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Combattre l’intimidation à l’école

Moqueries, ostracisme, taxage, commentaires sexistes, homophobes ou racistes , l’intimidation peut prendre plusieurs visages, dans le milieu scolaire comme dans le monde des adultes.  Elle est souvent le lot de jeunes ayant le malheur d’afficher une quelconque différence, physique ou psychologique, réelle ou imaginaire avec les autres ou simplement parce qui sont plus timides.  On parle de plus en plus d’intimidation à l’école dans les médias mais la tendance à minimiser le problème est encore malheureusement largement répandue.

Sous prétexte que les victimes et les agresseurs sont des enfants ou des adolescent(e)s, on se dit que le problème n’est pas bien grave, que «Quand on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand chose» et que personne n’y repensera plus dans quelques années.  On parle de taquineries et d’enfantillages alors qu’il s’agit dans bien des cas de brimades systématique, de harcèlement et de menaces, quand ce n’est pas de voie de fait!  Le personnel enseignants, même s’il est de plus plus sensibilisé au problème, ne sait pas toujours comment réagir lorsqu’il en est le témoin.  En outre, Internet a favorisé l’émergence d’une nouvelle forme d’intimidation, la cyberintimidation, ce qui peut inclure des lettres de menaces, des pages web haineuses, des montages photos obscènes ou du cyberchantage.

Pourtant, aucune personne adulte ne trouverait acceptable de travailler dans un milieu de travail ou elle aurait à faire face quotidiennement avec la violence, même verbale.  On identifierait clairement son problème comme étant du harcèlement psychologique.  Les adultes ayant à faire face à cette situation finissent par souffrir d’angoisse, de dépression et de problème d’estime d’eux-mêmes.  Plusieurs finissent par opter pour un arrêt de travail pour cause de maladie ou abandonnent carrément leur emploi.  Les effets des brimades en sont encore plus dévastateurs pour les jeunes, qui sont encore à l’âge où se construit l’estime personnelle.

Si le harcèlement psychologique est difficile à vivre pour un adulte rémunéré et ayant en principe la possibilité de changer de milieu de travail, comment pouvons-nous accepter sans broncher que des jeunes passent 7 heures chaque jour, 5 jours par semaine dans un milieu de vie qui leur est hostile, où ils sont tenus par la loi de demeurer jusqu’à l’âge de 16 ans et où on attend d’eux qu’ils performent dans leur cheminement scolaire en plus et ce sans même aucune possibilité de prendre un congé pour cause de détresse psychologique?

Est-ce normal que les directions d’écoles fassent si peu pour régler le problème de l’intimidation à l’école et que certains parents doivent se résoudre à retirer leur enfant de son école?  Il y a d’ailleurs ici un système à deux vitesses puisque dans le cas d’une école secondaire publique, c’est l’adresse de résidence qui attribue d’office une école aux élèves alors que la fréquentation d’une école privée n’est pas limitée par des considérations géographiques.

Plusieurs écoles, surtout au niveau primaire, ont un programme de règlement pacifique des conflits entre élèves et qui implique généralement une confrontation entre la victime et l’intimidateur, confrontation au cours de laquelle la première est invitée à décrire ce qu’elle ressent de façon à susciter l’empathie du second.  Le problème avec ce genre de méthode est qu’elle répartit la responsabilité du règlement de conflit entre les deux parties et oblige presque la victime à mendier, d’une certaine façon, le respect de l’autre, ce qui peut être très humiliant.  Il est aussi possible que dans certaines cas cette méthode se substitue à la discipline dans l’établissement où elle est appliquée.

Les séquelles de l’intimidation à l’école peuvent persister à l’âge adulte et venir grossir les rangs des personnes souffrant de dépression ou même ayant des pensées suicidaires.  On ne cesse de dire aux jeunes de briser le silence et de se confier à un adulte de confiance mais encore faut-il que les adultes qui gravitent autour d’eux reconnaissent qu’il y a un problème et aient la volonté sincère de les aider à régler le problème.  Il ne sert à rien de leur conseiller d’ignorer la violence et de faire comme si elle ne les affectait pas, à moins que nous voulions que l’école produise en série de bons acteurs qui aurons appris à cacher leurs souffrance et à demeurer impassibles devant l’injustice.  Cette façon de faire n’apprendra pas non plus aux intimidateurs que leur comportement est inacceptable.

L’école fait partie de la société, elle n’en est pas séparée. Son rôle est certes d’instruire les jeunes et non pas de se substituer à leurs parents en ce qui a trait à leur éducation.  Cependant, il est primordial que les jeunes puissent évoluer dans un milieu de vie sain qui leur permette d’apprendre à s’affirmer tout en respectant les autres.  Ils doivent également savoir qu’ils peuvent faire confiance aux adultes autour d’eux pour sanctionner la violence, quelle qu’elle soit.

Stéphanie le Blanc

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23 Commentaire

  1. avatar

    Un sujet sérieux traité avec concision. C’est à ce niveau qu’il faudrait agir. Tout commence là.

    Je vous mets deux liens vers des textes que j’ai écrits, bien différents, mais qui convergent vers un même conclusion

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/034-ces-cherubins-nos-enfants/

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/08/26/une-education-humaine/

    Pierre JC Allard

  2. avatar

    « Plusieurs écoles, surtout au niveau primaire, ont un programme de règlement pacifique des conflits entre élèves et qui implique généralement une confrontation entre la victime et l’intimidateur, confrontation au cours de laquelle la première est invitée à décrire ce qu’elle ressent de façon à susciter l’empathie du second. Le problème avec ce genre de méthode est qu’elle répartie la responsabilité du règlement de conflit entre les deux parties et oblige presque la victime à mendier, d’une certaine façon, le respect de l’autre, ce qui peut être très humiliant. Il est aussi possible que dans certaines cas cette méthode se substitue à la discipline dans l’établissement où elle est appliquée. »

    Cette partie du texte me semble la plus importante au niveau de la solution du problème de l’agressivité gratuite. En ce sens que cette solution n’est pas du tout valable.

    Au départ, l’agresseur veut donner l’impression d’être « supérieur », quant en réalité, ce comportement est une « réaction » à une sentiment d’infériorité.

    Il n’est donc pas adéquat d’encourager cette volonté de paraître « supérieur ». C’est d’ailleurs très dommageable pour cet agresseur, en se sens qu’on l’encourage à perpétuer cette fausse image de lui-même. Ce n’est pas la façon idéale de faire disparaître l’agressivité dans notre société.

    Amicalement

    André Lefebvre

  3. avatar

    @ Pierre JC Allard

    Au sujet des textes rattachés aux liens, il y aurait énormément à dire. J’ai goûté avec plaisir le premier. Par contre le deuxième qui est très élaboré et très « intelligent », serait à être débattu et peut-être revisé. Je l’ai apprécié énormément lui aussi.

    La possibilité d’en débattre viendra probablement bientôt.

    Amicalement

    André Lefebvre

  4. avatar

    Ce n’est pas la confrontation qui pose problème (je l’ai généralement utilisée), mais la manière dont elle est menée.
    J’ai observé que des enseignants disculpent l’agresseur en raison d’un préjugé favorable, partant de la question « Pourquoi as-tu fait ça ? » pour finalement rejeter la faute sur l’agressé.
    Chez les adultes, on retrouve la même attitude : lorsqu’un problème dérange, on reproche à celui qui le pose la façon dont il l’a signalé.
    Cette confrontation aboutit souvent à une acceptation de la violence, à sa banalisation, alors qu’elle doit être dès le départ condamnée : l’échange oral semblant pour l’enseignant être un moyen de pallier son défaut de surveillance.
    Certains enfants se voient toujours accusés, généralement en fonction de la façon dont l’enseignant considère les parents, ou à cause de l’effet Pygmalion (ou son inverse).
    Enfin, beaucoup ne veulent pas voir les problèmes ni s’en charger… et pourtant ils laissent des récréations durer plus que nécessaire.
    Je suis également tout à fait d’accord avec les commentaires précédents.

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    Stéphanie LeBlanc

    Merci à tous pour vos commentaires! Je crois aussi que le problème de la confrontation c’est qu’on accorde beaucoup plus d’importance aux raisons qui ont « poussé » l’intimidateur à agir comme il l’a fait plutôt qu’au préjudice subi par sa victime. On insiste aussi bien davantage sur le manque de confiance en soi de l’intimidateur que sur celui de la victime.

    Il arrive aussi qu’on en arrive presque à culpabiliser la victime. Adolescente, j’ai lu un article sur l’intimidation dans lequel l’auteur écrivait que la timidité passe souvent pour de la froideur, ce qui pouvait susciter une attitude hostile chez certains élèves, ou quelque chose du genre, qu’il fallait faire l’effort d’aller vers les autres, etc. C’est sans doute vrai mais un enfant qui subi régulièrement des moqueries n’a aucune envie d’aller vers les autres.

  6. avatar

    Je pense que les membres du système éducatif ne font pas suffisamment attention à ce qui se passe sous leurs yeux et aux enfants dont ils s’occupent qui leur laissent souvent des indices pour qu’ils devinent leur souffrance et qu’ils leur viennent en aide. Quand on pense que bien souvent ils ne détectent pas les surdoués ou enfants précoces qui sont dans leur classe car en difficulté scolaire. Il est clair que la cause en est un manque d’écoute attentive des appels à l’aide !

    Je n’ai pas d’avis sur la méthode citée, mais par contre changer d’école me semble une fuite en avant inutile, car à moins que le problème soit lié à une personne agressive en particulier, le problème a de grande chance de se poser de nouveau dans un autre groupe d’enfant, notamment s’il est dû à un signe extérieur ou au comportement, à l’attitude d l’enfant brimé ! La peur des autres attirent souvent les prédateurs ! Seul une protection rapprochée et des sanctions envers l’agresseur peuvent arrêter le phénomène. En Parler et expliquer aux autres élèves du groupe pourquoi ils ne doivent pas se laisser entraîner dans ce comportement « de groupe » justement est important aussi pour améliorer la situation, mais pour que sa vie d’adulte ne soit pas également un calvaire il semble qu’il faille aussi faire évoluer l’enfant victime, lui apprendre à se défendre, à s’estimer et ne plus craindre les autres ! Lui ôter son complexe d’infériorité éventuel. Pas une mince affaire donc car il faut faire progresser l’ensemble des protagonistes.

  7. avatar

    Je suis porté à être de ton avis T.Rex

    Je ne crois pas tellement aux négociations lorsque les poings volent.

    André Lefebvre

  8. avatar

    J’ai rassemblé des éléments complémentaires dans 100 mots d’école : La pédagogie (et son contraire): http://blsmcpce1.pagesperso-orange.fr/100motsdecole.html
    L’autoritarisme
    Le bonnet d’âne
    La discipline
    L’enfant sans gêne
    Les récompenses
    Le silence
    La violence

  9. avatar

    @ L’auteur

    J’espère que vous développerez ce theme dans d’autres articles et que vous formulerez en bout de piste une proposition concrète. Il faut reconstruire tout le systme d’éducation et vous en touchez un point important

    Votre éditeur

  10. avatar

    @ Gaetansolo

    Ce petit bijou devrait être en lecture obligatoire dans toutes les Normales.. il faudrait évidemment passer de 100 à 1 000 mots, mais quand on aborde un infini…

    Dans quelques mois, ce site créera sans doute un forum sur le theme « éducation » je garde votre nom en mémoire. En attendant, vos articles sont les bienvenus.

    Votre éditeur

  11. avatar

    @ T.Rex

     » Seul une protection rapprochée et des sanctions envers l’agresseur peuvent arrêter le phénomène. »

    Vous avez raison. Quand des valeurs ne sont pas « internalisées » pour déterminer un code de conduite, le contrôle et la repression sont indispensables. Or nous n’avons pas ces valeurs internalisées, ni à l’école ni dans la société. On pourrait dire que nous ne les avons plus, mais ce serait un autre débat. Pour l’instant, l’école comme la société a besoin d’une rééducation… et d’une autorité ferme.

    Il n’est nulle part ailleurs aussi important de l’établir qu’à l »école et l »éthique que doit défendre cette autorité doit partir d’une base totalement objective.

    nouvellesociete.wordpress.com/2005/11/14/04-valeurs-la-loi-et-l’ethique/

    Pierre JC Allard

  12. avatar

    Bonsoir,

    il semble, mais peut-être n’est-ce qu’une impression, que vous mettez de côté la responsabilité des parents en voulant mettre tout le poids de ces problèmes sur l’école.

    A moins d’une exception, un enfant agressif, turbulent, impoli (je ne dis pas mal élevé, car je vous en parlerez ensuite)l’est aussi chez lui, et c’est tout de même là qu’il passe le plus de temps.

    Ce que l’on appelle pompeusement et hypocritement aujourd’hui les valeurs de la république, et qui ne sont rien d’autre que celle de la vie, ne doivent-elles pas être enseignées avant tout à la maison et par les parents ?

    On parlait autrefois d’enfant mal élevé, sous-entendu par les parents, et on a remplacé ce terme par mal éduqué, ce qui en fait retomber la faute, du moins partiellement au corps enseignant.

    Le respect de l’autre, la politesse, cela s’apprend au même titre que l’histoire ou la géographie, mais pas au même endroit.

    J’avoue avoir de plus en plus de mal à comprendre cette société du « c’est pas moi, c’est l’autre », qu’il s’agisse de politique alors que nous élisons nos « responsables », et d’éducation, alors que la plus grande partie en revient aux parents.

    Mais peut-être ai-je tort !

  13. avatar

    @ Hengxi

    Je crois fermement à la responsabilité des parents… mais je mets sérieuement en doute leur compétence. J’ai d’ailleurs proposé un élément de solution à cette situation.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2005/11/15/15-la-formation-parentale/

    Pierre JC Allard

  14. avatar

    Et là hengxi touche le point qui m’asticote le plus:

    « On parlait autrefois d’enfant mal élevé, sous-entendu par les parents, et on a remplacé ce terme par mal éduqué, ce qui en fait retomber la faute, du moins partiellement au corps enseignant.

    Le respect de l’autre, la politesse, cela s’apprend au même titre que l’histoire ou la géographie, mais pas au même endroit. »

    Cette foutue présomption qui donne le nom de « système d’éducation » à ce qui devrait s’appeler « système d’instruction ».

    Même nos autorité ne connaissent pas la signification des mots!!! À moins qu’elles pensent pouvoir « éduquer » des enfants avec seulement 7 hres par jour 5 jours par sem.

    L’éducation revient exclusivement aux parents et l’état n’a rien à y faire et ne peut rien y faire de toutes façons.

    Lorsqu’il (l’état) laisse entendre qu’il peut éduquer les enfants à l’école, il enlève la responsabilité aux parents qui, pour plusieurs, ne demandent pas mieux, ne voulant pas de cette responsabilité.

    Je suis d’accord pour dire que plusieurs parents ne sont pas « compétent » pour éduquer leurs enfants. Mais cela se fait presqu’automatiquement.

    Dans une famille qui se « fréquente » normalement, c’est à dire que le père, la mère et les enfants se réunissent autour d’une table pour le repas, une fois par jours (au moins), une certaine autorité s’installe autour de cette table. Que ce soit celle du père ou de la mère. Ensuite cette autorité doit encourager chacun à donner son opinion et échanger entre eux. Évidemment la loi « Ferme-toi et mange! » n’est pas de mise en éducation.

    C’est autour de la table où l’éducation au sujet du respect envers les autres se développe. C’est également là où le contrôle de l’agressivité s’apprend.

    Mes enfants ont rencontré ces problèmes d’agressivité comme tous les autres enfants. Sauf qu’ils ont réglé le problème eux-mêmes assez rapidement sans trop de dégats ni pour eux ni pour les autres.

    Mais aujourd’hui, avec les « gangs de rue » cela peut s’avérer assez délicat et les autorités doivent s’en mêler sans faire de fla-fla psychologique.

    je ne suis pas pour la loi du talion. Au contraire; je prône plutôt la loi: « Fais à l’autre ce que tu voudrais qu’on te fasse! »

    Reste à choisir intelligeamment ce que tu fais à l’autre car ce la indique ce que tu veux qu’on te fasse.

    C’est très simple à comprendre et la plupârt le comprennent assez vite.

    C’est d’ailleurs la seule loi qui est nécessaire dans toute société. Cela facilite également le verdict des juges. « Tu as volé monsieur! Donne-nous ton adresse et la police ira chez toi avec monsieur. Si on ne trouve pas l’équivalent, tu fais quelques années de prison. Si on trouve l’équivalent tu peux retourner travailler ou te chercher un job.

    Tous les problèmes de l’illégalité se règleraient assez rapidement; que ce soit les meurtres, les abus de pouvoir, viols etc.

    «  »Fais aux autres ce que tu veux que l’on te fasse! » Quoi de plus équitable et de plus honnête?

    André Lefebvre

  15. avatar

    Bonjour,

    au risque d’en irriter certains en parlant du pays où je réside, je vais vous donner un exemple, tout en précisant que ce système n’est pas parfait, la perfection n’étant pas de ce monde.

    En tant qu’étranger, je me considère comme étant quelque peu « redevable » vis-à-vis du pays où j’habite (désolé, question d’éducation sans doute, mais aussi pour représenter mon pays du mieux que je peux.

    Aussi quelques temps après mon arrivée j’ai proposé à un directeur d’école primaire d’y aller de temps à autre pour parfaire l’anglais des gamins, et leur apprendre quelques mots de français (le plus possible). 5 ans plus tard, je vais dans 8 établissements primaires différents (bénévolement).

    Dans ces écoles, les gamins jouent dans les cours de la même manière que les autres enfants, le nombre en plus, une petite école étant un établissement de 1500 élèves.

    Un enfant qui en agresse verbalement un autre, c’est 3 jours de mise à la porte, avec convocation des parents.

    Une gifle ou autre violence à un camarade, c’est 3 mois dehors. En 5 ans, ce cas est arrivé 3 fois.

    Là, les parents sont convoqués immédiatement, un enseignant allant les chercher à leur domicile. Pour y avoir assisté, je peux vous dire qu’ils sont bien plus sermonnés que l’enfant.

    Durant ces 3 mois, un instituteur va être envoyé quotidiennement au domicile de l’enfant pour continuer les cours, et cela durant 3 heures par jour.

    S’il y a récidive, l’enfant est renvoyé et une mention est apposée sur son carnet de classe qui le suit durant toute sa scolarité.

    Les parents doivent ensuite trouver un autre établissement scolaire où leur enfant sera accepté. Afin de ne pas concentrer les enfants à problème dans un même lieu d’enseignement, les directeurs ne sont autorisés à ne prendre que 15 enfants par an ayant été sanctionné.

    Je ne dis pas que ce système soit idéal, mais je peux vous dire pour le vivre que les écoles sont moins violentes que par chez nous, même si des phénomènes de racket voient le jour, la police venant d’ailleurs expliquer aux élèves les risques et la manière de s’en défendre.

    J’ai enseigné quelques temps à Taiwan le Français, bien que ce ne soit pas mon métier. Les élèves avaient entre 15 et 18 ans, avec des classes de 700 élèves, je n’ai jamais eu le moindre problème d’autorité, sans pour cela que la discipline soit d’une sévérité extrême.

    Je n’en tire aucune conclusion, ni jugement, et ces exemples sont juste là à titre informatifs.

  16. avatar

    Ce que je remarque, c’est que les responsabilités sont à leur place. Chez les parents et l’enfant.

    Merci hengxi

    André Lefebvre

  17. avatar

    À propos des 100 (et quelques mots d’école) http://blsmcpce1.pagesperso-orange.fr/100motsdecole.html :
    Je vous remercie pour vos encouragements et continuerai à fréquenter votre site pour compléter ce glanage.
    (Au sujet des écoles normales, elles ont été remplacées en France par les IUFM en 1990. L’an prochain, les titulaires d’un master, ayant réussi le concours, seront affectés directement dans les écoles…).

  18. avatar

    à tous,

    Je partage l’avis général, ici je pense, que les parents ont la plus grande responsabilité dans l’éducation des enfants, notamment pour ce qui est de canaliser l’énergie des enfants agressifs, et je ne voulais pas les en décharger dans mon commentaire. Je parlais de la responsabilité de l’équipe scolaire dans la non détection des enfants en péril, souffrance ou danger et également dans la prévention des phénomèmes de « groupe ». En effet, les parents de l’enfant « brimé » sont impuissant à enrayer le phénomène ! Et il y a souvent un ou deux leaders d’opinion qui entraînent le reste du groupe « classe » à prendre « une victime » en grippe et il deviendra pour la plupart le souffre douleur naturel, la tête de turc ! Pourtant les enfants sortis du groupe ne peuvent être considéré comme mal éduqués par leurs parents, ni même par les enseignants.

    Je suis d’accord avec LARTISTE pour dire que la meilleure réaction est de penser : Je n’aimerais pas que l’on me fasse cela et donc non seulement je ne le lui ferai pas mais en plus je vais l’aider, me mettre de son côté pour le défendre aux yeux du groupe ! C’est ça l’empathie, non ?

    C’est en général ce que j’ai fait avec mes camarades d’école plus fragiles : leur tendre une main tendre ! Car moi même je me suis souvent senti différent et parfois rejeté ou mal aimé, timide ou inadapté à cette société cruelle !

    Je pense que c’est ce type de réaction chez les enfants que doivent développer les enseignants chez leurs « élèves » ! J’en ai bénéficié par exemple en tant que « cancre de la classe » lorsque mon prof m’a placé dans un groupe de travail de « 1er de la classe » ! Au début ils me rejetaient, ne m’appréciaient pas, voire avaient peur de moi ! Moi j’avais peur de m’ennuyer et d’être incapable de m’adapter à eux et en fin de compte nous sommes devenu de grands amis et nous nous sommes enrichis mutuellement comme personne ne l’aurait cru. Ce fut une de mes meilleures années scolaire !

    A+

  19. avatar

    @ Hengxi

    Vous n’avez pas un lien ou un site WEB à nous proposer pour que nous puissions approfondir votre pensée. Il me semble que ce soit la règle sur Centpapiers de faire le promotion de ses blogs personnels pour accroître davantqage ou faire dériver l’affluence. Malheureusement, je n’ai pas de blog à vous proposer.

  20. avatar

    Article très réfléchi et fort bien construit. Nous pourrions réfléchir en France sur les thèmes soulevés par cette analyse du monde de l’éducation.

  21. avatar

    @leroy_renaud

    Bonjour,

    pour accéder à mon site, il vous suffit de cliquer sur mon avatar (photo liée avec les commentaires).

    J’ai traité plusieurs fois ce sujet de la scolarité en Chine, celui-ci étant assez problématique pour bien des raisons:

    Vous trouverez ici quelques sujets ayant un lien avec les enfants et l’école.

    http://www.refletsdechine.com/le-travail-des-enfants-en-chine.html

    Qui tente d’expliquer (pas de juger) les raisons qui font que des enfants travaillent.

    http://www.refletsdechine.com/le-gaokao-la-guillotine-chinoise.html

    Qui relate le stress des jeunes Chinois lors du test de fin d’études secondaires.

    et bien d’autres que je vous laisse découvrir.

  22. avatar

    Malheureusement l’intimidation est loin d’être un chapître de notre histoire. L’intimidation existe toujours, mais ce n’est pas toujours facile de savoir si son enfant en est victime. J’ai d’ailleurs lu un article sur ce sujet et je crois qu’il éclairera plusieurs sur ce sujet: http://www.jetaide.com/dossiers/droit-et-juridique/mon-enfant-est-il-intimide-a-l%e2%80%99ecole-633-15.htm