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Coke en Stock (CX) : l’avion perdu de la chanteuse

Lors de mes recherches sur l’usage très particulier que font certaines personnes de jets privés, je suis tombé sur de bien étranges appareils. Dans un article concernant le Honduras, pays où il pleut régulièrement des jets ou des petits bimoteurs bourrés de drogue, était apparu un jour un jet d’affaires qui s’était un temps retrouvé… abandonné le 22 mars 2013 par ses deux pilotes américains sur l’aéroport de Roatan, haut lieu des trafics de cocaïne comme on sait. L’avion avait été saisi par les douaniers et conduit illico à l’aéroport de la Ceiba sur la base militaire Héctor Caraccioli Moncada. Puis plus rien le concernant, semble-t-il. Or l’appareil avait une sacré histoire derrière lui. Après avoir appartenu longtemps à Coca-Cola, le Gulfstream N951RK avait fini chez Elite Jet Group LLC, une société de Floride (aujourd’hui déclarée « inactive »), dirigée par Joe Reynoso, entrepreneur mexicano-américain et mari d’une chanteuse portoricaine du hit-parade (« Noelia »), à savoir une poseuse (souvent dénudée), davantage qu’une voix. L’avion portait le logo d’AeroGroup, et portait encore à bord des traces de cocaïne selon ceux qui l’avaient inspecté !

gulf noeliaJ’avais évoqué le sort de ce Gulfstream à propos d’un autre cas, sur lequel je reviendrais demain si vous le voulez  bien. Les détails le concernant semblaient confus. Heureusement, pour se dépatouiller des arcanes tortueuses de cette affaire, il y a l’ami Falcon, qui très vite m’avait averti qu’au 15 août 2013, « le N951RK appartenait encore à Elite Jet Group LLC,  installé à Van Nuys, CA et ce depuis le 31 janvier 2013. Elite Jet Group appartient à Jorge Reynoso, le mari de la chanteuse portoricaine Noelia, dont l’autre Gulfstream II, le N922MR, avait été intercepté à Maiquetia, Venezuela en août 2012, sans drogue à bf endom2ord. Le N951RK a été intercepté à la suite d’une plainte du Grupo Textil Firense SA de CV, Mexique, qui affirme être le propriétaire des deux Gulfstream de la chanteuse. La procédure est toujours en cours, mais c’est hors sujet dans la série Coke en Stock ! ». Bref, le jumeau de l’appareil abandonné avait lui aussi un drôle de pédigrée, car bloqué en 2012 par le gouvernement vénézuélien, comme l’avait expliqué sa propriétaire :  -« la chanteuse portoricaine Noelia se plaint que son avion privé a été «arbitrairement saisi » dans un aéroport au Venezuela et a demandé au vice-président  de la nation, Nicolas Maduro, de prendre des mesures pour résoudre le cas.twitt noelia L’artiste a déclaré à Efe vendredi que l’avion se trouvait au Venezuela pour sa vente éventuelle, qui ne s’était pas faite au final. Il était prévu qu’il soit de retour en Floride pour que l’artiste aille en Californie, mais il a été arrêté à l’aéroport international de Maiquetia à Caracas. Le jet privé, enregistré aux États-Unis, appartenant à l’artiste et son mari, Jorge Reynoso, a été «arbitrairement saisi », a déclaré la chanteuse. « Je demande publiquement l’honorable gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela d’intervenir dans l’injustice imposée par les fonctionnaires qui détiennent le jet privé », a déclaré Noelia. Elle a dit qu’ils avaient rempli toutes les conditions fixées par la loi vénézuélienne et que les deux pilotes de l’avion étaient « l’objet de l’extorsion de fonds par les fonctionnaires à tous les niveaux. » Noelia affirme que « administration de l’Agence anti-drogue et les inspecteurs des douanes ont dit qu’il n’y avait pas sujet à le saisir » tout en soulignant que le président de Institut national de l’aviation civile, du Venezuela »ou AINC, Francisco Paz Fleitas, comme » la seule autorité en la matière ». Un avion retenu par les autorités vénézueliennes et pour une fois pas déclaré « abattu », voilà qui changeait de l’ordinaire  en effet.

gulf endom3L’avion sera rendu près de deux ans plus tard seulement, mais avec une chanteuse (et un mari) qui évoqueront clairement des « extorsions de fonds » pour entrer à nouveau en sa possession. La chanteuse évoquant aussi l’état « épouvantable » dans lequel elle avait retrouvé l’avion… en postant deux clichés  vengeurs  le 3 mai 2014 , montrant effectivement effondré sur son train d’atterrissage gauche, les pneus visiblement incendiés ou détruits avec des traces de brûlures semble-t-il à l’emplacemet de l’aile gauche. Que c’était-il passé avec cet appareil reposant désormais  sur des sacs de sable placés sous l’aile gauche ? Mystère… fort remontée (on le serait à même à voir l’état de l’appareil réduit à l’état d’épave) la chanteuse avait précédemment écrit que « l’appareil a été saisi parce qu’elle ne voulait pas le vendre à un « général corrompu », dans un message émis dans un réseau social. « Ayez au moins la décence de rendre ce qui ne vous appartient pas. Et de ne pas en faire une histoire fictive « , avait-elle conclu.noelia gulfstream » Bigre. On conçoit que la « vente »‘ prévue ne se soit pas réalisée, s’il était arrivé et proposé dans cet état, en tout cas  ! L’avion arborait toujours sur la queue le logo de Mardian Ranch. Une autre arnaque, en fait. Un projet d’un entrepreneur de l’Arizona d’établir une ferme d’éoliennes de 500 mégawatt réparties sur 47,000 âcres, devant fournit le courant à 25 000 habitants. Un autre projet douteux. En 2011, Susan Mardian avait eu maille à partir avec la justice avec une plainte déposée par Aspen Financial Services au sujet d’un autre investissement immobilier appelé Milano Résidences LLC. L’avion, restenu deux ans au Venezuela au total avait été rendu à l’état de ferraille : qu’avait-on fait avec entre deux, autre mystère vénézuélien !!! Qui donc l’avait mis dans cet état de ruine évidente ? Pas de réponse, ni du Venezuela, ni de la chanteuse. Depuis, l’appareil n’a pas été aperçu en l’air. De toute façon, il ne peut plus voler : son certificat de navigabilité a en effet expiré le 30 septembre 2015. Ce qui signifie qu’à moins de travaux importants, vu son état, il est aujourd’hui considéré comme…une épave.

Aeronave BarreraA qui était donc destiné cet avion resté invendu ? Le gouvernement vénézuélien, le 19 janvier 2013 avait expliqué via Edylberto Molina Molina, venu faire une conférence de presse juste devant l’appareil, que celui-ci avait été « retenu » car il devait être destiné à un narco-trafquant:  « Daniel Barrera Barrera, mieux connu comme « Loco » Barrera, l’information a été donnée par le directeur adjoint de l’ONA G / B Edylberto Molina Molina,  et les représentants des autorités du Comando Antidrogas de la GNB y el Instituto Nacional de Aeronáutica Civil (INAC).  commandement et de drogues GNB Institut national de l’aviation civile (AINC) ». fouilleL’appareil vendu devait avoir une  toute autre destinée selon ces mêmes autorités : «  la trajectoire de vol de l’avion aurait été ensuite »Maracaibo, puis se rendre dans une île des Caraïbes, Aruba ou  Curaçao, où il aurait déclaré une urgence mécanique, afin d’entrer dans le pays à nouveau, puis de faire un atterrissage en Apure, pour repartir vers l’Afrique avec le chlorhydrate de cocaïne ou toute  autre substance interdite ».  L’article du MPPRIJ du 21 janvier 2013 montrait la fouille de l’appareil (photo ci-contre à gauche).  Le trajet décrit étant celui des fameux avions de l’Apure, dont le Gulfstream XB-NKS  retrouvé le 18 octobre 2014 en pleine brousse A noter qu’au moment de la conférence de presse d’Edylberto Molina, l’avion de la chanteuse semblait encore en parfait état (avec une aile gauche « normale » en tout cas… ou plutôt bien à l’horizontale, encore à ce moment-là). Qui donc l’avait fait voler plus tard au point de l’abimer autant ? Mystère !!!

barrera arrestBarrera (ici lors de sa capture, photo de El Espectador), un colombien considéré comme le deuxième plus important narcotrafiquant au monde avait été arrêté le 18 septembre 2012 à San Cristobal une petite ville du Venezuela, située près de la frontière avec la Colombie, L’avion ayant été saisi en août, juste avant son arrestation. Cela faisait 22 ans qu’il était recherché (autant que Ben Laden). « Celui qui ressemblait le plus à un Pablo Escobar moderne«  était allé jusqu’à se brûler les doigts à l’acide pour effacer ses empreintes et avait eu recours à la chirurgie esthétique à plusieurs reprises. La drogue qu’il vendait provenait du cartel del Norte del Valle Cartel ou du 43eme Front, des Farcs, controlé par Gener Garcia Molina, alias « Jhon 40, »et il la revendait à Jose Miguel Arroyave, commandant des paramilitaires du Bloc Centauros (ici à droite), bloquecentauros320x180qu’il fera assassiner en 2004, avant de faire la même chose avec Wilber Alirio Varela, alias « Jabon, » leader du cartel de Norte del Valle Cartel au Venezuela. Le narcotrafiquant étant aussi un des alliés  du groupe paramilitaire de l’ ERPAC et de Los Rastrojos, formés  par les paramilitaires du cartel del Norte del Valle. Le jet lui était-il véritablement destiné, lui qui possédait déjà 21 avions ? Molina sera accusé lui-même par les Etats-Unis d’avoir fait partie du trafic. Une rumeur tenace sur Twitter de Noticiero de Verdad annoncera le 17 décembre 2015 qu’il avait été rapidement évacué de Berlin lors d’une visite, dans un avion de PDVSA dans la crainte d’une arrestation par la DEA américaine ! La rumeur reposait sur le fait que l’ambassade du Venezuela à Berlin n’avait pas répondu à un courriel demandant des informations pour contacter sur place Molina.

solesSi la chanteuse parlait de liens avec des militaires corrompus, c’est aussi parce que le trafic de Barrera se passait sous leur nez, et qu’il y participaient, effectivement. « Selon des responsables colombiens et étrangers  de lutte contre les stupéfiants, Barrera exerçait son trafic dans les plaines de l’Est, principalement les provinces de Meta, Vichada, Casanare et Guaviare. Il contrôlait également  les points stratégiques de la capitale colombienne Bogota, et des aires d’atterrissage consolidées dans l’état d’Apure Venezuela d’où il envoyait des avions pleins de drogues vers les Caraïbes et l’Amérique Centrale. Barrera opérant lui-même dans la province de Vichada en Colombie et dans certaines parties du Venezuela, où il aurait bénéficié de la protection des fonctionnaires locaux. Barrera utilisait également le  Venezuela comme point de stockage et de préparation  pour envoyer des drogue en Europe. Il utilisait aussi l’Afrique de l’Ouest comme un point de transit de drogue réexpédiées ensuite vers l’Europe. » Des liens qui perdureront, après la capture de Barrera, selon Insight Crime : « étant donné qu’il n’y a pas la preuve que Barrera ou de diverses autres barons de la drogue colombiens arrêtés au Venezuela aient été remplacés, il est possible que l’entreprise qu’il a dirigé pendant 11 ans a été largement absorbée par le Cartel de Los Soles – un réseau de militaires vénézuéliens corrompus de fonctionnaires engagés comme alliés du trafic de cocaïne ».  Si bien que l’arrestation de Barrera aurait été une aubaine, pour les militaires, qui auraient  ainsi hérité de son réseau !

barreraBarrera (ici sans sa barbe), pour diriger son empire avait manifestement besoin d’un jet, pour se rendre dans différents pays et coordonner les envois ou les réceptions de cocaïne, ou même tout simplement pour la transporter. « Selon les autorités colombiennes, Daniel Barrera vivait depuis 2008 à San Cristobal, ancien havre de paix des barons de la drogue en raison de sa parfaite situation. Il se faisait passer pour un éleveur de bétail, propriétaire de ranchs, pour expliquer ses voyages réguliers hors de la ville. Selon le «Sunday Telegraph», ses «ranchs» pourraient bien être quelques-unes des 500 entreprises légales qu’il possédait pour blanchir les profits de son véritable business. Ses affaires l’emmenaient d’ailleurs bien plus loin que la campagne vénézuélienne. Toute l’Amérique latine, mais aussi l’Afrique de l’Ouest, par où il faisait transiter la drogue destinée au marché européen. Il se rendait également au Brésil et en Argentine pour voir ses cinq enfants, nés de différentes femmes. Son arrestation survient après celle de 36 de ses lieutenants, la saisie de 21 de ses avions, et cinq tonnes de sa cocaïne. Il en aurait exporté près de 900 tonnes au long de sa carrière, maintenant terminée. Lui que l’on disait si violent n’a opposé aucune résistance à son arrestation, d’après les témoins de la scène, cités par le «Sunday Telegraph». Selon un vendeur de rue, «il a juste haussé les épaules, avec l’air d’un homme résigné qui savait que son heure était venue». 900 tonnes de coke, joli score, non ?

gulfstream clearwarterMais l’histoire n’était pas terminée. Le couple Jorge Reynoso et la chanteuse Noelia possèdaient aussi un autre Gulfstream. un G-1159, le 112 ème de la production, immatriculé N168DA. Or ce dernier aussi appartenait aussi à One Air Title, qui possédait aussi avec Elite Jet Group LLC  les deux Gulfstream N951RK et N922MR. Cet appareil non plus, le couple ne le possède plus. L’appareil a été revendu à un mexicain, Luis Alberto Romero Rosales, il est devenu chef lui le XB-NXC, vu ici à Guadalajara en novembre 2014)

trajet

jugemementRevendu à Aero II Aviation Inc, il était en effet passé chez Romero Rosales le 21 mars 2014 (ici ci-dessus, on le voit effectuer le trajet Fort Myers (en Floride) vers Guadalajara au Mexique le 26 mars 2014, cinq jours à peine après avoir changé de mains. L’histoire est donc particulièrement complexe. Dans les documents auxquels ont peut accéder, la plainte de la société Grupo Textil Firense SA, société mexicaine, envers le couple Reynoso, mais aussi One Air LLC et Elite Jet LLC paraîssent être le nœud de l’affaire. Le 14 mai 2013 en effet, un jugement américain de la 11 ème chambre judiciaire de Miami accordait à cette entreprise une somme considérable : 2,3 millions de dollars de dédommagements, plus les deux avions Gulfstream N951RK et N922MR. Le groupe Reynoso, pour le moins n’a donc jamais été très clair (ci-contre la plainte de Grupo Textile Firense SA réclamant les deux avions Gulfstream N951RK et N922MR), un de ses avions ayant été saisi aux USA par la DEA et un autre bloqué eu Venezuela sous le même prétexte. noelia et mariLa chanteuse et son mari avaient étrangement reconnu la fraude le 29 novembre 2013  dans le site Endi-Elnuevodia.com, sur la détention des deux appareils :  « la chanteuse et son mari Noelia Jorge Reynoso doivent payer jusqu’à 2 millions de dollars pour fraude et violation de contrat, selon le jugement d’un juge après un procès en Oklahoma d’il y a six mois (nota : c’était en Floride). Cependant, le mari de l’artiste portoricain a dit qu’il n’était pas concerné par le jugement. « Tout cela est un procès en cours, mais je dois faire une demande reconventionnelle à la Cour fédérale d’Oklahoma, au sujet de l’avion », a déclaré Reynoso dans le programme Telemundo « Suelta la topa » sans donner plus de détails. Toutefois, le producteur mexicain a reconnu la dette, mais a dit qu’ils ne pouvait rien faire pour l’avion saisi le 13 janvier, 2013 durant une visite effectuée par la fille de la chanteuse Yolandita Monge, son assistant Reynoso, entre autres personnes, au Venezuela« . Dans une émission de télévision très « people », voici Noelia et son mari en train de parler de leur avion « perdu »... sans en parler vraiment (ils retournent vite la question dérangeante en évoquant… une grossesse) : le show-biz et ses mensonges ! L’homme est un hâbleur avant tout !!!

mameryCar tout le monde n’apprécie pas le rôle de son mari Jorge Reynoso sur la chanteuse. Ainsi son ancien producteur, qui l’accusait en 2008 d’avoir mis sur le marché une sex-tape de sa propre épouse : « le producteur Carlos « Topy » Mamery (décédé en 2014) a exprimé sa préoccupation à propos de l’influence « néfaste » du gestionnaire Jorge Reynoso sur sa belle-fille Noelia, rejetant la faute sur l’état de santé mentale qui l’affecterait. « Mamery a blâmé Reynoso d’avoir déclenché  le scandale en plaçant la vidéo où apparaît Noelia entretenant des relations intimes avec le rappeur Yamil, et de l’avoir mise sur Internet. Dans une audition de la preuve par contumace, en l’absence de Noelia et Reynoso, tenue hier à la Cour fédérale, le vice-président de la Spanish Broadcasting System (SBS) à Porto Rico,  a dit que dans le cadre de la recherche faite il a constaté que le producteur mexicain était celui qui avait placé la vidéo et l’avait vendue sur Internet pour 4,99 $. Il a également découvert, et soutenu que Reynoso avait placé quelques photos de son ex-femme nue sur le réseau. « Je doute Noelia ait l’état d’esprit en ce moment. Une personne qui gère cette façon, parler de cette façon et est tout le contraire … « dit-il en quittant le tribunal. «Je suis très préoccupé par l’état de Noelia et Jorge Reynoso prend la responsabilité de la santé mentale de Noelia, non seulement pour aujourd’hui, mais aussi pour demain. Elle se réveillera un jour et réalisera que son partenaire, son mari l’a vendue pour 4,99 $ sur l’Internet « , a-t-il dit. » De là ce que la chanteuse ne se soit pas aperçue du trafic organisé par son propre mari, il n’y a qu’un pas. L’homme désormais est son seul imprésario et se charge de sa carrière, mais dans l’affaire il a déjà perdu 3 jets (et 2 millions de dollars)… on ne peut pas parler de réussite, dans le genre (sur son compte Linked’In il campe toujours sur l’aile d’un de ses Gulfstream, symbole de sa réussite avec sa carte bancaire Bancomatic) ! A moins de se rattraper avec de l’argent réalisé rapidement. Et là, il n’y a pas quarante solutions… A signaler que Mamery était aussi le mari de Yolandita Monge, la mère de Noelia (son père étant  l’homme d’affaires uruguayen Alfredo Lorenzo) !!!

reynoso

Mais en même temps, d’aucuns soupçonnent Barrera de se dissimuler derrière le groupe Textil Firense SA. Il aurait ainsi tenté de récupèrer ces deux Gulfstream. Ce qui laisserait entendre qu’au Mexique l’emprise des narcos est telle qu’ils peuvent aussi se faire passer dans des tribunaux comme étant des entités industrielles respectables. Barrera aurait-il ainsi tenté de récupérer ainsi ses deux jets ? Quel rôle exactement à pu jouer le couple Reynoso ? Quels liens ce même couple aurait-il développé avec des généraux vénézuéliens corrompus, au point d’en dénoncer l’intercession lors de la revente d’un appareil d’une origine déjà douteuse  (puisque contesté par  Grupo Textil Firense SA) ? Tout ceci demeure fort complexe en effet, et fort intriguant. L’abandon du le N951RK mène décidément à bien des questionnements.

Mais renons au second avion d’Aerogroup,… en effet, ou  plutôt Lynx Aerogroup, en fait. Car des clichés montraient qu’effectivement, le drôle d’appareil « égaré » au Honduras avait porté au préalable un logo plus complet, disons. Celui de Lynx Arerogroup, société enregistrée le 22 janvier 2010 dans le Delaware… ce qui tout de suite mettait la puce à l’oreille, tant on sait à quoi sert ce genre d’enregistrement fantôme. Mais de cela, je vous en en ai parlé, déjà, ici, plus en détail très bientôt, car ça touchait un autre phénomène… français, celui-là.

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