9 août 2007 |
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Monseigneur Walter Mixa est Évêque d’Augsburg et membre de la Commission de liturgie de la Conférence épiscopale allemande. Il s’exprime parfois avec truculence
: l’évêque d’Augsbourg constate que, chaque dimanche, en Allemagne, il
se trouve davantage de personnes pour aller à la messe, qu’on en trouve
le samedi dans les stades de football. Dès le début de son mandat, il
avait annoncé qu’un de ses soucis prioritaire serait de chercher à
renforcer toujours davantage l’estime des croyants envers la sainte
messe.
Monseigneur Mixa, devant certaines initiatives de ses prêtres, n’a pas hésité à les rappeler à l’ordre : «
les textes liturgiques ne pouvaient pas être modifiés selon leur bon
gré, ou remplacés par des textes littéraires profanes, et ce même si
d’aucuns les y poussent, ou le réclament. L’accès à une liturgie non
falsifiée constitue un droit pour tout croyant, et chaque prêtre est
personnellement le garant de ce droit ».
Il s’était fait
remarquer lorsque, en mars dernier, des évêques allemands avaient
visité Israël et les territoires occupés. Ils sont revenus bouleversés.
Ils avaient alors émis des commentaires qui ont déclenché une salve de
protestations. Mgr Walter Mixa avait dénoncé « une situation de ghetto », fondée sur une situation « de racisme ou presque ». Une violente polémique s’en était suivie entre le Conseil central des juifs et la conférence épiscopale allemande.
Dans le quotidien allemand, Rheinische Post, Monseigneur Walter Mixa s’est, tout récemment, opposé au projet de construction d’une grande mosquée à Cologne, car « dans les pays et cultures majoritairement musulmans, les chrétiens n’ont à ce jour quasiment pas le droit d’exister ». Mgr. Walter Mixa soutient que les pays de culture chrétienne sont en droit d’attendre une certaine mesure de réciprocité de la part des pays musulmans : « on
serait en droit en Allemagne de dire aux musulmans, en toute amitié :
alors justement il n’y a pas lieu d’avoir de grandes mosquées, d’aspect
ostentatoire, avec de hauts minarets, car il devrait suffire dans un
pays de tradition de culture chrétienne pour les musulmans d’avoir des
lieux de prière modestes ». Petite mosquée, grande église, pour
chaque mosquée, une église en Orient. D’autres prélats, dont le
cardinal de Cologne, Mgr Joachim Meisner, ont également exprimé leur « malaise » devant la construction d’une mosquée gigantesque.
Environ 2,5 millions des habitants en Allemagne sont d’origine turque, sur une population totale de 80 millions. La DITIB
(Union turque islamique des affaires théologiques), la plus importante
organisation islamique en Allemagne, a été créée en 1984 et elle dépend
du Ministère des affaires théologiques de l’État turc. Elle regroupe
860 associations et environ 140 000 membres. La DITIB
veut construire à Cologne une nouvelle mosquée dotée de deux minarets
de 55 mètres de haut, d’une coupole de verre de 34 m, et d’une capacité
de 2000 personnes. Ce projet, dont la construction est estimée à 14,5
millions d’euros, suscite un vif débat au sein de la communauté :
située dans la banlieue de Cologne, plus précisément à Ehrenfeld, la
future mosquée devrait remplacer le hangar dont disposent actuellement
les musulmans de la ville pour faire leur prière. Sur une surface
totale de 22 000 m², le projet devrait, s’il voit le jour, comporter la
mosquée ainsi qu’un centre culturel et commercial. L’installation de
plusieurs vitres en verre, de grande dimension, est prévue afin que
l’on puisse voir ce qui se passe à l’intérieur. Les lieux devraient
accueillir jusqu’à 4000 personnes.
Le droit allemand ne
prévoit pas d’opposition lorsque les maîtres d’oeuvre possèdent une
autorisation de construction. Toutefois, le parti d’extrême droite, Pro
Cologne, s’oppose ferme, lui qui détient 5 des 90 sièges du conseil
municipal. Il a déjà récolté 23 000 signatures contre le projet.
Nikola Tietze, sociologue au Hamburger Institut fur Sozialforschung, explique les débuts de cette polémique : « Le
débat s’est élargi lorsqu’un intellectuel, Ralph Giordano (plutôt du
centre, politiquement) est intervenu. Il a pris l’exemple de la
construction de la mosquée pour critiquer l’islam en général et surtout
pour exprimer son dégoût à propos des vêtements des musulmanes. Il les
a qualifiées de “pingouins.” A partir de là, d’autres intellectuels
(qui ne connaissent pas vraiment la situation à Cologne) sont
intervenus, entre autres une sociologue, Necla Kelek qui est connue
pour ses positions critiques sur l’islam. La discussion s’est par
conséquent éloignée du problème local et concerne aujourd’hui des
questions sur la place de l’islam en général en Allemagne ».
Nikola Tietze poursuit : « Avant
la réforme du code de la nationalité (lorsque les musulmans étaient en
général des étrangers), en 2000, les représentants des Églises
chrétiennes ont plutôt soutenu les organisations islamiques dans leurs
revendications de droits religieux. Mais depuis un certain temps,
(peut-être à cause du fait que les musulmans sont au moins
potentiellement aussi allemands que les Chrétiens, ou peut-être à cause
du 11 septembre et le choc qu’une partie des terroristes vivaient en
Allemagne), les représentants des Églises accentuent les différences
envers les organisations islamiques, voire revendiquent des privilèges
par rapport aux musulmans. Des privilèges qu’ils fondent sur leur
ancienneté et leur poids culturel ».
Cécile de Corbière, correspondante du Figaro, confirme cette tendance : « Non
sans mal, l’Allemagne prend conscience que les « travailleurs invités »
venus contribuer à la reconstruction du pays dans les années 1950,
s’installent durablement. Sur plus de 80 millions d’habitants, le pays
compte désormais 15 millions de personnes d’origine étrangère, dont 2,5
millions d’origine turque. À l’occasion du premier sommet sur
l’intégration, l’année dernière, la chancelière Angela Merkel avait
qualifié son pays de « terre d’immigration », une réalité longtemps ignorée. Les querelles provoquées par le projet de mosquée à Cologne en sont un signe ».
Mgr Joachim Meisner, cardinal de Cologne, comme Monseigneur Mixa, considère que : « la
Turquie devrait donner plus de droits à sa minorité chrétienne si les
immigrés turcs de Cologne pouvaient ajouter un dôme et deux hauts
minarets à l’horizon de la ville ». L’association islamique turque DITIB,
par la voix de son représentant, Bekir Alboga, a accusé les autorités
chrétiennes de diaboliser la communauté musulmane afin d’attirer de
nouveaux fidèles dans leurs églises, qui se vident peu à peu. « Le débat sur l’islam en Allemagne a pris une nouvelle dimension », note l’hebdomadaire Die Zeit. « Reconnaître
la légitimité de la présence de l’islam en Allemagne n’a pas marqué la
fin, mais le commencement d’un conflit culturel ».
Dans le quartier d’Ehrenfeld, où il habite depuis des années, Günter Wallraff croit, relate le quotidien Le Monde, que le projet peut contribuer au dialogue des cultures. Wallraff est l’auteur de Tête de Turc, une enquête sur les immigrés venus travailler en Allemagne dans les années 1980. « Dans toute mon œuvre, dans toute ma vie même, je me suis battu pour une meilleure intégration des immigrés », affirme-t-il. Aujourd’hui, il veut « prendre au mot » les musulmans d’Allemagne quand ils affirment être modernes. Ainsi il propose, « pour lancer un débat », de lire à l’automne dans des locaux de l’actuelle mosquée des extraits des Versets sataniques, de Salman Rushdie, qu’il a hébergé à plusieurs reprises après qu’une fatwa a été lancée contre lui. « Ce n’est pas un sacrilège », se défend-il. « Cela pourrait marquer le début d’un islam européen ».
Une amie, Françoise, me fait
remarquer qu’il y a beaucoup d’églises chrétiennes bâties dans les pays
musulmans. Dans le Maghreb notamment. Notre Dame d’Alger, la Cathédrale de
Tunis, la Cathédrale de Rabbat, etc. Mais aussi en
Irak, au Pakistan. Elle me propose la lecture de cette décision d’une Haute
Cour du Pakistan, que je voudrais partager avec vous toutes et tous :
« Le 23 janvier dernier, la Haute
Cour de la province de la Frontière du Nord-Ouest a rejeté la plainte d’un
étudiant musulman de l’Université de Peshawar (UOP, University
of Peshawar), demandant que soit interdite la reconstruction d’une église
chrétienne au sein du campus. Le 11 janvier, Masood
Khan avait saisi la haute juridiction au motif que la reconstruction du lieu de
culte chrétien était un acte contraire à l’islam et potentiellement porteur de
violences interreligieuses. Dans les attendus de sa décision, la Haute Cour a
estimé que, dans les pays musulmans, l’islam garantissait les droits des
minorités non musulmanes et que, par conséquent, la reconstruction était
légale. "Dans les pays non musulmans à travers le monde, il n’existe pas
de disposition interdisant la construction ou la reconstruction de mosquées. En
tant que musulmans et ainsi que l’islam nous l’enseigne, nous devons être
tolérants, peut-on lire dans la décision de justice."
« Toujours cette même source,
jusqu’à ce jour, l’église chrétienne était "cachée aux regards" et
n’était qu’un hangar de dimension modeste en mauvais état, a précisé Mgr Shah.
A la date du 21 janvier, la reconstruction n’avait pas démarré et le culte
célébré ce dimanche a réuni environ 400 personnes. Pour l’évêque, l’aide
gouvernementale débloquée et un don supplémentaire promis par un parlementaire
chrétien de l’Assemblée nationale "sont l’occasion d’une grande joie"
pour les chrétiens vivant sur le campus d’UOP. "Nous exprimons notre
pleine gratitude aux autorités, qui se sont montrées fidèles à l’islam a
souligné Mgr Shah, en ajoutant que, dans les journaux locaux, les musulmans ont
signifié leur accord pour le projet de reconstruction.
« L’église du campus avait été
endommagée en 1970 par des extrémistes musulmans. Depuis cette date, aucune
autre action violente n’a eu lieu. L’an dernier, en 2006, ce sont au total neuf
lieux de culte chrétiens qui ont été attaqués par des extrémistes – huit au
Pendjab et un dans le Sind. Selon Mgr Shah, à la lumière de ce contexte de
violences, les fidèles de l’église du campus de l’UOP peuvent s’estimer heureux
que les étudiants opposés au projet de reconstruction aient exprimé leur
opinion par voie de justice, "de manière civilisée ».
Voir ici :
href="http://eglasie.mepasie.net/province-de-la-frontiere-du-nord-ouest-la-haute-cour-a-statue-en-faveur-de-la-reconstruction-d-une-eglise-chretienne-sur-le-campus-de-l-universite-de-peshawar.fr-fr.97.8970.eda_article.htm">Églises
d’Asie
Je n’ai retrouvé
qu’une seule source qui pourrait expliquer la position de l’Islam. La qualité video n’est
pas idéale mais l’importance du message en justifie la diffusion. Le
document sonore est sous-titré en anglais. L’Imam répond à une question
de l’animateur : pourquoi, selon un téléspectateur, n’y a-t-il pas
d’église en terre d’Islam ? L’Imam explique que, si un professeur
enseigne aux enfants que 2 + 2 font 3 ou 5, viendrait-il à l’esprit
d’une autorité d’embaucher ce professeur ? Ainsi il en va de l’Islam
qui interdit tout enseignement d’une autre religion en son sol. S’il y
a interdiction d’enseignement, il y a interdiction de pratique. Comme vous le constaterez, la position ici exprimée tranche de la décision de la Haute Cour de la province de la Frontière du Nord-Ouest du Pakistan.
Ouf ! la Turquie veut être de l’union européenne, mais sera-t-elle capable de reflouer ses extrémistes mulsulmans afin de garantir la laïcité et la liberté de religion ? Je crains que non…
22:14, le Samedi 11 août 2007Bonne question. Pour l’instant, il y a cet immense effort du mouvement laïc pour sauvegarder les acquis depuis Mustafa Kemal Atatürk et de la constitution du 10 décembre 1937 qui institue que « l’État turc est républicain, nationaliste, populiste, étatiste, laïque et réformateur ». Rien de moins.
Dans son testament, le fondateur de la Turquie moderne écrivait : « Je ne laisse, en tant qu’héritage spirituel, aucun verset, aucun dogme, aucune règle pétrifiée et figée. Mon héritage spirituel, c’est la science et la raison (…). Tout dans ce monde évolue rapidement. La conception du bonheur et du malheur se modifie, au fil du temps, chez les peuples et les individus ».
Pierre R.
12:47, le Dimanche 12 août 2007Rien dans les bases de la religion islamique ne permet de préserver ou seulement de respecter les institutions religieuses d’autres fois, si ce n’est l’énergie avec laquelle les croyants les défendent.
Pourquoi diable les Européens ne cherchent-ils pas encore à comprendre par eux-mêmes à quoi ils ont affaire ?
sss
1:19, le Mardi 14 août 2007Merci de lire http://www.ajm.ch/wordpress/ ?p=764 (sans espace avant le point d’interrogation) à la place des trois s ci-dessus.
1:20, le Mardi 14 août 2007je suis francaise et reconvrti a lislam at comme vous dit je resenbe a un pingin si vous voulais vous ne cherche pas plus loin que cest la derniere religion et ce qui vous énerve cset que les gens ne son plus chetien mais até mais moi stephanie de nésance je suis musulmanes depuis5 an je pratique et parte le trés grands foulars et alaors cest ca quand on aime ALLAH et cest une religion qui esiste et qui ne triche pas et on ne triche pas avec vous non plus mais il y a pas foule dans vos église alors pourquoid construire !! nous nos mosqué on les paiye de notre argends et personne dautre .
8:05, le Vendredi 21 septembre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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