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Coke en Stock (CXI) : au Honduras, une pluie d’avions, un Cartel et même… un Learjet abandonné !

Année faste, pour les trafiquants aériens en 2015 au Honduras ! En une année on a en effet assisté à une pluie d’appareils, la plupart retrouvés incendiés, une tendance qui avait démarré il y a longtemps on le sait, mais qui avait vu la tendance augmenter avec la taille des appareils, devenus plus gros et transportant davantage encore de cocaïne. Des Beechcrafts, notamment et même un jet, un Learjet 25, retrouvé abandonné cet été à Tegucigalpa. Même s’il l’appareil n’est plus tout neuf (il affiche aujourd’hui 45 ans d’âge) un modèle similaire se vend encore aujourd’hui plus de 185 000 dollars. La tendance nouvelle étant la provenance : si la plupart proviennent du Venezuela, quelques uns ont eu comme donneurs d’ordres des brésiliens. Avec au bout du compte, l’institutionnalisation du trafic chez un industriel et homme politique accusé sur le tard de blanchiment d’argent.

Miguel_FacusseLes avions retrouvés incendiés au Honduras, c’est une vieille histoire : ainsi en 2004, un document de Wikileaks avait révélé que les vestiges d’un avion retrouvé à moitié enterré ayant emporté une tonne au moins de cocaïne était atterri dans la propriété de Miguel Facussé Barjum, « un homme éminent au Honduras »,  « l’un des individus les plus riches de la nation également, un grand industriel, et l’oncle de l’ancien président hondurien Carlos Flores Facussé. » Un bulldozer était même venu retourner la terre au dessus des vestiges de l’avion de la drogue. Selon Wikileaks, Don Miguel Facussé, était présent sur la propriété au moment de l’incident. Or comme le signalait Wikileaks, ce n’était pas la première fois que la propriété recevait ce genre de visite :  « en juillet 2003, un bateau go-fast s’était abîmé en mer en s’écrasant su un mur de la même propriété après avoir engagé un échange de tirs avec les forces de police nationales. Deux trafiquants de drogue connus ont été arrêtés dans cet incident et 420 kilos de cocaïne ont été récupérés. Plus tôt dans l’année, un autre avion poursuivi était arrivé dans la même propriété et semblait avoir utilisé la même piste d’atterrissage », notait le câble. Faucussé, fondateur de la société Dinant Chemicals of Central America, S.A. en 1960, puis de Cressida Corporation, a rendu l’âme cet été seulement, le 23 juin dernier, âgé de 91 ans. Il avait débuté sa carrière en 1944, au Costa Rica en achetant des avions de l’armée US pour en faire des avions commerciaux. En 1980, il était devenu le conseiller du président Roberto Suazo Córdova et de son neveu, Carlos Roberto Flores, qui deviendra lui aussi président. Sa fortune reposait sur l’huile de palme, dans ses propriétés d’un total de 22 000 acres dans la région Bajo Aguán, très surveillées et régimentées sous le regard d’une milice privée brutale. Des exactions n’on eu de cesse entre miliciens et paysans. Quatre-vingt-deux personnes ont été tuées en effet dans des conflits fonciers entre ces 2009 et 2012, selon un rapport de 2 014 par Human Rights Watch. Sept seulement on été l’objet d’un procès ! Des terres  appartenant auparavant a des coopératives agricoles paysannes ! Le Monde Diplomatique titrera avec justesse en 2010  « au Honduras, les uns comptent leurs dollars, les autres leurs morts »…

honduras_tegucigalpa_movimiento-unificado-campesino-del-aguan_marchEn 2011, Facussé avait été accusé d’été impliqué dans l’assassinat de Zacate Grande, le présentateur et l’animateur de la radio La Voz, fort critique envers lui et sa façon de briser les révoltes au sein de ses employés agricoles. J’ai déjà décrit ailleurs le personnage (en 2013) « la région de Bajo Aguán ayant été l’objet depuis 2009 et bien avant encore d’attaques répétées de milices cagoulées où beaucoup on cru voir à juste raison l’œuvre de Miguel Facussé (ici à gauche), qui s’en est pris également à des journalistes, dont certains ont été retrouvés assassinés. Ce ne sont plus de simples suspicions : l’un d’entre eux, Juan Chinchilla qui avait été kidnappé le 8 avril 2011 dans la vallée de l’Aguan mais qui avait réussi à s’échapper deux jours plus tard, avait dénoncé à son retour les sbires de Facussé, qu’il avait reconnu, et qui lui avaient infligé des tortures dans la grande tradition des cours donnés par la School of Americas ».  En 2012, Facussé avait été accusé de « crimes contre l’humanité» par la Cour Pénale Internationale pour son rôle dans le conflit sanglant qui avait fait rage terres au Honduras. En 2012 encore, Facussé a été accusé d’avoir orchestré l’assassinat, lors d’un mariage, de l‘avocat des droits de l’homme Antonio Trejo, qui travaillait pour les familles déplacées et contre lui dans la basse vallée de l’Aguán River, également connu Bajo Aguán. Lors de son décès, c’est une radio américaine, KGNU installée à Boulder, au Colorado, qui avait été la première à l’annoncer. Elle avait de bonnes raisons : l’un de ses journalistes s’était fait tirer dessus par un garde de sécurité dans l’une des plantations de palmiers à huile lors d’une visite d’une délégation des droits de l’homme dans la région. J’en étais resté personnellement à l’époque aux avions bourrés de coke arrivés dans le pays en 2012. Les années qui ont suivi… cela a empiré (l’année précédent le bilan que j’avais fait n’avait guère été meilleur). Pour ce qui est des paysans rien non plus n’a changé. En 2013, on exhumait ainsi les restes du corps d’un paysan disparu, José Antonio López Lara. Il avait disparu le 29 avril 2012. Parti le matin pêcher dans la rivière Ilanga, dont les eaux bordent la finca d’exploitation de palme Paso Aguán, appartenant à Miguel Faussé Barjum, il n’était jamais revenu vivant.

plantéDepuis, au Honduras tout a plutôt empiré, en effet.La criminalité a encore augmenté… et le trafic de coke aussi. Remarquez, on avait pu observer une baisse de trafic en 2014, paraît-il, mais un article judicieux l’avait vite remis à sa juste place  : « après un intermède de près de 18 mois, les avions de la drogue sont de nouveau là, en utilisant des bandes d’atterrissage illicites dans le centre du Honduras, même si le Honduras a une couverture radar complète (depuis). En février 2014, William Brownfield, le secrétaire adjoint du Bureau des stupéfiants et au droit international au Département d’Etat américain, avait  pourtant annoncé à El Heraldo que les vols de drogue avaient chuté abruptement: « durant  les 12-18 derniers mois, le nombre de traces ou les vols, qui atterrissent au Honduras ont énormément diminué. Nous parlons d’une réduction de plus de 80%. » Cette tendance était encore vraie à partir de mai 2015, quand le général Kelly  du US Southern Command a affirmé que les vols de drogue en général étaient en baisse partout, et que le Honduras avait chuté de la première à la cinquième place en tant que destination pour les vols de drogue. Cependant, il y avait des signes au début de 2015 comme quoi ça n’allait pas se passer comme en 2014″ note avec justesse l’auteur de l’article en date d’octobre dernier. Car l’avis de  William Brownfield, ressemblait plutôt à de la méthode Coué, à relever nombre d’avions transportant de la coke retrouvé dans l’année écoulée.baron crashé Déjà, une photo datant du 15 août 2014 avait annoncé la tendance qui allait suivre : celle d’un gros Beechcraft 200 de 11 places, à fière allure construit en 1998, immatriculé N70AJ, retrouvé le nez planté dans la terre,  train avant brisé, un avion retrouvé à La Mosquitia et annoncé par les autorités comme « complètement détruit« .  L’avion avait servi auparavant d’ambulance aérienne en 2013, chez Aerocare (il avait aussi changé 20 fois d’immatriculation !) . Le 17 mars, le même appareil avait le chemin de la Nouvelle-Orléans à Cancun. Il appartenait à Central Virginia Aviation Inc, installé à Petersburg, en Virginie, après avoir failli devenir… mexicain. En mars, au même endroit on avait déjà retrouvé un avion sans immatriculation, un Piper Aztec blanc intact, aux deux tons de bleu, lui aussi abandonné, avec des traces de cocaïne à bord (ici à droite)..

Pourtant, en janvier 2015, l’armée hondurienne qui avait reçu trois radars achetés 30 millions de dollars à Israël annonçait que ça en était fini des vols de cocaïne au dessus du pays… ce qui avait laissé pas de circonspects… « En supposant que le flux de drogues que vous connaissez au Honduras a en fait été réduit, cela vaut la peine de se poser la question de combien le bouclier de l’air de l’armée aurait contribué à un tel phénomène. Le premier radar du Honduras est devenu opérationnel en mars 2014, – le pays a approuvé la loi autorisant d’abattre les avions de la drogue deux mois avant –  et pourtant l’armée prétend que, dans ce laps de temps, elle a pratiquement éradiqué la drogue. Même si le bouclier aérien a eu un impact considérable sur le trafic transnational de drogue au Honduras, le pays doit encore faire face à des problèmes de sécurité publique,  qui affectent la vie quotidienne de ses citoyens. Ceci est, après tout, une nation qui a enregistré le taux d’assassinats le plus élevé du monde en 2014 », selon Human Rights Watch.

En mai on apprenait qu’un aavion saisivion (ci contre à gauche) posé en 2006 immatriculé XB-JPL à Tocontin (Tegucigalpa), de nuit, après que l’aéroport ait été fermé, et laissé abandonné plusieurs jours, puis saisi et revendu une bouchée de pain (736 000 dollars seulement) par le gouvernement du Président Manuel Zelaya n’était autre qu’un cadeau du trafiquant « El Chapo » à un politicien. Les deux pilotes avaient été arrêtés. Selon le député Mario Pérez, les deux pilotes mexicains, avant de disparaître tranquillement avaient été interrogés et auraient en effet déclaré que l’envoyeur était bien « El Chapo » Guzmán.

La nouveauté est survenue en février, avec l’article d’un journal… brésilien qui annonce que le trafic provenant de son pays est le fait au départ des vénézuéliens, avec la coke des Farcs colombiens, qui emportent la drogue au Venezuela vers le  Honduras pour atterrir chez les cartels mexicains de Sinaloa et Los Zêtas. Pour chaque vol, les militaires mexicains payent jusqu’à 400 000  dollars aux  militaires vénézuéliens révèle le magazine, citant « des documents officiels fournis par une source de la Police fédérale brésilienne ». el diarioLa source étant en fait Paulo Flores, Ronald Roland et Manoel Gonsalez, trois détenus, des trafiquants de drogue présumés. « Un avion a atterri en outre, une ville dans l’Etat de Zulia, près de la base militaire de Maracaibo » et « les trafiquants au moins une fois versée une somme supplémentaire de commission de 100 000 dollars pour prendre un avion dans un hangar de l’armée vénézuélienne » note le même article. Les mêmes versent jusqu’à 200 000 dollars à des policiers honduriens », ajoute-t-il. Et la confirmation arrive en effet le 10 mai, avec la chute inopinée d’un avion dans la communauté d’indiens Wawina dans le secteur d’Huas, dans le département de Gracias a Dios. L’avion, complètement calciné, transportait de la drogue… c’était certes de la marijuana, mais le 11 mai, on a retrouvé un pilote sévèrement brûlé dcommanderans l’hôpital voisin de Tocoa, Colón.  l’homme est brésilien, et il s’appelle Flavio Augusto Gómez. L’avion, un Cessna 206 datant de 1979, était immatriculé XB-AYS. Le second pilote, Darío Urtuzuástegui Gutierrez,  était lui mort carbonisé. L’avion s’avère être l’ex N732YN de Skytram Aviation Inc. En fait les trois hommes cités au départ sont les responsables d’un cartel brésilien… évoluant dans la région de Sinop (mais ça nous le verrons plus en détail quand nous aborderont le Brésil, qui à ce jour échappe toujours à notre enquête… l’un des trois hommes arrêtés détenait une compagnie d’hélicoptères dont la police avait filmé les vols emportant de la cocaïne (ça aussi nous le verrons un peu plus tard)!  En juillet, c’était un Aero Commander qui avait tenté de décoller du Goloson International Airport à La Ceiba, avec à bord 400 gallons de kérosène et 12 000 dollars. Les deux pilotes avaient été arrêtés, on les verra menottés devant l’appareil.

learjetEn juillet toujours, deux pilotes mexicains se posent la nuit dans un avion sur l’île de Roatan au large du Honduras (c’est à environ 400 kilomètres au nord de Tegucigalpa) laissent l’appareil, sur place et quittent l’aéroport sans donner d’explications. L’avion est immatriculé XB-LTD et il vient bien du Mexique. Or c’est un Learjet 25B qui est donc ainsi retrouvé abandonné. Un des pilotes Calderon Cortés  est arrêté le 29 juillet à l’aéroport international Ramón Villeda Morales de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, où il essayait de fuir le pays en prenant un vol ordinaire. Les deux autres pilotes qui ont amené l’avion, identifiés comme Carlos Rafael Ramirez et Enrique Arias Gaona, étaient déjà retournés au Mexique dès le 17 juillet sur un vol commercial ordinaire. L’avion (en photo à droite, de Sin Embargo), dans lequel les autorités honduriennes ont trouvé des traces de cocaïne, qui en est à sa 16 ème immatriculation depuis 1971, avait déjà été mis à l’abri par les militaires et le Bureau administratif des biens saisis (OABI). Le 26 juillet, il est saisi définitivement par les douanes honduriennes et décommissionné. Comme prise de guerre anti-drogue ! Un appareil aussi ancien (il est né il y  50 ans !) qui n’a en fait que peu de valeur : il  se négocie à 100 000 dollars seulement (un Learjet de 1968 est ici annoncé à ce prix).

avioneta
En août, le 22, c’est dans le département de Colón, dans la partie Caraïbe du Honduras, que l’on découvre par la presse les restes d’un bimoteur vénézuélien, « il a été « brûlé » par son équipage, qui a pris la fuite avant que les autorités n’arrivent, a déclaré à Efe le colonel Germán Alfaro, chef de l’opération Xatruch, qui a son siège en Basse Aguán (Caraïbes). L’avion « aurait transporté de la cocaïne, mais son montant n’a pas été déterminé, » a dit la source militaire. Dans de tels dispositifs les trafiquants transportent habituellement au moins  2 000 kilos de cocaïne, selon les autorités. » En 2013, le 28 octobre un avion similaire avait été retrouvé incendié le long d’une piste clandestine . Il portait le numéro d’immatriculation N895AC c’était un Beech C90 appartenant à Global Ventures Inc de Wilmington dans le Delaware (photo ici à droite). Direct Global Ventures, Inc, dirigé par le guatémaltèque Michael Zureikat, détenait aussi un Learjet 55, le N890AC, ex ambulance AeroCare, cédé depuis à Mark Solomon Trustee. Visiblement, il s’intéresse aux avions… 

conquest1Autre appareil incendié : le 14 septembre,dans la municipalité d’ El Jobo à San Esteban, Olancho, près de Tegucigalpa, des voisins entendent des bruits sourds au petit matin, suivi d’explosions. Le lendemain la police découvre les restes calcinés d’un gros bimoteur. L’avion est  cette fois dépourvu de tout signe distinctif. Il n’y avait aucune piste d’atterrissage sur place, seule une vaste étendue de terrain plat. Les vestiges de l’avion révèlent par des détails (la profondeur fixée sur leavioneta-olancho1-2 fuselage et non sur la queue, les énormes pipes d’échappement faisant le tour de l’extrados, l’avant aux doubles compartiments à bagages bien visibles) qu’il s’agît bien d’un bon vieux Cessna 441 Conquest II à turbopropulseurs (modélisé ça donne ça). Un des avions préférés des trafiquants ayant tenté la traversée de l’Atlantique (ici celui de trafiquants, racheté à l’Etat mexicain après avoir été saisi pour… trafic de drogue)… manifestement, l’avion d’Olancho a réussi à se poser sans encombre et a été détruit par le trafiquants. Un principe des dizaines de fois vus… au Venezuela.

bae hawker 700Des jets conduits par des pilotes mexicains à la réputation de casse-cous, le Honduras en avait vu  arriver un en décembre 2013… qui n’avait pas su freiner à temps et était sorti de la piste de l’aéroport de Roatan en s’enfonçant dans les taillis. Surprise, les pilotes ne l’étaient pas, mexicains.
Le Hawker N545GM, qui n’avait pas annoncé de plan de vol préalable. L’avion, qui avait été repeint à neuf, venait juste d’être vendu par le « célèbre « Bank of Utah Trustee » (qui détient un nombre incalculable d’avions) à des mexicains. Il aurait dû porter une immatriculation mexicaine en XA... ce que manifestement il n’arborait pas. L’avion avait été lui aussi saisi, dans l’attente d’explication. Mais surprise, les pilotes n’étaient pas mexicains. Juan Ramon Martinez Anariba du Honduras, était originaire d’El Progreso, dans l’Etat du Yoro et il ératétait donc hondurien; Guillermo Gutiérrez Bolaños était bolivien et Winston Orlando Gonzalez Centon, originaire du Guatemala âgé, de 19 ans seulement. Les trois avaient affirmé s’être posés à cet endroit dans l’espoir d’y vendre l’avion. Au final, on déclarera que c’était le mauvais temps qui avait été la raison du détournement du plan de vol initial. Etrangement, le 9 mars de l’année suivante (2014), alors que Juan Ramon Martinez Anariba était au restaurant à faire la fête avec des amis, et qu’un un coup de fil l’appelait  au dehors, un homme était venu tranquillement à sa hauteur lui loger plusieurs balles en pleine tête. « L’homme était connu comme étant un commerçant » avait dit alors la presse. Commerçant… et pilote à ses heures. Visiblement, d’aucuns n’avaient pas apprécié son atterrissage raté… L’avion avait été vendu le 5 janvier 2012 à une société appelée K.B.H. Aviation SA, dont le siège était au… Panama, à Marbella comme le montre le document ci-dessous (montage de l’accord de 14 pages signant la vente) :

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Etonnant encore lorsqu’on retrouve un document de 2011 évoquant la société KBH, mais pas à un endroit où on l’aurait attendue : « Jet Commercial (CJI) va entreprendre le travail de modifier une  configuration de palettes SF 12 pour un B727-200 de passagers converti en cargo pour KBH Aviation SA, représentant son client, la police fédérale du Mexique (police fédérale du Mexique). L’avion, un B727-264C a été construit en 1981 et sera converti en vertu des certificats aéronautiques d’Engineers, Inc. (AEI) de type supplémentaire (STC). Avec plus de 70 conversions exécutées, CJI est le Conversion Center AEI le plus expérimenté. L’avion sera installé également avec des winglets Dugan Air par CJI. » L’appareil concerné est le superbe XC-MPF (ici dans son ancienne livrée bien moins chatoyante).

Le 25 septembre, un monomoteavionet droga cessnaur Cessna 210 (à train rentrant donc) s’écrase près de la municipalité de San Félix, Tripoli, entre La Masica et San Juan Pueblo,  en Atlántida sur la côte Caribe, a à  350 kilomètres au nord de la capitale. Un Cessna monomoteur avec à bord deux jeunes, Francisco Ismael Meza, originaire de Silca, en Olancho, et German Enrique Bustillo, de Olanchito, dans le Yoro. Si les jeunes pilotes sont bien honduriens, dans les vestiges calcinés on retrouve une carte bancaire  mexicaine, deux téléphones cellulaires avec leurs mémoires respectives, un téléphone satellite Iridium, deux bidons, l’un avec du carburant pour aéronef et l’autre vide. « En outre, les pompiers ont trouvé une facture d’achat dans une pharmacie dans la ville de Cholula, au Mexique, au nom de Hugo Marquez, qui suggère aux autorités que l’avion a décollé à partir de là » indique l’article. L’appareil n’avait déposé aucun plan de vol, ajoute-t-il. Selon laDirección de Lucha Contra el Narcotráfico (DLCN)., les deux jeunes pilotes étaient en relation avec le trafiquant Carlos el Negro Lobo; livré aux USA en mai 2014. 39 billets de 100 dollars totalisant 3 900 dollars avaient été trouvés entretemps dans le portefeuille d’une des victimes, laissant entrevoir des activités douteuses.

aztrec à terreEn octobre, le 22, à La Cuarenta, c’est un autre avion encore qui s’écrase, un avion immatriculé N40212, un Piper Aztec PA-23-250 de 1979 appartenant au départ à un dénommé Rosario Luis Del, de Miami, en Floride qui s’est placrash avionnté nez en avant dans un champ boueux d’une hacienda d’El Jiote au nord de l’agglomération, à El Progreso, dans l’Etat de Yoro. Dedans, il y a  16 lampes et 14 lanternes avec leurs supports, deux gilets de sauvetage, et même un dinghy gonflable, plus quatre fûts de plastique avec environ 65 gallons de carburant et un millier de pesos colombiens. L’éventail complet du matériel des trafiquants devant voler au dessus des eaux ou se poser en plein champ. L’avion aurait contenu entre 600 kg et 1 tonne de cocaïne selon la police. Les riverains affirment avoir vu plusieurs voitures autour de l’épave, après le crash. Coïncidence ou action volontaire, l’appareil était tombé dans une ex-propriété dun gang des Cachiros, saisie entre 2013 et 2014 par le gouvernement pour trafic de drogue et trafic d’armesTout autour, on a en effet des biens désormais gérés par le Bureau Administratif des Biens Saisis (OABI), tous vides, répartis dans les départements de départements de Cortes, Colon et Yoro, avec 11 maisons, deux bâtiments, deux hôtels, cinq domaines dont un comportant une entreprise de transformation de l’huile de palme deux lots, un immeuble, et même un zoo, et un centre d’écotourisme lié au clan. Les trafiquants étant liés à Juan Gómez Meléndez, ex gouverneur et député assassiné en janvier 2015. L’atterrissage du bimoteur avait fait l’objet de préparations. Trois jours avant, des hommes avaient en effet été aperçus faire des coupes sur des arbres alentours ou en abattre, avaient remarqué les habitants. Le 4 juillet 2014, c’était un Cessna 340 immatriculé TG-COX qui s’était posé à  Coyotes Central, près d’Olanchito sur une des anciennes pistes de la Standard Fruit Company, soupçonné lui aussi d’avoir transporté de la drogue. Le pilote avait prétexté un ennui moteur pour se poser. L’avion avait son propre hangar à La Aurora Internacional au Guatemala.

Le bilan de l’année est donc plutôt catastrophique, mais les autorités visiblement, ne veulent pas le voir, comme le note El Nuevo Diario le 1er octobre 2015 qui fait l’éloge de la réduction des arrivages d’avions de cocaïne en 2014 : « le Honduras a réduit de 98,11% le nombre d’atterrissages d’avions transportant des drogues ces cinq dernières années, et a saisi environ 8 263 kilos de substances interdites et détruit 80 pistes d’atterrissage clandestines, a déclaré un officiel aujourd’hui ».  On ment, ouvertement : « Le chef de l’exploitation de la police du Honduras, Hector Ivan Mejia, a déclaré aux journalistes que, en 2011, 106 avions ont atterri leur pays transporter de la drogue, et en 2015, a été réduite à deux, représentant un 98,11% de moins ». Ah voilà donc l’explication : on a acheté des radars coûteux et il faut qu’ils soient… rentables. Or les exemples montrés ici dans l’année démontent la prétention à une telle réduction. A quoi peut donc servir cette méthode Coué gouvernementale, voilà tout le problème. Un nouveau gouvernement (de droite) a été élu le 24 novembre 2013, avec l’aide semble-t-il des Etats-Unis. C’est Juan Orlando Hernández qui a remporté l’élection, il est devenu président le . Prendra-t-il le sujet de la drogue en mains, comme promis ? Rien n’est moins sûr, dans un tel pays ravagé par une criminalité hors-normes.

N5888KMais les choses évoluent, semble-t-il, quand même, avec une belle prise. Des barons de la drogue tombent, enfin. Le 18 décembre, c’est dans un autre Beechcraft, un Beech B300 SuperKing Air 350 immatriculé N5888K (photo Thomas Ramgraber) que montent en effet deux frères, Luis Alonso et Miguel Arnulfo Valle Valle sur l’aérodrome militaire de l’ Honduran Air Force (FAH), juste à côté du Toncontin International Airport, à Tegucigalpa. Ce sont en fait deux trafiquants, arrêtés avec le troisième frère Jose Innocent Valle Valle et sa femme Griselda Amaya Arguera qui seront extradés plus tard aux USA. L’avion décrit est en effet enregistré comme appartenant au Département de la Justice US… !!! C’est surtout avec leur arrestation la découverte d’un réseau de trafiquants honduriens habitant Copan, ancienne cité Maya, lié à El Chapo, menant un voie très « glamour » selon la presse hondurienne. Des villas décorées d’un goût douteux, avec piscine bien sûr, les épouses des narcos craquaient l’argent çà qui mieux mieux (ici le défilé des horreurs de goût accumulés dont les plafonds peints façon Pompéi). Une famille de trafiquants menée par le bout du nez par les sœurs Lemus, Jasmine et Mayra, en fuite juste après l’arrestation d’Arnulfo, le chef de clan. A Copan, elles menaient grande vie, dit-on, « organisant dans leurs villas ou dans des hôtels de grandes fêtes, des célébrations d’anniversaire avec des ensembles et des stylistes internationaux qui étaient disponibles 24 heures sur 24 pour répondre à vos caprices » peut-on lire. La coke comme mode de vie bourgeoise, en quelque sorte. Du clinquant partout, le propre des arrivistes démunis d’éducation et de goût. Des gens riches en tout cas : les juges ont fait saisir… 52 propriétés leur appartenant. « Le chef de file des trois femmes était toujours Mayra, qui se mêlait à la vie politique et était même devenue lors de la dernière élection générale adjointe au maire pour le Parti libéral. » note le journal (en photo; Mayra Lemus pose avec trois robes différentes dans sa villa de El Espíritu, à Cotán). En fait, les sœurs Lemus les ont déjà quittés auparavant : craignaient-elles l’arrestations de leurs proches, comment l’auraient-elle appris (par la voie « politique » et leurs relations dans le milieu local ?)valle mujer. Laissant paraît-il leurs maris éplorés : les cocus de la coke, en quelque sorte ! « Ils se déplaçaient avec leurs propres gardes du corps où ils voulaient, quand ils le voulaient et personne ne les arrêtait parce qu’ils avaient le pouvoir« , déclare Julian Pacheco, ministre de la sécurité. Des trafiquants aux très grands revenus, grâce à la cocaïne. « Les frères de la région de Copan ont maintenu une relation de travail de cinq ans avec le célèbre transporteur salvadorien Sibrián Ernesto Jorge Ulloa, alias Chou (depuis extradé au Salvador, il y a écopé de 77 ans de prison en novembre 2014) qui est également lié au cartel de Sinaloa. Via cette société,  avec Ulloa, les cargaisons de drogue de Valle étaient envoyées au Salvador (…) Les premières livraisons reliant la vallée remontent à juillet 2008, lorsque les deux groupes Ulloa Sibrián- Valle ont amené 270 kilos de cocaïne, comme enregistré dans le témoignage d’un employé de Chou qui a été capturé en 2011 avec un kilogramme de cette drogue dans une station d’essence à San Juan Opico. (…) Parfois Sibrián Ulloa achetait la drogue au cartel Valle, indique ce dossier (…) Un dénommé Fausto était un de ceux qui transportait l’argent. Un témoin a déclaré qu’à une occasion, Faust à apporté 800.000 dollars, à titre de paiement pour 90 kilos de cocaïne. dollarsCet argent aurait été reçu par Arnulfo Valle (…). À une autre occasion, Fausto et le témoin sont allés dans une ferme d’El Espíritu, détenue par Arnulfo Valle, pour apporter 745 kilos de cocaïne »(…). 

Lorsque les policiers étaient entrés dans la villa, ils avaient dû creuser le jardin (ici à gauche) pour découvrir la cachette aux billets, déposés dans un fût de plastique enterré. Il y en avait pour 1,3 million de dollars en coupures !!! Une goutte d’eau : les calculs de l’administration hondurienne parlent de 50 millions de dollars de revenus annuels générés par le trafic sen cinq ans ! Lors de l’une des opérations menées, ont été capturés Glendys Herminia Valle, Miguel Angel Espinoza Lopez, Willian Eulises Anael Antonio Vargas Reyes et Chávez Guevara (au Salvador). Leur plan a été  découvert alors qu’ils s’apprêtaient à réaliser la livraison de 295 kilos de cocaïne (en 2009) sur un site vallonné près du village de San Francisco Sumpul, municipalité de Sinuaea, dans l’Ocotepeque. La drogue était cachée selon les spécialistes dans la voiture, dans laquelle ils étaient ». Mais  en 2009, deux  juges sur trois chargés de l’affaire avaient déclidé  de clore l’affaire !!! Preuve de la terreur qu’ils faisaient régner sur place ! Depuis, leur dossier a été rééouvert. En juillet 2015, les trois frères Valle pourtant extradés, les journaux parlaient déjà de la « réorganisation » du clan, à Copan. C’était déjà reparti ! « Les chiffres sur la violence de 2012 ont placé Copan comme étant l’un des départements les plus violents du Honduras, avec un taux de 104,7 homicides pour cent mille habitants, la diminution du nombre s’est traduite en 2013, lorsque le taux d’homicide publié par l’Observatoire de la violence se situait à Copan avec 61,9%, une baisse significative de 50%. Mais en 2015, ce taux a augmenté de cinq points… «   Pourtant, surprise, dans l’accusation américaine contre les frères Valle Valle, seul un meurtre leur a été imputé à Arnulfo : celui de José Cristian Espinosa Erato, en mars 2014 au Honduras. Celui d’un rival sur le marché ! Les règlements de compte qui avaient suivi la « réorganisation » du clan Valle, à l’évidence. Les sœurs Lemus sont elles toujours introuvables, à l’heure actuelle. Aux Etats-Unis, le 5 janvier dernier, les frères Valle se déclaraient coupables de trafic de cocaïne, en espérant que de l’être pour 5 kilos seulement (le motif actuel de leur arrestation) leur éviterait un long emprisonnement.

Jaime-RosenthalLe pays ne sort pas de la violence engendrée par le narcotrafic. Miss Honduras, enlevée puis assassinée, en a fait les frais avec sa sœur en novembre 2014. Tout le pays est gangréné. Jusqu’au plus haut de l’Etat, car des politiciens sont en cheville avec les trafiquants notoires. Le pire exemple du genre étant celui de la découverte des malversations de la famille du magnat Jaime Rosenthal (photo El Tiempo), 79 ans, leader du  Parti Libéral et candidat à plusieurs reprises à la candidature présidentielle. Juan Orlando Hernández une fois élu trouve aussi là le moyen d’affaiblir un adversaire politique et surtout son parti d’opposants, mais à sa décharge il faut convenir que l’enquête sur les agissements de la famille Rosenthal avait commencé bien avant son élection. Son père, Yankel Rosenthal, était un juif qui avait émigré de Roumanie arrivé sans le sou au Honduras en 1929. L’incroyable réussite des Rosenthal (la famille détenait 20 entreprises différentes dans le pays et 23 propriétés foncières, Jaime ayant accumulé une fortune personnelle de 690 millions de dollars) avait fait des jaloux, c’est évident. marathonAujourd’hui, le neveu de la famille dirige le plus grand club de football du pays, le Marathon, à San Pedro Sula (un football bien lié à l’empire du crime dans le pays). Commencée dans l’élevage bovin, elle l’avait conduite en 1974 à créer sa propre banque, si bien que l’ arrestation de son patriarche et sa chute avaient eu deux conséquences inattendues : la première et la plus dramatique étant la fermeture de sa fameuse banque, qui avait provoqué l’émoi chez ses clients. L’Etat ne pouvant totalement calmer le jeu en déclarant ne pouvoir couvrir que les dépôts supérieurs à 9000 dollars, grugeant les plus petits dépositaires, effondrés. La seconde, plus étonnante, avait eu plus de répercussion médiatique. C’était celle de l’annonce de près de 10 000 crocodiles devenus cannibales par la force des choses, les employés de la ferme où ils étaient parqués n’ayant plus d’argent pour les nourrir et n’étant plus payés eux-mêmes. La ferme, Crocodrilos Continental, s’étale en effet sur 70 hectares, les 11 000 crocodiles américains (Crocodiles Acutus) y occupant pas moins de 135 mares. Les crocodiles étant destinés à finir en sacs à mains pour les riches héritières de Miami ! crocodilosLa ferme avait aussi quelques lions. Les sociétés diverses de Jaime faisaient en effet de tout, outre les peaux de crocodile : du ciment, de l’immobilier, des articles en cuir, des assurances, un écoparc (Ecoparque Joya Grande) des bovins, des projets agro-industriels, du tourisme, de la télévision par câble et des médias…  et parmi ces médias, le journal El Tiempo (et il savait  l’utiliser), et une chaine de télévision (Channel 11). Avec Jaime, son propre fils Yani, 50 ans et son neveu Yankel, 46 ans avaient été finalement arrêtés et accusés de blanchiment d’argent provenant du trafic de drogue, après une très longue enquête démarrée aux Etats-Unis. Le groupe Rosenthal s’appuyait sur son paravent du Grupo Continentainstallé au Panama. 19 ses sociétés ont été saisies en octobre 2015. Trois sociétés offshore d’investissement avaient été repérées lors de l’enquête américaine : Shalimar, Ltd., Desland Overseas, Ltd., et Investissements Preyden, Ltd, tous situés dans les îles Vierges britanniques : le bon vieux plan classique de la magouille financière. L’OFAC avait identifié également trois entités américaines en Floride : Inverciones Continental U.S.A., Corp., Shalimar Real Estate Holdings II, Inc., and Shalimar Real Estate Holdings III, Inc. Toutes trois bloquées également.

dt.common.streams.StreamServer.cls

15-10-08-honduras-cachiros-checkLe lien entre les Rosenthal et le gang de la famille des Cachiros, longtemps masqué, a fini par éclater au grand jour raconte « Inside Crime » dans un excellent article sur les liens entre les élites et le pouvoir au HondurasAu sein du groupe Continental, justement, on trouvait en effet des membres des Cachiros et ce n’était pas un hasard. Les liens dataient de longtemps. Santos Rivera Maradiaga, le patriarche de la famille, avait comme Jaime, commencé à vendre des bovins à viande et les avait amenés à l’abattoir des Rosenthal à San Pedro Sula, à la fin des années 1970 et début des années 1980. C’est là que les deux familles ont lié leur sort. Mais c’est plus tard en 2006 que ses liens se sont fort renforcés, via des prêts bancaire et une cavalcade de chèques : « la grande entente entre les Rosenthal et les Cachiros a commencé en 2006, lorsque la Banque leur a prêté de l’argent pour leur bétail et leurs sociétés laitières. «Nous avons commencé à avoir une relation avec eux, par des prêts, lorsque les relations ont commencé avec la banque », a expliqué Patricia Rosenthal. «L’usine de conditionnement de la viande ils la connaissaient déjà. Ils  nous ont apporté plus de bétail et nous nous sommes dit, « regardons, cela pourrait être un bon client », et nous leur avons prêté de l’argent pour qu’il achètent des bovins et des fermes laitières. Ils ont vendu les produits laitiers à la Ceiba et ont acheté un grand ranch de bétail, le bétail lui-même et d’autres usines de conditionnement de viande. Pour la banque, Ce ne fut pas une mauvaise affaire, je veux dire qu’ils avaient de bonnes bêtes. Leurs acheteurs nous payaient directement, et c’était de gros acheteurs. Les  Rosenthal affirment que la famille Rivera Maradiaga est passée au-dessus du processus de vérification de la banque et a remboursé ses prêts avec ses chèques de ses clients, et non par sa trésorerie. (Voir un exemple d’un chèque signé par Jaiver Rivera Maradiaga ci-dessous, le 15 octobre 2008). D’autres prêts ont suivi, y compris pour de vastes exploitations de palmiers africains des Cachiros. Les Rosenthal disent que la relation avait un sens parce qu’ils travaillaient fort dans leurs projets agricoles. Ils ont dit que Continental avait trois branches à Tocoa, dans l’épicentre des activités de Cachiros au moment de leur apogée. » Bien entendu prècise l’article, les Rosenthal n’avaient pas su que les Maradiaga faisaient déjà aussi dans le trafic de drogue…. ce qui est difficile à croie et ce que démentent les faits :   « cependant, les Rosenthal admettent qu’ils avaient entendu des  rumeurs sur les Cachiros,  bien avant la désignation du Trésor américain. Et au début de 2012, les Rosenthal étaient clairement inquiets : « en mars de cette année, 18 mois avant que les fonctionnaires du département du Trésor des États-Unis ne mentionnent les Cachiros par leur nom, Jaime Rosenthal avait écrit une lettre à l’ambassadeur des États-Unis Lisa Kubiske. (Voir une copie partielle de la lettre ici) « chez Banco Continental, SA nous sommes et voulons être très prudents à propos de notre entreprise et de nos clients ».  « Depuis que Grupo Continental est impliqué dans de nombreuses entreprises, y compris l’agro-business, nous devons être prudents sur les gens, surtout avec qui nous faisons des affaires. » avait-il écrit. Comme déjà pour se disculper.

Le pays est gangrené en profondeur, des pans entiers de l’économie appartiennent au narco-trafic. Pas sûr que le gouvernement mis en place récemment soit capable d’endiguer le flux. Mais la fin des Valle et des Cachiros, appelés aussi « Les cousins »(« Los Primos »)  saluée ici par l’ambassadeur US au Honduras semble marquer un grand pas, néanmoins, dans la lutte contre le trafic de cocaïne dans le pays.

on peut relire :

en 2011 :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xv-le-honduras-du-90482

en 2013 :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxii-retour-au-136880

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxiii-retour-au-136882

pour tout savoir sur les Vallle :

http://es.insightcrime.org/noticias-sobre-crimen-organizado-en-honduras/valles-perfil

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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