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Coke en stock (CXLV) : « El Chapo » et les avions (13). L’Europe et de vieilles réminiscences

La cocaïne arrive donc plutôt par bateaux, dissimulée le plus souvent au milieu d’un container sur les milliers que peuvent transporter les navires d’aujourd’hui.  Mais l’avion, dont le jet privé, n’est pas pour autant délaissé pour la traversée de l’Atlantique direction le plus souvent l’Espagne ou le Portugal.  Des avions qui décollent aussi parfois de Saint-Domingue, en République Dominicaine, comme on a pu le voir avec l’épisode d’Air Cocaïne, démarré à Punta Cana.  S’y mêle bien sûr un trafic d’armes, et même parfois aussi un trafic d’émigrés :  chez les narcos, on le sait, tout est bon pour faire de l’argent… liquide dans la machine à blanchir.  C’est donc sans surprise que l’on retrouve parmi eux une famille de néerlandais bien connus des services de police depuis des décennies, dont l’un joue un rôle trouble, acoquiné depuis longtemps avec la CIA, et que l’on retrouve à nouveau dans le circuit… qui nous conduit aussi en Argentine, cette fois.  Pays où le pouvoir – précédent- a de sérieux problèmes, il semble bien (1).

L’acheminement en Europe : Coca-Cola; l’Andorre, le Venezuela et même le Hezbollah !

On peine cependant à trouver une liaison aérienne vers l’Europe, en fait, le trafic se faisant on l’a vu essentiellement par bateau, excepté notre fameux Gulfstream de Biarritz.  Sauf lorsqu’on découvre le 15 décembre 2011 à Saint-Domingue, sur l’aéroport de la Romana (El Higüero-Doctor Joaquín Balaguer, à Santo Domingo Norte)…. un appareil immatriculé « N858JP » selon les dominicains, « d’une capacité de 19 passagers ».  On le décrit abusivement comme étant un « Learjet », mais aussi comme un « LC 60 » : or ce n’est certainement pas un Learjet et pas non plus Bombardier Challenger CL600.  Avec cette capacité, en fait, seul un Gulfstream semble répondre à la description… d’un avion dont on ne présentera aucune image.  Etrange.  La DEA aurait-elle insisté pour ne pas le montrer (et ainsi révéler un des appareils-paravents ?).  On peut en effet imaginer qu’il s’agit plutôt d’un Gulfstream Aerospace de type G550 (à 61,5 millions de dollars à sa sortie), d’après le parcours a effectuer (ou un Global Jet 6000).  Peut-être bien un de ceux de Rozzi Business inc, donc, pourquoi pas.  L’appareil, resté donc fort mystérieux, a surtout à bord pas moins d’une tonne de cocaïne – 2,152 livres, 1077 kilos exactement d’une valeur de 30 millions de dollars – sagement rangée dans 22 valises prêtes à décoller (façon Falcon d’Afflelou, dont ça aurait été la répétition : l’un des accusés, pour se défendre clame sur le net  que « ses valises étaient dans la soute de l’avion » ?).   L’avion est saisi juste alors qu’il s’apprêtait à partir… pour l’Europe (là aussi un jet à « grande allonge » se retrouve privilégié, comme le Gulfstream IV, de 6 7320 km d’autonomie par rapport aux Learjet, même les plus gros modèles):  il « devait quitter le pays à 05h00 à destination de la Belgique.  Selon le plan de vol, l’avion prendrait 7 heures 31 minutes pour faire la route » selon les inspecteurs (en ligne droite cela fait 7334 km :  c’est un peu calculé à la louche :  à 850 km/h ça prend en fait 1 heure de plus !).  Les mêmes affirmant que « la drogue a été introduite dans le pays par la mer, apparemment à l’aide de vedettes rapides ».  En fait c’est tout un pan de l’envoi de la coke vers l’Europe qui venait d’être découvert, mêlant à la fois des passe-droits diplomatiques menant en Andorre (?) et remontant même plus loin, jusqu’au trafic d’armes du Hezbollah !  Selon le commentateur d’El Gobierno de la Tarde, tout d’abord, le propriétaire de l’avion n’était autre que la famille Selman, à savoir celle de l’ancien directeur de Coca-Cola en République Dominicaine, très liée au gouvernement du pays (on affirmera plus tard qu’il appartenait à la famille Vicini, d’origine italienne, la plus riche du pays !).  Comme Afflelou, en ce cas, va-t-on dire gentiment.  Selman-CocaCola possède le N901FH, un Cessna 560XL Citation Excel (ci-dessus).  L’appareil à une autonomie de 3 441 km.  Entre le Brésil et  Praia, au Cap-Vert, il y a 2 850 km, et en passant au nord par le Groenland, vers Londres, il y a 3 056 km.  Ce n’est donc pas un problème pour lui que de rejoindre la République Dominicaine à l’Europe, via une étape ou deux !  

Un trafic international avec des militaires de République Dominicaine dans le lot

Avaient été arrêtés le 15 décembre 2011, en revanche, des dominicains, mais aussi les ressortissants néerlandais, tels Nicholas Joannes Maria et Angel Nathanael Deborah Kimberlei, ainsi que Watson Edward Rawson, un britannique.  Mais aussi, donc, avec eux, un capitaine de la « Fuerza Aérea » du pays, Humberto Pércival Peña de Marchena (ici à droite).  Comme par hasard, il sera aussi décrit dans la presse comme « informateur de la DEA » (belle tentative pour le disculper !) !!!  En tout cas, il avait des liens directs et prouvés avec le vénézuélien Gabriel Ignacio Gil Yanes (Gabriel Ignacio Gil Yánez), accusé dans son propre pays de blanchiment d’argent provenant du trafic international de drogue (l’homme avait été arrêté à deux reprises en Andorre !).  Lui-même lié à Ignacio  Hernández, détenteur d’un passeport diplomatique, (Yajanira Dayana Ontiveros Linares, l’épouse de Hernández Fernández, vivait alors en Andorre) qui était en fait l’assistant de Nelson Merentes, le président de « Banco Central de Venezuela » !!! Sidérant !!! Un Hernandez qui visiblement a bel et bien bénéficié d’une immense sollicitude tout au long de sa longue carrière de trafiquant : « Hernández Fernández a un casier judiciaire. En 1991, il a été reconnu coupable de graves blessures intentionnelles. Il a été arrêté en 1999 avec quatre autres Vénézuéliens dans l’Etat de Zulia – à l’ouest du pays – lorsque la police scientifique a saisi 1,4 kilo d’héroïne. Le procureur vénézuélien l’a accusé de trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes. Au procès, il a admis les faits. Il a reçu une peine de sept ans et six mois; mais a été emprisonné seulement 11 mois et 11 jours. Le juge de l’affaire, Luisa Rojas de Isea, a accordé une «mesure de précaution» qui lui a permis de purger sa peine sous un régime de présentation qui a duré jusqu’en 2008. Hernandez «purgeait» donc une peine pour trafic de drogue lorsqu’il a reçu le passeport diplomatique portant le numéro 532/2004 qui lui permettait de servir à l’étranger en tant que «conseiller du ministre des Finances». Sidérant encore !!! « Depuis 2002 – l’année de la grève pétrolière contre Chavez – jusqu’à la fin de 2004, dans le ministère de la finance, il y avait à la tête du ministère l’économiste Tobias Nóbrega, qui a ensuite été accusé de corruption au cours de sa gestion de plus de 5 millions de dollars dans l’achat par l’Etat de deux bâtiments à Caracas. L’ancien président du Venezuela, Hugo Chávez, a destitué Nóbrega en décembre 2004 – près de six mois après le scandale – et a préféré nommer le mathématicien Nelson Merentes. Nóbrega s’est enfui au Portugal. En 2011, le Contrôleur vénézuélien l’a reconnu responsable d’un détournement frauduleux et lui a imposé une sanction qui l’empêche d’occuper des fonctions publiques pendant 15 ans… » On notera que lorsqu’on trouvera le cadavre de Wilber Varela (alias Jabón), le narco-trafiquant, il portait aussi un passeport vénézuélien, comme en possédait aussi un certain Walid Makled, ici à droite) !!!

La trace jusqu’en Espagne

Le général à la retraite Jorge Humberto Peña Percival, avait même négocié avec Gil Yanes, né à Barquisimeto, l’achat d’un avion en Espagne « qu’ils devaient utiliser pour des activités illégales« . « Mais l’achat n’a pas eu lieu parce que le vénézuélien a été arrêté par les autorités anti-drogue de son pays alors qu’ils tentaient de voler un avion dans un aéroport au Venezuela » précise la presse. Gil, lui-même donc accusé d’avoir voulu voler un avion :  « Le 4 décembre 2010, Gabriel Gil a été accusé d’avoir volé un petit avion à l’aéroport Óscar Machado Zuloaga dans la ville de Charallave, à 28 kilomètres de Caracas. Il a passé trois ans dans la prison de Yare III pour les crimes de saisie illégale d’avions, de résistance à l’autorité et d’association pour commettre un crime. Il a été libéré en 2014, après avoir purgé sa peine. Il n’a jamais reçu l’injonction qu’il a demandée à plusieurs reprises. Dans le document de l’unité de lutte contre le blanchiment d’argent Andorre sait qu’en raison du montant élevé des revenus en espèces qui a effectué à deux « conseillers » « arrivés à un montant de 2,5 millions de dollars, la Private Banking d’Andorre les a informés qu’ils ne pouvaient pas continuerleurs opérations, ce qui explique pourquoi les deux ont accepté d’envoyer l’argent par virements bancaires. Même ainsi, les rares informations reçues des clients et l’opacité avec laquelle ils travaillent provoquent la déclaration de suspicion présentée par le BPA aux autorités d’Andorre », selon le rapport. » Gil (ici à droite) était un homme très organisé et très affairé : « Gil Yánez apparaît comme actionnaire et administrateur de la société Pepperpot, créée en 1997 et enregistrée en 2009 dans le registre du commerce 5 Caracas. Cette société, basée dans le Empresarial del Centro La Lagunita de la capitale vénézuélienne, faisait parmi ses services énoncés dans les activités de construction et rénovation des bâtiments (« des maisons de façade »), bien que dans la pratique elles a plutôt fonctionné comme une « banque-écran », une entité facilitant les transactions et le « swap » de devises. En tant qu’employé de cette société, Gil a émargé à l’Institut vénézuélien de la sécurité sociale (AISS) pour la dernière fois en janvier 2015. La société a également « a lancé la construction de 52 appartements au Venezuela, ainsi que le projet d’asphalte à Maturín « , selon la documentation. « Le 3 mars 2006, Gabriel Ignacio Gil Yánez a ouvert un compte avec lequel il a acquis une société panaméenne au sein de BPA, North Hilton Investment ». 

L’anti-narco qui était aussi narco

Au scandale de l’argent de l’Andorre s’ajoute celui de la corruption d’un policier vénézuélien,  le commissaire Norman Danilo Puerta Valera, ancien chef de la Division de lutte contre la drogue de la police scientifique vénézuélienne (CICPC, de 2004 à 2007). L’homme avait été appréhendé le 7 juin 2010 pour  » délit de blanchiment d’argent lié au trafic de drogue »,  avait-on pu lire dans le dossier envoyé par la justice d’Andorre au Bureau du Procureur du Venezuela la même année. « Puerta Valera avait un compte BPA approvisionné avec 1 446 992 dollars américains, ouvert en 2006 dans un bureau à Caracas. Il n’a jamais déclaré qu’il était un officier de police de haut rang, puisque cela aurait immédiatement fait de lui une personne politiquement exposée (des personnes dont les comptes et les transactions doivent être surveillés attentivement). Le seul document qui a été consigné était une carte de membre de la Cattlemen’s Association de l’État du district de Mauroa de Falcón. Dans une vidéo diffusée le 17 Juillet 2012 sur YouTube, l’ex-flic raconte comment il a été capturé par l’espagnol Xavier Mayol González, directeur du BPA qui avait ouvert le bureau du Venezuela, et l’une des représentantes de l’entité dans le pays, la vénézuélienne Mariela Milagros Prieto González. »  L’argent de la drogue, c’est bien connu, corrompt tout.   Antonio Hernandez Fernandez Tulio et Gabriel Ignacio Gil Yanez avaient été arrêtés en même temps que lui, alors qu’ils étaient présentés comme « conseillers du ministre de l’Economie et des Finances » du Venezuela !!!  En photo, Norman Danilo Puerta Valera en train de montrer une saisie de cocaïne (à la Neyret, diront les mauvaises langues).

Le trafic d’êtres humains en prime :  l’argent des émigrés !

Jorge Humberto Peña Percival aurait-il eu des liens familiaux avec un autre  » Pércival  Peña » ? Car le 15 octobre précédent un dénommé Rafael Bienvenido Pércival Peña, général en chef, celui-là avait déjà fait parler de lui, ou plutôt son fils Pércival Matos, inscrit au « Primer Escuadrón de Caballería Aérea,E.N », accusé d’avoir reçu en personne 350 000 dollars pour laisser passer deux vénézueliens (dont le pilote sous le faux nom d’Arturo Flores), pour aller voler le Beechraft 200 immatriculé N871C, du Grupo Punta Cana (appartenant auparavant à Patricia A King de Leon de Flight Harvest (harvestflight.org, des missionnaires évangélistes, c’est celui-là qu’on retrouvera dissimulé sous un filet en … Apure, au Venezuela, et dont l’image de face deviendra emblématique des appareils posés dans la « brousse » vénézuélienne !!!).  En tout cas c’était encore une fois une belle entreprise familiale :  la propre femme de Pércival Matos, comme est en effet la nièce du capitaine pilote Jorge Humberto Marchena Percival, et elle a travaillé pendant trois ans à la société Helicraft, avec des contacts à El Higuero !!!  L’avion une fois décollé était parti « vers le sud ».  Pércival Matos même était en rapport  avec José Guillermo Gonzalez Vanderhorst, colonel en retraite de l’armée de l’air, arrêté le 22 avril 2011 en possession de 23 kilos de cocaïne, reçus de l’italien Edoardo Padovani Agosti, le chef du réseau de drogue mais aussi de trafic d’êtres humains, dans une organisation assez complexe, débouchant sur une autre nouvelle source de revenus : le trafic d’immigrés !!!  Ces trafiquants souhaitaient en effet quitter l’aéroport international Dr. Joaquín Balaguer (EL Higüero) dans un avion privé sans passagers à destination de Port-au-Prince.  En Haïti, auraient alors chargé 13 ressortissants chinois, pour les transporter illégalement à Belize ou à l’aéroport international Mundo Maya de la ville de Flores, au Guatemala.  Au Guatemala où des policiers de l’immigration impliquées dans le réseau étaient chargés de gérer leur transfert aux États-Unis.  Un réseau international avec une direction européenne, visiblement pour ce qui est de l’avion saisi.  Rawson, déguisé en stewart lors de la découverte de l’avion, avait failli se fait pincer par une bête transaction de fausses pesetas, trois ans auparavant, plaidera coupable aux USA en 2013 « en compagnie de deux complices, Nicolas Epskamp et Nayef Fawaz », avait-on appris dans la presse. Rawson écopera de 17 ans de prison en 2014.  Etrangement, en 2012, quand le procureur US réputé intraitable, Preet Bharara, du Southern District of New York, traitera le dossier, seuls les deux noms de Nicolas Epskamp (qui mène à une filière libanaise aussi, celle de Mink Kok !) et de Watson Edward Rawson, apparaîtront en un premier temps; Nayef Mahmoud Fawaz, un libanais, étant alors cité à part, comme ayant été « arrêté au Panama le 24 juin 2012″ (ici à droite en photo), et « renvoyé aux Etats-Unis pour y être inculpé le 5 juin 2012″.  Dans un document américain du House Foreign Affairs Comittee, détaillant le financement du Hezbollah américain, le nom de Nayef Mahmoud Fawaz apparaissait également. Mais comme étant aussi inculpé d’avoir fourni jadis des Hélicoptères Bell à l’Iran : retour à la case armes contre cocaïne !!!

Avec  Kok, et ses frangins c’est retour à la case départ… de la CIA !

Le nom de Nicolas Epskamp, dans le lot (il est ici à droite encadré par deux policiers lors de son arrestation devant le lot de cocaïne qu’il désirait importer en Europe), est plus révélateur qu’on ne pense.  L’ex-rédacteur en chef du magazine Bonjo, désormais incarcéré pour un bout de temps, semble toujours bénéficier de solides amis, qui entretiennent un blog à sa gloire alors qu’il est toujours emprisonné dans la prison de La Romana, en République Dominicaine.  Un blog dans lequel on trouve vite aussi ses autres amis.  Notamment un autre néerlandais, le dénommé Robert Mink Kok, un ancien commando des Marines hollandais, convaincu en 1995 de trafic de drogue mais aussi d’armes, qui était parti juste après se réfugier en Belgique (accusé en 1993 d’avoir assassiné le trafiquant de drogue d’Alkmaar Jaap van der Heiden, tué à l’explosif devant son pas de porte, il a été blanchi, faute de preuves).  Kok (ici avec un fusil M16 ou AR15) reste un cas d’espèce :  il a commencé sa carrière dans la drogue peu de temps après avoir abandonné ses études de droit à l’université d’Amsterdam et lorsqu’il a rejoint un kibboutz en Israël.  Là, il y a appris l’hébreu mais surtout a tissé des liens qu’il utilisera plus tard dans son commerce d’exportation d’ecstasy.  Une carrière à laquelle l’agent des services secrets Paul Herrie avait donné un sacré coup de pouce ; Herrie sera en effet condamné à deux ans de prison en 2009 pour avoir divulgué des secrets d’Etat dans cette affaire !  Dans un excellent document, rédigé par Duncan M. Roads, éditeur du magazine australien NEXUS, voici ce qu’on a pu lire d’extrêmement dérangeant :  « dans son appartement du 332 Nachtwachtlaan, à Amsterdam, lors de la recherche des 15 000 kg. de cocaïne d’une valeur de 500 millions de dollars qu’il avait importé, on avait trouvé aucun meuble … mais plus de 200 armes, y compris les pistolets-mitrailleurs P-90 à visée laser (ici à gauche; on en avait retrouvé en Libye à la chute de Kadhafi), des  lance-grenades, lunettes de nuit à infrarouge, des armes anti-émeutes, des gilets pare-balles, des détonateurs électroniques à télécommande, et 233 700 pilules d’XTC avec le logo de bande dessinée « Tom et Jerry ».  Or l’enquête à son propos avait révélé aussi autre chose de très dérangeant. En effet, le directeur de la Fabrique Nationale (FN ou Fabrique nationale de Herstal,), F. Lenaers, venu examiner les armes (belges) avait indiqué qu’elles avaient été « commandées par une agence gouvernementale américaine » (en fait la CIA !), et que deux des P-90 (avec visée laser) avaient été exportés sous licence, en Jordanie ».  Nous sommes alors dans le milieu des années 90, et le souvenir des ravages des Tueurs du Brabant, et de leurs pénibles exploits de 1982 à 1986  est encore dans toutes les mémoires, comme la possibilité d’un Gladio organisé dans le pays.  Un tel lot d’armes achetées par la CIA et déposées sur place ravive en effet la crainte.  Et c’est d’autant plus que Kok est alors un informateur de la police;  et qu’il bénéficie de l’aide d’un agent de l’Etat !

Le rôle trouble de Robert Nieves, l’homme qui mène à Mink Kok

Et il n’était pas le seul, cet agent : « une commission parlementaire appelée Kalsbeek (dans son rapport de 1999), qui avait étudié « l’importation parallèle » de la cocaïne en Hollande avait conclu à la complicité de douaniers corrompus, de fonctionnaires et de policiers des membres de l’Interregionaal Recherche Team  (IRT) créée en 1987 pour travailler aux côtés de la DEA et du Ministère de la Justice des Etats-Unis  pour infiltrer les cartels colombiens et leur réseau de distribution européen via le port de Rotterdam.  Outre le rôle trouble de Mink Kok, la commission avait surtout trouvé un lien entre ce même Mink Kok et Robert Nieves ».  Nieves ?  Son nom était apparu en 1987 lors de l’enquête menée par le Congrès US sur les Contras.On peut lire « Whiteout: The CIA, Drugs, and the Press » d’Alexander Cockburn et Jeffrey St. Clair qui le citent également  en référence sur la période.  Et effectivement : « surnommé « le bonhomme de neige » par ses anciens collègues de la DEA et la CIA, Nieves était l’agent traitant de Norwin « El Perico » Meneses (ici à droite) de 1985 à 1989, le représentant du cartel de Cali, accusé de de trafic de cocaïne au Nicaragua arrêté et condamné à 12 ans au Nicaragua en 1991″.  Juan Norwin « El Perico » Meneses Cantarero, le frère cadet du général Edmundo Meneses Cantarero, le responsable « somociste » en charge de « conduire » les opérations de Pancasan en 1967 (région où la guerrilla du FSLN avait été décimée).  Diplômé de « l’école des assassins » (l’École des Amériques), le général Meneses Cantarero a été exécuté au Guatemala, alors qu’il était ambassadeur du tyran Anastasio Somosa dans ce pays en 1977.  La famille avait fui le Nicaragua en 1979 après la prise de pouvoir des Sandinistes et Juan Norwin « El Perico » Meneses Cantarero était logiquement devenu le conseiller du commandant militaire des Contras soutenu par les États-Unis.  Un chef militaire narco-trafiquant, depuis toujours.  Dans son livre, Gary Webb le dépeignait ainsi « alors que Carlos Lehder n’était encore qu’un peut délinquant emprisonné à Danbury dans le connecticut  pour vol de voitures, Meneses dévalait déjà des centaines de kilos de cocaïne avec les fabricants péruviens ».  Un précurseur, en quelque sorte ! « Ancien chef du bureau de la DEA au Costa Rica, Nieves a été cité dans une déposition prise par l’Institut Christic et comme l’un des agents du DEA basés au Costa Rica dont on soupçonnait le détournement des saisies de cocaïne sorties laboratoires de traitement de la cocaïne dans le nord du Costa Rica, vers les labo d’analyse de la DEA installée à Washington. Bien que Nieves a correctement a prétendu être responsable d’un câble d’avril 1986 au siège de la DEA confirmant que les dirigeants de Contra volaient de la cocaïne à Costa Rica sur la base aérienne d’Ilopango au Salvador, un agent de la DEA basé à San Salvador, Celerino Castillo, pense que le câble de Nieves était  surtout destiné à dissimuler les activités illégales des officiers de la DEA au Costa Rica. Suite à son rappel à Washington, Nieves a été nommé chef des enquêtes sur le trafic de cocaïne, selon Gary Webb, auteur de « Dark Alliance », un récit de la faille américaine lors de l’épidémie de cocaïne (sur la base de dossiers obtenus dans le cadre de la FOIA la CIA, la DEA, le FBI, le département du shérif de Los Angeles et documents déclassifiés de l’enquête Iran / Contra).  (A droite le Nicaraguayen Danilo Blandon au centre du trafic qui a livré des tonnes de coke ne Californie du Sud, en relation avec Ricky Ross alias  “Freeway” ). « En retraite en 1995, Nieves était chef de la DEA Division internationale, responsable de l’entrée DEA  dans l’affaire iranienne. Peu de temps après avoir quitté l’agence, Bob Nieves rejoint Guardian Technologies, un service de conseil en sécurité et  société de fabrication d’armures de carrosserie basée en Virginie et détenue par  Olivier North et Joe Fernandez, ancien chef de poste de la CIA à  Costa Rica de 1984 à 1986, qui faisait également partie intégrante du réseau d’approvisionnement des Contras. »  Retour en quelque sorte à la case départ des liens entre la coke et la CIA !!! »  Or dans le fameux transfert de la tonne de coke de l’aéroport El Higüero-Doctor Joaquín Balaguer, à Saint Domingue (on y revient), apparaît aussi Zakaria Koleilat, qui a été arrêté en Belgique; c’est le frère aîné de Mink Kok.  Et son frère cadet Ali, est lui aussi soupçonné d’implication dans le transport des 1077 kg en République Dominicaine.  Et lui a aussi été cité dans une autre affaire de transfert de cocaïne.  Celle de l’arrivée inopinée du biréacteur Gulfstream Global Express, immatriculé 9H-FED d’une société d’aviation suisse (Hyperion Aviation), enregistrée à Malte (?) qui s’était posé en express sur l’aéroport de Gandon, au prétexte de faire du kérosène, car il venait du Venezuela, via Trinidad et Tobago.  Une histoire dévoilée plus tard par Der Spiegel et sur laquelle je reviendrai bientôt ici.  Ali Koleilat Dalbi, le cadet… lui aussi devenu un très, gros poisson du trafic de drogue… mais aussi du trafic d’armes : en 2003, il aurait ainsi fourni Charles Taylor en Kalachnikovs et en munitions (lui ou son beau-frère), ce que confirmeront des policiers allemands, qui évoqueront également son nom pour un trafic de cocaïne en la République dominicaine… en 2011, où une tonne attendait de partir vers l’aéroport de Deurne, près d’Anvers… celle de notre fameux Challenger !!!

Le dernier objectif de la filière : le Bénin

Et ce n’est pas fini, car c’est tout la famille de Koleilat qui retient l’attention : « Ali Koleilat est loin d’être le seul membre de sa famille connu de la justice. En mars 2013, le tribunal de Bordeaux a en effet condamné Yehia Kleilat Delbi en Nagi Koleilat, deux autres membres de sa famille, à 8 et 5 ans de prison ainsi qu’à une amende de 1 213 050 euros pour les rôles de premier plan qu’ils avaient tenu dans une opération de blanchiment d’argent provenant d’un trafic de drogue entre l’Amérique latine et le Moyen-Orient, via l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et la Grande-Bretagne. Lors de son procès, Yehia Kleilat avait par ailleurs affirmé avoir acquis sa fortune en travaillant pour le dictateur libérien Charles Taylor ». « Enfin, Zakaria, le frère d’Ali Koleilat, est actuellement incarcéré en Belgique dans l’attente de son extradition vers les Etats-Unis. En mai dernier, une équipe de la police fédérale l’a arrêté dans un hôtel anversois. Son arrestation s’est faite sur base d’une demande des Etats-Unis qui avaient Zakaria depuis longtemps dans le collimateur. D’après la DEA, il serait impliqué dans des opérations de blanchiment de fonds provenant d’un trafic de drogue entre Amsterdam, New York et le Nigeria. Zakaria Koleilat était également sur le point de mettre en place un trafic de cocaïne entre la Colombie et le Bénin  à destination de l’Europe et des Etats-Unis (ah tiens, Le Bénin,  quel hasard, justement là où l’on retrouve aujourd’hui notre « Aerotaxi » du Mali, l’ineffable Vernet… et sa récupération de l’hélicoptère ZS-RKG de Phil Edmonds et Andrew Groves, deux autres escrocs de très haut vol, tâtant de tout pour faire de l’argent, accusés par Global Witness, l’engin est visible ici à droite dans son hangar de Bamako (2).  « Le mandat d’arrêt de Zakaria Koleilat a été prolongé le 8 août dernier par la chambre du conseil d’Anvers mais il a interjeté appel et comparaîtra prochainement devant la chambre des mises accusation. »  L’homme sera au final renvoyé, mais non sans avoir causé de sérieux problèmes aux belges.

Le coup du torero, en préparation ?

Un autre Challenger 604 encore ?  En décembre 2010, une autre affaire de transfert de drogue tournant autour de cet appareil survient en Espagne, avec un avion, immatriculé N600AM, qui a décollé d’Argentine et qui s’est posé sur le trajet au Cap Vert.  L’avion appartient à Medical Jet, une société de transport d’organes à transplanter.  Dedans, il y a 940 kilos de coke.  Surprise : Julia Gustavo, le pilote de l’avion arrêté et le principal actionnaire de l’entreprise et son frère, ne sont autres que les fils du général de brigade Joseph Julia, l’ancien commandant des forces aériennes argentines sous la présidence de Carlos Menem.  Et ce n’est pas tout : il y avait paraît-il quatre hommes dans l’avion (enfin, les autorités hésitent toujours sur le nombre exact).  Le troisième à bord, et le co-pilote effectif lors de l’atterrissage à Barcelone, n’est autre que Gaston Miret, le propre fils du général de brigade José Miret, qui était secrétaire de la planification au cours de la dictature de Jorge Videla !  Celui qui avait racheté la maison de campagne paraguayenne du dictateur Lino Oviedo révèle la presse, et le fameux ministère l’endroit où avaient eu lieu des détournements de fonds et de biens, dans des proportions phénoménales, Videla, lui aussi, ayant aussi pillé son propre pays !  Le mystérieux quatrième homme est encore plus intriguant.  Et c’est l’efficace El Tiempo qui va lever le lièvre.  Une découverte assez ahurissante en effet. L’homme, au 15 janvier aurait déjà été libéré.  El Tiempo, qui a ses sources, indique en effet « qu’ un procureur expert du renseignement, qui a l’habitude de décrypter les données n’a pas donné d’avis sur l’avion venu de l’étranger vers le Cap-Vert. Mais ses sources suivent la piste d’un cadre supérieur du magnat russe David Yakobashvili, qui, selon le magazine russe des Finances, est co-propriétaire de l’entreprise Wimm-Bill-Dann (un truc énorme, puisqu’il produisait 34% des denrées fraîches, et 20% du marché des jus de fruit en Russie avant d’être absorbé en 2011 par… Pepsi-Cola !). « Yakobashvili est le propriétaire d’un avion Gulfstream GV-SP, évalué à 45 millions de dollars et d’un Bombardier Challenger 604, donné pour 28 millions de dollars : un modèle identique à celui utilisé par Julia de Buenos Aires pour rejoindre les îles du Cap-Vert l’Afrique, puis vers Barcelone ». L’avion utilisé appartenait au départ à la société South Aviation Inc, et ces derniers tests en vol ont eu lieu à Morón, le 18 décembre, et ont effectués par Eduardo Juliá Noceti au nom de la société Federal Insurance Company. A El Moron, une base… militaire ! Une révélation signée Urgente24, qui a révélé que l’avion avait bien résidé longtemps sur la base, alors que « l’organisme d’Etat d’aviation ANAC (National Civil Aviation Agency, et donc US) n’a pas compétence sur un jet immatriculé à l’étranger », et que selon la loi argentine, « un jet immatriculé à l’étranger ne peut pas séjour de plus de 3 mois en Argentine pour y exercer en prime le travail de taxi aérien ».  Quand des fils d’anciens militaires utilisent les pistes en dehors de toute législation, il est évident que l’armée de l’air argentine est dans le coup.  Et participe donc au trafic, conclut clairement El Tiempo.  Mais la filière espagnole semble échapper à El Chapo, car la drogue arrivée en Espagne est bolivienne, et non colombienne. Je reviendrai bientôt sur l’exposition de tous les attenants de cette filière, qui mêlent le système Kichner à ses trajets.  Via des avions officiels qui sont en majorité… des Learjet !

Guzman, l’Argentine… et l’éphédrine

El Chapo doublé par les boliviens ?  Pas si sûr que ça :  il n’a pas dit son dernier mot dans la région a-t-on pu lire chez ClarinX :  « El « Chapo » Guzman, le capo mexicain le plus célèbre, qui occupa la liste du magazine Forbes comme l’homme le plus riche de son pays avec une fortune d’au moins un milliard de dollars, avait aussi sa tentative de pénétrer à Formose, près de la frontière paraguayenne.  Il a envoyé une femme, María López Madrid (surnommée « la reine de l’éphédriene »  qui a mis en service trois quartiers généraux d’une Église évangélique appelée du Nouveau Millénaire d’où ils ont organisé l’entrée de cocaïne et de marijuana par le Paraguay et ils l’ont pris en charge par le Parana ».  Guzman est entré dans le jeu via… églises évangéliques (ah tiens) !! « López Madrid a contacté l’Argentin Gilberto Monzón, qui gardait un temple appelé « La Roca » qui était presque abandonné dans la ville de Resistencia.  Il a été rebaptisé «Église évangélique du nouveau millénaire» et a fait venir un supposé prédicateur mexicain nommé Jerome Lopez Valdez qui prétendait être un prophète.  Un jour, ils ont disparu en disant à Monzón qu’ils iraient au Paraguay et apporteraient des «fonds importants» pour construire deux autres églises près de la frontière. Selon le journaliste mexicain José Reveles, auteur de l’ordre d’affichage difficile à lever les églises est venu directement de Chapo Guzman qui avait pris à cœur cette tâche car il avait construit un temple pour sa mère pieuse dans sa ville natale de La Tuna, à Sinaloa. Le permis d’opérer a été accordé rapidement par José Mongeló, alors sous-secrétaire d’État aux cultes et au gouvernement provincial, qui, à la fin de l’année 2011, a assumé la fonction de député national du Front pour la Victoire (…)  Le 8 octobre 2010, López Madrid (ici à gauche)  a été condamnée à cinq ans de prison pour trafic d’éphédrine pour le cartel de Sinaloa. A cette époque, l’industrie pharmaceutique de l’Argentine avait besoin d’entre 0,8 et 1,2 tonnes d’éphédrine pour la production de drogue. Mais selon la société de conseil internationale DataMyne qui suit l’importation et l’exportation de produits chimiques dans le monde, l’Argentine a importé 22,5 tonnes de cette substance en 2008. L’année suivante, elle est tombée à 14 tonnes qui sont allées en 39 expéditions et une un an plus tard, il atteignait le chiffre le plus bas de 11,8 tonnes alors que le sujet était déjà à la une des journaux. Mais en 2011, il a de nouveau augmenté à 18,6 tonnes et un chiffre similaire a été l’année suivante, soit 18 fois plus que ce qui est nécessaire pour l’industrie locale. Le kilo d’éphédrine arrive en Argentine à un prix d’environ mille dollars. Les gangs mexicains paient jusqu’à vingt fois plus (…) En août 2009, les agents de la police fédérale et de la DEA ont mené l’opération « El Mariachi », dans lequel un laboratoire de méthamphétamine avec 4 150 kilos d’éphédrine d’une valeur d’environ 40 millions de dollars a été découvert ».

Le fils du trafiquant argentin tué dans un crash… au Honduras

Le désir de Guzman de s’immiscer aussi dans le ciel argentin est révélé par un accident aérien, un de plus, qui relie beaucoup de choses entre elles comme on va le voir.  Le 10 octobre 2010 dans le canyon de la rivière Torres , dans l’Uruca, à San José, au Honduras, un avion s’était écrasé, près du village Plan de La Laguna, dans la municipalité de San Jerónimo, dans le Comayagua. L’appareil était un Aero Commander de type 500 (à moteurs classiques donc, un avion fort prisé des trafiquants comme sa version à turbo-propulseurs, d’ailleurs), portant l’enregistrement TG-JAB (ici à droite, remis à neuf), au Guatemala.  A bord, on avait  retrouvé 177 kilos de cocaïne mais aussi le cadavre d’Otto Monzón Monroy, le fils de d’Otto Monzón del Cid, lui-même pilote alors inculpé en Argentine pour trafic de drogue dans un réseau sous les ordres de Rubén Martínez !  Otto René Monzon Monroy possédait alors deux sociétés aériennes qui avaient comme adresse le hangar 35, au Tobías Bolaños Aéroport à Pavas, de San José, d’où était sorti le TG-JAB transporteur de coke !!!   L’avion avait déjà effectué auparavant un vol au Honduras, entre San Pedro Sula et Tegucigalpa.  Selon les premiers résultats de l’enquête qui avait suivi, l’avion était… trop chargé !!!

Kok, depuis, avait quitté il y a quelques années déjà la Hollande pour aller s’installer… au Liban, où il avait replongé dans le trafic de coke (il y a été pris le 3 août 2011 avec 53 kilos).  Après quatre d’emprisonnement dans l’une des prisons les plus sinistres du Liban, à Roumieh, il a été libéré le 1er février 2016 (il avait été condamné à 8 ans de prison en 2013…).  Pas sûr qu’il soit rentré depuis en Hollande :  le service des impôts pour les années 92,’93 et ​​’94 lui ont réclamé respectivement 3,6 millions, 3,6 millions et 1,4 million de florins (sans compter les frais depuis)…

 

(1) l’actualité rattrape semble-t-il le pouvoir précédent de Kichner, dans le collimateur depuis des années.  On peut relire à ce propos ceci :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xc-la-route-de-l-165730

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxv-un-temoignage-165293

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/coke-en-stock-xxv-les-transplants-90852

 

(2) Sable Mining est mêlé à un scandale dans lequel apparaît le fils d’Alpha Condé, pour le permis d’exploration du fer du mont Nimba.  Un fiston fort utilisateur de jets privés.  Son père voyageant dans le jet de Bola Ahmed Tinubu, alias Jagaban, un milliardaire, ancien gouverneur de Lagos, qui a débuté sa carrière comme disc-jockey, possesseur de plusieurs jets privés (tel celui ici à droite).  Un père qui voyage beaucoup… aux frais du pays.  Alpha Condé, ami de Albert Bourgi e de Jacques Chirac, que l’on a vu souvent descendre d’un Falcon dont on reparlera très certainement :  immatriculé en France, il est géré par une société croate gérée de France, au Bourget, par… le groupe Segur de Marie-Antoinette Dain…

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