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Coke en Stock (LXXVII) : au Venezuela, l’incroyable Gulfstream de brousse *

Il est temps en effet d’en venir au Venezuela, laissé pour compte de cette longue étude pour des tas de raisons (les centres d’intérêt n’ont pas manqué ces derniers mois !). En fait c’est l’actualité récente qui nous le remet au goût du jour, avec un incroyable atterrissage qui s’est produit à la mi-octobre dernier, date à laquelle cette longue enquête a commencé, suivi d’autres, comme on va le voir. Celui d’un biréacteur de taille conséquente en pleine brousse, dans l’Etat d’Apure, fief depuis des années d’une intense activité de trafiquants. Le régime de Chavez avait toujours nié l’existence d’un tel trafic, pour des raisons que l’on va apprendre lors des épisodes qui vont suivre. Son successeur vient lui de le reconnaître, mais en en blâmant bien sûr ces voisins, ou des groupes « fascistes » paramilitaires. En fait de militaires, ce que vous allez découvrir risque fort de vous voir regarder bientôt le régime chaviste et son héritier sous un tout autre angle… mais revenons plutôt à l’étonnant événement de cette fin d’année 2014…

La photo est incroyable, et résume en elle-même toute la situation. Le 18 octobre 2014, un biréacteur Gulfstream II, qui n’est pourtant pas un petit avion (il fait 24,36 mètres de long et peut peser jusqu’à 29,711 kg en pleine charge !), a réussi à se poser sur une piste de terre, en plein parc national Aguaro Guariquito, au Venezuela, au lieu dit du Dungeon Guárico. Cela paraît impensable, mais ça a été pourtant fait. D’où venait-il, que transportait-il, et pourquoi n’a-t-il pas redécollé, voilà bien tout le problème. Car l’enquête qui va suivre ne va pas être avare de surprises, en effet. L’avion serait parti du Mexique, de Cancun, dans l’état du Quintana Roo exactement, le 17 octobre. L’appareil appartient à une firme, Alcance Global, basée dans la ville de Toluca, dans l’État de Mexico, société qui avait déjà eu des liens avec le trafic de drogue, selon la presse mexicaine. Il serait parti en fait auparavant de Toluca le 17 octobre pour arriver à Cancun à 18H14. L’avion aurait redécollé une heure à peine après… avec comme plan de vol un retour à Toluca, ce qui n’a pas été le cas, l’avion s’étant dirigé ensuite directement vers le Venezuela. L’avion aurait donc atterri en début de nuit sur la piste, ce qui paraît encore plus incroyable : qui l’avait balisée, et comment ? Les années précédentes, les vénézuéliens avaient trouvé des preuves que les pilotes font des vols de nuit vers les routes et les pistes clandestines dans les Etats de Bolívar et Falcon, guidées par des systèmes de positionnement par satellite. Et qu’ils atterrissaient sur des pistes improvisées balisées avec des ampoules activées par batteries ou des torches. Le nombre des pistes répertoriées dépassant la centaine (108 au dernier décompte). Fallait-il une certaine inconscience pour tenter ce qui relève de l’exploit aéronautique ? Et presque autant pour prendre un « selfie » au portable, de l’événement, juste après (les pilotes n’ont pas posé devant, rassurez-vous, il ne semblent pas imbéciles à ce point) ? A ma connaissance, c’est le premier selfie du genre… car la photo a bel et bien été retrouvée dans un des téléphones des trafiquants !

Gulfstream

Un avion récidiviste

D’autres surprises vont suivre, à étudier ce cas pendable. La première étant le pedigree même de l’avion. Car, à la surprise générale, c’est un avion réformé, appartenant quelques mois encore auparavant… au gouvernement mexicain. Il arbore dans la jungle une immatriculation XB-NKS, or c’était auparavant le XC-LKL de la Procuradura General de la Repblica mexicaine, en 2008 (visible ici ci-dessus au décollage). C’est là en effet la deuxième grande surprise : l’avion est un récidiviste, car s’il avait appartenu au gouvernement mexicain, c’était pardécision de justice, une saisie, pour avoir déjà servi à transporter de la drogue, surpris en plein transfert sur l’aéroport international Benito Juarez, où il avait été stocké provisoirement . Une décision de justice remontant au 15 avril 2008, précisant que l’aéronef XB-KCW, d’ Omnitrition de Mexico S.A, firme qui l’avait déjà changé deux fois d’immatriculation (il avait été XB-KCW et XA-TDK auparavant, loué à Omniflys, qui avait apposé une décoration fort chatoyante comme on peut le voir) n’était pas de première jeunesse. C’est en effet un Gulfstream de 1968, le 114 eme produit, qui avait donc été successivement N25BF et N100PM et N818GA, auparavant encore, les deux premières inscriptions (américaines) étant celle du fabricant de tabac Philip Moriss.

 

Laissé au rencart un bon bout de temps

A noter que le gouvernement mexicain, lorsqu’il l’incorporera dans sa flotte comme saisie des douanes, lui donnera comme immatriculation XB-KCX (« ou XB-KBD » et comme matricule « étranger » le « N47HR« , en lui donnant le numéro 30 de production, et non le N°114. Car c’est le registre de l’ex N877A ! Toujours est-il que sous la dernière inscription connue, XB-NKS, on avait pu le photographier en fort piteux état dans un coin de l’Aeropuerto Internacional General Mariano Matamoros. A voir son état, personne n’aurait imaginer le voir revoler un jour rapidement. Et pourtant, c’est bien l’avion de l’exploit nocturne du 18 octobre dernier, retrouvé posé sur une piste clandestine en herbe !

Exploit sportif

Aurait-il été choisi pour son dernier voyage, certain qu’il ne pourrait pas redécoller (au quel cas il aurait dû emporter de la cocaïne, ce qui serait contraire au flux habituel de distribution) ou aurait-il prévu de repartir lesté d’un lot conséquent de coke, voilà encore une question de plus qui reste sans réponse. Un Gulfstream de ce genre a besoin d’au moins 1300 mètres de piste de béton pour s’envoler : autrement dit, celui-là avait exclu d’emblée la question en se posant à cet endroit !!! Dans l’hypothétique second cas, les pilotes auraient réalisé un double exploit en se posant et en redécollant avec un tel avion d’une piste de terre, ce que tout le monde aurait trouvé impensable au départ. Bref, voilà un vieil avion utilisé pour un voyage bien mystérieux, fortement soupçonné d’être lié à un trafic de cocaïne, bien que l’appareil sera retrouvé… vide de toute trace de poudre. Et s’être posé intact, rappelons-le. Pour ce qui est de l’exploit, il faut quand même rappeler qu’un certain Boeing 727 de 50 tonnes (minimum) s’était vraisemblabelment posé en Apure avant d’aller traverser l’Atlantique et se retrouver… au Mali…

Le selfie des trafiquants

Le lendemain, le 19 octobre, la police du pays arrête rapidement trois individus qui sont emmenés au siège de la CICPC de Guárico, où on retrouve sur leurs téléphones cellulaires, les photos de l’avion présenté comme « accidenté » par la police (l’une d’entre elles et la photo surprise du début !) …ce sont donc bien eux les occupants de l’appareil ! Pourquoi avaient-il gardé ces clichés sur eux ? Auraient-il chercher à s’excuser d’être atterri là auprès de leur commanditaire ? Leur avion aurait-il été victime d’un ennui technique les obligeant à se poser, où était-ce prévu au départ ? Les trois personnes, toutes autour de la cinquantaine, se nomment Milton Eliseo Torres Hernández, Victor Manuel Cardoso Gaza, deux ressortissants mexicains et un vénézuélien, Edilson Braca, qui possède un lourd casier judiciaire en date du 16 décembre 2012, pour… trafic de drogue : l’avion semble bien avoir servi à ça, donc. Outre les téléphones cellulaires ; des tablettes Apple et des sacs de marque sont saisis sur eux. Auraient-il été des trafiquants de tout ? Petit problème dans la presse : deux photos différentes sont diffusées des trois occupants de l’appareil. Une première où ils sont montrés le visage caché par un masque de tissu (style prisonnier terroriste) la deuxième avec visage à découvert, mais pas les mêmes vêtements. La seconde provient visiblement d’une photo d’agence, sans rapport avec l’événement. Visiblement, ça cafouille sec au niveau de la police vénézuélienne. Personne n’a compris non plus pourquoi avoir masqué les trois personnes arrêtées, dont la corpulence montrée évoque bien peu des personnes âgées de la cinquantaine… peu de temps après, une information supplémentaire parvient : « des données non officielles indiquent que Torres Hernández est demandé par les autorités de son pays pour être un déserteur de l’aviation militaire mexicaine ». Ce qui, pour l’instant, n’a pas pu être vérifié.

Cancun, plaque tournante du trafic

Mais c’est plutôt l’aéroport de départ de l’avion qui rappelle des souvenirs… nous dit le fort attentif petit journal local de Quintana Roo  : « cette situation reste aujourd’hui une enquête ouverte impliquant le personnel de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), parce que ce sont eux qui prennent les journaux de bord des aéronefs commerciaux et privés arrivant à l’aéroport international de Cancun. À maintes reprises, cet aéroport de la ville a été noté comme servant de tremplin pour la contrebande de drogues et pour cette activité des gens en sont morts. Cette situation reste aujourd’hui une enquête ouverte impliquant le personnel de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), parce que ce est eux qui prennent les journaux de bord des aéronefs commerciaux et privés arrivant à l’aéroport international de Cancun. À maintes reprises, cet aéroport de la ville a été noté comme servant de tremplin pour la contrebande de drogues, une activité où sont morts des gens. Ce fut le cas de José Luis Ortiz Soladana, ancien commandant de la DGAC à Cancun et a été exécuté en Novembre 2007 Les sept blessures par balles. Soladana Ortíz a été questionné avant d’être exécuté, parce que les autorités fédérales avaient des informations que c’était lui qui a autorisé cette année, l’atterrissage du type d’avion Grumman Gulfstream, possédant le numéro d’enregistrement N987SA à l’aéroport international de Cancun, quelques jours avant que l’avion ne s’écrase près la ville de Tixkokob, dans le Yucatán avec plus de 6 tonnes de drogue à bord ». Je vous avais parlé ici-même en 2008 de cet épisode épique, dans lequel le Gulfstream (déjà) appartenait à Donna Blue Aircraft Inc, de Coconut Creek en Floride, provenant de S/A Holdings LLC, deux paravents complets de la CIA. L’avion craché avait révélé 128 valises de coke enfermées dans des sacs de l’armée américaine… le « fameux » servait aussi, entre deux, d’avion de « rendition » à la CIA ! Il avait été précédé d’un autre atterrissage d’urgence, celle du 21 avril 2006, où un autre avion, bien plus gros, un DC-9 (immatriculé N900SA) de Sky Way Aircraft avait dû faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique toujours, alors qu’il était en revenait du Venezuela. A bord, il y a avait 5,5 tonnes de coke ! Deux ans auparavant, c’était le Beech Super King Air immatriculé N391SA, qui avait été exporté au Venezuela en octobre 2004 qui avait été retrouvé abandonné au Nicaragua (un peu comme l’avion du jour !), le mois suivant, avec sur la queue une fausse immatriculation, N168D, et des traces de drogue à bord… abandonné, mais en parfait état de marche !

Un rappel, celui d’un avion… abandonné au Honduras

L’histoire d’un Gulfstream abandonné nous en rappelle aussi encore une autre (le sujet est presque sans fin, comme vous allez le voir !). En 2006 aussi, déjà, un jet semblable avait été découvert ainsi, le 24 février, mais dans un endroit bien plus voyant : carrément sur l’aérodrome de la capitale du Honduras Tegucigalpa (c’est l’aéroport de Toncontín). Un Gulfstream immatriculé XB-JPL, valant 4 millions de dollars, arrivé acrobatiquement une heure après la fermeture de l’aéroport, les deux pilotes le quittant tranquillement après s’être dûment déclarés aux autorités pour se rendre à leur hôtel Marriott, affirmant que l’avion devait être « acheté » le lendemain même sur place (son assurance se terminant 47 minutes après leur atterrissage, l’avion était bien en pleine procédure d’achat, semble-t-il !) Ils reprenaient en fait un vol régulier dès le lendemain matin, à 6h50 pour repartir à Mexico, en oubliant de payer les taxes d’atterrissage de leur avion ! En fait, c’est le trajet suivi par l’avion qui avait intrigué : parti de l’aéroport de la Maiquetia près de Caracas, au Venezuela, à 16h15 avec comme plan de vol atterrissage à Puebla, au Mexique, il avait atterri plus loin, à Mérida, au Mexique toujours, mais dans la péninsule du Yucatán à 22H10. Ensuite seulement il était reparti vers Tegucigalpa, en s’arrêtant peut-être au passage au Guatemala, sans qu’on ne puisse l’affirmer vraiment, dira l’enquête. Or selon l’enquête de la Prensa menée par le courageux évêque Luis Santos de Copan, l’avion appartenait bien à El Chapo Guzman, qui habitait alors une villa hypergardée à El Spiritu ! C’était lui, le fameux acheteur ! L’homme qui faisait régner la terreur au Mexique habitait au Honduras ! On comprendrait mieux alors pourquoi l’appareil aurait été laissé en plan, à la suite d’une crainte de voir celui qui viendrait le récupérer se voir emprisonner.

L’avion, prestement saisi par la police hondurienne sera revendu un an plus tard, le 13 février 2007, pour la somme de 736 000 dollars. Il présentait surtout une taxe de parking astronomique, montée à 265 000 dollars déjà (« le ticket de parking le plus cher du monde« , avait ironisé la presse hondurienne !). Cette vente deviendra un beau casse-tête, l’avion, datant lui aussi de 1968, appartenant toujours juridiquement à un banquier mexicain, Mario Alberto Mora, qui l’avait racheté à Oslo Express Inc, installé à New Canaan, une des villes US du comté de Fairfield, dans l’État du Connecticut (à une heure de métro de Manhattan) cité au plus haut niveau de vie des USA, où il avait le numéro N667CX, après avoir été successivement N51TJN555LGXA-ROIN888CFN343N chez Eastman Kodak, à ses tous débuts. L’avocat du banquier tentera bien de récupérer l’appareil, affirmant que l’avion avait tout simplement été volé, mais en vain. Aucune drogue n’avait été trouvée à bord, pourtant. L’avion se retrouvera le 5 mars 2007 chez Cashman Equipment Corporation, pour arborer le numéro N900CE et y finir sa carrière : il a depuis été ferraillé.

Des avions « interceptés »… ou une mise en scène ?

L’avion du jour avait donc été découvert intact, en ce fameux 18 octobre, sur la piste clandestine du parc national Aguaro Guariquito, comme le montrait la photo prise par ses propres pilotes. Mais les premières images diffusées par la télévision vénézuélienne le montreront… détruit, par incendie, et même encore en train de brûler. Les commentateurs parlant d’avion « intercepté », au début, pour finir par dire découvert par l’armée. Les commentaires allant bon train sur la comparaison avec d’autres appareils atterris de la même façon et détruits pas leur propriétaire, dans la veine de celui qui avait été découvert au Mali, après n’avoir pas avoir réussi à redécoller. Visiblement, d’après les « selfies » des pilotes présumés, l’avion s’était pourtant bien posé intact, et les occupants n’avaient même pas cherché à l’incendier. Des témoins locaux en ont témoigné à la presse. L’avion a été incendié, en fait … par l’armée vénézuélienne, arrivée sur place une fois les occupants partis. Etrange situation, empêchant toute enquête sérieuse. Pressé par la critique à propose de l’affaire, et cet effacement de traces rapidement mené, le président Maduro se devait de réagir avec force.

Une rafle fortement médiatisée

C’est le cas, dès le 27 novembre dernier, mais pas vraiment comme on aurait pu l’imaginer, avec la décision surprise de vérifier les papiers de 12 avions privés séjournant dans le paysune opération largement relayée par la presse vénézuelienne, tel le journal El AragüeñoUne opération appelée « Cielo Soberano » (« ciel souverain ») démarrée en fanfare dès le petit matin, à 05h30 le jeudi 27 et reposant sur l’annonce de « l’interdiction des vols privés au départ de sept aéroports dans le pays pour lutter contre le trafic de drogues illicites et l’utilisation d’avions commerciaux par des individus ». Les avions étrangers étant visés principalement. Les aéroports visésétant ceux de l’international Simon Bolivar, l’aéroport de Maiquetia, de Chinita à Maracaibo ; celui d’Arturo Michelena, dans l’État de Carabobo ; à Santiago Mariño, à Nueva Esparta ; le Jose Antonio Anzoategui Aéroport, à Barcelone, et dans l’ aéroport Osacra Machado Zuloaga, connu comme l’aéroport de Caracas à Valles del Tuy, et enfin au Metropolitan Airport de Charallave.

Au bilan final, 68 avions sont vérifiés, dont un appareil qui a été retenu à Zulia (Chinita de Maracaibo). 11 autres le sont à Miranda, 14 à Anzoátegui et 37 à Carabobo. A Zulia-Maracaïbo, c’est un avion « d’acronyme étrangère » qui a été visité, nous dit le ministère. Selon le commandant en chef de la Guardia Nacional Bolivariana (GNB), Néstor Reverol, l’appareil a été découvert alors qu’il était là depuis un an dans l’un des hangars de l’aéroport, visiblement… abandonné (encore un ?). Onze autres ont été retenus à l’aéroport Metropolitan de l’État de Miranda, « présentant des incohérences dans leurs documents », selon le ministre des Industries et président de l’Administration des Douanes et Impôts Nationaux (SENIAT), José David Cabello, l’un des « intouchables » de l’ex gouvernement Chavez, avec son frère Diosadado, accusé pourtant de partout de malversations diverses… Le même déclarant au micro devant les caméras que « nous ferons un examen approfondi (…) vous informons que dans ces aéroports, il y a 364 hangars, abritant 600 avions et sept ateliers où ils font des réparations (…) Nous ne désirons pas seulement voir les documents des avions il est également effectué une inspection anti-drogue à bord et une recherche d’explosifs, ou tout autre élément qui peut être contenue à l’intérieur des laéronefs. «  Et le pouvoir de montrer à nouveau des chiens renifleurs monter à bord des appareils. Tout est fait pour rassurer. L’opération décidée, c’était un peu ‘hôpital qui se moque de la charité, en quelque sorte… car ils étaient nombreux, quand même, les militaires, à fouiller encore au même moment les débris du Gulfstream une fois incendié par leurs soins : mais à la recherche de quoi ? Pourquoi avoir voulu au plus vite éliminer toute trace du trafic ???

 

Opération de com’

Et le pouvoir en place, héritier direct de son prédécesseur(comme expliqué ici), de re-montrer à nouveau aux caméras un chien renifleur en pleine action à bord des appareils, ou un inspecteur en train de baisser le nez sous le fuselage de l’appareil. Une opération de communication rondement menée, destinée à éteindre l’incendie en train de naître sur la possible compromission ou une collusion du pouvoir avec les narco-traficants… Un compromission devenue gênante pour le premier : sur l’une des photos d’appareils visités, un Challenger, on a réussi la prouesse d’effacer l’immatriculation de l’appareil (histoire de ne pas se fâcher avec le propriétaire ?) ! Le gouvernement du Venezuela aurait-il quelque chose à cacher ? Un vieux problème hérité du précédent dirigeant et de ses encombrants militaires ? L’arrivée inopinée de ce biréacteur en pleine brousse ne serait-elle pas la goutte ultime faisant déborder un vase bien plein ? Sans aucun, doute, et c’est ce que nous verrons demain si vous le voulez bien…

(*) quelques explications : pour les non habitués des chiffres romains c’est ici le 77 eme épisode de ma série en effet sur Agoravox. Elle a commencé le 12 février 2011 (en fait elle avait débutée le 8 mars 2010 mais l’article -le même- avait été l’objet d’une cabale orchestrée par un groupuscule mené par un troll, qui a été viré du site depuis, privant les lecteurs pendant presqu’un an d’un événement fondamental, à la base de tout un trafic mondial de grande ampleur).

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