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Coke en stock (CLXXVI) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (11)

L’exemple promis à l’épisode précédent, et qui va suivre, est très représentatif de la situation au Paraguay.  Tous les ingrédients y figurent:  la découverte par la police de deux avions Cessna, qui viennent visiblement d’être repeints, et dont on ignore les numéros réels, une grande villa avec des hangars dont l’arrière débouche directement sur une piste d’envol, de l’essence d’aviation à profusion, des armes, de l’argent, du matériel radio et tout le nécessaire pour fabriquer de fausses immatriculations adhésives d’avions.  Tout le nécessaire du bon narco-trafiquant paraguayen !!!  Non loin de là on découvrira aussi un laboratoire clandestin de transformation de cocaïne tenu par un fugitif brésilien.  On découvrira aussi dans la région un autre avion clandestin, récupéré dissimulé dans un camion, un avion qui va nous amener à un autre brésilien célèbre :  le trafiquant brésilien Carlos Antonio Caballero, dit « Capilo ».   Un appareil d’un modèle qui a fait des petits dans le secteur…

Il y avait tout ce qu’il fallait à San Pedro del Parana

Cette fois c’est une installation rurale à Yabebyry, située tout au sud du pays, dans le département de Misiones, à la frontière entre les départements d’Itapúa et de Caazapá (et l’Argentine, séparée par le Parana) que les policiers visent.  Tôt, le matin du 29 novembre 2017, ils investissent l’endroit… précédés par le survol d’un hélicoptère qui a l’art de faire déguerpir aussitôt les trafiquants, on le sait.  L’un d’entre eux, à bord d’un Toyota Hilux qui s’enfuit devant eux à pleine vitesse.  Après un échange de coups de feu, le Hilux se renverse sur le côté sur un chemin, déversant ses ballots de marijuana (photo ici à gauche).  Il y en a pour 912 kilogrammes à bord du pick-up !  Son chauffeur, Ever Vargas, capturé, avouera que c’est lui aussi qui fournissait du carburant aux avions.  Le 4×4 est sorti d’une grande propriété tout confort bardée de voitures de forte cylindrée sagement rangées sous un auvent; on distingue notamment une Hyundaï (un SUV type Santa Fe) et une Toyota, sont aussi présentes ainsi que plusieurs motos tous terrains.


Derrière la villa il y a un hangar avec un tracteur tirant une charrette remplie de bidons disposant d’une pompe pour les alimenter.  Des pompes électriques pour alimenter deux avions en vol sont aussi découvertes. ainsi que des barils de carburant d’aviation.  Plus loin encore, un grand hangar de construction récente à poutrelles bleues protège deux avions Cessna, un blanc et vert portant l’immatriculation (fausse) ZP-TQQ et un autre bleu et blanc n’en portant pas encore… des papiers de masquages de peinture étant retrouvés non loin portant le sigle ZP-BXX, faux lui aussi.  A l’arrière encore, derrière la propriété on peut apercevoir une très longue piste d’atterrissage en herbe.  Bref, tout l’attirail d’une organisation dédiée au trafic de marijuana cette fois, mais en très grandes quantités.  Des armes aussi sont saisies, dont un fusil de chasse et un fusil mitrailleur récent, plus une arme de poing, un Sig Sauer 9MM P226.  On n’a pas affaire à des amateurs, visiblement.

Selon les enquêteurs tout cela appartient aux frères Bareiro Vargas Vargas Wilfrido et Rigoberto Bareiro (natifs du département de San Pedro del Parana, Itapúa), individus sur lesquels pesait déjà un mandat d’arrêt. L’organisation possédait également un hôtel, une station-service et une luxueuse résidence au centre de la ville de San Pedro del Paraná.  Selon la presse, « la capacité logistique des trafiquants de drogue est mise en évidence, puisqu’ils effectuaient en moyenne deux à trois vols par jour en direction de l’Argentine.  La zone d’embarquement et de débarquement est immergée dans une vaste propriété rurale avec une piste clandestine.  L’organisation avait  des »cloches », ou plutôt des sonneurs d’alarmes, des résidents rémunérés qui les avertissaient les dirigeants de la structure.de tout mouvement suspect à leurs yeux ». L’opération a eu lieu exactement deux semaines après une procédure exécutée sur la côte de Carmen del Paraná, où une cargaison de quatre tonnes de drogue a été saisie »..  A noter que le second avion saisi possédait un radar sous l’aile gauche, un équipement peu usité par les narco-trafiquants…

Un avion pas attendu… par un politicien paragayen !

A San Pedro, plusieurs années auparavant, le 6 janvier 2013, un autre Cessna s’était posé sur une longue piste en herbe.  Cette fois à au ranch de bétail situé dans le territoire de Paso Tuna, dans la juridiction de Lima, un coin plutôt paisible.  Les policiers qui étaient venus perquisitionner une villa ne s’attendaient pas à cette visite impromptue, à vrai dire.  Dans l’appareil, il trouveront 300 kilos de cocaïne, le pilote réussissant à s’enfuir à pieds à travers champ. Pas loin de l’endroit où il avait atterri ils découvriront une charrette avec des bidons, plus 3 fusils de chasse de calibre 12, 3 fûts de carburant aviation, un équipement de pompes à main pour effectuer le ravitaillement, un GPS, des téléphones portables et 11 sacs de jute avec les fameux pains de cocaïne, totalisant 300 kilos.  La police n’avait réussi qu’à arrêter qu’une seule personne ce jour-là qui s’appelait Genaro Jimenez, un paraguayen, résidant à Pedro Juan Caballero.  L’homme servait de soutien logistique de la bande de trafiquants selon la police (ici à droite gardé à l’ombre… de l’aile de l’avion).  Retenez-bien, en attendant, le design de la décoration de l’avion qui sera saisi.  Mais il y a mieux encore, quand on apprend à qui appartient la propriété sur laquelle s’est posée l’avion inattendu :  au père de Carlos Manuel Maggi Rolon, homme politique du parti Colorado et candidat aux élections présidentielles contre Cartes !!!  Comme défense, il affirme sans sourciller « que la piste n’est pas en état d’accepter des atterrissages et qu’il ne le n’utilisait pas »… Bien sûr, pardi !  Que ce soit le parti au pouvoir ou bien l’opposition, au Paraguay, tout le monde ayant une certaine notoriété est bel et bien engagé dans le trafic de drogue !

Le caïd Brésilien venu s’installer au Paraguay 

Le 25 novembre de la même année, pas loin de là, un peu plus tard, on arrêtera Gilmar Ribeiro dit l’« Indio » un brésilien, âgé de 41 ans, qui avait deux mandats d’arrêt internationaux sur la tête :  il s’était en effet échappé deux fois de prison de Porto Alegre, au Brésil (en 2004 et 2008), avant de venir s’installer au Paraguay, pour recommencer et fonder une organisation internationale de trafic de cocaïne.  Dans un endroit arboré, les enquêteurs l’avaient débusqué, lui et son laboratoire de préparation de coke, avec les produits chimiques spécifiques du traitement de la cocaïne tels que l’éther, l’acétone et de l’acide chlorhydrique.  Tout un lot d’armes à feu dont des mitrailleuses lourdes , des fusils, et diverses munitions ont été trouvés en même temps.  Ce à quoi, il faut ajouter des véhicules, un indispensable Toyota Hilux gris, un petit camion Mitsubishi blanc et quatre motos de diverses marques.  Un atelier complet de fabrication ce coke, installé discrètement dans la forêt par un brésilien poursuivi dans son pays !  L’exemple même du caractère international du trafic !!!

Une belle découverte autoroutière

Se procurer des avions est devenu obsessionnel chez les trafiquants, parfois réduits à les voler quand l’urgence se fait sentir.  Mais ils utilisent aussi d’autres procédés pour se les faire livrer.  Au Paraguay; il y a des axes routiers incontournables, qui servent aussi à transférer la drogue quand les avions ne suffisent plus ou ne sont pas disponibles, ou encore pour les relier une fois posés avec leur chargement.  L’un des axes routiers traversant en plein axe du nord au sus est la « Route n°3 », un axe ponctué de postes de contrôles, tant le trafic est intense.  C’est sur l’un de ces postes de Yay Yau, au km 353 au départ d’Asunción et à 122 km encore de Bella Vista que les douaniers font une belle découverte le 23 janvier 2016 en inspectant un long camion à plateau bâché de marque Mercedes.  Sous sa bâche bleue, il y en effet un avion complet… aux ailes et à la queue démontées.  Le cliché montrant son pare-brise et une partie de son capot moteur le laisse aucun doute sur ce que c’est :  l’avion est un Corisco Turbo EMB-711ST, qui serait immatriculé PT-NZW.  Sont appréhendés ce jour-là René Espínola Ovelar, 26 ans, le chauffeur du camion de marque Mercedes Benz; et ses accompagnateurs, Carlos Alberto Nunez Lara, 40 ans, Fernando Ariel Armoa Nunez, 24 ans, Oscar Raul Nunez Lara, 44 et Santiago Luis Caceres, 53, tous résidant à Asuncion, selon le rapport de police.  Une police qui découvre le propriétaire de l’avion un homme s’appelant Raphael Barros Naves Campos Monteiro, un commerçant brésilien qui fait dans la nourriture animale, dans l’état de Goiás, notamment. L’avion avait été photographie en bon état en 2009 au Brésil, effectivement.  C’est l’Embraer EMB-711ST N° 711310 enregistré le 25 mars 2009 au Brésil, disent les registres.

Pour tenter de s’expliquer, le chauffeur exhibe un document qui est un  plan de vol daté du 14 août 2015, délivré par la Direction nationale de l’aviation civile, qui avait donc expiré depuis bien longtemps.  Que lui était-il arrivé pour se retrouver ainsi transporté plus que discrètement ?  A qui était-il destiné ?  Avait-il été acheté, et par qui ?  On n’en saura pas plus.  Le gouvernement brésilien a déjà revendu ce genre d’engin saisi à des trafiquants, comme l’annonçait ici ce journal en 2010.   « La justice fédérale a finalement pu mettre aux enchères un avion saisi par la police fédérale de Ribeirão Preto en 2007. Cet avion, utilisé pour le trafic de drogue, a été vendu pour 105 000 reais.  Dans la première tentative de vente du moteur unique, le 22 septembre, il n’y avait pas de parties intéressées.  La valeur initiale, à l’époque, était de 150 000 reals (44 000 dollars).  Le juge a décidé de réduire la valeur de la nouvelle enchère.  La vente aux enchères du modèle Corisco II, fabriqué par Embraer, a eu lieu au Forum Ribeirão Preto.  Le nom de l’acheteur n’a pas été divulgué.  La vente de l’avion aux enchères a été décidée le 1er septembre par le juge Gilson Pessotti de la 4e Cour fédérale de Ribeirão Preto, dans le cadre d’une procédure de vente de biens en secret ». L’avion révélé en photo par la presse, d’apparence bien fatigué était immatriculé PT-NXM (ici à gauche, il datait de 1980, à droite on peut le voir en bien meilleur état en 2005).  C’était le modèle 711278 entré au Brésil le 17 avril 2007, ré-immatriculé PR-RSM.  Et effectivement, il avait servi à transporter de la drogue en quantité… et l’étude attentive de son cas nous avait ramené… au Paraguay !!!  « Selon le procureur général, Carlos Antonio Caballero, dit « Capilo » est recherché  au Brésil pour son implication dans le trafic de 430 kilogrammes de cocaïne, ainsi que des armes, des munitions, des accessoires et des explosifs à usage exclusif, qui ont été abandonnés le 20 septembre 2007 et découverts par la police fédérale à Pradópolis (San Pablo).  Il est soupçonné d’être un membre stable du PCC et responsable de la coordination de l’expédition de drogues et d’armes, du Paraguay au Brésil.  Selon la plainte, « Da Kaiser » (il est également appelé « Capilo », il est ici à droite) a été responsable de l’introduction de drogues et d’armes saisies à Ribeirão Preto, à travers le modèle d’avion Curisco immatriculé PT-NXM appartenant à Almir Rodríguez Ferreira, alias « Nene « , dont le nom apparaît dans un extrait de la demande d’extradition.  Il y a des rapports selon lesquels Da Kaiser serait chargé d’organiser le recrutement dans e la région » de Pedro Juan d’« hommes armés, et même ‘d’envoyer des hommes armés à d’autres endroits, principalement à São Paulo, avec l’intention d’exécuter des ordres données par le commandement dy PCC, y compris contre les autorités constituées.  Il y a plusieurs dialogues reproduits dans le supplément de la plainte, qui auraient été déposés entre Da Kaiser et les autres accusés dans l’affaire. « 

Un avion commandé d’une cellule de prison !!!

Un texte retrouvé à propos de l’organisateur du trafic par avion de type Corisco est extrêmement révélateur sur les méthodes d’achat de ses appareils.  Il est paru le 15 octobre 2013 chez ViaEPTV.com, le voici :  « Une méga-opération du Procureur menée contre le PCC a constaté qu’Almir Rodrigues Ferreira, 35 ans, alias Nene Simioni, était à la tête d’un groupe ayant des liens avec les fournisseurs de drogues paraguayens.  Il est le septième dirigeant de l’organisation à être identifié avec des succursales à Ribeirão Preto.  Une copie de la plainte, obtenue exclusivement par A Cidade, montre que le trafiquant aurait utilisé des biens immobiliers dans la ville comme cachettes pour des envois de cocaïne distribués dans l’État.  Le stupéfiant provenait des pays voisins de la Bolivie et du Paraguay.  Dans l’une des conversations, enregistrées le 8 juin 2010, à 17h53, « Nene » est au téléphone avec le premier fournisseur de drogues et d’armes de la faction, Carlos Antonio Caballero, 48 ans, dit « Capilo ».  Il a été arrêté au Paraguay, où il gérait l’achat de la drogue en Bolivie et son envoi au Brésil.  Dans l’enregistrement, il dit à l’un des dirigeants de la faction qu’il allait faire passer 100 kilos de la drogue, qui serait bientôt « là pour Nene ».  En mars 2011, les procureurs ont capturé une conversation de Nene lui-même coincé dans le pénitencier N°2 de Wenceslas – où se concentre le sommet de la faction – avec Capilo,  au Paraguay.  À ce propos, Nene affirme qu’il a déjà commencé à recevoir de l’argent de la drogue que le comparse devait lui envoyer du Paraguay et que cela représente déjà 500 000 dollars.  Le prisonnier demande qui devrait envoyer l’argent.  « Mon manager est Lelo (Wellington Carlos de Oliveira, ici à droite), le frère qui était avec toi (à Wenceslas), c’est celui qui compte l’argent », dit-Capilo (…) Le mois suivant, une comparse, Gralber Compi, alias Da Princesa (« la princesse »), a appelé Nenê lui disant qu’elle lui avait envoyé une lettre avec l’offre d’achat d’un avion. « Un homme qui est sûr, qui  possède trois ailes (cf trois avions), avec celui  de « son père » (le parrain d’Almir).  L’oncle du gars est colonel. Si vous avez le pilote, il me le vendrait, à moi, et je le paierai en un an. « Nene a répondu qu’il a déjà deux pilotes et les gars au sol qui savent où la drogue est (cachée).  La princesse lui demande alors de prendre la lettre avec affection et de lui envoyer un retour ».  Wellington Carlos de Oliveira , surnommé surnom de « Bola Branca » ou « Lelo » avait été arrêté le 14 avril 2014 au Paraguay avec  cinq jeunes Brésiliens qui étaient membres du premier commandement de la capitale (PCC).  En juin 2012, dans la prison Wenceslas, on avait trouvé un drone tentant d’apporter des téléphones aux détenus… le 21 janvier 2017, « Capilo » était finalement extradé au Brésil (ici à gauche), après avoir effectué sept ans d’emprisonnement au Paraguay. « Emmené par des policiers arrivés de São Paulo, à bord d’un avion d’Aerolineas Argentinas, il a décollé de l’aéroport international Silvio Pettirossi de Luque vers 09h30 » nous avait précisé ABC Color, qui avait perdu un de ses journalistes, Pablo Medina, correspondant à Curuguaty, assassiné par les narcos.  Pablo Medina et Antonia Almada avaient en effet été pris dans une embuscade et tués sur une route rurale dans le quartier d’Itanaramí, entre Villa Tgatimí et Ko’ê Porã, dans le district de Villa Ygatimí, dans le département de Canindeyú, le 16 octobre 2014.  Deux martyrs de la cause antinarco.  Je reviendrai plus loin sur leur sort.

Le système Capilo par l’exemple

En 2011, on avait donc déjà découvert le principe :  « Drogues et armes arrivaient au Brésil à travers de petits avions qui ont atterri sur des pistes clandestines, au milieu des champs de canne à sucre, dans la «Californie brésilienne», dans la région de Ribeirão Preto. Les membres de l’organisation criminelle les attendaient dans des voitures et des camions, équipés de jumelles, de GPS et d’émetteurs-récepteurs radio, ils avaient pour mission de ramasser le matériel et de l’acheminer vers le site de gestion et de raffinage.  C’est dans l’une de ces opérations que la police fédérale a arrêté deux personnes qui venaient de prendre la drogue et l’arsenal militaire.  En plus de 420 kilogrammes de cocaïne, le gouvernement fédéral a intercepté des armes militaires et des explosifs (neuf bâtons de TNT), huit grenades, trois fusils automatiques 7,62, une mitrailleuse de calibre 30 avec un trépied, un lance-grenade, deux pistolets Glock de 9 millimètres et un lance-roquettes. Grâce à l’écoute électronique, le PF a constaté que les armes avaient été commandées au représentant du PCC au Paraguay, identifié dans l’écoute comme étant Da Kaiser »… C’est à Ribeirão Preto, on le rappelle, qu’un policier brésilien avait montré une manière peu orthodoxe pour arrêter un avion de trafiquants en novembre 2011… en fonçant dessus en voiture !  La « version longue » de l’interception rocambolesque du Sertanejo est ici, avec la voiture de police arpentant  les pistes de terre à angle droit de la propriété pour retomber sur l’appareil en train de décoller.  En 2008, un autre avion, un Embraer EMB-721 Sertanejo immatriculé PT-EXO (N°721128) avait été retrouvé vide, en excellent état, dans la vallée de Raposinha, à Lençóis Paulista, dans l’Etat de Sao Paulo.  Il venait juste d’être acheté, ayant été enregistré le 20 août 2008 dans le pays.  On le voit ici à droite, cinq ans après, ramené à l’aéroclub d’Estadual de Bauru, encore bardé des bandes adhésives de la police.  Aujourd’hui, on trouve des Corisco à 200 000 reals sur le marché. Environ 60 000 dollars (48 000 euros).  En 2015, les Tucanos brésiliens lancés à sa poursuite forceront un Corisco à se poser dans un chemin de ferme près de municipalité de Torixoréu (à 577 km de Cuiabá).  A bord, il y avait 93 kilos de coke dans de grands sacs de raphia retrouvés à une quinzaine de mètres de l’avion, dissimulés sous des arbustes.  L’avion, venait du Goiás, en ayant décollé de Cáceres et se dirigeait vers Alto Garças (à 360 kilomètres de Cuiabá).  A bord il y avait deux occupants, mais l’un d’entre eux à réussi à s’enfuir.  L’avion, semble-t-il bien connu, était immatriculé PT-NCO.  L’avion, enregistré à Cuiabá le 16 mai 2005 était un Embraer-711C, le numéro de série 711026, qui  avait même eu droit à sa maquette… chez « Escobar Maquetes », un fabricant  du nom de Murilo Escobar installé à Campo Grande (la capitale de l’État brésilien du Mato Grosso do Sul) !!!  A noter que notre talentueux maquettiste a réalisé aussi la copie d’un Beechcraft Bonanza A36, immatriculé PP-FSC (ici à gauche) , l’ex N8505Z (N°E3634), un avion appartenant jadis à la JAL… (Jalux) dont on sera amené à reparler très bientôt, je pense… la série ayant constitué une vraie mine d’avions lors de la fin de la compagnie japonaise…

 

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

 

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