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Coke en stock (CXXIX): le Venezuela s’enfonce… dans le mensonge (1)

Je vous ai déjà décrit ici à plusieurs reprises les turpitudes du régime actuel du Venezuela, qui file tout doucement vers la dictature, n’en déplaise à des gens comme Clémentine Hautain, la pasionaria du Front de Gauche de Mélenchon (et ancienne coco), qui cet été sur France-Info a refusé d’utiliser le nom pour parler de Maduro (lui n’hésite plus à le faire).  Etre de gauche ne devrait pas signifier avoir les yeux fermés, tout au contraire, et pourtant, la fille de celui qui se levait du pied gauche, justement, semble vouloir garder des oeillères de taille respectable, comme d’ailleurs son mentor.   On n’en finit pas de tergiverser, à gauche (1), pour condamner ce qui est bel et bien devenu un narco-état, qui nourrit des personnes haut placées qui ripaillent pendant que le petit peuple tombe sous les balles du pouvoir comme je vais le montrer un peu plus loin ici.  Un Etat à la dérive, qui ment depuis des années sur sa lutte contre la drogue et qui a nommé récemment comme vice-président un homme dont l’implication dans le trafic international de cocaïne ne fait aucun doute (2).  C’est à lui d’ailleurs que l’on doit les premières mises en scènes de « saisies »… devant les photographes, alors que la drogue partait en fait vers le Cartel de Los Soles.  Au cas où J. L. Mélenchon l’aurait ignoré, ce 2 août 2017, Maduro a nommé comme ministre de l’intérieur et de la Justice Néstor Reverol Torres, ancien responsable de la lutte anti-drogue (avec Edylberto Molina, l’ancien sous-directeur de l’agence anti-drogue; lui aussi :  un comble !) accusé de trafic de cocaïne (plusieurs tonnes) par des juges fédéraux US… « une conspiration », bien sûr pour Maduro… malgré des preuves accablantes contre ses proches.

Pour faire croire à son bon peuple que Nestor faisait bien son travail, l’ineffable premier ministre devenu depuis la doublure de Maduro avait à plusieurs reprises raconté de belles fables sur les grandes capacités militaires de son armée à abattre les avions des narco-trafiquants (lire ici le chapitre « Des avions « interceptés »… ou une mise en scène ? » et le chapitre « nouvelle mise scène au venezuela« .  Les ruines fumantes montrées n’avaient en rien été abattues : ce sont les trafiquants eux-mêmes qui les avaient incendiés, ces avions… une fois la coke débarquée des appareils (ou lors d’un redécollage raté).  A défaut, même, ils ne s’embarrassaient même pas à y mettre le feu.  Ils laissaient sur place des avions à plus d’un demi-million de dollars (ou plus !) en plein Apure (tel le Gulfstream ci-contre à gauche), les soldats de Maduro arrivés invariablement trop tard les incendiant eux-mêmes, dans une mise en scène qui a fini par se savoir, peut-être bien aussi grâce à cette série.  Et comme ça n’a pas de fin, cette façon de faire, même après la disparition des Farcs, il en reste toujours de la coke à faire partir en Europe (à avoir chez nous) ou aux USA, via le Mexique; où les cartels dirigent tout ou presque.  Si bien qu’il n’y a pas si longtemps, à savoir en février dernier encore, on avait eu droit à une énième mise en scène, cette fois orchestrée de main de maître par les petits nouveaux chez les étoilés (les autres venant d’être appelés à de plus hautes fonctions par Maduro en personne !) : « Le général Tito (on admire le prénom) José Urbano Meleán, commandant de la Redi Occidental; le brigadier général Arturo Olivar Moreno, commandant national de l’antidrogue; Le général de brigade, José Castillo González, président du Bureau national antidrogue et le brigadier général Elio Ramón Estrada Paredes, commandant de zone 11 Zulia de la GNB (la Guardia Nacional Bolivariana),«  nous explique Panorama, qui nous montre en photos un beau parterre de militaires venus en camion bâchés admirer la dernière pièce jouée devant nous.  L’aréopage semble vouloir signifier une prise conséquente.  Mais lisons plutôt le superbe compte rendu de propagande signé du pouvoir de ce narco-Etat : « un avion a été retenu au sud du lac de Maracaibo dans le cadre de la Loi sur le contrôle de la défense de l’espace aérien, en vigueur depuis 2013, qui consiste en la mise à la terre ou à la destruction à l’air d’un avion considéré comme «hostile», ne bénéficiant pas de l’autorisation d’entrer dans l’espace aérien vénézuélien. L’avion, portant les initiales 870728 modèle M-90, a traversé la Colombie et est entré sans autorisation sur le territoire vénézuélien. Il a été mis hors de service en arrivant sur terre. L’événement a été enregistré le dimanche 19 février dans l’après-midi. L’avion avait été repéré par des intercepteurs de la  Fanb qui l’avaient obligé à faire un atterrissage sur une piste clandestine ».  Sémantiquement, il y a faire pour décrypter le vrai du faux de ce message… tant il y a de fausses allégations dedans.

Une énième fausse déclaration de bout en bout

En premier, on notera le gonflement de biceps de la « loi Maduro » sur les avions des trafiquants à abattre sans trop chercher à comprendre. A ce jour, on en a dénombré aucun qui a subi ce sort (alors que le voisin colombien n’hésite pas à le faire, comme on l’a vu).  En second, on notera le gag final affirmant que l’avion a été « forcé à se poser sur une piste clandestine » ce qui est pour le moins amusant : ou bien il y en a partout, des pistes de ce genre, ou bien les chasseurs russes à Mach 2 (des Su-30 Mk2 dont les douze promis par Maduro en 2015 ne sont toujours pas arrivés) achetés jadis par Chavez font des ronds pendant des heures au-dessus de quelques unes, attendant que le trafiquant déboule avec son avion à 200 km-h… Mieux encore quand on examine dans quel sens de la piste de fortune l’avion a été retrouvé incendié : et là, c’est à se tordre de rire, car il s’apprêtait à redécoller et ne venait pas de se poser (à moins que les avions de narco-trafiquants réussissent à faire voler les Beechrafts de 6 tonnes à l’envers, qui sait ? Au Venezuela de Maduro, tout devient possible, comme d’emprisonner un simple violoniste) !!!

Pas un modèle C-90 mais un modèle 200, plus imposant 

Mais il y a pire encore, avec le « rapport » précis des autorités portant le numéro de série de l’appareil, à défaut de son immatriculation (fausse ou non) et le relevé du modèle d’appareil incendié : un « M-90 », à savoir un Beechcraft modèle 90 King Air dont la longue série s’arrête à… H chez les « 90 ».  Manque de chance pour celui qui a relevé les numéros, aucun ne correspond à un listing de chez Beechcraft et de toute façon, ce n’est pas un modèle 90 mais bel et bien un modèle 200 !!!  La superposition de la découpe 2D d’un modèle de ce type sur l’emplacement des cendres restantes de l’appareil confirmant sa taille : l’engin fait plus de 16 mètres d’envergure et dépasse surtout 13 mètres en longueur (le King Air C90 ne fait que 10 mètres de long) !!!

A quoi cela peut-il rimer d’annoncer ainsi de fausses informations ?  Si les autorités vénézuéliennes ont évoqué un modèle « M », elles auraient au moins pu dire à la place un « Model F90 King Air », car au contraire de tous ses prédécesseurs, il a hérité lui aussi (mais en fin de série) d’une queue en forme de T, comme les autres bimoteurs qui ont suivi de la marque.  Car les ruines de l’avion « capturé » en possède bien une… du genre, et c’est même la seule partie reconnaissable de l’engin, d’ailleurs.  Si les autorités s’en tiennent à la piste colombienne, plusieurs journaux dont QuePasa citent eux une immatriculation en  XB-ORL, soit une inscription au registre aérien mexicain.  Et c’est visiblement un autre modèle plus grand qui a été incendié.  L’occasion donc, à nouveau, pour l’ami Falcon et moi-même de nous coltiner toutes les photos de Beechcraft 200, puisque visiblement les hommes à épaulettes, qui ont consciencieusement effacé toute trace indentifiable ont oublié un détail… qui va leur coûter cher. On élimine donc de nos recherches les modèles C-90 et on feuillette à nouveau le web, ce qui nous a plutôt bien réussi jusqu’ici comme vous le savez.  Enfin si vous suivez cette saga (notamment ici et plus récemment là).  Au moins, cette fois, l’ASN n’est pas à la remorque et n’a pas repris le communiqué lénifiant des maduristes pour annoncer le crash… d’un modèle 200, directement, sans pour autant avoir retrouvé l’exemplaire, ce à quoi on va un peu l’aider encore une fois.

Un seul élément visible pour retrouver l’appareil

Le seul détail reconnaissable, c’est le design fort réussi de la queue en T qui émerge du tas de cendres. Un dessin qui ne respecte pas les normes habituelles en vigueur sur ce genre de modèle, ce qui tombe plutôt bien pour nous et mal pour les généraux vénézuéliens… Il faut donc à nouveau chercher pendant des heures avec ce seul repère en tête pour retrouver l’engin initial et son éventuel propriétaire.  Encore une fois, l’ami Falcon et moi, on parie sur un appareil mexicain.  L’engin doit dater des années 80, malgré tout, mais avec 11 passagers possibles à embarquer, il demeure coûteux. I l se négocie toujours aux alentours du million de dollars, et parfois plus tel ce B200 de 1982 proposé ici à 1 495 000 dollars chez Controller, la Mecque des ventes d’avions privés (celui-ci, sans tarif, à discuter, étant muni d’hélices à 4 pales, comme le modèle atterri au Venezuela).

 

 

La découverte par surprise

Il nous faut donc à nouveau chercher, visionner les photos, et de guerre lasse même… les vidéos.  Il y a plus de deux ans déjà, en fouinant ainsi j’avais vu un superbe atterrissage de ce genre de modèle… Au Canada, qui m’avait très impressionné.  Un « hard landing » filmé à Calgary, ou plutôt à Nelson, dans le British Columbia.  Un atterrissage sous le vent enfonçant fort l’amortisseur de l’attendrisseur droit, à faire rebondir dangereusement l’avion.  Pas très orthodoxe, à vrai dire… Son redécollage aussi soulevant la poudreuse de la piste avait été lui aussi de toute beauté avec la poudreuse soulevée au passage.  Entre deux visionnages de modèles 200, voilà donc que je positionne ces vidéos sur mon second écran, d’un œil distrait… et constate, complètement ébahi, que cette fois c’est bien le complet hasard (ou le divertissement choisi lors d’un décompte fastidieux !) qui m’a bien aidé pour retrouver le bon appareil à la décoration unique si caractéristique.  Car c’est bien notre appareil !!!

Un canadien devenu mexicain, à peine quatre mois avant !

Le Beechcraft 200 immatriculé C-GOMA aperçu en train de jouer avec la neige dans l’extrême nord du continent est en effet bien celui que l’on recherchait : l’avion était canadien, à l’origine chez Air Partners Corp, (ou plus exactement américain, au tout début de sa carrière et même un temps Espagnol (chez « Transportes Aereos AXA » (que vient faire l’assureur français ici ?) avant d’aller s‘ébrouer dans le Grand Nord et finir rôti en Amérique du Sud ! Arborant les mêmes décorations de queue, exactement !!!  Ne restait plus qu’à trouver son tout dernier propriétaire, l’avion venu du froid ayant certainement été revendu… à coup sûr.  Ce que me dégote plus vite que son ombre l’ami Falcon, qui confirme que le bel avion a bien changé de mains en octobre 2016, soit quatre mois à peine avant sa fin tragique, pour devenir… mexicain, pari gagné encore une fois !!!

Une longue histoire de tripatouillages

Visiblement, donc, les autorités vénézuéliennes en évoquant un faux avion et en insistant sur sa provenance « colombienne » tenaient à induire le monde entier en erreur.  Ce n’est pas la première fois, on le sait.  La seule explication à ces agissements douteux et répétés étant le fait que le pays est depuis longtemps devenu un narco-Etat dont les plus hautes instances profitent des revenus du trafic de drogue.  D’autres exemples confondants conduisent à cette conclusion :  l’écheveau, déroulé de n’importe quel bout du fil, arrive toujours au sommet de l’Etat.  Un énième exemple ici, avec des opérations délictueuses réalisées en plusieurs temps (et échelonnées sur une bonne dizaine d’années au total).  Commençons en un premier temps le 10 mars 2015 par une coupure de presse (ci-contre ici à gauche).  On y distingue cinq personnes arrêtées (sur les 6 au total) en République Dominicaine.  Les six interpellés venaient de tenter de dérober un jet, le Cessna 550 immatriculé N61MA (photo AviacionCR.net ici à droite).  Les quatre pilotes du lot étaient arrivés  sur l’aérodrome Joaquín Balaguer en un avion Comander AC90, immatriculé YV3962.  S’en était suivi une bagarre administrative sur place, le Cessna déclaré au nom de la banque Peravia (devenue en faillite) et loué souvent à « Tropical Aviation” étant aussi réclamé par un imprésario vénézuélien l’ayant utilisé, José Basilis.  L’histoire sera vite escamotée, comme je vous l’ai expliqué la suite ici-même en décembre 2015:  « un deuxième avion saisi, un Cessna, était piloté par Victor Alvarez et Alexander Lira.  Le 10 mai, ils écopaient d’une peine de prison légère de trois mois… levée dès le 25 suivant par la Cour d’Appel dominicaine de la province de Santo Domingo, dirigée par Mary Perez,, la cour ayant «  constaté qu’il n’y avait eu aucune tentative de vol »…. à cette occasion, l’avocat des pilotes avait fait remarquer qu’on pouvait avoir confiance dans Alvarez : c’est un «  militaire retraité de la Force aérienne vénézuélienne »!!!  Bel aveu !!!

450 kilos de coke en Learjet

Personne n’avait remarqué entre temps qu’un autre pilote était intervenu sur le net, clamant haut et fort son soutien aux emprisonnés (Víctor Daniel Alvárez Rincón, Alexander Lira, Armando José Gutiérrez Gil et Jorge Luis Yzghen Barreto) : un autre pilote, appelé Velasco Tory.  Or celui-ci, on le retrouve impliqué dans une autre histoire de Learjet, un modèle 25D immatriculé YV544T découvert lui aussi le 17 mars 2015 cette fois en République Dominicaine… avec 450 kilos de cocaïne à bord de l’appareil.  Ils remplissent pas moins de 6 grosses valises, 2 rouges et 4 noires.  L’avion a deux pilotes : Edmundo José Medina Torrealba, 38 ans, et Francisco Javier Velazco Tory, 34 ans, déjà cité.  Medina vient de la municipalité de Caroni, dans l’État de Bolivar, tandis que Velazco Tory (ici à droite) est originaire de Mérida : ils sont bien vénézuéliens.  Très vite, court l’information sur son propriétaire : « on savait officieusement que l’avion appartenait à « un gouverneur du parti au pouvoir (PSUV) d’un État frontalier vénézuélien où ont été enregistré depuis 2014 des manifestations contre le président Nicolás Maduro ».  Lors de l’arrivée de l’avion, cinq autres militaires vénézuéliens à bord, dont l’identité n’a pas été indiquée, ont été arrêtés. « Le plan de vol fourni par le capitaine indiquait qu’il n’y aurait pas d’escales jusqu’à la destination ». Jusqu’en 2012, l’avion était américain, portant l’immatriculation N62DK et appartenant à ADP Aviation of Delaware Inc avant d’être vendu le 31 juillet 2013 a un propriétaire vénézuélien, celui d’Aeroservicios Deleite, qui opère depuis l’aéroport Oscar Machado Zuloaga, société installé à Charallave, qui possède un site, RoquesAir, un broker qui a vendu depuis un Beechcraft C-90 et en 2012 un Falcon (le N42NA) à la Bank Of Utah TRUSTEE, l’incontournable acheteur.  On peut le voir atterrir ici bien cabré à la Chinita en 2014 (c’est l’aéroport de Maracaibo).

Toujours les mêmes réactions 

Le mystérieux « politique » derrière l’avion saisi se révèle en fait être Gregorio Vielma Mora José, alors gouverneur de l’Etat de Tachira  (c’est aussi un ancien militaire sorti premier de sa promo sur 147, partisan de Chavez et emprisonné lors de la première tentative ratée de coup d’Etat) : voilà qui devient plutôt sulfureux.  Car l’Etat est aussi un de ceux les plus remontés, aujourd’hui, contre le gouvernement dictatorial de Maduro (cf la photo ici à gauche d’une des manifestations dès 2014… (photo du journal La Republica). Mais aussi une habitude désormais dans ce pays où l’ombre de Chavez ne plane plus depuis longtemps, sauf pour un pouvoir qui s’en sert comme étendard.  Plus encore, quand on apprend que le Learjet avait comme affréteur la société Aeroquest, appartenant à Pedro Loyo et Alberto Ardila Olivares.  C’est le second nom qui fait « tilt », chez les connaisseurs, car ce n’est pas la première fois qu’on le trouve en travers d’une histoire de transport de drogue par avion.  Et le moins qu’on puisse dire c’est que le CV du bonhomme, aujourd’hui très actif sur le net pour à la fois suivre l’actualité et se refaire un visage plus présentable, a de qui étonner.  Vielma Mora sortira finalement du bois le 13 décembre 2016, contraint et forcé, pour affirmer qu’il ne possède pas d’avion et qu’il n’a rien à voir avec le trafic de drogue.  Sans vaiment convaincre : le 

Mais c’est un des protagonistes récents qu’il nous convient d’étudier plus en détail… dans l’épisode qui va suivre, lui aussi plein d’enseignements sur ce qu’est devenu un pays corrompu dont les habituels thuriféraires (cf « le porteur d’encens ») ont bien du mal en ce moment à tenter de vanter les mérites (pas un seul article en éditorial dans ce blog), après avoir personnellement encensé son leader devenu dictateur.  Non, on n’en a pas fini avec ce qui est bien devenu à la fois une dictature, mais aussi un narco-Etat.  En prime, d’autres avions sont « tombés » depuis là-bas, ce dont je vous ferai part très bientôt également.  Un des tous derniers est ici – photo à droite – pour une fois retrouvé pas incendié, découvert à Santa Bárbara del Zulia – pas loin de la Colombie, près du lac Maracaibo – le 5 septembre dernier : il combine pas mal d’éléments du trafic « historique » de drogue  : les trois personnes arrêtées à son bord sont respectivement un colombien, un paragayen et un vénézuélien,  son propriétaire est de Saint-Domingue; c’est un appareil habitué à voler dans les Caraïbes et du même type qu’utilisait Barry Seal pour Pablo Escobar ( j’en reparlerai bientôt ici-même), c’est un superbe Piper Navajo Panther, modifié par Colemill, avec hélices quadripales : toute une époque !.  Un autre exemplaire a retenu spécialement mon attention, car cette fois on lui a évité une mise en scène et on a pratiquement escamoté son apparition dans la presse.  Il faut dire que celui-là remonte très, très loin vers le pouvoir… et pas seulement qu’au Venezuela !!!  Mais nous verrons ça plus tard, si vous le voulez bien…

(1) chez les Mélenchonistes, on a toujours autant de mal à parler de dictature :

http://www.liberation.fr/desintox/2017/08/23/oui-le-ralliement-a-l-alliance-bolivarienne-figurait-bien-dans-le-programme-de-melenchon_1591535


(2)
le dossier du vice président à la DEA : « El Aissami a été nommé vice-président exécutif du Venezuela en janvier 2017. Auparavant, il a servi en tant que gouverneur de l’état Aragua du Venezuela 2012-2017, ainsi que le ministre de l’Intérieur et de la Justice à partir de 2008. Il a facilité les livraisons des stupéfiants en provenance du Venezuela incluant le contrôle sur les avions qui partaient de la base aérienne vénézuélienne, ainsi que le contrôle des routes des drogues à travers les ports du Venezuela. Dans ses positions antérieures, il supervisait ou en partie des expéditions de stupéfiants de plus de 1000 kg du Venezuela à plusieurs reprises, y compris ceux qui avaient comme destinations le Mexique et les États-Unis. Il a également facilité, coordonné et protégé d’autres trafiquants de stupéfiants opérant au Venezuela. Plus précisément, El Aissami a reçu des paiements pour la facilitation des livraisons de drogue à la cheville ouvrière de la drogue vénézuélienne, Walid Makled Garcia.
El Aissami est lié également à la coordination des livraisons de drogues à Los Zetas, un cartel de la drogue violent du Mexique, ainsi que fournir une protection au seigneur de la drogue colombienne Daniel Barrera Barrera et au trafiquant de drogue vénézuélien Hermagoras Gonzalez Polanco. Los Zetas, Daniel Barrera Barrera et Hermagoras Gonzalez Polanco ont déjà été nommés comme spécialement désignés comme trafiquants de stupéfiants par le Président ou le Secrétaire du Trésor en vertu de la Loi sur les narcos  de mars 2010, d’avril 2009, et de mai 2008, respectivement ». 
Pour ces activités de mise en scène d’avion transportant de la drogue on peut relire ceci, avec le fameux cas d’un avion soi-disant saisi et ensuite incendié.  Même Hollywood n’avait pas songé à un tel scénario !  De l’esbroufe complète !

(3) « Les violations massives des droits de l’Homme commises contre les manifestants au Venezuela démontrent « l’existence d’une volonté politique de réprimer des voix critiques et d’instiller la peur parmi la population, afin de mettre un terme aux protestations », a dénoncé l’ONU dans un rapport rendu public mercredi 30 août » (…) « Le rapport accuse les forces de sécurité et les milices pro-gouvernementales d’être responsables de la mort d’au moins 73 manifestants antigouvernementaux ».

 

Note : Ici une excellente réflexion à propos du Venezuela et de la position en porte-à-faux des Insoumis français signée Natalia Brandler, directrice du Groupe d’études politiques sur l’Amérique latine :

« Les Insoumis bâtissent souvent leur discours à partir de trois erreurs :

1) Ils qualifient de «socialiste» une alliance entre militaires et politiciens corrompus utilisant le drapeau socialiste afin de s’attirer la sympathie de la gauche internationale.

2) Ils accusent «l’extrême droite et l’oligarchie financière» d’avoir détruit le pays, alors qu’en réalité, l’opposition réunit des partis de centre droit, de gauche et des sociaux-démocrates, la seule oligarchie étant la «boli-bourgeoisie» chaviste. Ils devraient s’informer sur les investigations en cours à propos des milliards de dollars déposés par cette dernière dans des banques étrangères.

3) Ils attribuent la crise à la baisse des prix du pétrole alors que la cause de cet échec est une gestion publique qui a détourné 850  milliards de dollars de revenus pétroliers et qui, prenant comme alibi un soi-disant collectivisme, a détruit l’industrie et l’agriculture. » On ne saurait faire meilleur résumé.  Pas sûr que ça plaise à notre Michel Collon et ses affidés, dont Jean Araud, qui m’apprécie tant, tous deux toujours aussi fans de Maduro…

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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