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Comment est né notre univers

Il faut comprendre qu’au départ, notre univers est né à la suite d’une période de gestation qui a commencé à la date zéro +, au tout début de l’ère de Planck, c’est-à-dire à 10-43 seconde avant le Big bang. C’est à cette date que le nouveau-né fut expulsé pour devenir notre univers tridimensionnel plus la dimension du temps. Je considère donc cette période de 10-43 seconde comme étant cette période de gestation de notre univers.

C’est aujourd’hui confirmé, notre univers est Euclidien. Et d’après Euclide, les lignes, les surfaces et les volumes sont tous constitués de points unidimensionnels. Donc pour retrouver l’histoire de la naissance de l’univers, il nous faut nécessairement commencer avec un premier point unidimensionnel. La raison étant assez simple puisque notre univers est dynamique et qu’il possède un « commencement ».

Voici donc la représentation du point unidimensionnel initial qui finira par devenir le constituant de cet univers tridimensionnel.

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Il est évident qu’un point n’ayant qu’une seule dimension est impossible à percevoir. Principalement parce que cette première dimension se résume a simplement « être ». Il ne peut donc être perçu avant qu’il se décide « d’agir ». Le problème est : comment agir quand il n’existe pas encore d’espace pour le faire? La réponse est quand même assez simple, la seule action possible est une rotation.

Par contre, pour entamer une rotation il nous faut de l’énergie cinétique. Heureusement qu’il est maintenant également prouvé, en physique quantique, qu’un point « zéro » doit nécessairement posséder un minimum d’énergie 0+. Ce minimum d’énergie (+) nous suffira pour débuter la rotation de notre point.

Aussitôt que s’amorce la rotation, un effet centrifuge se fait sentir sur le point initial; de sorte qu’il est rapidement obligé de se dédoubler pour contrer cet effet. Et comme la rotation devient constante, le dédoublement devient nécessaire à chacun des tours effectués.

Il est à noter que ce dédoublement de point se fait par l’émergence d’un nouveau point unidimensionnel au même endroit où se trouvait le point initial. De sorte qu’à chaque seconde apparition d’un point central, on obtient un point de plus d’un côté du centre que de l’autre côté. Ce qui produit une sorte d’oscillation de la ligne suite à la différence de nombre de points de chaque côté du centre de la ligne (voir les flèches sur le dessin).

Dans le dessin suivant, l’oscillation se fait toujours du même côté; à gauche de la ligne. À l’apparition d’un point additionnel de nombre impair, l’oscillation se stabilise puisqu’il y a, alors, un nombre égal de points de chaque côté du point central. Le mouvement d’ensemble peut être considéré comme une « fluctuation ». La rotation de la ligne de points se fait du sens contraire des aiguilles d’une montre.

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Graduellement, les points se retrouvant de plus en plus loin du centre, augmentent de vitesse pour demeurer en phase avec la vitesse de rotation constante du point central (comme des patineurs qui s’ajouteraient à la ligne, devraient patiner plus vite que ceux qui les précèdent). Et plus leur vitesse augmente, plus l’effet centrifuge s’intensifie du côté gauche de la ligne. De sorte que la partie à droite du centre doit compenser par un effet centripète toujours plus intense pour retenir le tout.

Ajoutons que plus la vitesse augmente, plus le point central est étiré de chaque côté. Jusqu’au moment où les effets contraires en action déchirent le point central qui vient d’arriver. En fait, le déplacement d’un point additionnel vers le côté gauche du centre fut la goutte qui fit déborder le vase. C’est alors que les points du côté droit du centre, ne pouvant plus retenir le tout, se retrouvent projetés vers l’arrière dans un seul paquet, pendant que les points qui voulaient fuir le centre sont propulsés dans toutes les directions.

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Que pouvons-nous observer sur la réaction normale des points lors de la brisure de la ligne?

1) Les points du côté droit, non seulement se retrouvent en un tas, mais se regroupent en une autre surface qui recommence tranquillement à tourner dans le sens contraire d’auparavant; ils tournent maintenant dans un ensemble d’unité totale dans le sens des aiguille d’une montre.

2) Les points du côté gauche du centre originel, non seulement sont-ils projetés dans toutes les directions mais ils gardent le même sens de rotation qu’ils avaient précédemment, c’est-à-dire : le sens contraire des aiguilles d’une montre.

3) Il est évident que l’éparpillement des points, à toute vitesse, donne une profondeur à la portion de la « surface » dont ils faisaient partie auparavant.

4) Il est également évident qu’en raison de ne plus représenter qu’une moitié de la rotation précédant la scission de la ligne, ils sont dotés d’une moitié de rotation (1/2 spin).

5) Quant au paquet de points venant de l’autre moitié de la ligne (côté droit), ils gardent leur caractéristique bidimensionnelle et produisent une autre surface qui recommence un nouveau mouvement de rotation comme nous l’avons dit; mais cette fois-ci, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Donc la nouvelle situation  est que les points projetés dans tous les sens produisent un volume et les autres points deviennent une surface en rotation qui recommence à s’étendre. C’était là la disposition des choses lorsque se produisit le Big bang. Les particules possédant un demi-spin (1/2 spin) irradièrent l’espace-temps dans toutes les directions que produisait leur mouvement. C’est leur hélicité vers la gauche (rotation anti horaire) versus le sens de leur trajectoire qui les ralentissait et les empêchait d’atteindre la vitesse de la lumière, malgré qu’ils n’aient pas de masse. On sait qu’à la vitesse de la lumière, les distances sont nulles et le temps se « fige ». Notre univers tridimensionnel est alors né devenant une réalité perceptible à cause de la vitesse des particules au spin anti horaire.

Il est bien évident que la projection dans tous les sens, de ces particules à demi-spin leur donna une trajectoire rectiligne sans courbure puisqu’il n’y avait aucune opposition, ou retenue, à leur mouvement. Ce sont eux qui produisirent l’espace-temps « plat ».

Lorsque la brisure de la ligne originale se produisit, l’énergie cinétique, produite pendant la rotation initiale de la ligne, s’arrêta aussitôt et toute l’énergie appartenant à la partie gauche de la ligne fut projetée avec les particules à demi-spin, dans le volume de notre univers. Du même fait, fut établie la distance la plus petite possible d’être mesurée, qui était celle de la moitié de la longueur de la ligne originelle plus un point additionnel qui avait provoqué la scission de la ligne.  C’est ce qui détermina la distance de Planck de 10-35 mètre.

Le simple sectionnement de cette ligne originelle détermina ainsi les constantes suivantes : a) La longueur de Planck, b) le temps de Planck, c) la totalité de l’énergie dans l’univers d) la vitesse de la lumière, e) le mouvement d’expansion, ainsi de suite.

Cela voulait également dire que  les autres particules formant la nouvelle surface bidimensionnelle, demeurée dans l’ère de Planck, était encore trop petite pour être perceptible dans notre univers tridimensionnel. Leur reprise de rotation allait leur donner l’occasion de continuer de s’étendre.

Pendant que cette surface bidimensionnelle augmentait son aire, notre univers tridimensionnel prenait de l’expansion. Au moment  où la surface fut assez grande pour devenir perceptible dans notre univers, soit 10^-35 mètre, celui-ci avait déjà atteint un  diamètre de 10-15 mètre. C’est alors que la particule de surface s’introduisit dans notre univers et fut gratifié d’un champ d’action de 10-15 mètre. Et l’univers continua son expansion.

Cette particule de surface dont nous parlons ici, s’appelle aujourd’hui le gluon. Sa caractéristique principale est toujours la même qu’elle possédait durant l’ère de Planck : elle « retient ». En réalité, la topologie interne à son champ d’action de 10-15 mètre dirige tout vers « un point précis » au lieu de « dans toutes les directions ». La topologie du tissu de l’univers en expansion dirigeait tout dans toutes les directions tandis que celle interne au gluon dirigeait tout vers un point précis. Mais comme le gluon n’était qu’une « surface », cette caractéristique ne lui donnait pas de « masse ».

Cependant, comme l’expansion de l’univers progressait continuellement, la particule de surface se faisait étirer de plus en plus. Et comme elle ne possédait que deux facettes sans aucune épaisseur, la seule chose qui fut possible, fut de « détacher » les deux facettes l’une de l’autre.  De sorte que l’une des facettes était l’image-miroir de l’autre facette.

Les deux facettes détachées possédaient le même « champ d’action » de 10-15 mètre et avaient gardé la même topologie (sens directionnel vers un point précis). N’étant que des demi-surfaces dont un côté était absent, elles devinrent aussitôt la proie de l’énergie cinétique qui les entourait et qui s’empressa de pousser sur le point déterminé par leur topologie. L’énergie cinétique en fut alors pour ses frais, puisqu’en faisant de la sorte, elle fit se replier les surfaces sur elles-mêmes, et resta piégée à l’intérieur des nouvelles particules qui venaient d’acquérir un volume.

Elles devinrent ainsi les particules tridimensionnelles que nous appelons les quarks Top et antiTop. Ce sont les plus massives des particules fondamentales. Cela est conséquent au fait de la densité énergétique incroyablement intense à l’époque où ils « capturèrent » une partie de l’énergie cinétique ambiante dans leur « champ d’action ». C’est également l’explication de l’apparition des premières déformations de la géométrie de l’espace dans notre univers.

L’énergie cinétique dirigée vers le centre de gravité de chacune des particules produisait une poussée qui arrêtait l’expansion de ce point. De sorte que l’expansion qui continuait autour de lui, au prorata de la puissance de l’opposition diminuant selon la distance du point central, devenait une déformation géométrique dans le tissu même de l’univers.

L’émergence du gluon dans notre univers, suivie de sa désintégration rapide et successive en particules quarks massives et quelques autres particules, fut responsable the la période d’inflation que l’univers a subit entre 10-36 et 10-32 seconde après le temps zéro.

Voilà donc la description de la période de gestation et de la naissance de notre univers qui a grandi pour devenir le merveilleux spectacle que nous pouvons contempler tout autour de nous aujourd’hui.

André Lefebvre

Auteur de L’Histoire… de l’univers

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