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Comm?moration : 1812 ou 1776 ?

Le gouvernement Harper a pris la d?cision de c?l?brer en grande pompe les ?v?nements comm?moratifs du 200e anniversaire de la guerre de 1812 avec une abondante couverture m?diatique, de nombreux d?bats d?historiens, discours ? la chambre des Communes et reconstitutions historiques de batailles militaires ? divers endroits en Ontario qui, aujourd?hui, sont class?s lieux historiques nationaux.

La majorit? des Canadiens n?ont eu droit qu?? une version journalistique ?court?e et plut?t ?troite de ces ?v?nements, o? les articles ?taient concentr?s sur les diff?rentes escarmouches et batailles militaires.

Il faut comprendre cette guerre de 1812-1815 entre la Grande Bretagne et les ?tats-Unis comme une r?action de l?oligarchie europ?enne ? la guerre d?Ind?pendance am?ricaine de 1776 qui avait ?t? encourag?e et appuy?e par les cercles r?publicains de par le monde.

En Prusse les r?formateurs tel le ministre von Stein, les g?n?raux Scharnhorst et Gneisenau, l??ducateur von Humboldt, et d?autres, saisirent l?occasion de la d?faite de Napol?on en Russie en 1812 pour d?clencher les guerres de lib?ration ? travers l?ancien ?tat de l?Allemagne du Nord.

Une fois l?abdication de Napol?on conclue, la contre-r?volution s?organisa avec le congr?s de Vienne en 1815 : pour les monarchies et princes europ?ens, ? quoi servirait la d?faite de Napol?on si les id?es de 1776 devenaient h?g?moniques ? travers l?Europe et l?Asie ?

Les r?formateurs Prussiens d?l?gu?rent von Stein et Scharnhorst au congr?s afin qu?ils puissent pr?senter en leurs noms un projet constitutionnel pour la nation allemande, mais les forces r?actionnaires qui dominaient le congr?s ?touff?rent ce projet et toute autre r?forme r?publicaine. L?Europe allait revenir au statu quo de 1792 et m?me d?avant 1789.

La question que se posait Friedrich Schiller, le po?te de la libert?, et ses r?seaux r?publicains ? travers l?Europe dans les ann?es 1780, ? savoir ? Comment d?velopper l??tat, afin de permette la plus grande libert? pour ses citoyens ? ? avait trouv? un rejet brutal au congr?s de Vienne et tout espoir que la R?volution Am?ricaine puisse ?tre r?pliqu?e en France, puis en Allemagne, fut an?anti en 1815.

Le congr?s de Vienne fut non seulement une contre-R?forme, une abomination politique, mais les principes coloniaux, fix?s en 1815 lors de ce ? sommet ?, op?rent toujours aujourd?hui en 2012 lorsqu?il s?agit de la g?rance de la dette globale : endetter ? outrance les pays, former un cartel de cr?diteurs qui consid?re le non paiement de la dette une raison suffisante pour briser les reins de ce pays, en le contraignant ? abandonner son droit souverain de r?guler son cr?dit et ses finances, le for?ant ainsi ? couper la croissance industrielle et agricole, ce qui r?sultera en un taux croissant de mortalit? parmi sa population.

Derri?re les pl?nipotentiaires des grandes puissances au congr?s de Vienne , Castlereagh (Grande-Bretagne), Hardenberg (Prusse), Metternich (Autriche), Nesselrode (Russie), et Talleyrand (France) se trouvaient les principales banques et compagnies d?assurances et derri?re elles, contr?lant le v?ritable pouvoir, se trouvaient les veilles familles europ?ennes et leurs fonds consolid?s ? les fondi.

Nous avons affaire ? un m?me sc?nario aujourd?hui, avec le groupe bancaire dominant en Europe, l?Inter-Alpha de Lord Jacob Rothschild et les deux p?les de l?empire britannique sous la mondialisation, ? la City ? et Wall Street. Les pl?nipotentiaires de l?empire britannique financier se nomment Van Rompuy, Barroso, Draghi et Juncker. Sa Majest? peut aussi compter sur Obama et Cameron. Dans le cas de l?Italie et la Gr?ce, les hommes de Goldman Sachs ont ?t? mis en place sans m?me se pr?occuper d?une ?lection ! L?on se croirait en 1827, lorsque les puissances du congr?s de Vienne nomm?rent le Conte Capodistria gouverneur de la nation Grecque !

Un Glass-Steagall global et une banque nationale Hamiltonienne

Aujourd?hui, face ? la menace existentielle ? laquelle est confront?e la plan?te enti?re, il nous faut mobiliser un grand nombre de Canadiens qui comprennent le danger mortel que repr?sente ? la City ? et l?oligarchie anglaise et europ?enne derri?re elle.

En ce 4 juillet 2012, il est plus urgent que jamais de lib?rer l?Europe du joug d?un ? nouveau fascisme ? bancaire en votant le plus t?t possible, d?abord, aux ?tats-Unis le projet de loi H.R.1489 qui r?tablirait la loi de s?paration bancaire Glass-Steagall, et par la suite, un projet de loi semblable dans tous les autres pays de la r?gion transatlantique. Au Canada, il nous faut, dans un premier temps, ramener la politique bancaire dite des ? 4 pilliers ?. Ces premi?res mesures d?urgence doivent-?tre suivies par une politique de taux de change fixe afin de couper court ? la sp?culation et mettre sur pied une banque nationale Hamiltonienne autoris?e ? ?mettre du cr?dit productif public capable de construire au Canada, aux ?tats-Unis et au Mexique, le projet d?infrastructure NAWAPA.

Et par des m?canismes r?publicains similaires en Europe, construire autour de la M?diterran?e et en Afrique les infrastructures essentielles n?cessaires pour assurer sur ces continents une politique de croissance qui puisse actualiser ? certains droits inali?nables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la libert? et la recherche du bonheur ?.

Percy Shelley, dans son po?me ? La mascarade de l?anarchie ?, annonce cette victoire anticip?e du ? printemps mondial ? en concluant :

? Levez-vous, comme des lions sortant de leur torpeur, En nombre invincible ! Secouez vos cha?nes ? terre, comme une ros?e Qui dans votre sommeil serait tomb?e sur vous ! Vous ?tes nombreux ? ils sont peu. ?

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