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Comment les march?s financiers cr?ent de la richesse?

MINARCHISTE:

Les march?s financiers agissent comme une courroie de transmission du capitalisme et cr?ent de la richesse en allouant le capital correctement dans l??conomie. Pour comprendre ce processus, il faut d?abord comprendre ce qu?est le capital et pourquoi il faut l?allouer correctement?

 

L??le d?serte?:

Dans le fim Cast Away, lorsque Chuck Nolan arriva sur son ?le, il n?avait aucun capital. Il a d? trouver de la nourriture du mieux qu?il pouvait, amasser du bois pour faire un feu, tenter d?attraper des poissons ? mains nues, etc, ce qui ?tait long et p?nible. On suppose qu?? un certain moment, il a amass? suffisamment de nourriture et de bois en r?serve (?pargne) pour b?n?ficier de quelques heures de temps libre. Il aura alors pu utiliser ce temps libre pour fabriquer des outils (un filet de p?che, un syst?me allume-feu, une hache et une lance par exemple) et se construire un abri.

Ce temps libre ??investi?? dans la fabrication d?outil est en quelque sorte de l??pargne. Cette ?pargne lui aura permis de se cr?er du capital sous la forme d?outils. Cet investissement rapporte puisque ces outils lui permettront d?augmenter sa productivit? ce qui lui permet d?augmenter son niveau de vie (plus de nourriture, temps libre, etc). Il pourra r?investir de plus en plus dans son capital pour ?ventuellement devenir suffisamment ??riche?? pour se construire un radeau qui lui permettra de quitter l??le.

Donc, Chuck s?enrichit ? partir du moment o? il ?pargne pour se b?tir un capital productif. Le m?me principe s?applique ? l??conomie industrielle moderne.

La nouvelle machine du cordonnier?:

Ainsi, dans le syst?me capitaliste, les gens ont deux choix ? l??gard de leurs revenus?: consommer ou ?pargner. La proportion qui sera consomm?e versus ?pargn?e variera en fonction des pr?f?rences temporelles de chacun.

Le but de l??pargne n?est pas de simplement mettre de l?argent de c?t? (dans un coffre ou sous son matelas). L??pargnant cherchera ? obtenir un rendement sur son ?pargne. Pour ce faire, cet argent sera investi et deviendra alors le capital d?entrepreneur. Ce capital sera utilis? pour am?liorer la capacit? productive de son entreprise. Cette am?lioration de la productivit? cr?era de la richesse et am?liorera le niveau de vie des gens.

Par exemple, un cordonnier emprunte pour investir dans une nouvelle machine lui permettant de r?duire ses co?ts de 25%. Il en profitera pour r?duire ses prix de fa?on ? gagner des parts de march? de ses concurrents et ce seront l?ensemble des consommateurs de cordonnerie qui en b?n?ficieront. Ceux-ci pourront utiliser ces ?conomies comme bon leur semble, ce qui r?sultera en une augmentation de l?activit? ?conomique.

La cr?ation de richesse?:

Donc, le capital permet de cr?er de la richesse. Pour ?tre plus riches, il faut ?tre plus productif et pour cela il faut du capital. Le capital permet de d?velopper de nouvelles technologies qui augmentent notre productivit?. Ces innovations nous rendent collectivement plus riches en rendant plus de biens disponibles ? plus bas prix. Cela nous permet d?am?liorer notre niveau de vie (soit en consommant plus, soit en travaillant moins).

On peut donc dire que la cr?ation de richesse d?pend de la qualit? de notre capital productif; et qu?elle ne profite pas seulement aux propri?taires du capital, mais ? tous ceux qui ?changent avec eux.

?videmment, tout ce beau syst?me ne vaut rien lorsqu?il est manipul? par l?interventionnisme ?tatique qui brime les libert?s ?conomiques. En manipulant la monnaie, les banques centrales peuvent faire compl?tement d?railler le m?canisme. En cr?ant de la monnaie, elles font baisser les taux d?int?r?t, ce qui d?courage l??pargne et, par le fait m?me, les investissements viables dans du capital productif cr?ateur de richesse.

D?autre part, en prot?geant et/ou favorisant certaines industries ou entreprises, le gouvernement r?duit (voire ?limine) l?effet de la concurrence, ce qui permet ? ces privil?gi?s de s?enrichir sur notre dos. Cette tricherie permet ? certains de s?approprier du capital indument et contribue aussi ? engendrer la pauvret? et des in?galit?s sociales.

Le profit, la r?mun?ration du capital?:

Aux dires de certains, la recherche du?profit est un vice qui nuit ? la soci?t?. ? les entendre, plus le profit est ?lev?, plus les gens se font exploiter par les producteurs. Ils consid?rent scandaleux que les producteurs profitent des p?nuries pour augmenter leurs prix pour faire plus de profit.

Selon eux, le syst?me capitaliste fait en sorte que les prix?sont souvent plus ?lev?s que le ??juste prix???de fa?on ? ce?que les producteurs puissent faire du profit. Alors nationalisons ces producteurs, ?liminons le profit et nous ?conomiserons tous! C?est ce raisonnement simpliste qui a, entre autres, servi d?argument aux communistes. Suite ? l??chec monumental de cette id?ologie, il est clair que la r?alit? est diff?rente de ce que ces gens pensent et que ce type d?argumentation est fort dangereux.

En r?alit?, voici comment le profit cr?e de la richesse et fait du bien pour la soci?t?.

Le profit pla?t?aux actionnaires:

Le profit est ce qui revient aux actionnaires d?une entreprise apr?s toutes les d?penses, int?r?ts?et imp?ts. Il peut servir ? r?investir dans l?entreprise pour?am?liorer les profits futurs ou ? verser des dividendes. La valeur d?une entreprise repose essentiellement sur les profits; sans eux l?entreprise ne vaut que la valeur liquidative de ses actifs. Ainsi, les actionnaires ont grand int?r?t ? ce que les profits soient le plus ?lev? possible. Par l?entremise du conseil d?administration, les actionnaires?de l?entreprise mettent beaucoup de pression sur ses dirigeants (bonus, cong?diements, etc) pour que ceux-ci fassent en sorte de maximiser les profits, et donc la valeur des actions. Sans profit il n?y pas de capital et donc pas d?investissement priv?.

Il y a beaucoup de comp?tition entre les entreprises?pour obtenir le capital des actionnaires. Pour obtenir du capital (i.e. que les investisseurs ach?tent leurs actions), les entreprises doivent d?montrer qu?elles sont bien g?r?es, que leur situation financi?re est appropri?e et que leurs investissements seront profitables. Les march?s financiers agissent donc en tant qu?allocateurs de capital et tentent de faire en sorte que le capital ne soit pas gaspill? et qu?il soit utilis? le mieux possible. Le moteur de tout ce processus d?allocation est le profit. Sans lui, il n?y aurait aucun moyen de savoir si le capital est bien investi et aucune motivation ? ce que ce soit le cas.

Le profit incite ? minimiser les co?ts et incite ? l?innovation:

Une bonne fa?on de maximiser les profits est de r?duire ses co?ts. Les entreprises font donc en sorte d?am?liorer la productivit? de leurs employ?s en engageant les meilleurs candidats possibles, en leur fournissant de la formation et en leur attribuant une r?mun?ration align?e sur la performance (lorsque faisable). Les salaires doivent ?tre le plus bas possible, mais doivent quand m?me ?tre comp?titifs si l?entreprise veut attirer de bon candidats.

D?autre part, l?entreprise investira en marketing pour tenter d?augmenter ses parts de march?. L?augmentation des volumes r?alis?e gr?ce au marketing permet de r?duire les co?ts unitaires totaux, puisque les co?ts fixes sont r?partis sur un plus grand nombre d?unit?, ce qui rentabilise cette d?pense. Le profit?incite aussi ? r?duire la bureaucratie au minimum, puisque celle-ci co?te cher ? l?entreprise.

L?autre fa?on de r?duire les co?ts et d?am?liorer la productivit? est d?innover. Pour ce faire, l?entreprise devra faire de la recherche & d?veloppement pour am?liorer ses technologies. Elle pourra aussi investir dans de nouvelles machineries et revoir ses processus logistiques. Sans profit suppl?mentaire, les entreprises n?auraient aucun incitatif ? innover et ? investir, faisant ainsi avancer la soci?t?.

Sur un march? concurrentiel, les entreprises utiliseront ces ?conomies de co?ts?pour gagner des parts de march? en r?duisant leurs prix (sinon un comp?titeur le fera ? leur place et leur volera des parts de march?). Ces r?ductions de prix font en sorte d?am?liorer le niveau de vie de l?ensemble de la soci?t? en augmentant le pouvoir d?achat de tous et chacun.

Le profit avantage les consommateurs:

Sur un march? concurrentiel, les producteurs doivent satisfaire leurs consommateurs pour faire du profit. Il y a diff?rentes strat?gies pour y arriver, mais si un produit ne pla?t pas aux consommateurs par ses caract?ristiques, son apparence, sa qualit? ou son prix, le producteur ne fera pas beaucoup de profit. Le profit indique donc aux entreprises si ce qu?elles font pla?t ou non ? la population. Si une entreprise se met ? perdre des parts de march? aux mains d?un comp?titeur, elle ajustera le tir et s?assurera de r?cup?rer ses clients en am?liorant son produit ou en r?duisant le prix pour qu?il plaise davantage aux consommateurs.

Le profit permet d??viter les p?nuries et les surplus:

Le profit incite aussi les producteurs ? produire des quantit?s optimales de biens et services. Si un bien est produit en trop grande quantit?, les producteurs seront pris avec des surplus qu?ils devront ?couler ? bas prix, ce qui n?est pas bon pour les profits. La recherche du profit d?courage donc ce comportement.

D?autre part, si un bien est produit en quantit? insuffisante, les producteurs pourront augmenter leurs prix et ainsi faire de plus gros profits. Cependant, cette situation ne durera pas longtemps puisque les prix ?lev?s inciteront ? produire davantage et attireront de nouveaux concurrents sur le march?. La recherche du profit permet donc de minimiser les p?nuries.

En fait, la recherche du profit fait en sorte d?optimiser les quantit?s produites pour que les march?s balancent et que la demande soit efficacement?rencontr?e par l?offre.

Le profit et la concurrence:

Malheureusement, certains profits ne sont pas m?rit?s. Pour que le profit ait les effets positifs ci-haut d?crits,?il faut que le march? soit concurrentiel, sinon les producteurs pourront se permettre des prix plus ?lev?s, des co?ts moins comp?titifs et/ou une qualit? qui ne convient pas aux consommateurs. La concurrence est donc un ingr?dient essentiel du capitalisme (voir ceci).

Ceci ?tant dit, le manque de concurrence est souvent le r?sultat de politiques de l??tat. On pourrait mentionner les tarifs douaniers, les subventions, les contrats sans appel d?offre, certaines r?glementations augmentant les barri?res ? l?entr?e, les?syst?mes de quotas et de gestion de l?offre ainsi que?les brevets, comme des?politiques provenant directement de l??tat qui?r?duisent le niveau de comp?tition. ? ce moment-l?, le profit cesse d??tre ? notre service et sert alors les int?r?ts corporatistes. Les entreprises travaillent ?videmment?fort, ? l?aide de leurs lobbys et groupes de pression, pour soutirer ces protections ? l??tat.

Le profit et la monnaie:

L?autre situation dans laquelle le profit joue mal son r?le dans l?allocation du capital est lorsque la monnaie est manipul?e. Lorsque la banque centrale et le syst?me bancaire cr?ent de la monnaie ? partir de rien en quantit? suffisante pour influencer les taux d?int?r?t et les prix, cela a?comme impact d?artificiellement augmenter les profits et m?ne ? de mauvais investissements (voir ceci).?Durant la r?cession qui suit ces ?pisodes, le nettoyage de ces mauvais investissements est un processus p?nible pour ceux qui sont touch?s et perdent leur emploi. C?est pourquoi une monnaie libre de toute manipulation et un syst?me bancaire sain sont des ingr?dients essentiels d?une ?conomie comp?titive et soutenable.

Les r?gimes communistes nous ont donn? une bonne vision de ce qu?il arrive lorsqu?il n?y pas de profit.?Absence d?innovation,?manque d?investissement,?gaspillage de ressources,?co?ts exorbitants,?p?nuries,?produits de mauvaise qualit? qui ne r?pondent pas aux besoins de la population; telles sont les cons?quences d?sastreuses de l?absence de profit dans une ?conomie. Il faut cesser de bl?mer les entreprises qui font du profit et plut?t ?liminer les barri?res ? la concurrence de fa?on ? ce que ces profits aient l?effet escompt?; c?est-?-dire d?augmenter notre niveau de vie.

Les march?s financiers:

Suite ? la crise financi?re que nous venons de traverser, l?opinion qu?ont les gens du march?s des capitaux est tr?s n?gative. Notamment en raison de l?illettrisme ?conomique des journalistes, les gens m?langent beaucoup de concepts ?(fraudeurs, sp?culateurs, investisseurs) et se font une fausse id?e quant ? la contribution ?conomique des march?s financiers.

Pour beaucoup de gens, les participants aux march?s des capitaux ne sont que des bureaucrates?surpay?s?qui ne produisent rien et ne cr?ent aucune richesse. Un gestionnaire de portefeuille ou un n?gociateur de valeurs mobili?res?ne produit aucun bien tangible; il ne soigne pas les malades et ne r?pare pas votre auto.?Pourquoi le monde ne pourrait-il pas se passer de la bourse?

Les march?s financiers ont une influence directe sur le co?t du capital des entreprises, c?est-?-dire, le co?t du financement de leur expansion, lequel est compos? essentiellement dettes et d?actions.

Au niveau de la dette, une entreprise bien g?r?e, avec des flux mon?taires constants et/ou croissants et un bilan sain b?n?ficiera d?un taux d?int?r?t inf?rieur sur sa dette. Les investisseurs obligataires suivent de pr?s la situation financi?re des entreprises dans lesquelles ils investissent. Une am?lioration de la situation financi?re d?une entreprise fera en sorte que la demande pour ses obligations augmentera, tout comme le prix. Si l?entreprise verse un coupon de $80 par ann?e pour une obligation de $1,000 (8%) et que le prix de ce titre augmente ? $1,100, le co?t de sa dette se trouve ? baisser ? 7.3%. Si jamais elle avait ? financer un nouveau projet, elle pourrait ?mettre des obligations ? 7.3% plut?t qu?? 8% auparavant. C?est un avantage ?norme.

Capital0

Pour ce qui est des actions, le co?t du capital-action est directement li? au prix auquel les actions se transigent en bourse. Disons qu?une entreprise a 100 actions en circulation, chaque action vaut donc 1% de l?entreprise. Si elle voulait financer un nouveau projet de $20 et que ses actions se transigent ? $1, elle devrait ?mettre 20 nouvelles actions, ce qui signifie que chaque action vaudrait maintenant 0.83% de l?entreprise (1/120); c?est ce qu?on appelle la dilution. Par contre, si son action se transige ? $2, elle n?aura qu?? ?mettre 10 actions, donc chaque action vaudrait 0.91% de l?entreprise; donc moins de dilution que si l?action ?tait ? $1. Son co?t du capital est donc inf?rieur lorsque son action est ? $2.

Capital1

Ainsi, les march?s des capitaux sont un rassemblement virtuel o? sont agr?g?es les connaissances de milliers d?investisseurs. Ces investisseurs d?battent ? coups de transactions ? savoir quel devrait ?tre le co?t en capital des entreprises. Lorsqu?un investisseur croit que le co?t en capital d?une entreprise est mal ?valu? par le march?, que ce soit ses actions ou sa dette, celui-ci ach?tera ou vendra les titres financiers de cette entreprise. Ses transactions auront une influence sur le prix auquel se transigent ces titres sur le march? et, par le fait m?me, sur le co?t en capital de l?entreprise. Cette pression du march? force les entreprises ? pr?senter une performance et une situation financi?re aussi excellentes que possible.

Il est tr?s important pour la croissance ?conomique et la cr?ation de richesse que le co?t du capital des entreprises soit le plus ad?quat possible. Par exemple, si deux entreprises contemplent un projet sous appel d?offres: l?entreprise ABC est bien g?r?e et a un co?t moyen du capital de 10% alors que l?entreprise XYZ,??tant moins bien g?r?e et ayant une?situation financi?re douteuse,?a un co?t moyen du capital de 15%. L?entreprise ABC estime que le projet lui co?tera $89 millions ? r?aliser et elle vise un rendement de 12% (sup?rieur ? son co?t du capital), elle pourra donc soumettre une offre de $100 millions. L?entreprise XYZ estime que ce projet lui co?tera $93 millions ? r?aliser et vise un rendement de 17%, son offre sera donc de $109 millions. L?entreprise ABC remporte donc?l?appel offre.

Capital2a

L?entreprise ABC est meilleure que l?entreprise XYZ ce qui fait en sorte qu?elle peut r?aliser le projet pour moins cher. Le march? est bien au courant de cette situation et exprime ses pr?f?rences en payant un prix plus ?lev? pour les actions et obligations de l?entreprise ABC, ce qui fait en sorte que son co?t du capital est inf?rieur. On pourrait alors dire que le march? est efficient et a bien fait son travail d?allocation du capital.

Supposons maintenant que le march? s?est tromp? (disons parce qu?il a ?t? manipul? par une intervention gouvernementale quelconque!) ?et?fait preuve de?beaucoup trop d?optimisme envers?l?entreprise XYZ, ce qui diminue son co?t moyen du capital ? 8%. Elle vise maintenant un rendement de 9% sur le projet et comme elle est mal g?r?e,?elle sous-estime le co?t?auquel elle pourrait r?aliser le projet ? $91 millions (m?me si le co?t r?el pour XYZ est toujours de $93M).?Son offre est donc?maintenant de $99 millions et elle remporte l?appel d?offre.

Capital2b

L?erreur du march? fait donc en sorte qu?il y a eu une destruction de richesse dans l??conomie en raison du fait que la mauvaise entreprise a r?alis? le projet. En effet, dans le second exemple, le projet est r?alis? ? un prix de $99M soit $1M de moins que dans la premi?re situation, mais le projet a ?t? r?alis? en utilisant $4 millions de plus en ressources ($93M vs $89M). Il y a donc une perte s?che de $3 millions d? au manque de productivit? de l?entreprise XYZ. O? est all? cet argent? Premi?rement, il est fort probable que la mauvaise gestion de XYZ ait r?sult? en un gaspillage de mati?res premi?res. Deuxi?mement, les employ?s de XYZ sont probablement moins productifs et la mauvaise gestion fait en sorte qu?ils ont gaspill? plus de temps. Ce $3 millions a donc ?t? gaspill?.

Dans le premier exemple, l?entreprise ABC aurait r?alis? un profit de presque $11 millions. En supposant une politique de dividende de 50%, elle aurait vers? $5.3M ? ses actionnaires en dividendes, qui eux pourraient d?penser cet argent dans l??conomie ? leur guise; et $5.3M seraient demeur?s dans l?entreprise sous la forme de b?n?fices non-r?partis que l?entreprise ABC aurait pu r?investir efficacement dans sa croissance. Dans le second exemple, l?entreprise XYZ ne fait qu?un profit de $6 millions, ce qui fait en sorte que les dividendes et le r?investissement dans la croissance future seront moindre.

Car il est important de comprendre que l?ampleur des profits d?termine l?ampleur de la croissance ?conomique future, et donc du niveau de vie dont b?n?ficiera la population dans le futur.

Pour que ce processus fonctionne bien, il faut que les march?s financiers soient efficients. Un march? est efficient est un march? o? les prix refl?tent correctement l?information disponible. Lorsque les prix sont ad?quats, le co?t du capital des entreprises est ad?quat et la cr?ation de richesse est maximale. Un march? financier efficient fait en sorte d??viter ce gaspillage inutile en faisant en sorte que le co?t du capital d?une entreprise soit ad?quat. Le march? force les entreprises ? ?tre efficaces et fait en sorte que les meilleures?entreprises aient acc?s? ? du capital ? un co?t inf?rieur ? leurs comp?titeurs inefficaces. C?est sans aucun doute la meilleure fa?on d?allouer les capitaux dans l??conomie, utilisant les connaissances de milliers d?investisseurs, plut?t que d?un petit groupe de fonctionnaires (qui sont en fait les v?ritables ??bureaucrates surpay?s?? actuellement!).

Les articles ant?rieurs qui ont inspir? ce billet ont ?t? publi?s en 2009/2010?:

http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/03/limportance-du-profit/

http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/10/vive-le-capital/

http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/25/le-role-economique-du-marche-des-capitaux/

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2 Commentaire

  1. avatar

    Donc, le capital permet de créer de la richesse. Pour être plus riches, il faut être plus productif et pour cela il faut du capital. Le capital permet de développer de nouvelles technologies qui augmentent notre productivité. Ces innovations nous rendent collectivement plus riches en rendant plus de biens disponibles à plus bas prix. Cela nous permet d’améliorer notre niveau de vie (soit en consommant plus, soit en travaillant moins).

    En contrepartie on laisse une poignée d’individu possédant le capital, dicté quelle technologie ou quel invention verras le jour. Contrôlant du même coup l’avenir de l’humanité, qui elle est la vraie richesse du monde réel.

    Évidemment, tout ce beau système ne vaut rien lorsqu’il est manipulé par l’interventionnisme étatique qui brime les libertés économiques.

    Au nom de la liberté économique, il faut obligatoirement brimé les libertés fondamentales de l’espèce humaine. Comme d’habitude vous attribuez le mérite à du vent, ce n’est pas le capital qui développe quoi que se soit, c’est la force de travail, le capital ne fait que centralisé à l’endroit ou elle le désire cette force de travail. Pour le communisme, vous négliger les conséquences de la guerre froide sur l’économie russe. Quand la très grande majorité de ceux détenant le capital est détenue par l’ennemie, faut pas s’attendre à une impartialité exemplaire. Il est clair que le communisme n’a pas pu se développer dans sa pleine mesure à cause de cette réalité historique.:-)

  2. avatar

    Faudrait se le dire plus souvent, nous somme génial, l’humanité est géniale, les hommes et les femmes qui la compose sont géniaux au lieu d’attribuer le mérite à un vulgaire outil de développement ‘économie’. Arrêtons notre culte au veau d’or moderne et croyons en nous ‘la société’, nous le valons bien.