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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
19 octobre 2008 |
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Pendant la crise la Commission expédie les affaires courantes… On ne voit pas d’ailleurs ce que pourrait faire d’autre son Président et les Commissaire. Les Etats gèrent le crise en coordonnant leurs actions, tantôt de façon bilatérale, tantôt de façon multilatérale : c’est le G4 européen (pays de l’Union européenne membres du G8), puis l’Eurogroupe (pays ayant adoptés l’Euro) – avec un peu de Royaume Uni suivant les circonstances -, puis les 27 (tous les Etats membres de l’Union européenne), chaque sphère prenant langue avec les Etats-Unis et/ou la Russie, la Chine et les autres pays émergents ou non, sans jamais donner à pense que la Commission est partie prenante aux discussions et décisions. La Commission est peut-être là, invitée par habitude et par politesse, mais on ne la voit pas et on ne l’entend pas. Ce n’est pas un procès d’intention, c’est ce qu’on voit à la télé, ce qu’on entend sur les radios et ce qu’on lit dans les journaux. Cette agitation a de quoi faire chauffer les portables des sherpas, des ministres, et des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, mais pas ceux des Commissaires. Pendant la crise financière la Commission européenne est aux abonnés absents.
Et la Commission dans tout ça, devra se demander un jour ou l’autre le citoyen européen, qu’a-t-elle fait ? Alors que son rôle est de faire des règles communes pour les 27 de l’Union, alors qu’on se penche sur l’élaboration de nouvelles règles pour rétablir un peu de légitimité et de cohérence dans le système financier européen, la Commission est muette.
On aurait peut s’attendre à ce qu’un Commissaire siffle à l’occasion une faute : faute contre la concurrence, faute sur le respect des critères de Maastricht, faute sur l’emploi de fonds publics pour recapitaliser des banques privées, etc. Pas de carton rouge, quelques timides cartons jaunes sortis et vites rentrés pour rappeler qu’il y a toujours un arbitre même s’il n’y a plus de joueurs, de ballon et de terrain… La Commission européenne, cette institution bizarre qui n’est pas comprise par les européens, aurait pu profiter de cette crise pour asseoir son autorité en montrant qu’elle est incontournable, que rien ne peut se faire en Europe – et souvent dans le Monde – sans elle. Il n’en est rien : en cas de crise on passe au-dessus, au-dessous, mieux, on l’ignore.
Est-elle consultée, propose-t-elle quelque chose ? si c’est le cas, c’est un secret bien gardé ! Que son Président nous le dise, ou qu’il s’en aille – en emmenant dans ses impedimenta ses collègues commissaires. On ne les regrettera pas !
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