Accueil / T H E M E S / CULTURE / Littérature / anecdotique / Coke en stock (CXCII) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (27)

Coke en stock (CXCII) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (27)

Et puis il y a les cas inattendus dans cette longue quête.  Celle, par exemple, d’une ONG d’origine allemande qui s’était retrouvée au cœur d’un scandale et d’une polémique, après qu’un article au vitriol du Der Spiegel ait montré que ses locaux au Paraguay, au lieu d’abriter un centre de formation, hébergeaient une maison close.  On retrouve en effet en 2011 dans un champs du Chaco un de ses avions mêlés aussi à un transfert de cocaïne.  Ou plutôt ses vestiges, car l’appareil a été incendié après son atterrissage, et semble-t-il par les policiers arrivés sur place.  Laissant entendre une belle collusion entre ces derniers et les instigateurs du trafic…  Encore une fois, on va donc s’approcher du pouvoir, en l’occurrence cette fois-là le ministre de l’intérieur de l’époque, dont l’ambition débordante ne semble pas pour autant calmée depuis…

Un drôle de récit pour commencer

On repart cette fois en arrière au Paraguay, où a été signalé le 8 avril 2011 la chute d’un énième appareil dans le Chaco, à Toro Pampa exactement, une région d’élevage, notamment de taureaux.  C’est à 90 kilomètres à peine à l’ouest de Fuerte Olimpo, à la frontière avec le Brésil, donc.  Nous revoici au cœur du triangle décrit dans les épisodes précédent:  Paraguay-Brésil et… Bolivie, car l’avion qui venait de se poser semble bien en provenir.  Au bord d’un champ, on peut voir plusieurs clichés de ses vestiges calcinés, car l’’avion a été incendié.  On ne distingue plus que son cône d’hélice en métal brillant, quelques bouts d’ailes et la queue, blanche et bleue rehaussée de filets bleus et dorés, dans un schéma récent de peinture pour un Cessna. C’est le bloc avant (ici à gauche), avec la photo de ses trappes de train, qui nous fait comprendre que l’on a en effet affaire à un modèle Cessna 210B, celui avec cette sorte de bulbe avancé pour contenir la roue avant.  Il serait tombé en raison d’une défaillance mécanique et aurait fait un atterrissage forcé sur le terrain appelé « Enfant Jésus », appartenant à Dirce Sánchez Samora, un ressortissant brésilien (le Paraguay se faisant dévorer ses terres par de grands propriétaires terriens venus du pays d’à côté.  Une texte saisissant, lisible ici «Paraguay: Brazil’s dirty little secret », d’Andrew Nickson  rédigé le 13 août 2013 résumait parfaitement cette forme d’invasion étrangère qui pèse beaucoup sur l’économie du pays qui voit ainsi partir énormément de revenus agricoles chez son voisin immédiat, mais aussi sur la vie politique.  S’y ajoutant le cas de la centrale électrique d’Itapu…

L’invasion brésilienne 

Selon en effet Andrew Nickson,  « la centrale hydroélectrique d’Itaipu est la plus grande au monde, avec une capacité installée de 14 000 mégawatts (MW).  Détenue conjointement par une entité binationale, Itaipu Binational, elle est en pratique contrôlée par le Brésil grâce aux termes scandaleux du Traité Itaipu de 50 ans, signé en 1993 par les gouvernements militaires alors au pouvoir dans les deux pays.  Selon ces termes, le Paraguay doit vendre au Brésil chaque dernier mégawatt de sa moitié de l’énergie produite qu’il ne consomme pas lui-même; les ventes aux pays tiers sont interdites.  Aux fins du pouvoir d’achat, pendant des décennies, le Brésil a imposé un prix de vente de l’énergie Itaipu à sa compagnie d’électricité d’État, Eletrobras; cela est même parfois tombé en dessous du coût de production.  Cela produit une subvention énergétique massive au secteur industriel brésilien, tout en assujettissant le Paraguay à une dette spiralée et fictive ». Et un barrage qui n’a pas que cela comme inconvénient; souligne Nicskon : « le barrage d’Itaipu a créé un lac si grand qu’il a submergé les chutes de Guairá et a redessiné la carte de l’Amérique latine.  Itaipu est crucial pour le Brésil, fournissant 19% de tous ses besoins énergétiques et 25% de la consommation d’énergie dans son centre industriel de São Paulo.  Ainsi, le gouvernement brésilien a renforcé son contrôle sur les ressources hydro massives de la rivière Paraná.  En 1965, il disposait d’un «Pont de l’Amitié» sur le fleuve Paraná, qui reliait la ville frontalière appelée alors Port Président Stroessner (aujourd’hui Ciudad del Este) et Foz do Iguaçu.  Les immigrants brésiliens, facilités par cela et attirés par la disparité des prix des terres de chaque côté de la frontière, se sont installés dans un large arc entourant l’énorme lac artificiel créé par la construction du barrage d’Itaipu.  Aujourd’hui, quelque 300 000 brasiguayos, comme on les appelle dans l’environnement virtuel, y travaillent, la majeure partie dans la production de soja en plein essor qui a décimé le couvert forestier subtropical atlantique et pollué l’environnement naturel dans le processus, catapultant le Paraguay à devenir le quatrième exportateur mondial de soja.  Un cinquième de la superficie totale de l’est du Paraguay est couverte de soja et plus de 85% du soja est produit par des agriculteurs commerciaux d’origine brésilienne.  Pire encore, bien qu’ils aient produit 46% des exportations totales, les producteurs de soja n’ont contribué qu’à hauteur de 2% des recettes fiscales totales en 2012 et luttent actuellement avec acharnement pour mettre fin à la taxe de 10% sur les exportations agricoles ».  Des producteurs brésiliens qui ont débarqué avec leurs méthodes, à savoir celle des grandes exploitations intensives dévoreuses d’eau et infestées de sites d’atterrissages pour leurs avions agricoles destinés à répandre partout leurs pesticides :  le bilan écologique est aussi lourd !  Chez certains, le barrage ou les terres agricoles achetées ne sont qu’une autre forme de ce qu’on appelle communément l’impérialisme (à droite ici la photo de la signature de l’accord de la construction de la centrale entre Lula et le Fernando Lugo.  Sans oublier la « fumigation », fort répandue pour la culture du soja…

Marre des pesticides ?

Des pratiques agricoles importées du Brésil, qui finissent par exacerber les agriculteurs du crû, explique ici TN8 le 27 janvier 2014 : « Les paysans se sont mobilisés dans 13 endroits du Paraguay lundi pour poursuivre leurs actions à rejeter les fumigations de cultures de soja près de petites villes (….).  Les compagnons ont été mobilisés dans huit endroits dans le département de San Pedro et dans les cinq départements du Canindeyú pour tenter d’éviter la pulvérisation de produits qui sont des pesticides pour nous », a déclaré Villalba, président de la Fédération nationale des paysans du centre.  L’organisation rassemble plus de 50 000 agriculteurs qui possèdent des terres dédiées à la culture des articles de subsistance et des revenus provenant  du coton ainsi que des cultures de maïs. San Pedro, considéré comme le plus pauvre du Paraguay, est situé à environ 320 kilomètres au nord tandis que Canindeyú, à la frontière nord-est avec l’état brésilien de Mato Grosso do Sul, se trouve à 300 kilomètres d’Asunción ».

Les suites du crash

Mais revenons à notre fameux Cessna dont on ignore toujours le propriétaire.  C’est la suite de ce crash, justement, que raconte ici la presse : « selon les rapports d’Arnaldo Mongelós, responsable de l’établissement, environ une heure après le débarquement d’urgence, deux personnes étranges se sont approchées de la maison située à environ cinq kilomètres du lieu de l’accident.  Les étrangers ont demandé à utiliser le téléphone, en plus ils avaient l’intention d’acquérir une moto.  On a supposé qu’ils étaient des membres d’équipage de l’avion qui voulaient fuir avant l’arrivée des autorités, puisqu’ils avaient offert 5 000 dollars américains à la personne responsable de la maison en échange de son silence.  Ce qui attirait encore plus l’attention était l’intérêt des étrangers pour obtenir un briquet ou une boîte d’allumettes.  Mongelos n’a pas accepté l’argent et a plutôt appelé le poste de police situé à Toro pampa, à 20 kilomètres du ranch de bétail.  Les étrangers, alarmés par cette décision, s’échappèrent alors à pied, se perdant dans la forêt ».  Dans ce récit, on constate une chose qui dérange :  les deux membres d’équipage de l’avion avaient voulu brûler eux-mêmes l’avion, mais ils n’avaient pas pu le faire, faute de quoi l’incendier.  Alors qui donc l’avait réduit à l’état de cendres ? La police venue sur place, pardi, il n’y avait pas d’autre explication possible :  à ma connaissance les cas de combustion instantanée d’avion se déclenchent juste après le crash et et non des heures après, comme ça a été le cas !!!

L’avion localisé; il était bien bolivien et ses pilotes bien vite réexpédiés dans leur pays

Plus étrange encore le soir même du crash, lorsque vers 20h00, trois policiers arrivent au ranch pour vérifier la plainte déposée par le propriétaire du terrain.  Ils ne restent pas longtemps sur place, sans même laisser un responsable pour garder l’avion, et sans aller plus loin dans leurs investigations.  L’avion est alors toujours intact et non brûlé, selon des témoins.  Les policiers repartent quand même avec des documents trouvés à l’intérieur de l’aéronef qui confirment le nom du pilote, appelé Roly Martínez Méndez, et son copilote identifié comme étant Jorge Rivero Koña.  Le pilote bolivien, Roly Martínez Méndez, vérification faite, figurait sur la liste des professionnels aéronautiques de son pays d’origine.  Ils ont aussi découvert le nom du propriétaire, Thomas Robert Dietze, mais aussi une drôle d’inscription sur les flancs du Cessna : « hangar de l’Umopar, Direction générale de la Force spéciale de lutte contre le trafic de drogue ». L’UMOPAR signifiant L’Unidad Móvil de Patrullaje Rural.  Ce qui laisse lourdement entendre que l’avion avait déjà été l’objet d’une saisie en Bolivie !!!  Ils ont aussi découvert quel appareil c’était exactement : c’est le Cessna immatriculé CP-2576, numéro de série 21057936… qui n’avait pas du tout la même allure extérieure en mai 2009; à peine deux ans avant les faits, comme le montre cette photo à droite prise par Michael Flebbe pour AB Pic sur l’aéroport de Santa Cruz – El Trompillo qui a donc toujours été son port d’attache, semble-t-il.  On en est là, donc le 8 avril au soir :  on sait à qui appartient l’avion, et quel modèle est-ce, déjà.  Or surprise, le lendemain matin, lorsque les policiers reviennent sur place accompagnés du commissaire Alberto Caballero, l’avion est retrouvé complètement incinéré.  Le commissaire Caballero devient alors furieux, en fulminant contre le fait de ne pas avoir fait garder l’avion, et pour n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour le préserver.  On retrouve néanmoins peu de temps après (le lendemain, samedi 9 avril) le pilote, Roly Martínez Méndez, le pilote de l’avion incendié et un compagnon identifié comme Jorge Rivero Koña.  Les policiers les ont en fait retrouvés en fort piteux état, en train de marcher sur une route publique « avec des traces visibles dans tout le corps« , indique le rapport de police. « Interrogés par les autorités compétentes, les détenus ont déclaré qu’il y avait trois autres membres d’équipage qui ont fui, emportant avec eux des armes à feu et une mallette.  Cependant, cette théorie n’a pas été prise en compte, puisque, selon les enquêteurs, les détenus ont seulement tenté de détourner le sujet pour éviter d’être accusés de brûler l’avion.  Enfin, les deux Boliviens ont été expulsés du pays sur la recommandation du procureur de Concepción, Celso Morales, qui a allégué l’absence de preuves ». Les voilà bien vite réexpédiés, en quelque sorte !!!  Pourquoi donc une telle célérité  ?

Trois ans plus tard, même pilote et avion similaire, plus 325 kilos de coke; mais au Pérou !

Tout aussi étrange est la réapparition en 2014 au Pérou du même pilote, dans la province d’Oxapampa, dans la region de Pasco,  près de Lagartillo.  Vers 09h30 au matin du 11 mars 2014, sur un large chemin de terre, se pose un Cessna blanc et bleu immatriculé CP-2783 portant drapeau bolivien, visiblement après avoir été poursuivi par des hélicoptères péruviens, au nombre de quatre, pas moins.  Près du chemin de terre situé dans le centre du village de Chorrillos, dans le district de Puerto Bermúdez, se dissimulaient sous les frondaisons dix personnes portant des armes à courte et longue portée.  Une fois l’appareil ramené à la caserne, on étale son contenu pour la photo de presse : il y avait à bord 325 kilos de cocaïne.  Et qui donc en était le pilote ?  Roly Martínez Méndez (44 ans, originaire du Beni en Bolivie), encore lui, cette fois en compagnie de Jesus Smith Reyes Ordoñez, un péruvien de 23 ans.  Dans l’avion est découvert tout un équipement de trafiquant : un fusil AKM avec une cartouchière et 15 cartouches, fusil de chasse de 12 mm de marque Maverick et cinq cartouches, et plus loin six motos et une camionnette où neuf sacs en polyéthylène contenant les 325 kilos d’alcaloïde de cocaïne. Un téléphone satellite, deux GPS, une radio VHF Yaesu, 1320 dollars américains, 300 Bolivianos, ainsi qu’une montre et des bijoux complètent la saisie. Comment donc le pilote arrêté en 2011 au Paraguay, et bien vite réexpédié en Bolivie,  a-t-il fait pour se retrouver au Pérou trois ans plus tard, exerçant le même « métier » de pilote de narco-avion ?  On sait que les caïds narcos font confiance à des pilotes sélectionnés (voir ic-même les articles sur El Chapo).  Manifestement, Roly Martínez Méndez bénéficiait de cette confiance !!!  Et il transportait bien régulièrement de la coke, que ce soit au Paraguay ou au Pérou !!! avec un avion muni… d’un indispensable Venturi, comme on peut l’observer ici à gauche !!!

Un scandale… allemand !

En  2011, c’est le propriétaire de l’avion qui a vite intrigué le commissaire Caballero. Thomas Dietze, n’est pas n’importe qui, en effet, car c’est alors le directeur de la Fondation Kolping en Bolivie et même la main droite de Hans Drolshagen, le directeur exécutif de Kolping International, une institution en Allemagne car un groupe d’entraide international, née simple Association Catholique des Apprentis et Artisans en 1849 (Kolping, surnommé alors« l’ami des ouvriers »).  Or depuis plusieurs mois maintenant, alors que l’avion vient de tomber, la firme allemande était dans la tourmente, initiée par Brigitte Fuzellier (ici à droite), qui venait de mettre à jour un détournement d’argent portant sur des sommes très importantes au sein même de la fondation, avant qu’elle n’en avait assumé la direction à la fin de 2007 (elle avait été licenciée en 2010 à la suite de ses révélations).  L’enquête avait révélé que tout avait été fomenté directement du siège en Allemagne, mettant fort à mal la direction de Kolping et son responsable Hans Drolshagen (ici à gauche).  Or, selon la presse locale, on semblait avoir manifestement tassé l’affaire au Paraguay : « après le scandale, Kolping Allemagne a été obligé de rendre tout l’argent donné par le gouvernement allemand et qui a été détourné, en même temps que tous ses dirigeants ont été contraints de démissionner. Mais de façon frappante, après ce qui s’est passé, Brigitte Fuzellier a été licenciée et les cas au Paraguay ont été rejetés ».  Décidément, des gens semblaient avoir agi pour protéger à la fois Hans Drolshagen, Thomas Dietze, et en même temps… leur avion !  Pour la fondation Kolping, on pouvait clairement évoquer des détournement de fonds et du blanchiment d’argent.  Les retombées politiques ne tarderont pas, avec la décision de Guillermo Duarte Cacavelos (ici à droite) de présenter sa démission comme candidat au Sénat pour le Parti démocrate progressiste (PDP), qui avouera avoir eu des liens avec la fondation.  Il avait été dénoncé par Brigitte Fuzellier(désormais chez International Executive Service Corps (IESC) et il était alors effectivement l’avocat et le représentant légal de Kolping ! Le remplaçant de Fuzellier, Olaf Von Brandenstein, avait lui aussi comme avocat Cacavelos Duarte  !!!  Ce qu’avait découvert Fuzellier lors de son mandat (terminé en 2010, un an avant le crash du Cessna), c’était tout un montage financier de plusieurs projets qui n’avaient jamais été finalisés chez Kolping, mais dont les fonds destinés à leur réalisation avaient été pourtant déboursés.  Du blanchiment, à l’évidence.  Dedans, ses audits avaient noté l’achat de véhicules, de propriétés, d’équipements qui n’avaient pas d’existence légale, pour un total d’environ 1 500 000 dollars selon elle (en Allemagne on estimera le détournement à près de 2 millions de dollars !).  Du ministère allemand du Développement (BMZ) et de l’UE, la Fondation Kolping avait reçu environ 1,4 million d’euros jusqu’en 2007.  Après un examen, BMZ Kolping Allemagne devra rembourser 241 000 euros au gouvernement fédéral.  Une question vient alors à l’esprit : Kolping aurait-il aussi été tenté par l’argent de la coke ?

Le bordel dans l’association catho

Mais avant d’y arriver, il y a un autre scandale énorme à révéler.  La corruption mène à tout, on le sait; mais de là à s’attendre à trouve une maison de passe dans une institution catholique, avouez qu’il y a de quoi être surpris. Et pourtant.  Voici ce que décrivait Der Spiegel On Line le 11 août 2010, avant même qu’on ne retrouve l’avion des trafiquants : « le bâtiment que les résidents locaux ont appelé « Bordel » est à la périphérie de la ville paraguayenne de Coronel Oviedo.  Les 300 mètres carrés de, la structure de deux étages, maintenant en dehors couleur rose fanée, était officiellement un centre de formation professionnelle de la Fondation Kolping Paraguay (Kolping Fondation Paraguay).  Officieusement, cependant, de 2005 au début de 2008, le centre, qui a été financé par le ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), pour promouvoir des programmes de formation et pour soutenir le personnel avec un domaine très spécifique d’expertise.  Au Paraguay, le terme « « casa de citas » (cf « Maison des rendez-vous ») est un argot pour dire une maison close.  Bière et spiritueux étaient apparemment servi au rez de chaussée tandis que les lits étaient au deuxième étage.  À une occasion, une équipe de football toute entière était venue s’amuser au Bordel.  Ce fut « une véritable orgie », dit l’actuel directeur de la Fondation Kolping Paraguay, qui fait partie de l’organisation sociale catholique basée à Cologne, la Société internationale Kolping. « Parfois, des couples sont également venus au Bordel », dit Adelina Ayala, qui était la femme de ménage.  Ses fonctions comprenaient l’élimination des bouteilles vides le matin, le nettoyage du bâtiment et de laver le linge »… drôles de catholiques en effet !!!  « Ayala, qui a 74 ans, vous avez travaillé pour la Fondation Kolping au Paraguay pendant 20 ans.  Selon les états financiers de la fondation, que SPIEGEL a obtenus, elle a reçu un salaire mensuel pour son travail de nettoyage à la maison de mauvaise réputation – payé avec des fonds du gouvernement allemand.  Une prostituée aurait également reçu un salaire de Kolping, censé gérer l’atelier d’un opticien dans le bâtiment.  Le ministère allemand du Développement et les responsables du siège social de la Kolping Society à Cologne affirment qu’ils ignoraient totalement ce qui se passait au Paraguay.  La nouvelle directrice de la Fondation Kolping au Paraguay, Brigitte Fuzellier, explique que lorsqu’elle a visité le bâtiment pour la première fois en mars 2008, elle a découvert qu’il n’y avait qu’une seule vieille machine à coudre sur place.  Les cours de formation professionnelle réglementée n’y avaient pas eu lieu, explique M. Fuzellier.  Elle ajoute qu’elle a signalé les conditions au directeur de Cologne en charge de l’Amérique latine, Peter Schwab, en 2008.  Schwab dit qu’il ne se souvient pas d’avoir reçu le rapport de Fuzellier. « J’avais ouvert une boîte de Pandore », dit aujourd’hui Fuzellier. « Je n’avais aucune idée de ce dans quoi je m’embarquais quand j’ai accepté la position de directrice. » Son prédécesseur, Máximo Samaniego, avait quitté la fondation en décembre 2007 et s’était caché par la suite ».

L’escroc Schillling

En Allemagne c’est Thomas Egbert Schilling, originaire de Naumburg, au sud de l’Etat allemand de Saxe-Anhalt, alias  Thomas (« Freiherr » ou Baron) von Schilling, âgé de 45 ans (photo ici à droite lors de son arrestation), qui avait subi en second les conséquences de ces révélations.  Bras droit de Cacavelos Duarte, remplaçant de Fuzellier, il avait senti le vent du boulet en dénonçant lui-même la « corruption qui touche les institutions de coopération allemandes » . Or, lui-même était en cause, en se révélant avoir déjà fomenté des escroqueries en Allemagne ce que découvriront avec surprise  les enquêteurs ayant étudié son cas de plus près : « selon le journal paraguayen Última Hora, Schilling avait deux mandats d’arrêt demandés par un procureur allemand pour des actes de fraude présumés.  Le journal cite des « sources d’enquête » selon lesquelles le détenu aurait également falsifié un diplôme universitaire allemand pour obtenir son ancien poste d’adresse à Kolping Paraguay.  A propos de Schilling pèse un « mandat d’arrêt international », dit ABC dans son édition numérique. Selon les informations attribuées aux agents d’ Interpol, Schilling aurait menti en 2005 à plusieurs personnes dans la ville allemande de Düsseldorf, « lors d’offres sur un site web d’emplois à l’étranger.  »  Les victimes présumées auraient déposé et vu disparaître – dans le compte bancaire d’une société fantôme – une obligation pour des frais de voyage dans le pays où ils s’étaient vu offrir le travail.  Cependant, ajoute ABC, « les participants ignorent la somme volée par le citoyen allemand, ainsi que le nombre de victimes ». « L’accusé vit depuis plusieurs années à Asunción, la capitale du Paraguay, où il est lié au journal allemand Aktuelle Rundschau, ainsi que comme représentant de l’œuvre catholique Kolping dans le pays sud-américain ».  Asuncion, qui devient le nœud central de toutes les travers cités, dont le trafic de coke.  Schilling, une fois révélées ses malversations, était entré dans la clandestinité, d’où sa recherche par Interpol.  Pour Fuzellier, qui avait évoqué dans un mail utilisé contre elle par le groupe Kopling « la mauvaise réputation » de Schilling, c’était la justice paraguayenne qui avait eu une surprenante démarche… en l’emprisonnant : elle l’avait en effet condamnée à 18 mois d’emprisonnement ou à une amende de 24 000 euros, ne prenant fait et cause pour ses anciens employeurs et dissimulant mal une collusion évidente et flagrante.  L’ancienne responsable de Kopling avait alors rendu publique qu’elle ne pouvait pas se permettre de payer la somme.  Mais un large soutien, dont celui d’un financier anonyme, avait pu lui permettre de réunir l’argent nécessaire à sa libération :  « La vague de soutien a été écrasante », avait alors pu revendiquer la lanceur d’alerte avec cette victoire (1).  Face à elle, à l’évidence, Kopling, manifestement, avait bénéficié d’un coup de pouce… ministériel pour tenter de l’étouffer !!!  Voilà donc à quoi mène parfois un crash d’avion transporteur de coke, à bien y regarder !!!  A une entremise d’Etat !

Le ministre de l’intérieur du moment visé

Les trafiquants en Bolivie bénéficieraient-ils de soutiens en haut lieu ?  On s’en doutait depuis des années et surtout depuis l’affaire de 2011, avec ces étranges façon de supprimer les traces d’un trafic menant à une organisation catholique ayant pignon sur rue depuis des années dans le pays.  On s’en doute, mais on attendait depuis des révélations pour étayer la thèse.  C’est chose faite depuis peu (le 14 mars 2018 seulement, c’est très récent), avec les révélations portant sur le ministre de l’Intérieur de l’époque, Rafael Filizzola, fondateur du Parti Démocratique Progressiste (PDP, devenue la deuxième force nationale du pays), qui avait été nommé par l’ancien président Fernando Lugo (président de la République du Paraguay entre le et le t resté à la tête de ce portefeuille de l’Etat depuis le 15 août 2008 jusqu’au 16 juin 2011, et il a bien semblé en effet ne pas avoir montré beaucoup d’intérêt ni d’enthousiasme pour ordonner une enquête véritable sur le cas fort embarrassant du fameux CP-2576.  Tout au contraire, puisqu’il aura tout fait pour la freiner.  C’est l’influent journal La Nacion qui délivre donc début mars (2018) un terrible réquisitoire contre lui, en citant à nouveau  le cas Kolping et l’avion de trafiquants retrouvé au Paraguay :  « en dépit d’avoir trouvé le document dans lequel Thomas Dietze, directeur de la Fondation Kolping en Bolivie et à la main droite de Hans Drolshag, directeur exécutif de Kolping International, était répertorié comme propriétaire de l’avion transportant vraisemblablement de la drogue de Bolivie, les autorités paraguayennes, dont le Secrétariat national antidrogue (Senad) et le ministère de l’Intérieur Rafael Filizzola, ont ignoré cette information et n’ont pas ouvert d’enquête sérieuse pour savoir qui était derrière la supposée cargaison contenue dans l’avion ni porter l’intérêt à des personnes responsables de l’élimination de la preuve. Il est intéressant de mentionner qu’à l’époque Kolping avait déjà suscité l’indignation internationale sur les allégations faites par l’ancien directeur de Kolping Paraguay, Brigitte Fuzellier, entrepreneur allemande basé dans notre pays (…) Filizzola savait déjà ce qui se passait dans la Fondation locale Kolping également en raison de la demande d’intervention de cette organisation par les représentants officiels des organisations sociales sur des soupçons d’utilisation irrégulière des fonds allemands envoyés dans le pays pour des projets productifs. Fait intéressant, l’avocat Guillermo Lezcano Claude, frère du conseiller de Lugo, Luis Lezcano Claude (ancien ministre de la Cour suprême de justice), était à l’époque l’auditeur interne de Kolping. De plus, l’avocat Guillermo Duarte Cacavelos, militant du PDP, que Filizzola préside aujourd’hui, était à ce moment-là et reste à ce jour le représentant légal de Kolping Paraguay. Pour protéger son client et freiner les publications, il a démissionné de sa candidature au Sénat la semaine dernière ».  Terrible accusation en effet que celle-là.  Rafael Filizzola, à l’époque ministre de l’intérieur du pays, était donc nécessairement de mèche avec les trafiquants, en ayant mis des bâtons dans les roues à une enquête qui pointait sur ces influents amis allemands et leur association caritative véreuse, ou vérolée, terme qui me semble plus adéquat avec ce qu’on a appris sur elle en 2010.

D’autres accusations de malversations

Une fois la boîte de Pandore ouverte, d’autres malversations apparaissent alors chez l’ancien ministre de l’intérieur (ici à gauche), qui rêve toujours paraît-il de devenir vice-président du pays.  Notamment l’achat d’hélicoptères pour la Police, des engins mal choisis selon certains (des Robinson Raven 44) et surtout surfacturés.  Un choix ahurissant, selon la presse, l’hélico n’a pas toujours eu très bonne réputation,  (le 19 août 2010 le ZP-HRA – A-01 , N°0786  dans la police, se crashait déjà à San Bernardino, sans faire de victimes, photo ici à droite) , augmenté de dépenses de formations dispendieuses, pour des formations des pilotes faites étrangement… en Espagne :  « les suspicions de l’organe de contrôle ont commencé avec le contrat de formation pour les cours de pilotes, d’opérateurs de vol et de mécaniciens, pour lequel le ministère de l’Intérieur a versé 5.834.620.000 G. C ela a affecté les exercices 2009, 2010 et 2011. « L’organe de contrôle a déclaré que le paiement millionnaire pour ces services ne prouve pas les procédures qui justifient une telle embauche », a déclaré à l’époque une publication du journal ABC.  Filizzola a autorisé le paiement de 488.000.000 guaranis pour le service de formation des pilotes en Espagne, sans aucune preuve que les cours ont été achevés. 
« Le ministère, à l’époque sous Rafael Filizzola, a payé 1 161 600.000 guaranis pour des cours pour les opérateurs de police et de mécanique, bien que cela n’ait pas été fait »,
a indiqué la publication.  Pour la presse toujours, c’est devenu de façon fort moqueuse l’affaire « philippter » : « le ministère de l’Intérieur de l’Uruguay a choisi trois hélicoptères Robinson 44 de type Raven II, qui ont été achetés 500 000 dollars chacun, tandis que le Paraguay a acheté 3 unités avec les mêmes caractéristiques, mais dont le coût a été de près de 10 millions de dollars pour l’État paraguayen.  L’opération a été matérialisée lors de l’administration de l’ancien ministre de l’Intérieur Rafael Filizzola, actuel président du Parti progressiste démocratique (PDP) et le mari de la sénatrice d’opposition Desirée Masi (…). Les machines ont été fournies par la société Proibérica SA. Selon le dossier fiscal, les hélicoptères ont été livrés sans logistique et, par conséquent, ils n’étaient pas en état d’être utilisés. Actuellement, ils sont inutiles.  Les agents soutiennent que cette opération a causé une perte d’environ 50 000 millions de guaranís. De même, Filizzola est accusé d’avoir détourné plus de 1 300 millions de guaranis pour de prétendues irrégularités commises dans la construction de postes de police. Les représentants du ministère public assurent que l’ancien secrétaire d’État était au courant des négociations avec la société Proibérica » (représentés par Guillermo Casado et Alvaro Lasso). « Le même était au courant de la liste des bases à fournir et des conditions et la gestion de l’offre qui a finalement été attribuée à l’entreprise susmentionnée ». Protéger les trafiquants en effaçant les preuves de leurs trafics et fournir à la Police des hélicoptères inutilisables pour les poursuivre, voilà bien un drôle de ministre chargé de la sécurité, en effet !!!  Le 29 avril 2015, la  sixième chambre de la Cour d’appel en droit civil et commercial, statuera en faveur de l’État paraguayen dans un procès contre le ministère de l’Intérieur, permettant au Trésor l’épargne de 6 366 260 134 guaranis. A propos du choix de la société, la presse avait pourtant noté dès 2012  qu’évidemment, il y a quelque chose d’étrange dans cette entreprise, car, à titre d’exemple, ils ont voulu l’engager à nouveau pour des travaux d’entretien, en leur payant 1  700 millions G sans avoir respecté les stipulations.  Il été a rappelé que l’armée de l’air ne facture que 1 500 000 guaranis  pour les mêmes travaux d’entretien, plus les fournitures ».  Des surfacturations colossales propices à des versements de juteux dessous de table, comme à l’habitude en ce cas de figure.  Pour ajouter au tableau, on découvrira aussi une autre irrégularité détectée par le contrôleur général, avec la somme de 2,075,436.700 guaranis de dépensés par le ministère de l’Intérieur de  Filizzola pour la prestation de services de légalisation et la délivrance de photocopies authentifiées de documents… et s’ajoute encore l’achat de balles de caoutchouc pour les policiers chargés du service d’ordre, achetées 40 500 guaranies à Comtecpar SA pour chaque munition et qui valent aujourd’hui sous le gouvernement d’Horacio Cartes 7 000 guaranies seulement par unité… Mais au Paraguay, on ne semble pas trop se soucier des ses avanies. L’ancien ministre de l’Intérieur Rafael Filizzola continue en tout cas de jouir d’une impunité absolue « avec la complicité de certains ministres de la Cour suprême de justice (CSJ ») semble-t-il, selon la presse. « Le peu d’intérêt des membres du plus haut tribunal pour attirer l’attention sur l’affaire de l’ancien homme fort de Fernando Lugo est frappant » avait-on pu lire récemment encore.  Sur Wikipedia, bien au contraire, son CV est irréprochable, d’une blancheur immaculée :  il n’y a pas un seul mot sur les procédures en cours contre lui et encore moins une seule à propos du Cessna de Toro Pampa… Des avions qui, au Paraguay comme en Bolivie, ont été choisis par l’Etat.  Pour s’en convaincre, en Bolivie, il suffit de plonger dans les documents officiels de la période, tel celui-ci en date de 1976, avec la décision prise en conseil de ministres de se munir d’appareils « modernes » pour renouveler la flotte du pays.  Tous des Cessna !!!  Ce sur quoi nous reviendrons dès demain en effectuant une enquête historique sur cette prédominance aérienne dans toute la région…

(1)  sur le net elle résume ainsi son cas :  « en 2008, j’ai été nommé directrice générale de la branche paraguayenne des organisations internationales les plus puissantes: la Fondation Kolping – une fondation allemande avec une formation catholique. Très vite, j’ai détecté des irrégularités dans la tenue de livres et fait un rapport à la Fondation Kolping en Allemagne (qui est l’organe directeur de toutes les fondations nationales). C’est ainsi que je suis devenu un lanceur d’alerte en 2010. Ma vie depuis a changé radicalement. En 2013, j’ai été accusée de diffamation par la section paraguayenne de la Fondation Kolping. (à cause d’un email confidentiel qu’ils ont utilisé avec le système légal corrompu que nous avons en Amérique du Sud). Mes comptes ont été gelés et je n’avais plus le droit de quitter le pays. Pour cette raison, mon entreprise Loofah S.A. (une entreprise sociale et environnementale qui générait du travail et un revenu décent pour des milliers de petits agriculteurs et d’indigènes) fut systématiquement détruite jusqu’à la faillite complète. Le jeudi 17 mars 2016, j’ai gagné une bataille historique, avec l’aide de la société civile du Paraguay et de l’Allemagne contre une nouvelle tentative de me mettre en prison. Maintenant, je veux saisir l’occasion de raconter mon histoire dans un livre, soutenu par toute la documentation juridique pour prouver mon accusation. Fin avril je voudrais voyager à New York. Je serais plus heureuse si vous me sera donné l’occasion d’une interview à raconter mon histoire sur les dangers pour les dénonciateurs – Dans ce cas, une organisation internationale catholique. Avec mon avocat, nous voulons présenter mon cas à la Commission du droit de l’homme à Washington et si possible d’obtenir un discours à l’ONU A propos de la corruption dans le système juridique au Paraguay. Je cherche également un éditeur pour mon livre que je suis en train d’écrire ce moment avec le titre de travail « LE CAS KOLPING – LE DANGER D’UNE AUTRE DENONCIATION CONTRE LA FONDATION INTERNATIONALE ».

sur l’agriculture au Paraguay et la mainmise brésilienne, on peut lire ceci :

https://journals.openedition.org/remi/1649

mais aussi cet article fondamental liant les narcos  brésiliens à leurs propriétés au Paraguay :

https://deolhonosruralistas.com.br/deolhonoparaguai/2017/11/17/latifundistas-brasilenos-acusados-de-trafico-tienen-estancias-en-el-paraguay/?lang=es

En voici l’introduction ; « le nombre de cas est impressionnant.  Éleveur brésilien déterminé – avec l’histoire spécifique dans le bétail ou l’agriculture – apparaît dans les rapports de trafic de drogue. Et il est prisonnier. D’Olho nous Ruralistas rassemblé certains de ces cas. Ils montrent que les frontières entre le Brésil et le Paraguay ne sont pas un territoire creux, dans lequel les marchandises bougent à peine, sans structure locale. Et sans apparences de légalité.  Le trafic international de drogue a son visage agraire.

Odacir Antonio Dametto (ici à droite), par exemple, était déjà défini comme le «roi du soja» au Paraguay. En 2010, un reportage du journal brésilien «O Globo» a visité l’une de ses 19 estancias – où les parties étaient présentes en présence des autorités paraguayennes – et a identifié 12 000 hectares entre les mains du trafiquant. Il a été arrêté en 2004, accusé de trafic de 13 tonnes de marijuana et de blanchiment d’argent. Il est décédé en 2012, d‘une crise cardiaque, à Pedro Juan Caballero. Mais sa fortune a été laissée à ses enfants, Renato et Rodrigo Dametto.

Au Paraguay, la société Semillas Dametto continue en pleine activité. Les frères du trafiquant décédé, Ivaldo et Ivanor, ont plusieurs séjours dans le pays. Accusés de blanchiment d’argent au Brésil, ils gardent les compagnies Tupi S.A. au Paraguay. Grain Industry and Commerce, et dans le district de Capitán Bado, la société agroalimentaire Tupi Guaraní S.A. Import Export En février, les frères ont présenté un rapport d’impact environnemental pour un projet Tupi – la Cantera Tupi-Guarani – à Colonia Cerro Kuatia, où il y avait une réserve forestière. En avril, un camion de marijuana a été trouvé à proximité d’une culture de soja. En 2010, une zone en pleine croissance pour la marijuana.

Au Brésil, la justice de Mato Grosso do Sul a transféré à Renato et Rodrigo Dametto, dans la même année de 2012, une propriété de 32 mille hectares, la Fazenda Aurora. Estimée à l’époque, à 250 millions de reais. Selon le journal brésilien Estadão, le titre de propriété dans les municipalités de Bela Vista et Jardim (MS), se réfère à un testament qui avait été transcrit dans un bureau de notaire au Paraguay en 1936. Détail intéressant :  le document se référait à une zone «dans le Mato Grosso do Sul», un état qui n’a été créé que plus de quarante ans plus tard, en 1977 »…

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Article précédent:

 

Coke en stock (CXCI) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (26)

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Y’a-t-il un juriste au Ministère algérien de la Justice : Pour M. Le Président de la République et du CSM (A.II)

Réf : 2018-A.II. Monsieur Le Président, J’ai l’honneur, concernant mon courrier Réf 2018-A.I, de soumettre, ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.