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Coke en stock (CLXI) : au Pérou, on vient d’absoudre un ancien président… trafiquant de drogue supposé

La nouvelle est tombée la vielle de Noël, venue d’une dépêche d’AFP:  l’ancien président péruvien Alberto Fujimori, qui purgeait une peine de 25 ans de prison pour corruption, formulée en 2007, venait en effet d’être gracié par le nouveau Pedro Pablo Kuczynski. Celui-là même qui vient d’échapper à une destitution deux jours auparavant !!!  Une décision « humanitaire » vu « l’état de santé » du prisonnier, selon la présidence (il est âgé de 79 ans (1)).  Condamné pour Crimes contre l’Humanité, on reprochait à Fujimori deux massacres de partisans du Sentier Lumineux et d’étudiants, via les escadrons de la mort qu’il avait envoyés.  Mais ce qu’on a oublié aussi chez lui, c’est cet épisode tout aussi glaçant qui explique surtout à quel point le Pérou était tombé bien bas lors de sa présidence.  Car Fujimori ne se contentait pas seulement d’être un assassin par personnes interposées :  c’était aussi très certainement un président trafiquant de drogue, phénomène assez rare qu’avait relevé en 2011 l’équipe de IDL-Reporteros et que je vais vous raconter aujourd’hui.  Pendant l’avant-dernière campagne électorale, sa propre fille, Keiko, grande favorite de l’élection, avait perdu cette dernière, devant le candidat Ollanta Humala, un ancien militaire.  Elle a été un temps la remplaçante de sa propre mère comme première dame du pays (2).  Sa proximité avec un trafiquant notoire, Joaquin Ramirez, devenu  secrétaire de son parti électoral, et membre du groupe des « Intouchables » du pays, avait dû jouer semble-t-il dans sa peu glorieuse défaite lors de la dernière élection face à Kuczynski.  L’homme était en lien avec Miguel “Eteco” Arevalo Ramirez,  Un fils de Fujimori ayant lui aussi été cité dans une affaire de drogue en 2013.

L’histoire avait été exhumée tardivement, à la suite d’une longue enquête entravée par un état pas très partisan de révéler ses propres turpitudes.  Cette fois-ci, on commence par un appareil plutôt inhabituel, puisqu’il s’agit d’un McDonnell-Douglas DC-8-62CF fabriqué en… 1968 et acheté à l’époque par Swissair, qui l’immatricule HB-IDH.  L’avion sera plus tard loué à Balair CTA, en fait la filiale « charter » de Swissair.  Après 13 années de bons et loyaux services, l’exemplaire 45984 des chaînes de production de McDonnell est acquis par les forces aériennes du Pérou pour servir d’avion de transport de personnalités, en prenant l’immatriculation FAP371 (OB-1373).  Le voici à droite photographié le 30 novembre 1994 à Mexico.

Alberto Fujimori a été élu  président du pays le 

On le sait, au Pérou on cultive la coca, et ce depuis des lustres, comme le rappelle parfaitement ici Frédéric Faux dans son livre « Coca !:  Une enquête dans les Andes »:  « Pour le Pérou, ce n’est finalement qu’un juste retour de l’histoire.  A la fin du XIXe siècle, le pharmacien franco-péruvicn Alfredo Bignon y inventait une nouvelle méthode d’extraction de la cocaïne à partir de feuilles fraîches, faisant fleurir des ateliers de transformation dans tout le pays et notamment dans la région de Huanuco, en amont du fleuve Huallaga.  La demande, stimulée par la découverte des propriétés anesthésiantes de la cocaïne, dépasse alors largement l’offre.  En 1888, le consul allemand à Lima est chargé d’identifier les producteurs de cocaïne susceptibles d’exporter.  Des aventuriers viennent même au Pérou pour en fabriquer, comme un certain Arnaldo Kitz, qui persuadera toute une colonie de compatriotes de se lancer dans cette nouvelle industrie.  Grâce à cette pression occidentale, et à la volonté des Péruviens de faire de la cocaïne un fleuron de l’économie nationale, le Pérou sera pendant vingt ans le premier producteur mondial.  Son flot continu de poudre blanche non seulement irriguera les marchés américains et européens, mais transformera aussi ce qui était une substance rare et hors de prix en un produit de consommation courante. La région de Huanuco, au début du XXe siècle, regroupe la moitié des fabriques de cocaïne du pays.  Apres l’adoption du Harrison Act en 1914. et Г interdiction de la coca aux États-Unis, elles fermeront peu à peu pour renaître après la seconde guerre mondiale.  Il ne s’agit pas alors de vendre cette production aux trusts pharmaceutiques, mais d’alimenter le marché clandestin de la cocaïne. Pour échapper aux saisies et aux arrestations, les laboratoires se dispersent dans toute la vallée du fleuve Huallaga.  Le coup d’Etat du général Pinochet, en 1973, renforce encore la position de celle région clé.  La route qui permettait d’exporter la cocaïne bolivienne et péruvienne par les côtes chiliennes est coupée.  Elle est aussitôt remplacée par un autre itinéraire qui relie le fleuve Huallaga à la ville colombienne de Leticia, ou convergent les frontières péruviennes cl brésiliennes.  Ce port fluvial perdu au fin fond de l’Amazonie, d’où la marchandise peut être transportée dans le reste de la Colombie par une flotte de petits avions, réunit toutes les conditions du trafic.  Ce deuxième boom de la cocaïne péruvienne prendra fin avec la désarticulation des cartels de Medellin et de Cali.  En 1993 et 1995.   Aujourd’hui, le centre de production principal s’est déplacé vers le Vraem (pour « Valle de los ríos Apurímac, Ene y Mantaro« , à gauche le nom des clans responsables du trafic) pour un troisième boom de la cocaïne, contrôlé celte fois par les mafias mexicaines ». Aujourd’hui, c’est devenu tellement fréquent dans la région qu’en février 2016, lors d’un Carnaval, une municipalité de la province de Pichari, a vu des habitants locaux mimer sans vergogne l’arrivée d’un avion de coke et son chargement…  Sidérant !  Et plutôt inquiétant (IDL-Reporteros, on le rappelle, avait filmé en 2014 de bout en bout et au grand jour  une arrivée réelle d’avion transporteur de coke) !!!

Alors que Fujimori en est à l’entame de son son second mandat, donc, la cocaïne produite dans le pays atteint des records de production.  Le colonel Pedro Palomino Horna (ici à gauche en civil) à la tête de la VI Région Territoriale Aérienne du FAP, basée à Juanjuí, a pris les choses en main, en dirigeant le programme d’interdiction aérienne qui était alors sur le point de détruire le véritable pont aérien qui s’est constitué entre la région d’Huallaga, dans le VRAEM et la Colombie, nous dit IDL-Reporteros.  A cette date en effet, les forces aériennes du pays, ont déjà abattu une trentaine de petits Cessna porteurs de drogue (à droite un avion de « narcos » en train d’être poursuivi et abattu en 2002 par un Tucano de la FAP). L’homme est efficace et a obtenu  assez rapidement la confiance de ses hommes.  C’est grâce à cette confiance réciproque qu’un événement extraordinaire va se produire.  L’un de ses fidèles, un technicien de la FAP appelé Jorge Rodríguez, qui avait déjà travaillé avec lui dans le groupe aérien Nº8, l’approche en effet lors d’une de ses visites régulières de base aérienne et lui remet discrètement une étrange missive.  En fait de lettre, c’est un rapport manuscrit de 6 pages qui décrit de manière assez ahurissante et en détail comment de la drogue a été transportée à l’étranger (aux USA) sur les avions militaires de la FAP entre 1993 et ​​1994 (des Hercules notamment). Quatre voyages précis y sont décrits.  « Selon ce rapport (extrait ici à droite), le premier vol aurait eu lieu du 17 au 19 juin 1993;  le second du 1er au 3 octobre; le troisième du 24 octobre au 3 novembre; et le quatrième, du 14 au 17 avril 1994. T ous étaient destinés aux États-Unis.  Ils comprenaient également les noms des techniciens impliqués dans chaque affaire, le montant d’argent qu’ils ont reçu pour chaque expédition et les signes extérieurs de richesse que le personnel affichait à son retour.  Rodriguez a expliqué à Palomino que le commandant du groupe aérien n ° 8, le colonel de la FAP, Barry Power, était déjà au courant de l’affaire car il lui avait également remis la lettre.  Mais Power n’avait fait aucune recherche » découvre à sa grande surprise Reporteros. Palomino, lui, remettant dans la foulée une note accusatrice accompagnant la lettre au commandant général du FAP, le général Waldo Richter;  et au chef de la Direction du renseignement du FAP (DIFAP), Elesván Bello (ici à gauche)… en espérant être suivi et écouté…  Peine perdue : « Avec de telles informations détaillées, il était impératif pour Richter d’ordonner une enquête approfondie.  Il était évident, ou tout au moins très probable, que les sous-officiers étaient le dernier maillon d’une chaîne qui pourrait compromettre les plus hauts niveaux de l’armée et le gouvernement.  Selon des sources bien informées, Richter et Bello ont tous deux exprimé leur refus d’enquêter sur l’affaire. E n fait, ils n’ont rien fait » écrit, dépité, IDL Reporteros.

Palomino, sans attendre l’avis de ses supérieurs, a donc de lui-même engagé des investigations.  En visant un appareil bien précis : le fameux DC-8 de transport de l’armée péruviennne.  « le 12 mai 1996, l’avion FAP DC8-62F n ° 371 a dû emporter des équipements et des moteurs à la Russie pour être réparés.  Le vol avait été classé secret, ce qui a permis d’éviter les contrôles dans les pays où il aurait dû s’arrêter.  La version qui jusqu’à présent était connue et incluse dans les rapports finaux des commissions d’enquête FAP et ce qu’en dit le Dirandro à propos de l’affaire est que l’inspection aurait fait suite à un appel anonyme que le général Palomino avait reçu le 6 mai, l’alertant que ce vol logistique transporterait de la drogue.  Selon les informations obtenues par IDL-R, Palomino n’a reçu aucun appel anonyme.  C’est lui qui a demandé l’autorisation au général commandant du FAP de faire une inspection de l’avion parce qu’il avait des informations fiables sur le fait que, lors de ce vol, ils allaient transporter de la drogue.  Selon les sources, Richter a refusé au début, mais c’est l’insistance de Palomino qui a permis l’inspection à condition que l’opération soit attribuée à une alerte d’appel anonyme.  Après avoir obtenu l’autorisation, le général Palomino et une équipe du FAP ont commencé l’inspection à 2 heures de l’après-midi.  Dans la soute arrière, derrière le « carénage », ils ont trouvé un paquet noir contenant six paquets noirs et une boîte en carton avec plusieurs paquets bruns qui ont montré un poids brut de 174.22 kilos de cocaïne.  Le général PNP Luis Pérrigo, alors à la tête du Dirandro, a initié les enquêtes, qui ont bientôt livré plusieurs données très révélatrices.  Le plus important de tous, c’est que le vol avait connu plusieurs ajournements.  Et dans chacun d’eux la charge de drogue avait été augmentée.  Cela a été détaillé dans le rapport de police n ° 068-05.96-Dirandro PNP / DITID-DC, auquel IDL-R a eu accès.  Cependant, la police n’a pas approfondi ce fait important.  Selon le rapport, le vol avait été initialement prévu pour le 27 avril 1996.  Quatre jours plus tôt, le 23 avril, 60 kilos de cocaïne avaient été admis dans l’avion.  Le deuxième apport de 30 kilos de cocaïne datait du 29 avril.  La troisième et dernière entrée de la drogue (80 kilos) a été faite le 7 mai, après que le départ du vol ait été reporté au 12 mai »… la coke avait comme destination la Russie !  Le 3 juillet 1996, c’est Boris Eltsine, qui grâce au ralliement de l’ancien militaire Alexandre Lebed était devenu président, en battant sur le fil Guennadi Ziouganov.  En 2002, Lebed meurt dans un accident d’hélicoptère (son Mi-8 ayant touché une ligne électrique avant de s’écraser).  Poutine vient saluer sa dépouille… et adresser ses condoléances à sa veuve.

L’article conclut sur un questionnement :  jusqu’où menait exactement ce trafic ?  L’utilisation d’avions destinés aux dignitaires du pouvoir s’approchant nécessairement sur des proches de ce même pouvoir  : »L’IDL-R a demandé au général Richter de lui demander pourquoi il n’avait pas enquêté sur les prétendus envois de drogue signalés par le personnel à la Dirandro (cf l’antidrogue), mais il a refusé de donner une interview.  Des années plus tard, on allait comprendre pourquoi.  En 2005, le procureur anti-corruption Jorge Chavez Cotrina, avait dénoncé l’ancien conseiller présidentiel Vladimiro Montesinos et les officiers supérieurs du FAP alors comme complices du crime de trafic de drogue pour le cas du Narco Jet.  Parmi eux, l’ancien commandant général de la FAP, Waldo Richter, et le chef de la Direction du renseignement de la FAP (qui devait plus tard remplacer Richter en tant que commandant général), Elesván Bello.  Ce processus judiciaire est dans sa dernière phase.  Mais à ce jour, la chose la plus importante n’a pas été étudiée:  qui donc a intégré et exploité l’organisation de trafic de drogue qui a utilisé des avions de la Force aérienne pour la contrebande massive de drogues depuis, au moins, 1992… ?  »  L’ombre d’Alberto semble en tout cas fortement peser sur l’image du fameux DC-8 :  Montesinos étant son plus proche conseiller !!!

Car dans la famille Fujimori, le trafic de drogue semble être un atavisme . L’un de ses quatre fils, Kenji a en effet lui aussi été cité dans un trafic de cocaïne.  Chargé tout d’abord par une déclaration de l’ancien conseiller de son père, Vladimiro Montesinos, âme damnée du pouvoir, d’avoir eu ses études aux États-Unis payées par l’Etat (comme celles de ses trois frères), notre fils « prodigue » se retrouve accusé en effet en mars 2013 d’une faute bien plus lourde.  On vient en effet alors de découvrir dans un entrepôt du port de Callao lui appartenant (il en était actionnaire à 21% exactement), un bien étrange chargement. Des rotors extracteurs d’air forcé destinés à équiper des cuisines industrielles recèlent en effet une centaine de kilos de coke, habilement camouflés.  La drogue était en partance pour  le port de Manzanilla, au Mexique, et était soigneusement dissimulée dans 84 petits paquets rectangulaires à l’intérieur des rotors.  L’entrepôt était au nom de Global Strategy & Service, dont l’actionnaire principale, Yessica Sandoval, une femme de 34 ans de Piura qui avait fondé la société en 2005, avait été alors arrêtée, risquant 25 ans de prison pour trafic de drogue.  Un journal télévisé montrera le démontage et le sciage des cylindres révélant la présence des paquets (extraits ici à gauche et à droite).  Deux autres rotors avaient été envoyés au Guatemala, la cargaison avait été interceptée en mars à Puerto Balboa (Panama).  Elle contenait  28 kilos supplémentaires de cocaïne.  L’enquête avait montré qu’en novembre 2012 et en février 2013, l’entreprise avait envoyé de la même façon un four à griller des poulets muni des mêmes extracteurs d’air en Italie, cette fois.  Le procureur n’avait pas pu juridiquement impliquer les actionnaires de l’entrepôt : Kenji avait ainsi passé au travers d’une possible condamnation.  En 2010, Kenji avait bien été l’un des fondateurs avec sa soeur Keiko Sofía du parti de coalition « Fuerza 2011 », mais l’incident du hangar de Callao n’a en rien freiné ses ambitions électorales, puisqu’il est resté membre du Congrès durant la période 2011-2016.  A ce jour, il est pourtant toujours suspecté par la justice péruvienne de « blanchiment d’argent ».

Quant à la prétendante au titre, Keiko, « la favorite des marchés », pourtant, selon la presse, elle avait, avant d’être battue de peu (3) aux élections, été mêlée à d’autres révélations troublantes.  L’affaire remontait cette fois au 5 mars 1993, avec la découverte de 353 kilos de cocaïne trouvés dans une cargaison de 100 tonnes de farine de poisson de sa société Hayduk, à Coischo, dans le Chimbote, prêts à être envoyés en Colombie.  C’est un employé, Fernando Ruiz Díaz, employé de l’agence des douanes Peru Mundo, qui avait découvert la drogue dissimulée dans les sacs de farine de poisson. Le propriétaire de la société de pêche Hayduk n’était autre que le trafiquant Eudocio « Olluquito » Martinez Torres.  Or celui, a-t-on découvert sur le tard (en 2011), avait versé une contribution de 10 millions de dollars à la campagne de réélection d’Alberto Fujimori, en espérant ainsi se débarrasser de l’accusation de trafic de drogue, mais avait également obtenu en 2005 le droit de grâce pour ses filles Ana María et Mariana Martínez Sánchez Moreno, jugées pour la même affaire que leur père.  Une mansuétude qui avait valu à la fille d’Alberto une autre forme de remerciement :  Keiko Fujimori a en effet dû  admettre avoir reçu 10 000 dollars en tant que don de la famille « Olluquito » au cours de sa campagne pour devenir membre du Congrès en 2006.  En juin 2013 encore, on avait effectivement vu (ici à droite) la fameuse « Keiko » assister au mariage de Miriana Jackeline Martínez Moreno avec l’impresario chilien José Guillermo Beltrán Jorquera…

 

La drogue, elle, circule toujours, sinon davantage au Pérou, les pistes clandestines se multipliant, les fournisseurs se tournant désormais vers la Bolivie et le Brésil, voire l’Argentine et le Paraguay pour l’exporter;  en la présentant sous deux formes bien repérées par les trafiquants eux-mêmes note El Deber (4) : « les narcos identifient avec un dauphin et un dragon la cocaïne qu’ils envoient en Bolivie depuis la zone péruvienne de la Valle de los Apurima, de l’Ene et de Mantaro (Vraem). La figure du mammifère aquatique signifie que la drogue est une pâte de base et doit être affinée, et le dragon révèle que la substance a déjà été raffinée au préalable ».

 

 

(1) emprisonné, il bénéficiait de conditions surprenantes : « il est détenu dans une prison dont 10 000 m² sont alloués à son seul usage, disposant d’un jardin planté de 5 000 rosiers, d’une clinique privée, d’un atelier de peinture et d’un salon de réception lui permettant de recevoir des visites sans restriction » indique à son propos Wikipedia.  Son élargissement actuel montre surtout qu’il bénéficie toujours de soutiens en haut lieu.  En faisant un « Intouchable », visiblement, malgré ses dix années de corruption au pouvoir.

(2) elle l’était devenue alors que sa mère avait fui le pays en chargeant à l’extrême son mari, l’accusant entre autres d’avoir ordonné à ses services secrets de torturer ses opposants.  Elle accusera également les propres frères et sœurs du président -son propre mari- d’enrichissement illicite et d’association de malfaiteurs; en ayant notamment détournés les dons de citoyens japonais destinés aux pauvres du Pérou !!!  Ils avaient alors tous fui le pays, à la suite de l’éviction lors de son troisième mandat d’Alberto Fujimori qui, lui aussi, avait quitté le pays pour se réfugier au Japon en novembre 2000.  A droite la fille est ici auprès de son père dans la position de première dame du pays lors du dîner officiel pour le sommet des Amériques à Santiago du Chili :  surprenant !

(3) le pays est coupé en deux en fait : « To be more precise, the country seems to be divided around 49.5% in favour of Fujimorismo and 50.5% against it. »

(4) Selon le même journal bolivien « l’ancien président Alberto Fujimori, qui a été gracié quelques heures avant Noël par le président actuel du Pérou, Pedro Pablo Kuczynski, non seulement a été exempté d’une peine de 25 ans de prison pour violations des droits de l’homme, mais aussi s’est débarrassé d’un autre processus similaire qui était encore en cours.  En plus de pardonner Fujimori, Kuczynski a en effet accordé la grâce présidentielle « pour toutes les affaires pénales à ce jour en vigueur », selon la résolution d’aujourd’hui publiée grâce à l’édition imprimée du journal officiel El Peruano.  Vous pouvez comprendre que Kuczynski a accordé un pardon humanitaire à Alberto Fujimori.  Mais cela signifie aussi que la grâce présidentielle de Fujimori lui vaut de ne plus être poursuivi et jugé pour le massacre de Pativilca dans lequel l’ancien président est accusé d’être responsable du meurtre de six personnes en 1992 responsables du groupe militaire clandestin Colina ».

Un dossier bien documenté sur la drogue au Pérou :

http://www.caen.edu.pe/wordpress/wp-content/uploads/2016/08/ART1-E-Obando.pdf

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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