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Coke en stock (CLXXIV) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (19)

Et puis on tombe aussi, à force de chercher, sur des pans entiers d’histoire qui sautent à la figure.  Celle des Farcs, finalement des dealers de coke déguisés en gauchistes, qui pour s’approvisionner en armes ont fait appel à des pilotes d’avions qui venaient échanger les livraisons contre leur cocaïne.  Au hasard des recherches ont retombe en effet sur l’un d’entre eux, surnommé Dodo, sorte d’espèce disparue du temps où les pilotes mélangeaient allègrement armes et coke à bord à bord de leurs coucous qu’ils faisaient zig-zaguer au ras des cimes des arbres, selon les leçons apprises par d’autres pilotes brésiliens, ceux qui ravitaillaient les Garimperos (nous les étudierons très bientôt, rassurez-vous).  Aujourd’hui, on a plutôt tendance à recycler leurs avions une fois saisis, en avions-ambulances d’un genre particulier comme on va le voir…

Des avions diffuseurs de tracts électoraux !

Les avions brésiliens servent en effet à plein de choses, si l’on revient à notre petit PT-VHR Corisco de l’épisode précédent : « le même monomoteur a fait l’objet d’une perquisition de la police à Hugo da Cunha Machado Aéroport (Tirirical) le 26 octobre 2006, trois jours avant le second tour des élections de gouverneur, qui a fini par donner la victoire à Jackson Lago (PDT). Selon la plainte, qui a mobilisé la police civile et militaire, l’appareil était utilisé pour le transport « colis suspects » – espèces et imprimés de propagande – qui caractérisent le crime électoral. Vers 12 heures ce jour-là, la police est arrivée dans le hangar de l’aéroport, loué pour coordonner la campagne Roseanna Sarney, en concurrence alors pour le PFL (maintenant devenu le DEM), mais n’a pas réussi à empêcher le décollage des avions. Plus tard, l’avion a été vu faire des survols dans la municipalité de Tutóia, qui ont abandonné des flyers innombrables avec une photo du président Luiz Inacio Lula da Silva et Roseanna Sarney ensemble, image faite lors d’un rassemblement à Timon, quelques jours avant. » L’avion n’a pas atterri à Tutóia, mais a inondé la ville avec les milliers de tracts qui sont tombés du ciel ».  Sur certains sites, on ne pouvait que constater la désaffection totale des salles pour les rassemblements électoraux, les tracts ne suffisant visiblement plus à rassembler les foules… et Dino encore moins que Lula… l’héritage Lula étant devenu trop lourd !  A noter que là-bas aussi on vole comme des dingues, même en Corisco.

Faucille et marteau volants

Dans l’état du Maranhão ( l’état le plus pauvre du pays) on est donc devenu de gauche, et même communiste, le 1er janvier 2015 après des décennies de dominance de la famille de José Sarney (Dino, membre du Parti Communiste du Brésil ayant distancé sa concurrente habituelle, Roseana Sarney, embarrassée par ses casseroles électorales ou pour corruption, remplacée par Edison Lobão Filho).  Elu, donc, mais avec une vision bien à lui de la politique ou du communisme.  Flavio Dino semblant en effet offrir des largesses à ses soutiens… aériens en priorité précise Atual 7:  « Au cours des deux premières années du régime communiste en Maranhão, tout cet argent public, qui vient à la valeur ajoutée de R 9,894,160.05 $ (neuf millions, 894000, cent soixante et cinq cents reals) a été payé pour Heringer Taxi Aéreo, pour le couple Aloísio Pedro Heringer et Eurídice Carneiro Heringer.  L’entreprise, basée à Imperatriz, a déjà fait campagne pour Flávio Dino et a été le pivot de la chute de l’ancien ministre Carlos Lupi, pour corruption ».   En 2017, on avait calculé que  l’année précédente, en 2016, pas moins de 7 323 694 reals avaient en effet sortis des coffres publics pour assurer le transport aérien de Flávio Dino et de ses subordonnés – ainsi que celui des députés de l’État et à une femme de l’un d’entre eux, actuellement ancien secrétaire.  A droite un des avions utilisés.  Chez Atual on avait fait le calcul sidérant des équivalents de ses dépenses somptuaires en aviation :  « avec la même somme, si la priorité du gouvernement était différente, pour faire une différence pour améliorer la vie des gens, au moment de la campagne électorale, cela équivaudrait à acheter 195 voitures de police, construire 224 terrains de sport, amener l’eau où elle n’arrive pas avec 19 379 camions-citernes ou fournir… 4 504 504 de repas scolaires ». Dérangeant, pour le moins, pour Flavio Dino, favorable au maintien en place de Dilma Rousseff , pourtant engluée jusqu’au cou par des affaires de corruption, véritable sport national brésilien !!!

Les ambulances impayées et la mort d’un bébé

L’action politique de la société de taxi aérien Heiringer ne s’avérera pas toujours payante, au contraire même puisqu’on apprenait récemment que « la société qui a remporté l’appel d’offres pour le service de ligne aérienne UTI au gouvernement de Tocantins, Heringer Taxi Aéreo, continue sans recevoir de l’Etat les factures accumulées depuis l’année dernière.  Selon les informations d’un représentant de l’entreprise à T1 Notícias, en Décembre 2013, l’État ne fait plus le paiement ».  Un déficit qui avait surtout causé la mort d’un enfant :  « la crise a pris fin à la fin du mois de mai de cette année lorsque le bébé nommé Bruno Kauã, âgé 1 an et 7 mois, est décédé après avoir attendu près de 8 heures pour une USI à l’hôpital municipal de Colinas.  À l’époque, le département d’État à la Santé (Sesau) avait reconnu la dette auprès de Heringer, mais avait affirmé que la compagnie serait tenue de fournir le service parce qu’une partie de la dette avait été retirée ».  Selon Heiringer, l’appel n’avait même pas été fait et cela n’avait rien à voir avec un défaut de paiement.  Mais le bébé, lui, était mort, faute d’avoir été transporté à temps !

Un avion de narco devenu… ambulance !

Des avions ambulance ou porteurs d’organes à greffer, le Brésil a trouvé une autre source que les avions privés de Heiringer pour effectuer la tâche. Remontons un peu dans le temps, pour expliquer cela avec la découverte au bord d’un chemin d’un énième avion et énième Cessna.  A quoi ça tient, parfois, à peu de choses; dont le hasard.  On a dit que l’Histoire s’écrivait aussi parfois grâce à lui.  En tout cas, avec ce qui va suivre, on va s’apercevoir que le hasard permet de remonter en effet jusqu’à des pans entiers de l’Histoire…  Revenons d’abord à la chance…  En cette fin d’après-midi-là d’avril 2015, des policiers au nord-est du Brésil, toujours à la recherche d’un suspect après un meurtre survenu le matin dans la région, voient soudain un avion atterrir dans un champ près de Boa Viagem, situé dans le quartier de Fatima, à la périphérie de la municipalité de Canindé, à quelques centaines de mètres d’eux.  Très vite, un véhicule a rejoint l’avion, une Fiat Doblo, qui est vite interceptée par nos policiers, une voiture familiale à large contenance avec comme conducteur un dénommé Antônio Batista Lima Júnior, âgé de 28 ans…  En fouillant autour du véhicule,  les policiers trouvent ce qu’il y a jeté : 30 paquets disséminés sous leurs yeux en pleine nature de ce qui s’avérera être de la cocaïne-base.  Mais pas moyen pour les policiers de voir l’avion désormais, dissimulé par les arbres alentour, hélas.  Après s’être dirigés vers la ville, sur informations de témoins, ils se retrouvent nez à nez avec les deux pilotes de l’avion tranquillement attablés à manger alors qu’ils viennent d’acheter des bidons d’essence (pour redécoller, leur avion étant en effet tombé en panne !).  La chance encore !  Aidés par des chiens renifleurs, à la tombée de la nuit, ils retrouvent l’avion sur une piste de terre traversant un champ.  Une troisième fois la chance ?  L’avion est un Cessna Centurion II noir et blanc immatriculé PP-FFU, qui a toujours à l’intérieur 7 gros sacs et valises contenant cette fois 369 paquets de drogue (ici droite), de la même nature que les premiers kilos retrouvés dans l’après midi.  Il y en a pour plusieurs millions de dollars !  Bingo !  L’avion étant le Cessna 210-61762 enregistré le 27 février 2013 seulement et ex ZP-PLA…

Son collègue malchanceux, un  pilote « historique » du trafic


Ce coin de région semblant les attirer, les avions bourrés de coke.  Le samedi précédent, un autre appareil s’était écrasé dans la localité de Lajeiro Branco, dans la municipalité de Piaui Assomption, distante d’environ 24 km de la frontière avec Ceara.  On avait relevé deux morts ce jour-là.  L’avion cherchait à rejoindre la localité de Palmeira de Cima, où se trouvait sa piste d’atterrissage présumée mais il avait heurté un arbre et avait pris feu en explosant juste après :  il contenait encore pas mal d’essence; bien qu’étant déjà sur la fin du parcours.  Les deux occupants étaient morts carbonisés… ainsi que leur chargement de coke.  Seul un sac complet de briques de cocaïne (ici à droite) avait été retrouvé intact : une trentaine de kilos au plus.  On avait surtout du mal à reconnaître un Cessna à aile haute dans les débris de l’avion, brûlé complètement retourné.  Un reportage montre sur le flanc droit de l’avion une immatriculation en « PR » : l’appareil aurait donc été brésilien.  Un débris d’extrémité d’aile retrouvé à plusieurs mètres du crash confirmera que c’était bien un Cessna modèle 210…. mais ce qui sera plus étonnant encore comme découverte, c’est plutôt la personnalité de son pilote…

Le système Dodo…  alimentait en armes les Farcs !

On apprendra bien après, grâce aux analyses prélevées sur les débris humains retrouvés le nom du pilote de l’infortuné Cessa carbonisé :  il s’appelait Antenor Jose Pedreira, 62 ans, connu sous le surnom de « Dodo », né le 19 novembre 1952, et il avait déjà été jadis inculpé par la Commission d’enquête parlementaire (CPI) sur le trafic de drogue, au Congrès national, en 2000, dont nous reparlerons bientôt plus en détail tant elle avait marqué son époque.  En réalité c’est sa fille qui, en apportant à la police le dossier dentaire de son père, avait corroboré son décès :  elle avait aussi reconnu au passage dans ses effets personnels sa montre personnelle (ici à gauche) retrouvée parmi les vestiges de l’appareil.  Il avait déjà à l’époque été accusé d’avoir participé à un système qui avait transporté dans les années 90 des centaines de kilos de cocaïne, des armes et de l’or, un système impliquant jusqu’à de hauts fonctionnaires d’autres pays.  Dans son témoignage devant les élus brésiliens, une fois arrêté, « Dodó » avait refusé de répondre à plusieurs questions, mais il avait confirmé qu’il possédait en nom propre huit avions, des mines et une exploitation forestière.  Il avait surtout expliqué faire déjà à l’époque de très longs vols de plus de 7 heures d’affilée !!!  « Selon le document final de la Commission parlementaire, le plan du trafic se composait des étapes suivantes: un avion quittait le Brésil, parfois de São Miguel do Araguaia, parfois des pistes clandestines de cet État, et se rendait dans l’État du Pará où il était chargé de carburant, ce qui lui donnait une autonomie de jusqu’à 12 heures de vol, après un voyage à Barranco Minas en  Colombie pour un vol de sept heures et trente minutes, en arrivant en Colombie en début de soirée.  L’avion ensuite était chargé avec la drogue et avec plus d’essence, ce qui lui donnait à nouveau une nouvelle autonomie conséquente.  Puis, vers environ vingt-deux heures, l’avion se rendait au Suriname, par un vol qui durait sept heures et où il et atterrissait la cargaison de cocaïne étant déposée, sur une piste clandestine ou dans une zone qui était autrefois plantée près d’une zone de plantation. de riz, très proche de Paramaibo (piste clandestine de Barranco Minas – Colombie).  D’autres fois encore, il a volé du Brésil au Suriname, pour de l’or de contrebande, laissant l’or au Suriname en échange d’armes, fournies par les fabricants internationaux à l’Armée Suriname, faisant légalement des vols dans les casernes pour y trouver des armes.  Les avions retournaient ensuite au Brésil et ensuite encore en Colombie, pour aller ainsi vendre jusqu’à 1096 armes aux FARC (1).  Ceci en échange de la cocaïne, apportée pour alimenter le marché brésilien et pour les envois de fonds à l’étranger, a également révélé ce document éclairant, l’une des actions les plus dures contre le trafic de drogue au Brésil.  Depuis lors, le CPI a également souligné qu’il y avait déjà eu du transport de drogue, par avion, vers le nord-est ».  Dodó avait en effet été arrêté dans une opération de la police fédérale en 1999, accusé d’avoir transporté 800 kilos de drogue par mois entre d’autres pays et le Brésil.  La coke venait de Bolivie, via le Mato Grosso.  Bref c’était un senior très actif mais surtout .. récidiviste !  Dodo n’était pas seul, à vrai dire :  avaient été arrêtés avec lui Leonardo Dias Mendonça, alias « Barão do Tráfico » un agriculteur, un riche fermier (il possédait deux énormes haciendas, Dourados et Santo Antônio), un bûcheron capturé à Anápolis, à 55 km de Goiânia, mais aussi trafiquant notoire.  Et également l’entrepreneur Pedro Alves Ferreira Misael, propriétaire d’un hangar à l’aéroport Gaivota, et de la société Gaivota Táxi Aéreo. Pedreira, étant lui propriétaire des magasins  de matériaux de construction « Brisa » à Aparecida de Goiânia et en même temps pilote commercial.  A l’époque, lors de la même opération, la police avait saisi trois autres avions:  deux Cessna d‘Ivanilson Aves da Silva, connu sous le nom de Pezão, arrêté à Belém lui aussi pour trafic de drogue, et un bimoteur, appartenant à Dias Mendonça.  Pour la police, chaque avion effectuait quatre voyages par mois, transportant chaque fois 200 kilos de cocaïne…

Arrestation et… poursuite du trafic, mais en prison !!!

Dans son livre retentissant, un journaliste, Allan de Abreu, confirme tout cela en détail « Cocaina, a rota caipira » : « selon lui, Leonardo Dias Mendonça était alors considéré comme le plus grand trafiquant d’activité au Brésil.  Son camarade Emival Borges das Dores, Goiano, a négocié de la cocaïne avec les FARC.  En 2001, il achetait par exemple 400 kilos de cocaïne aux FARC par mois contre de l’argent et des centaines de fusils AR-15 et AK-47. Fernandinho Beira-Mar et Romilton Queiroz ont acheté de la cocaïne auprès de Leonardo Dias Mendonça et d’Emival Borges et l’ont notamment distribuée à Rio de Janeiro ».  Et voilà comment un Dodo a écrit en son temps l’histoire de tout le trafic de l’époque !!!  Le même collègue de Dodo, Leonardo Dias Mendonça (ici à gauche) refera parler de lui en 2011, pris en train de diriger un nouveau trafic dirigé par téléphone de la prison où il purgeait sa (lourde) peine : « La police fédérale a arrêté 59 personnes lors de deux opérations contre le trafic international de stupéfiants dans neuf États et dans le district fédéral mercredi.  L’un des gangs, avec des branches au Suriname, au Venezuela, en Colombie et aux Pays-Bas, a été articulé et a été commandé par téléphone par un condamné qui purge sept ans dans le complexe pénitentiaire de Goiás à Goiânia.  Selon la police fédérale, le gang a transporté jusqu’à 4 tonnes de drogue par an.  Leonardo Dias Mendonça a changé son téléphone portable au moins 50 fois au cours des trois dernières années pour ne pas être intercepté.  Il est condamné à 39 ans de prison.  En dehors de ses barreaux, son bras droit était en prison, Emílio Teixeira Campos.  La police a déclaré que Mendonça devrait être transféré dans une prison fédérale à sécurité maximale pour l’empêcher de continuer à téléphoner ».  Ce qui aurait été la moindre des sécurités à prendre il me semble…

Des recordmen de distance en Cessna

Les policiers, intrigués, au vu des deux affaires de Cessna arrivés dans le nord du pays, décortiquent les trajets des deux appareils, venus tous deux du Paraguay.  Les deux sont passés par Foz do Igucau, dans le Parana, avant de remonter vers le nord-est direction… Fortaleza.  Le premier s’était crashé le 11 avril à Asunçao do Piaul, l’autre le 14 avril à Boa Viagem.   Les deux avions avaient tenté un voyage de… 2865 km en ligne droite, chargés comme des mules de coke !!!  L’autonomie normale d’un Cessna 210 est de 1,668 km.  Les avions, nécessairement, devaient disposer d’essence supplémentaire à bord. Et pouvoir voler plus de 10 heures d’affilée en vitesse de croisière !!!  Une prouesse que seuls des pilotes chevronnés comme « Dodo » auraient osé…réaliser. Celui du PP-FFU s’appelle Cleber Paulo da Silva, originaire de Cuiabá, et il n’a que 32 ans pourtant (il est ici à gauche dans le coffre de la voiture des policiers).  Interrogé, ce candide avouera que la première route des stupéfiants vers Ceará avait été conçue au départ pour atterrir à Boa Viagem et une autre à Crateús, mais comme il avait manqué de carburant il était allé en chercher à Canindé… comme si de rien n’était  (ici la courte visite en vidéo de son appareil, qui permet de constater l’amateurisme des tracés de la décoration de l’avion) !!!  Question emport, en revanche l’avion possédait un pistolet de calibre.38, de l’argent mais aussi l’équipement utilisé pour bloquer les signaux satellites, évitant à sa balise l’obligation d’émettre son emplacement et la direction de son vol.  Un procédé inédit il me semble à ce moment-là…

Le recyclage en avion-ambulance pour transport de greffes

Finalement, le 210M Centurion II noir et blanc, saisi en avril 2015, sur la piste clandestine de Canindé, avec 375,5 kg de cocaïne a obtenu le droit par la Justice brésilienne (via la Cour Fédérale de Justice, à Quixadá) d’avoir une seconde vie.  Reversé au nom de l’Etat à un hôpital, le voici devant celui du Walter Cantídio (HUWC), un hôpital universitaire mais aussi une référence dans les transplantations d’organes.  Il sert désormais à y transporter des organes, en effet dont un foie qui a déjà servi à sauver une vie, nous apprend la presse. «  L’avion est sous la responsabilité de la coordination des opérations aériennes intégrées (Ciopaer).  Le transport d’organes se fait en partenariat avec le Centre de transplantation de Ceará.  Le gouvernement de l’Etat ajoute qu’il y a une économie de vols d’environ 40% par rapport à ce qu’un hélicoptère dépense, et c’est plus rapide.  L’avion est la première aile fixe opérée par Ciopaer, qui opérait auparavant uniquement avec des hélicoptères.  L’avion a la capacité d’atteindre les capitales du Nord-Est, sans ravitaillement, à une vitesse de 300 km / h.  La réduction du temps de transport est critique dans le travail de transplantation » affirme Globo, en montrant le nouveau service effectué par l’ancien transporteur de coke (photo Globo).

(1) on notera la coïncidence des aveux de « Dodo » en 1999 et la montée en puissance des Farcs dans les années 90, résumée ici dans Wikipedia :  « Entre 1995 et 1998, les FARC atteignent une puissance militaire sans précédent, et pour la première fois dans leur histoire, ont la capacité de mobiliser des centaines de combattants pour attaquer avec succès des bases militaires ou des villes, tuant ou séquestrant de nombreux militaires ou officiers de police.  La plus spectaculaire de ces opérations est sans doute la prise de Mitú, capitale du Vaupés, en 1998, petite ville qu’ils contrôlent pendant plus de 24 h. Au cours de ces opérations, les FARC font prisonniers plus de 500 militaires ou policiers »

document : la seconde vie du Cessna PP-FFU :

 

Document : la liste des avions détenus par les candidats électoraux au Brésil

http://www.contasabertas.com.br/website/wp-content/uploads/2014/07/tabela-aeronaves.pdf

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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