?tative. Elle a d?cid? que ce n’?taient pas seulement les quelques juifs qui, avec Pilate, avaient effectivement prononc? la sentence qui se faisaient ainsi d?icides mais aussi tous leurs contemporains juifs qui refusaient le nouveau dogme. Puis elle est all?e beaucoup plus loin encore : seraient aussi d?icides tous leurs descendants. Et pas seulement jusqu’? quatre g?n?rations (chiffre significatif pour le Dieu jaloux du D?calogue, on y reviendra) : presque vingt si?cles plus tard ceux des Juifs qui ne s’?taient pas convertis ?taient encore consid?r?s comme d?icides par le catholicisme.

Au 7e si?cle, dans un autre contexte, le nouveau proph?te Mohamed supprimera la r?serve (c’est fini, Dieu ne demande PLUS de tuer) et, dans une parfaite continuit?, sur ce point, avec les deux religions pr?c?dentes, il confirmera que la conception criminog?ne de Dieu reste sacr?e. Son message -selon la tradition islamique simple reproduction de celui, valable pour l’?ternit?, que Dieu garde dans les cieux- commandera : ? propos de ceux qui « luttent contre vous » (qui croyez) et qui « transgressent les Lois de Dieu » : « Tuez-les partout o? vous les rencontrerez » (sourate II verset 191) ; ? propos des « hypocrites », des « incr?dules » qui « se d?tournent du chemin de Dieu » : « Saisissez-les, tuez-les partout o? vous les trouverez » (s IV v 89) ; « Tuez les polyth?istes » (s IX v 5)? (3)

Les juifs rest?s fid?les ? la religion de leurs anc?tres inventeurs de la violence « voulue par Dieu » mais n’ayant pas, comme les membres des autres religions, mission d’?tendre la leur sur toute la terre seront beaucoup moins guerriers, au moins jusqu’au vingti?me si?cle, ?poque de la conqu?te du nouvel Isra?l sur la terre « donn?e par Dieu au peuple juif ». Ils subiront durablement la haine des chr?tiens et des musulmans, ainsi que les mauvais traitements – pas tous directement engendr?s par la religion – qui culmineront dans le g?nocide nazi, la plus ignoble extermination humaine de toute l’histoire. Comme les chr?tiens et les musulmans, les juifs religieux ont cependant d? assumer, jusqu’? nos jours, la nature schizophr?nique des croyants du monoth?isme : croire pour eux-m?mes et transmettre ? leurs descendants que Dieu commande ? la fois le meilleur et le pire.

J’en ai trouv? une illustration l? o? je m’y attendais le moins. Au 12e si?cle, alors qu’Averro?s soulignait pour l’islam l’importance de la philosophie grecque et la n?cessit? de consid?rer la philosophie et la foi comme compl?mentaires, le grand penseur juif Ma?monide entreprenait ? peu pr?s la m?me chose pour le juda?sme. J’ai ?tudi? en groupe, dans une synagogue, son GUIDE DES EGARES. Un texte particuli?rement riche, novateur, ouvrant des horizons, un stimulant pour l’esprit. J’y ai trouv? aussi, cependant, un passage plus que d?rangeant (mais qui semblait ne d?ranger personne). Pour Ma?monide, Dieu, « parfait en actes », intervient bien pour exercer ou commander de tr?s justes massacres d’?tres humains : « Nous trouvons, au nombre de ses actions qui se manifestent sur les hommes, de grandes calamit?s qui fondent sur les individus pour les an?antir, ou qui enveloppent dans leur destruction des familles, et m?me une contr?e enti?re, font p?rir plusieurs g?n?rations ? la fois et ne laissent ni culture ni prog?niture, comme, par exemple, les croulements de sol, les tremblements de terre, les foudres destructrices, L’EXPEDITION FAITE PAR UN PEUPLE CONTRE UN AUTRE POUR LE DETRUIRE ET POUR EFFACER SA TRACE (4).

Ces actions de Dieu « sont n?cessaires pour gouverner les ?tats ; car la supr?me vertu de l’homme est de se rendre semblable ? Dieu autant qu’il le peut, c’est-?-dire que nous devons rendre semblables nos actions aux siennes ». Ma?monide donne m?me ici une int?ressante explication sur la fameuse pr?cision contenue dans le D?calogue : « je suis un Dieu jaloux, ch?tiant la faute des p?res sur les fils, sur la troisi?me et sur la quatri?me g?n?ration » (Ex. 20,5). « On s’est born? », dit Ma?monide, « ? quatre g?n?rations, parce que l’homme ne peut voir de sa post?rit? que tout au plus la quatri?me g?n?ration. Ainsi, lorsqu’on tue la population d’une ville livr?e ? l’idol?trie, on tue le vieillard idol?tre et sa race jusqu’? l’arri?re-petit-fils, qui est l’enfant de quatri?me g?n?ration. On a donc, en quelque sorte, indiqu? qu’au nombre des commandements de Dieu, QUI INDUBITABLEMENT FONT PARTIE DE SES ACTIONS (4) est celui de tuer les descendants des idol?tres, quoique jeunes enfants, p?le-m?le avec leurs p?res et leurs grand-p?res ».

Ma?monide pr?cise que Dieu commande ces massacres « en raison du d?m?rite de ceux qui sont punis ». On ne doit en aucun cas y voir « des actions comme celles qui, chez nous, ?manent d’une disposition de l’?me, savoir, de la jalousie, de la vengeance, de la haine ou de la col?re » ; « celui qui gouverne l’?tat, s’il est proph?te », doit bien « faire dispara?tre tous ceux qui se d?tournent des voies de la v?rit? », « un acte qu’exige la raison humaine » mais il doit le faire en prenant Dieu pour mod?le et en tentant d’oublier ses mauvaises motivations humaines « ? tel point qu’il doit ordonner de br?ler un individu, sans ?prouver contre lui ni indignation, ni col?re ni haine, n’ayant ?gard, au contraire, qu’? ce qu’il lui para?tra avoir m?rit?, et consid?rant ce que l’accomplissement de cet acte a de souverainement utile pour la grande multitude ». Ma?monide ajoute enfin, comme le font presque toujours les auteurs de textes justifiant la violence attribu?e ? Dieu : « Malgr? tout cela, il faut que les actes de mis?ricorde, de pardon, de commis?ration et de bienveillance, ?manent de celui qui gouverne l’?tat, bien plus fr?quemment que les actes de punition » (5).

Cette mani?re ancienne de confirmer et justifier, d’assumer LES DEUX VOLETS de toutes les religions – celui qui pr?conise l’?panouissement des plus altruistes, des plus pacifiques vertus humaines ET le volet criminog?ne – n’est plus gu?re utilis?e de nos jours (6). Toutes les religions confirment cependant, chacune ? sa mani?re, que la conception criminog?ne de Dieu, vieille de 3000 ans, reste valable, inattaquable. Dans le cat?chisme de l’?glise catholique (7) ? propos de l’Ancien Testament on dit ceci : « Dieu n?est en aucune fa?on, ni directement ni indirectement, la cause du mal moral » (311). Mais on y affirme ?galement le contraire : « Dieu a inspir? les auteurs humains des livres sacr?s. En vue de composer ces livres sacr?s, Dieu a choisi les hommes auxquels il eut recours dans le plein usage de leurs facult?s et de leurs moyens, pour que, Lui-m?me agissant en eux et par eux, ils missent par ?crit, en vrais auteurs, tout ce qui ?tait conforme ? son d?sir, ET CELA SEULEMENT. » (106, c?est moi qui souligne).

Une telle affirmation, r?p?t?e en plusieurs endroits, signifie clairement que c’est bien Dieu qui a voulu, exerc? ou command? toutes les horreurs qui lui sont attribu?es dans la Bible, telles que l’extermination effective des Canan?ens rapport?e dans le Livre de Josu? (un Livre, pr?cise le cat?chisme, rest? aussi saint que tous les autres de l’AT). En tenant ? r?affirmer que les catholiques doivent toujours croire cela le cardinal Ratzinger, pr?sident de la Commission de pr?paration du cat?chisme et futur pape Beno?t XVI, alimentait la guerre interreligieuse plus s?rement et plus durablement que dans ses propos de Ratisbonne. Il confirmait que la conception criminog?ne de Dieu reste bien une « valeur chr?tienne », comme elle reste depuis 3000 ans une « valeur juive », comme elle reste une « valeur islamique » depuis la cr?ation de l’islam.

Chacune des religions ?tant convaincue qu’elle est la bonne et que les autres sont dans l’erreur, chacune garde donc intactes ses propres raisons de faire la guerre mais « pour la bonne cause », laquelle est d?crite par Dieu tr?s diff?remment, voire sous des aspects tr?s exactement oppos?s, ? chacune des religions. C’est ainsi, pour prendre un exemple vieux de 3000 ans et toujours tr?s actuel, que la terre d’Isra?l appartient bien aux Juifs puisqu’ils ont lu dans la Bible, sacr?e sur ce point comme sur tous les autres, que Dieu la leur a donn?e. C’est une justification suffisante ? l’existence de l’actuel ?tat d’Isra?l. Mais, comme le rappelait r?cemment un repr?sentant du Hamas, c’est aux Palestiniens qu’appartient cette terre, puisqu’ils ont lu dans le Coran, toujours int?gralement sacr?, que c’est ? eux que Dieu l’a donn?e. C’est donc bien une raison suffisante pour d?cr?ter la n?cessit? de faire dispara?tre l’actuel ?tat d’Isra?l. Chacun peut comprendre que, si rien ne change sur ce point pr?cis, DANS LES BASES SACREES DES DEUX RELIGIONS, les raisons de faire la guerre seront toujours intactes dans 3000 ans.

Malgr? de telles certitudes on n’exprime toujours pas, parmi les repr?sentants dits « mod?r?s » des religions, parmi les simples croyants authentiquement pacifiques, ni m?me chez ceux qui sont PACIFISTES, la n?cessit? de d?sacraliser la violence religieuse. Plus curieusement encore, ? l’ext?rieur, les ?tats d?mocratiques qui accordent les droits et les moyens de pratiquer les cultes, les philosophes, les ath?es les plus exigeants n’exigent toujours pas que les institutions religieuses rejettent clairement leur conception criminog?ne afin de rendre leur religion compatible avec les DPH. Je suis bien d’accord avec Abdennour Bidar (qui par ailleurs d?fend tr?s bien la philosophie, la libert? d’expression et le devoir d’?couter la parole de l’autre) : chez la grande majorit? des enfants d’aujourd’hui du proph?te Mohamed « et quand bien m?me celui-ci a ?t? un chef de guerre », « on trouvera l’?ducation au partage, ? l’accueil, le sens de la g?n?rosit?, la culture de l’exigence morale envers soi dans une ?preuve -le je?ne- particuli?rement difficile, la pratique d’une spiritualit? douce et vivante » (PC 38 p 43). Mais CE N’EST PAS LA QU’EST LE TRAGIQUE PROBLEME actuellement pos? par les religions et rappel? (mal) par Robert Redeker, ? qui A. Bidar ?crit sa Lettre ouverte. Ce probl?me peut se r?sumer ainsi: ceux des croyants, fussent-ils tr?s minoritaires qui, pour des raisons diverses – et ce qu’elles sont n’a ici AUCUNE IMPORTANCE – cherchent dans les bases sacr?es de leur religion des raisons de tuer des ?tres humains les trouvent-ils ? La r?ponse est oui, tr?s clairement OUI.

Et il en est ainsi dans toutes les religions. Il n’y a pas l?-dessus de diff?rence essentielle, pas le moindre « choc » entre les civilisations jud?o-chr?tienne et islamique. C’est tr?s explicitement que des terroristes tuent au nom de Dieu. C?est tr?s explicitement que des textes sacralis?s par leur religion font dire ? Dieu qu?il commande de tuer. C?est tr?s explicitement que LES PLUS HAUTS RESPONSABLES de ces religions maintiennent qu?il s?agit bien l? de la parole de Dieu. C’est l? qu’est leur plus manifeste tricherie : ils continuent de pr?tendre qu’il n’y a qu’un probl?me d’interpr?tation DE LECTEUR. Il faut donc obtenir d?eux qu?ils CHANGENT leur interpr?tation de PRESENTATEURS et D’ENSEIGNANTS, de TRANSMETTEURS, qu?ils affirment d?sormais tr?s explicitement le contraire de ce qu’ils enseignaient : ? quand il y a appel au meurtre dans nos textes sacr?s ?A N’EST PAS LA PAROLE DE DIEU ?. Notre ?poque, qui affronte incontestablement des probl?mes de violences nouvelles ? par leur forme, leur intensit?, leur complexit? ? a au moins le clair devoir de transmettre aux g?n?rations futures ? enfin ! ? cette radicale r?forme.

Ajoutons que, lorsque le probl?me de la violence sacralis?e est pos? d’une mani?re ou d’une autre – par exemple par des caricatures danoises reproduites dans Charlie Hebdo ou par une libre opinion du Figaro – et que des responsables religieux, au lieu de se consacrer ? leur urgente t?che expos?e ci-dessus, s’en prennent prioritairement – et le plus souvent inter-religieusement – ? ceux qui d?noncent les causes de cette violence, allant jusqu’? les faire poursuivre en justice, ils ajoutent l’hypocrisie et la honte ? leur irresponsabilit?. Il faut en finir avec cette attitude « religieusement correcte » qui veut qu’en mati?re religieuse ce soient toujours les « dignitaires » (comme on dit significativement) qui soient, a priori et a posteriori, respectables et les « blasph?mateurs » qui ne le soient pas. M?me quand ce sont les premiers qui, contre la violence, ne font pas ce qui est en leur pouvoir – et devient de ce fait leur DEVOIR – et les seconds qui maintiennent les esprits en ?veil afin que l’horreur ne se banalise pas.

La p?rennit? de la violence religieuse n’est nullement fatale mais, si nous sommes habituellement si timor?s dans notre volont? d’en ?liminer les bases th?ologiques, c’est qu’on ne sait pas bien comment s’y prendre pour faire « abroger » les « passages violents » (Fiammetta Venner, PC 38 p 30) des textes sacralis?s par les religions. C’est peut-?tre aussi et surtout parce qu’on n’ose pas dire aux croyants l’importance de l’indispensable r?forme, de peur de leur faire croire qu’on veut s’en prendre au tout de leur religion. Or il n’y a que le volet criminog?ne ? ?liminer dans celle-ci, ?videmment pas le volet pacifiant.

Mais il faut dire sans d?tour que cela implique une radicale mise en cause de la vieille triade de base DIVINISATION / SACRALISATION / DOGMATISATION de pens?es et d’actions humaines, la prise de conscience et l’acceptation par chacun que les proph?tes, fussent-ils les plus grands, ont pu se tromper et, de fait, SE SONT, sur certains points, EFFECTIVEMENT TROMPES, ce que l’?volution des ?tres humains, croyants ou non, leur r?flexion, leur(s) histoire(s), leurs constats de drames et d’impasses leur ont d?montr?. Comme le dit A. Bidar « on ne peut demander ? un texte vieux de 14 si?cles d’?tre compl?tement en phase avec nous » (PC 38 p 43). C’est encore plus vrai pour un texte vieux de deux mill?naires et demi comme l’AT. Aussi le probl?me n’est-il PLUS dans la Bible, dans le Coran ou dans les textes des P?res fondateurs des religions, lesquels se pr?occupaient essentiellement de cr?er de nouveaux dogmes. Il est dans ce que font, AUJOURD’HUI, de ces textes, LES INSTITUTIONS RELIGEUSES D’AUJOURD’HUI.

Ecrivant r?cemment ? Elie Barnavi apr?s avoir lu son r?cent livre sur LES RELIGIONS MEURTRIERES (8) et prenant pour mod?le les titres de ses chapitres, qui sont aussi ceux de neuf th?ses, je lui proposais ainsi les miennes (ici l?g?rement modifi?es) :

– la violence religieuse effective est toujours ? la fois ?pouvantable ET BANALE puisque les religions continuent d’enseigner que Dieu la commande ou l’a command?e
– ce sont les institutions religieuses qui continuent de croire FONDAMENTAL de maintenir INTEGRALEMENT sacr?s leurs textes contenant les bases de la violence religieuse
– la n?cessaire d?sacralisation de la violence religieuse suppose une radicale r?vision, PAR LES INSTITUTIONS RELIGIEUSES, de leur propre interpr?tation de leurs propres textes sacr?s.
– le maintien de la conception criminog?ne de Dieu, jadis sacralis?e, et celui de la th?ologie criminog?ne qui la dogmatise ne sont nullement fatals
– la paix et la d?fense des Droits de la personne humaine sont impossibles sans le rejet de la th?ologie criminog?ne
– les soci?t?s d?fendant les Droits de la personne humaine doivent exiger des institutions religieuses qu’elles rejettent officiellement et sans ambigu?t? la th?ologie criminog?ne
– le combat pour la d?sacralisation de la conception criminog?ne de Dieu n’est pas un combat contre les religions
– le CHOC DES CONCEPTIONS (criminog?ne et pacifiste ) AU SEIN DES RELIGIONS est le plus s?r moyen d’?viter le CHOC DES CIVILISATIONS
– c’est en exigeant d’abord la d?sacralisation de la violence dans leur propre religion que les croyants pourront entra?ner les pacifistes des autres religions dans la m?me exigence.

Disons enfin que le probl?me ne concerne pas les responsables politiques au seul ?chelon national. L’attentat contre le World Trade Center a ?t? perp?tr? alors que l’ONU venait de lancer une « d?cennie pour l’?ducation ? la non-violence ». Les militants ? l’origine de cette initiative n’avaient pas cru devoir faire inscrire au programme la DESACRALISATION DE LA VIOLENCE RELIGIEUSE. Elle doit devenir une exigence de tous les habitants pacifiques de la plan?te, qu’ils soient croyants, agnostiques ou ath?es. Faute de quoi le « facteur Dieu » resterait bien, comme le disait un ?crivain Prix Nobel de litt?rature quelques jours apr?s le 11 septembre 2001, « la plus criminelle des inventions » (9).

(1) cette religion n?e au 19e si?cle dans la Perse islamique et fanatique, et dont le proph?te fondateur annon?a que « la guerre sainte est effac?e du Livre », ce qui, selon moi, n’est pas rien.
(2) PC 38 p 20. Faisant dans ce texte plusieurs r?f?rences au num?ro 38 (octobre 2006) de la revue ProChoix j’y renverrai ainsi. Dans son expos? de Ratisbonne le pape condamnait la conception du th?ologien Adolf von Harnack (1851-1930) trop exclusivement ax?e selon lui sur les valeurs humaines de J?sus, conception qui, selon Beno?t XVI, serait maintenant dangereusement partag?e par bon nombre de croyants.
(3) LE CORAN, ?ditions Gallimard, La Pl?iade 1967
(4) c’est moi qui souligne
(5) toutes ces citations sont extraites de l’?dition Verdier en un volume (1979) du GUIDE DES EGARES de Ma?monide (premi?re partie, chap. 5, p 126 ? 128)
(6) on trouvera une exception notable dans le livre AL-QA?DA DANS LE TEXTE (PUF 2005), o? Gilles Kepel et Jean-Pierre Milelli rassemblent des ?crits de l’organisation terroriste. Les th?oriciens de « La Base » y expliquent longuement pourquoi il faut tuer beaucoup de monde sur la terre pour y ?tablir le r?gne de Dieu.
(7) ?d. Centurion/Cerf/Fleurus-Mame, 1998
(8) ?d. Flammarion, 2006
(9) Jos? Saramago, dans Le Monde du 22 septembre 2001

30 mars 2007, Pierre R?gnier
(ancien militant de la JOC, du PSU et d’ATTAC. Ancien Secr?taire National du Syndicat CFDT de la Radiot?l?vision fran?aise de service public)

(*) note du 29 juin 2010 : Ce texte a ?t? propos? au printemps 2007 ? la revue Prochoix anim?e par Fiammetta Venner et Caroline Fourest.
– Parce que j’attends depuis trois ans et demi qu’elles me disent si elles ont l’intention de le publier,
– parce que le sujet est redevenu tr?s actuel, en France, apr?s les nouvelles complicit?s officielles dans l’islamisation du pays,
– parce que de nombreux « responsables » de la « Gauche » fran?aise ont tra?n? dans la boue ceux qui r?sistent ? cette islamisation en d?fendant la la?cit? menac?e,
– parce que de nombreux journalistes des grands m?dias en ont rajout? dans les complicit?s et dans les honteuses accusations des r?sistants,
– parce que je constate que, sur le m?me sujet, la situation est au Qu?bec semblable ? celle de la France,
– parce que c’est sur Centpapiers que j’ai publi? mon premier article sur le sujet? j’ai cru bon de proposer ici ce texte qui n’a pas ?t? publi? par la revue pour laquelle je l’avais ?crit.

PIERRE R?GNIER

(NDLR: Ce texte a ?t? propos? par l’auteur sous le titre: « Contre la violence religieuse,?pourquoi si peu d’exigence ? »

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28 Commentaire

  1. avatar

    Cela ne sert à rien d’analyser les « données » des différentes religions qui existent actuellement. Car ces « données » sont toujours des
    « interprétations intéressées ».

    La réalité est toute autre et peu diffusée (je dirais même: pas du tout diffusée), toujours à cause des « intérêts » particuliers de certaines autorités.

    Les religions sont apparues, dans l’histoire, à peu près à la même époque que l’Astrologie (et les deux perdurent encore aujourd’hui), c’est à dire autour de -1400.
    L’instauration de la notion de la « Foi » fut possible à cette époque, parce que la majorité ne comprenait plus la signification exacte des anciens écrits. Ce fut à cette époque que ces écrits furent trafiqués, de façon significative, pour contrôler l’esprit de la populace.

    La réalité est qu’avant -2000, les dirigeants des deux plus grandes civilisations humaines se disaient « élus/choisis » par les « anciens » Puissants, ce qui assurait leur autorité.

    Dans l’esprit humain, ces « Puissants » étaient des « êtres supérieurs aux hommes » (même la Bible TOB le mentionne dans sa note « o » pour expliquer la nature des « fils de Dieu » dans l’histoire du déluge) qui leur avaient apporté la civilisation.

    Lorsque ces « Puissants » perdirent leur main mise sur les hommes (vers -2000 en Mésopotamie et vers -3000 en Égypte voir le roi Scorpion qui n’est pas un « Horus »), Les hommes furent libérés du joug des « Puissants » pour tomber sous le joug des hommes qui les remplacèrent. Graduellement, l’être humain de cette époque, cessa d’être considéré comme de la chair à production au service des « dieux ».

    Vers -1400, certaines données de la science ancienne devinrent des « dogmes » religieux, d’autres, des dogmes astrologiques. Tous ces « dogmes » cohabitaient dans les temples jusqu’à ce que la religion se sépare de l’astrologie, il n’y a pas tellement longtemps.

    Le mot « Horus » signifie: Le Puissant.
    Le mot « El » signifie « Le Puissant » son pluriel est « Elohim ». Élohim n’est pas le pluriel de « Eloha » mais bien de « El ».

    Si vous tenez à croire que les anciens Égyptiens avaient la « Foi » en un Dieu créateur La « religion » Égyptienne » était, au départ, monothéiste. Mais, dans ce cas, c’est de faire une petite erreur; car les anciens égyptiens n’avaient pas de « Foi » religieuse; ils possédaient une « connaissane sur l’origine de l’univers et savaient que celui-ci était issu d’une « unité primordiale ». Pour eux, même ceux que nous appelons de façon erronnée: « leurs dieux », étaient issus de cette unité primordiale, avant l’apparition des humains.

    André Lefebvre

  2. avatar

    Les religions révélées impliquent l’existence d’un « Révélateur » et prêtent un libre-arbitre à une cause première qui, de toute évidence, ne peut pourtant être que parfaitement déterminée par ce qu’elle est, puisque rien ne lui est extérieur qui pourrait en modifier l’action ni les effets.

    À partir de cet anthropomorphisme initial, l’homme crée des dieux à son image qui justifient ses comportements et il concocte ces ramassis d’aburdités qu’on appelle des religions.

    Internalisant une éthique construite sur la peur d’un châtiment, les religions sont certainement l’outil de plus efficace de contrôle des masses. Le débat sera sans doute sans fin pour savoir si elles apportent plus de mal ou plus de bien… mais il est clair qu’elles n’apportent pas la paix et ne rendent pas plus intelligents…

    Pierre JC Allard

  3. avatar

     » mais il est clair qu’elles n’apportent pas la paix et ne rendent pas plus intelligents… »

    Leur qualité première (si cela en est une…) est de rendre plus…obtus. Et une fois cette « qualité » acquise, elle se fait valoir sur tous les sujets abordés. Alors imaginez le travail à faire après 4,000 années de conditionnement religieux. 🙂

    Le plus rapide et le plus efficace est d’arrêter de donner de l’attention au « structures systématisée » des religions.

    Mais il est toujours « plaisant » d’en discuter la psychologie. Certains ont besoin de religion pour les rassurer comme d’autres ont besoin d’une « élite » élue pour prendre leurs responsabilités à leur place, ce qui les rassurent tout autant.

    André Lefebvre

  4. avatar

    Votre article est bien documenté et revête un désir certain d’un monde meilleur.
    Ce dont je saisi, c’est que vous aimeriez que les religions monothéistes puissent soustraire la conceptions criminogène de leur Dieu dans leurs Écrits Sacrées.
    Mais je me demande si tout ceci pourrait changer quoi que ce soit dans le coeur de l’homme ? et ce faut le dire, dans les Saintes Écritures de mon Dieu monothéiste, c’est compliqué mais en tout cas.
    Il y a beaucoup d’élements qui nous échappes, mais ça ne sera surement pas en retranchant quelques versets, qui peuvent être incrompréhensible pour une multitude, mais qui pour certain prenne toute leur sens, qu’il se produira a force de lire les écrits (positifs) de leur religion que l’on finira par vivre dans un monde meilleur.
    Ça pas de bon sens cette affaire là, je suis désolé.
    C’est encore de l’interprétation d’homme, mais sachant que l’on voit comme à travers un miroir et de façon flou mais alors nous verrons face à face, je vous souhaite bonne chance dans votre démarche.
    Alain B.

  5. avatar

    @ Alain B. (le serment)

    Les trois premiers commentaires complètent mes connaissances mais le vôtre me donne envie de répondre parce que, pas plus que mon article, il ne met en question l’existence même des religions.

    Je crois qu’il ne faut pas enlever ou modifier un seul mot des textes sacralisés jadis par les religions. Ces textes, qui pour moi ont été sacrés et ne le sont plus, n’en restent pas moins des documents historiques et ne doivent en aucun cas être changés, ce qui constituerait une malhonnêteté.

    C’est leur interprétation qui doit être radicalement changée. Les religions le disent aussi mais elles accusent LES LECTEURS d’avoir une mauvaise interprétation. Je dis dans l’article que c’est là une attitude malhonnête : ce sont LES INSTITUTIONS RELIGIEUSES qui doivent radicalement changer leur interprétation. Elles doivent admettre, et désormais enseigner, que les textes attribuant une volonté criminelle à Dieu sont des textes de « chercheurs de Dieu » et non pas la « parole de Dieu ».

    Le pape Benoît XVI, par exemple, devient franchement monstrueux quand il continue d’enseigner qu’ils sont bien la parole de Dieu. L’histoire l’a amplement prouvé, ET CONTINUE DE LE PROUVER, c’est cette croyance dans la parole criminogène de Dieu qui conduit à la violence effectivement exercée au nom de Dieu.

    Seuls me préoccupent ceux des textes religieux qui attribuent à Dieu une volonté criminelle. Ceux dans lesquels « Dieu » commande aux hommes de commettre eux-mêmes des maltraitances, des meurtres, des massacres de populations entières me préoccupent plus que les autres parce que, hélas, la nature des hommes est telle qu’ils sont bien souvent disposés à croire à la nécessité de telles horreurs. Parce que, par conséquent, les religions conduisent bon nombre d’entre eux à passer à l’acte criminel.

    Ce n’est pas fatal et le remède n’est pas dans la disparition des religions. Il est dans la disparition DE L’ENSEIGNEMENT CRIMINOGENE dispensé par les religions. Le « cœur de l’homme » n’est nullement condamné à la pensée criminelle, et « le cœur de l’homme religieux » n’est nullement condamné à maintenir dans sa religion la croyance dans la prétendue volonté criminelle de Dieu.

    Ce problème concerne tout le monde, car les non-croyants sont eux aussi victimes de la violence religieuse. C’est pourquoi c’est A TOUS que je propose, pour en finir avec la violence religieuse, les neufs thèses qui terminent mon article.

  6. avatar

    « Je crois qu’il ne faut pas enlever ou modifier un seul mot des textes sacralisés jadis par les religions…Ces textes…n’en restent pas moins des documents historiques et ne doivent en aucun cas être changés, ce qui constituerait une malhonnêteté. »

    Opinion extrêmement importante èa laquelle je souscrit très fortement, et plus encore.

    La Bible est un ouvrage historique précieux, pour différentes raison, selon ses « parties ».

    Toute la Genèse fut définitivement tirée de la mythologie sumérienne et tout ce qui s’y trouve se rapporte à cette mythologie. Par contre, il faut absolument étudier les textes de cette mythologie ainsi que les connaissances de la Perse antique (Chaldée) pour en saisir tout le sens. Curieusement, la Genèse se termine avec Abraham qui a vécu vers -2 000 av J.C. et qui, sois dit en passant vient dde UR, une ville sumérienne.

    La Bible enchaîne avec l’Exode qui débute son récit avec les juifs en esclavage, en Égypte; suivi de l’histoire de Moïse qui naquit un peu avant -1 500 av J.C. P:our comprendre cette période il faut étudier l’histoire des Hyksos en Égypte et leur défaite au main de Amosis vers -1 540 av J.C.

    La suite est la structuration de la religion juive par Moïse suivi de certains écrits qui représentent l’histoire à certaines époques. L’histoire des Macchabées est importante pour comprendre l’histoire de Jésus.

    Vient ensuite le Nouveau Testament qui est une production à 90% de Saul de Tarse, le « self-made » apôtre qui fut dénié assez souvent par les « anciens de Jérusalem » qui sont les « vrais apôtres. Le litige était que Saul de Tarse affirmait la nature divine de Jésus et que les apôtres n’acceptaient pas du tout cette interprétation.

    J’aurai peut-être un jours l’occasion de publier quelques articles sur le sujet. Pour l’instant je me limite à démontrer scientifiquement que l’être précède l’esprit et que celui-ci s’exprime ou agit, en matière. Quand cela sera terminé, je pourrai me pencher sur le problème des « dieux » ou de Dieu.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    @Pierre R,
    J’ai pris note de votre commentaire et je me dois de bien réétudier votre article.
    À bientôt.

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    @ André Lefèbvre (l’artiste)

    Merci pour ces nouvelles précisions mais je crois que j’en resterai, pour cette période, au livre de Jean Bottero « Naissance de Dieu » (éd. Gallimard 1986).

    Je suis, en effet, épuisé. En proposant à des éditeurs, 4 jours après le 11 septembre 2001, un petit manuscrit intitulé « Pour en finir avec la violence religieuse » je pensais en avoir fini, moi, avec ce sujet, car j’y avais beaucoup travaillé et je croyais avoir fait le tour de la question. L’impossibilité de publier durant les années suivantes mon petit essai (devenu entre temps « Désacraliser la violence religieuse ») m’a fait comprendre que ni les responsables religieux ni les théologiens (ce qui n’avait rien de surprenant dans ces deux cas) ni les philosophes ni les responsables politiques ne voulaient se pencher sérieusement sur cette question.

    Compte tenu de l’ampleur des dégâts causés par la conception violente de Dieu je n’ai pu me résoudre à cesser d’essayer encore d’y faire réfléchir. Internet m’a permis de publier enfin des articles sur le sujet. Le premier fut édité par Centpapiers.

    Ce n’est pas l’histoire des religions qui me préoccupe mais la persistance à vouloir y maintenir partout la conception selon laquelle Dieu A COMMANDE aux hommes de maltraiter, de tuer des individus, de massacrer des peuples entiers. Je considère que, aujourd’hui, cet entêtement des plus hauts responsables des religions est devenu ODIEUX. Je considère que leur entêtement à faire croire que ce sont les lecteurs des textes criminogènes qui les « interprètent mal » ajoute à leur mauvaise foi, au double sens du terme, à leur MALHONNÊTETE. Je le répèterai tant que d’autres ne se seront pas engagés à détruire la conception criminogène, tant que ce ne sera pas devenu, dans les pays démocratiques au moins, un objectif de la société toute entière.

    Mais ça m’ennuie et me fatigue énormément, car j’ai autre chose à faire de plus passionnant, et je le renvoie chaque jour à plus tard.

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    @ Pierre R.

    Commençons par votre premier exemple de Genèse 19;23
    À cause de querelle il fut demandé à Lot de se choisir une contré et choisi la plaine du Jourdain, qui comme vous le savez était jusqu’à Tsoar, comme un jardin de l’éternel, comme le pays d’Égypte.
    Ils y est écrit que les gens de Sodome étaient méchant, et de grands pécheurs contre l’Éternel.
    Nous admettrons ici que malgré leur méchanceté, ils habitaient tout de même un lieu qui y est décrit comme le jardin de D_EU.
    Lorsqu’Abraham fit la guerre et récupera Lot et les richesse etc..il redonna pratiquement l’entièreté des biens au roi de Sodome, vous vous souvenez pas même un fil, ni un cordon.
    Ensuite nous lisons qu’Abraham argumentant avec D_EU à savoir si il ferait périr le juste avec le pécheur, ils s’entendirent que si il y aurait seulement dix justes, D_EU ne ferait pas périr Sodome.
    Lot un juste devant l’Éternel devait témoigné par sa présence de la justice de D_EU, »ce que je prétend » à Sodome.
    Lorsque les anges entra dans Sodome, tous voulurent les « connaitres » on comprend ce que signifie le mot connaitre dans ce contexte, même que Lot offrit ses filles, mais ils ne voulurent rien entendre.
    Rappelez vous qu’entre ça il y a eu la naissance d’Ismael et d’Issac, donc nous supposons qu’il s’est passé quelques années depuis l’entrée de Lot dans la vallée du Jourdain jusqu »à la destruction.
    Alors je me dit dans tout ça, que D_EU a utilisé amplement de patience envers ce peuple pécheur et que le jugement contre ce peuple n’avait en rien de criminel.
    Vous savez, il y a tellement de profondeur dans ces quelques chapitres, je parle des chapitres 13,14,15,16,17,18,19
    Je reviendrai plus tard sur vos autres exemples si vous le désiré.
    J’espère que ma compréhension de votre article ne soit pas érroné et que je ne vous fasse perdre votre temps.

  10. avatar

    Je suis d’accord avec vous concernant l’illusion et le mensonge dans laquelle ses institutions nous laisse airé.
    Où il y a de l’homme il y a de l’hommerie comme on dit.
    Mais ça n’explique pas l’autre partie concernant les autorités céleste et les dominations célestes qui n’est sûrement pas à négligé.

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    « Merci pour ces nouvelles précisions mais je crois que j’en resterai, pour cette période, au livre de Jean Bottero « Naissance de Dieu » (éd. Gallimard 1986).  »

    Ce livre doit être très intéressant. Personnellement j’ai beaucoup travaillé avec « Lorsque les dieux faisaient les hommes » de Bottero et Kramer. Évidemment je n’étais pas tout à fait d’accord avec leur interprétation des écrits sumériens mais…

    Au sujet de Lot le texte biblique dit:

    « Loth leva les yeux et regarda tout le district du Jourdain; il était tout entier irrigué, Avant que le Seigneur n’eut détruit Sodome et Gomorrhe, il était jusqu’à Çoar comme le jardin du Seigneur… »

    J’interprète cette partie un peu différemment:

    On dit que le pays que regarde Loth est irrigué…comme le jardin du Seigneur. La question a se poser est : Comment le jardin du Seigneur était-il …irrigué? Il faut donc retourner à la description du Jardin d’Éden où on découvre que le jardin était irrigué par un fleuve au centre du jardin qui se divise en quatre bras. En ce même centre du jardin se tient l’arbre de la science du Bonheur et du Malheur qui est une science que le Seigneur ne veut pas que les hommes connaissent. 1) Il a chassé l’homme du jardin parce qu’il connaissait cette science que le Seigneur appelle le Mal. 2) Il a provoqué le déluge parce que les hommes, malgré leur retour à une vie extrêmement difficile hors du jardin, se consacrent encore au Mal; signifiant qu’ils possèdent encore cette science défendue.

    3) Il est descendu à la tour de Babel pour constater que pour les hommes de l’endroit… »rien de ce qu’ils projetteront de faire ne leur sera impossible. » Ces hommes connaissent la science défendue et le Seigneur viendra « brouiller leur langue » afin qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres. Chacun interprétait dorénavant, cette science à sa manière; donc personne ne s’entendait plus comment l’interpréter. (À moins que vous croyiez que certains se mirent à parler anglais, d’autre français, d’autres araméen, égyptiens, hittite etc).

    Et il détruira Sodome et Gomorrhe qui est la dernière région où se trouve encore cette connaissance du Mal, qui est la science du Bonheur et du Malheur. Il enverra deux « anges » pour vérifier et eux aussi se rendront compte que la région est irriguée comme le jardin du Seigneur.

    Le Mal que le Seigneur s’évertue à faire disparaître est la Science du Bonheur et du Malheur qui fut enseignée à l’homme par le serpent d’Eden. C’est assez facile à comprendre quand on n’accepte pas de se faire leurrer par des histoires insignifiantes.

    Woops! Pardonnez-moi ce jugement téméraire.

    Quant à l’intercession d’Abraham pour sauver la région, le nombre des justes qu’il énumère est exactement les nombres représentant les dieux sumériens:
    50 Enlil, 45 son épouse Ninlil, 30 Ninurta fils d’Enlil, 20 Adad frère d’Enlil, et finalement 10 Nanar fils d’enlil lui aussi.
    Le sumérien Abraham sigbnifiait au Seigneur qu’il connaissait etbr respectait la valeur numérique des dieux et se disait lui-même que:…poussière. C’est la valorisation que le Seigneur voulait chez les hommes. Abraham ne fut pas tué par le Seigneur. Ouf!

    C’est là le seul péché de « ce peuple pécheur ». Son histoire commence avec Eve et le serpent (Qui est le dieu sumérien Enki entre parenthèse; le « satan » (adversaire) de Enlil).

    André Lefebvre

  12. avatar

    J’ajouterais que j’ai vécu un peu la même chose au sujet de manuscrits. Celui traitant des « dieux » s’intitulait: La lampe sous le boisseau ». Je l’ai édité à frais d’auteur. C’est épuisé.

    J’ai trois autres manuscrits que j’ai essayé de faire éditer, rien à faire.

    Les éditeurs préfèrent des livres de recettes ou des biographie des Classels.

    Que voulez-vous qu’on y fasse? Il faut bien défendre la « culture populaire ».

    André Lefebvre

  13. avatar

    @ tous

    Je m’aperçois que, soucieux (par égocentrisme ?) d’évoquer l’impossibilité de publier en librairie mon essai de mars 2000 contre la violence religieuse j’ai oublié de dire, comme je voulais le faire, qu’en 2009 a été édité un livre autrement plus important :

    DESARMER LES DIEUX (aux éditions Le Relié Poche) par Jean-Marie Muller.

    L’infatigable militant de la non-violence s’emploie à détruire les idées préconçues, les croyances violentes, les dogmatismes qui les alimentent et les perpétuent, les « saines démarches » qui, après rejet, par principe, des bases de la violence religieuse, réintroduisent dans leur déroulement les raisonnements criminogènes « valables dans ces cas là » et qui, finalement, conduisent comme les autres à réanimer les guerres de religion, à les justifier, à préparer les suivantes.

    Il faudrait que ce livre soit entre toutes les mains des pacifistes de la communauté humaine, qu’ils soient croyants membres ou non d’une religion, agnostiques, athées ou indifférents.

  14. avatar

    .
    Pour justifier de leur existence, les relions ont nécessairement besoin de guerres, de misères, de malades. Autant de choses faciles à fabriquer.

    Le bilan du 11 septembre 2001
    http://mondehypocrite501.hautetfort.com/archive/2010/05/18/le-bilan-du-11-septembre-2001.html

    Complément à « LARTISTE » le Vendredi 2 juillet 2010 :
    Pour rendre les esprits obtus, c’est facile ! Il suffit de parsemer toutes explications par des éléments d’imaginaire.
    « Tout faire comprendre à des gens qui n’ont pas besoin de savoir. »
    Les curés, les sectes et les journalistes sont des spécialistes. (Les enseignants aussi)

  15. avatar

    « « Tout faire comprendre à des gens qui n’ont pas besoin de savoir. »

    Je ne saisis pas vraiment ce point.
    Je suis de ceux qui pense que tous devraient tout comprendre. D’ailleurs « comprendre » n’est pas du tout « savoir » de toute façon.

    André Lefebvre

  16. avatar

    J’aimerais bien que vous m’expliquiez quel part les Annunakis, étant donné que vous sembler être au fait de l’histoire des Sumériens,ont dans les Saintes Écritures.
    Car si comme vous le dites les dieux de Sumer ont leur représentation dans la Bible, les Annunakis doivent à coup sûr y être aussi représenté.
    Je vous épargnerai de nous expliquer Niburu ou planet x, la formation de Vénus, car lorsque j,ai fait mes recherches,anciennement, tous ceci était relié si je me souvient bien.

  17. avatar

    Exactement; ils l’étaient. Mais il ne faut pas transposer directement certaines interprétations actuelles, qu’elles soient celle de Bottero, Kramer ou de Sitchin, sur la Genèse. Ils ont tous des « intérêts » personnels à l’interprétation qu’ils défendent.

    Permettez-moi de ne pas en dire plus, j’ai actuellement, une série d’articles en attente de lecture qui traite de la Genèse versus toutes les autres anciennes traditons. On verra si ces articles sont acceptés pour être édités.

    De toutes façons, la réponse ne peut pas être donnée en une seule phrase; il existe trop de « paramêtres » à la compréhension de ce problème.

    On verra bien ce qui arrivera.

    André Lefebvre

  18. avatar

    @ xray

    Je suis convaincu que toutes les religions – y compris les plus dangereuses – sont constituées essentiellement d’individus qui n’ont nul besoin de guerres, de misères et de malades pour se constituer en communauté religieuse. Pour la plupart ils croient réellement en Dieu et aspirent sincèrement à la paix et à la fraternité.

    C’est pourquoi je crois qu’il leur est possible à tous – y compris ceux qui sont engagés dans la violence religieuse ou dans sa justification – de se débarrasser de leur conception criminogène de Dieu.

    C’est pourquoi je crois que, lorsqu’ils en ont pris conscience, ils doivent EXIGER DE LEURS INSTITUTIONS qu’elles s’en débarrassent.

    Pour l’institution catholique c’est TRES facile. Beaucoup plus que pour les autres. D’où la responsabilité particulière de Benoît XVI et des évêques qui refusent même D’Y REFLECHIR.

  19. avatar

    @ tous les lecteurs

    Méfiez-vous des extraits sur Internet.

    Le site « 123 News.org » informe de l’existence du présent article. Ce serait bien si l’extrait était honnête et significatif mais ce n’est pas le cas. Voici l’extrait, qui est classé dans la catégorie « Religion juive » :

    «  » Il confirmait que la conception criminogène de Dieu reste bien une « valeur chrétienne », comme elle reste depuis 3000 ans une « valeur juive », comme elle… «  »

    Il me paraît nécessaire de reproduire la citation complète, qui devrait figurer dans la cétégorie « Religions chrétienne, juive et islamique » :

    «  » Il confirmait que la conception criminogène de Dieu reste bien une « valeur chrétienne », comme elle reste depuis 3000 ans une « valeur juive », comme elle reste une « valeur islamique » depuis la création de l’islam. «  »

  20. avatar

    @ PIERRE REGNIER

    Sans vouloir être méchant, je pense que Pierre REGNIER n’a pas souvent été confronté à des activistes catholiques. Leur maître slogan pourrait-être : « Amour, paix, haine et guerres ».

    « Amour, paix, haine et guerres »

    – Ils revendiquent l’irresponsabilité comme un bien-être social.

    – Ils perçoivent la connaissance d’une réalité comme une agression hystérique à leur encontre. (Alors qu’inversement, un mensonge leur est agréable.)

    – Pour un rien imaginaire (un dieu, un virus), ils souffrent le martyre.

    – Ils ont en permanence besoin de se persuader que les autres sont plus malheureux qu’eux.

    – Ils ne sont vraiment à leur aise que, la tête dans le collier, à aboyer au bout de la laisse qui les retient attachés à leur maître.

  21. avatar

    @ Xray

    Oui, pourquoi cibler spécialement les catholiques ?

    « Amour, paix, haine et guerres » me semble résumer assez bien toutes les religions monothéistes, avec toutefois des pourcentages divers du positif et du négatif dans chacune d’entre elles. Ainsi, par exemple, je ne vois que très peu la haine et les guerres dans la Foi bahaïe, alors que je les vois beaucoup dans l’Islam, ce qui s’explique d’ailleurs très bien, à la fois historiquement et théologiquement.

    Mon objectif, de toutes façons, est que tous ceux qui croient en Dieu le définissent de façon totalement différente. Ainsi, pour rester sur votre exemple : qu’ils en viennent à se convaincre que
    « amour et paix » sont bien de Dieu alors que « haine et guerres » sont des créations humaines.

    De plus en plus nombreux sont d’ailleurs les catholiques à voir les choses ainsi. Et que Benoît XVI s’accroche, lui, au « tout est de Dieu : amour, paix ET haine et guerres » n’est pas surprenant. Quand je fréquentais encore des militants catholiques pacifistes, ceux de l’ACO (Action Catholique Ouvrière) notamment, il y a une trentaine d’années, regardant les positions de Ratzinger, déjà important à l’époque, ils disaient : pourvu que celui-là ne devienne jamais pape ! Son dogmatisme leur paraissait extrêmement dangereux.

    Mais les militants de l’ACO semblent être rentrés dans le troupeau, ne réfléchissent plus et ne projettent plus aucun changement important dans leur église.

  22. avatar

    « – Ils revendiquent l’irresponsabilité comme un bien-être social.  »

    C’est également la ligne de pensée développée chez les citoyens par les autorités civiles.

    « – Ils perçoivent la connaissance d’une réalité comme une agression hystérique à leur encontre. (Alors qu’inversement, un mensonge leur est agréable.)  »

    Comme pour tout membre d’un parti politique.

    « – Ils ont en permanence besoin de se persuader que les autres sont plus malheureux qu’eux.  »

    C’est l’argument « massue » de toute autorité qui veut imposer une règle restrictive.

    Donc, effectivement, pourquoi cibler spécialement les Catholiques?

    Amicalement

    André Lefebvre

  23. avatar

    C’est tout simplement de toutes les religions dont il faut se libérer

    Au bénéfice d’une spiritualité théiste aussi modeste qu’indépendante

    L’Eternelle Source Bienveillante et Ineffable de Tout étant Intelligence suprême, Elle/Il n’a pas pu confier à des humains, Yeshoua Bar Youssef le soin de faire passer un quelconque message

    Ça résout votre problème, non ?

    PS. Avez-vous bien étudié le Baha’isme Un peloton d’exécution , on n’en réchappe pas

  24. avatar

    Correction très importante

    C’est tout simplement de toutes les religions dont il faut se libérer

    Au bénéfice d’une spiritualité théiste aussi modeste qu’indépendante

    L’Eternelle Source Bienveillante et Ineffable de Tout étant Intelligence suprême, Elle/Il n’a pas pu confier à des humains, Yeshoua Bar Youssef inclus, le soin de faire passer un quelconque message

    Ça résout votre problème, non ?

    PS. Avez-vous bien étudié le Baha’isme Un peloton d’exécution , on n’en réchappe pas

  25. avatar

    @ Evolspir

    Je ne ressens pas, comme vous semblez le penser, « un problème personnel à résoudre » en matière religieuse. Je l’ai dit bien souvent et vous le répète, la croyance ou la non-croyance en Dieu, de même que sa nature s’il existe, ne me préoccupent guère.

    Ce qui me préoccupe et m’indigne c’est que les responsables des religions rassemblant ceux qui croient en Dieu continuent d’affirmer qu’il a appelé les croyants à commettre sur leurs semblables des maltraitances, des meurtres, des massacres de peuples entiers.

    Ainsi m’indigne particulièrement en ce moment le pape Benoît XVI qui, avec le soutien habituel des grands médias peu exigeants, a réaffirmé fermement, à l’occasion du Synode des évêques pour le Moyen-Orient qu’on « ne peut pas commettre des violences au nom de Dieu ».

    Je rappelle inlassablement que c’est le même Benoît XVI qui, dans le Nouveau Catéchisme de l’église catholique réaffirme que, dans l’Ancien Testament, les appels « de Dieu » à massacrer, entre autres, le peuple cananéen dans sa totalité, expriment bien le véritable désir de Dieu.

    Dans mon plus récent texte publié sur ce sujet (sur Centpapiers sous le titre « Benoît XVI, premier responsable de la violence religieuse ») je donne des détails sur la tricherie supplémentaire qui consiste à justifier cette horreur par sa « bonne interprétation ». J’essaie aussi, dans ce récent texte, de comprendre comment l’église catholique en est venue à persévérer dans cette double monstruosité :

    http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279

    Quoi qu’il en soit je redis ici que, selon moi, c’est cette double tricherie qui alimente depuis toujours la violence religieuse effective. Et je réaffirme que les doubles discours actuels comme celui du pape contribuent à péréniser la violence effective principalement commise par des croyants de l’islam, religion qui continue d’enseigner que Dieu appelle toujours à commettre des violences.

    Concernant la religion bahaïe, là encore ce n’est pas la croyance dans le « miracle » que vous évoquez qui m’intéresse. Que les tireurs du peloton d’exécution aient tous ressentis en eux-mêmes qu’ils allaient tuer dans la personne du « Bab » quelqu’un de très grande valeur, très utile à la société de leur époque, et qu’ils aient tous décidé de tirer à côté de leur cible humaine, ou que les babis se soient inventé un miracle qui les arrangeait ne me préoccupe guère. Ce qui m’importe c’est que les babis, devenus les bahaïs, ont créé une nouvelle religion monothéistes incontestablement moins violente que les précédentes. Si mon point de vue plus développé sur cette question vous intéresse vous le trouverez dans mon échange approfondi avec l’auteur de l’article publié à cette adresse :

    http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/persecution-des-baha-is-d-iran-et-77782

    Bien cordialement
    Pierre Régnier

    • avatar

      Gravinoir

      Qu’il me soit permis d’applaudir ici la manière dont vous avez renvoyé dans ses buts. .Jojol’imamConstantdanslayreurBibisoimêmeAbderraouf
      sur un autre forum

      À +

      Manfred de la gravité noire