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Coke en stock (CCXXXV) : une disparition qui était prévisible…

Franchement, cela devait arriver un jour ou l’autre.  Je vous ai expliqué la situation déplorable du Guyana, pays où le trafic de drogue est intense, et où des avions viennent régulièrement se camoufler pour faire le plein de cocaïne (comme chez le pays voisin embarrassant)  L’activité minière d’un pays sans routes praticables a vu la naissance d’une multitude de petits transporteurs, façon pilotes de Garimpeiros brésiliens qui évoluaient (et évoluent toujours) entre divers trafics, coke compris très souvent.  L’un d’entre eux, à la suite d’accidents répétés, et d’un vol illégal, a choisi de quitter le pays en 2011 et de venir s’installer sur la côte est des Etats-Unis, pour recommencer et rebâtir son école de pilotage (et même deux !).  La FAA américaine ne semble rien avoir eu à lui dire, ou lui faire remarquer, malgré de nouveaux accidents dont un mortel en juin dernier encore, aux USA.  Il s’est tué le week-end dernier (le 14 octobre 2018) à bord des son bimoteur personnel, entraînant deux clients avec lui.  Retour sur la surprenante carrière jonchée de déboires de Munidat « Raj » Persaud…

L’article du New-York Times présente sobrement ce 14 octobre un accident aérien arrivé sur la côte Est des Etats-Unis, à un kilomètre et demi de Quogue, dans les Hamptons (à Long Island), chose qui peut paraître banale, ma foi, vu le nombre de petits appareils circulant aux Etats-Unis.  Certains ayant plus de chance que l’infortuné du jour. « Le pilote d’un petit avion tué lors du crash de l’avion au large de Long Island samedi possédait également deux autres avions impliqués dans des collisions ces dernières années, dont l’un est mortel, selon les rapports du gouvernement et les rapports d’accidents. Le corps du pilote, Munidat « Raj » Persaud, a été identifié dimanche par la police de l’État de New York. Plus tard dimanche, les garde-côtes ont retrouvé les corps de deux autres personnes qui se trouvaient à bord lorsque l’avion est tombé dans l’océan Atlantique, près du village de Quogue. Les deux passagers de l’avion, un bimoteur Piper PA-34 volant du Connecticut à Charleston, S.C., n’ont pas été immédiatement identifiés. Une partie de l’épave a été retrouvée samedi et le fuselage a été localisé dimanche après-midi. L’officier maître Steve Strohmaier, porte-parole de la Garde côtière, a déclaré que des efforts étaient déployés pour le ramener à la surface. La base de données en ligne de la Federal Aviation Administration indique que M. Persaud est le propriétaire de l’avion. La police d’État a confirmé que M. Persaud, qui vivait à Westbury (Connecticut) et exploitait une école de pilotage, était propriétaire de l’appareil. ».  L’avion était le Piper N593MS, photographié ici à droite en 2010 par le spotteur « concord977″  sur le tarmac du Frederick Municipal Airport, situé dans le Maryland, qui accueille le siège l’AOPA, l‘Association des propriétaires et pilotes d’avion US !   Pour la FAA, pas de problème en effet :  c’est bien le sien (on le voit ici devant à gauche manipulant une hélice et à droite, plutôt concentré à bord) et il était en bon état puisqu’elle lui avait renouvelé le droit de voler le 2 février dernier, jusqu’au 31 juillet 2021.  Aucune infraction de ce côté là, donc…  Le 13 août dernier, il faisait encore des ronds au dessus de Danbury et d’Oxford(les bases de ces deux écoles de pilotage).

La compagnie maudite ?

Mais je vais finir par croire qu’on ne veut pas vraiment en parler, outre-Atlantique (1) .  « La firme de Persaud serait-elle maudite ? » avais-je pourtant écrit ici-même… dès le 25 juillet 2017 dans l’épisode  « Coke en stock (CXXV)« .  L’histoire récente vient de me donner raison, mais la couverture de l’accident laisse à désirer, c’est le moins qu’on puisse dire.  Pas un mot dans le quotidien New-Yorkais sur le fait que le nom même du pilote décédé était à consonance guyanaise :  car là-bas, il est en effet extrêmement répandu :  le parlement du pays en est farci (Ganga Persaud, Charrandas Persaud en font partie, l’ancien ministre des Ressources naturelles s’appelle par exemple Robert Persaud, c’est un nom d’origine indienne (Hindi) en fait (2)).  Seul l’estimable Kathryn’s Report a rappelé, photo à l’appui, qui était le pilote décédé, celui qui s’était pris en selfie devant l’avion avec lequel il s’est tué (ici à gauche).  En réalité, Persaud, avec un ami appelé « Vladimir » avait eu d’autres aventures, dont une fort douteuse avec son école appelée Oxford Aviation (OA) comme j’ai pu le conter ici-même, et pourtant citée dans l’article du jour.  Elle était installée en effet au Correia International Airport d’Ogle, qui est bien située… au Guyana. A un endroit qui est un des haut-lieux du trafic de cocaïne comme on sait.  C’est là également que l’on avait pincé le fameux commandant de bord Khamraj Lall, récemment condamné (le 5 octobre dernier),  et qui avait réussi à se faire construire un hangar complet pour son trafic au Cheddi Jagan International Airport, comme je l’ai aussi expliqué ici même.  Et c’est là aussi que l’on avait trouvé un avion en panne, prêt à repartir avec sa coke. Ou la encore que cet été un énième épisode pendable s’est produit, faisant resurgir  cette vieille connaissance du milieu de Brassington… La responsable  de l’école d’aviation incriminée (OA’s Chief Executive Officer), s’appelant…  Tricia Persaud, de son nom complet Trisha La Rose Persaud, la propre femme de Munijad, aujourd’hui bien entendu éplorée, et qui l’a écrit sur Facebook «Je t’aimerai pour toujours mon mari Raj Persaud.  Parti trop tôt mon amour.  En attendant de nous revoir.  Repose en paix. »  Or la même épouse avait été celle qui avait facilité le décollage incontrôlé en juin 2016 de deux avions pilotés par son mari et un certain « Vladimir  » vers Antigua, dans des circonstances qui n’ont pas convaincu les autorités des deux pays concernés.  Le comportement des deux pilotes, ayant emmené des « paquets » avec eux avait été jugé fort suspect :  « Les rapports de sortie de Trinidad suggèrent que les pilotes ont habilement passé sous le radar des autorités de la république à deux îles. À leur arrivée à la Grenade, les hommes ont informé le contrôle de la circulation aérienne de l’île Spice qu’ils venaient de San Juan, à Porto Rico, sur cette île. Les déplacements visaient délibérément à faire aller les autorités là-bas, car ils auraient indiqué qu’ils volaient depuis le nord plutôt que vers ces côtes.  Selon des informations émanant de sources aéronautiques, les pilotes seraient allés d’île en île jusqu’à ce que les aéronefs soient retenus plus au nord, sur l’île d’Anguilla.  À Ogle, les pilotes ont présenté leurs passes d’aéroport à la sécurité, sont montés à bord et ont décollé.  Des sources de l’aviation ont indiqué que le départ des avions était passé inaperçu jusqu’à ce qu’un tiers ayant un litige impliquant Oxford Aviation ait sonné l’alarme samedi ».  Il est vrai qu’un de deux avions, bloqué alors par un procès, n’avait pas le droit de voler.. Persaud était passé outre !

Accidents à répétition au Guyana

Les deux avions concernés étant les 8R-GMP (U206-1117) et 8R-GTP, à gros pneus de Cessna de brousse, visibles ici à droite.  Une société tierce était en litige avec Munidat Persaud, un de ses avions ayant été endommagé par un des siens lors d’un décollage dans la région sept de Guyana, à Ekereku, près de la frontière avec le Venezuela, dans laquelle l’un des deux avait heurté le Cessna 172, immatriculé 8R-GHJ, appartenant au pilote Orlando Charles de Domestic Aviation, qui avait subi des dommages structurels lors de l’incident, l’affaire étant depuis toujours devant les tribunaux (et suspendue depuis la fuite aux USA du principal intéressé)  :  Munidat Persaud semblait avoir eu un vrai comportement de cow-boy des airs, à Ekereku (région des mines d’or de Guyana comme je l’ai indiqué).  Récemment encore, Persaud avait publié un article en première page d’un journal local relatant l’incident et l’avait qualifié de «propagande du tiers monde» (« third world propaganda »).  Le fameux « Vladimir » a été présenté ici dans News Source comme étant un citoyen américain, comme son surnom ne l’indiquait pas

D’autres avions lui appartenant ont pourtant connu de sérieux déboires, tous à chaque fois savamment minimisés ou ignorés par la presse américaine, plutôt autocentrée.  En août 2010, par exemple, un des Cessna 206 d’Oxford, avait raté son décollage à Ekereku et son pilote et ses 5 passagers s’en étaient sortis avec de simples blessures. La veille, l’avion, immatriculé 8R-GMM, et piloté par Ayube Mazaharally, avait quitté Ogle avec des représentants de la Guyana Geology and Mines Commission (GGMC), emportant une cargaison d’échantillons, et avait atterri vers 9h00 à Ekereku . C’est lors du redécollage que l’incident s’était produit.  Oxford avait alors incriminé le vent… certains avaient prétendu qu’une manche à air aurait été vue enroulée autour d’un poteau au moment de la tentative de décollage et que donc le pilote n’avait pas pu détecter le sens du vent !!!… L’avion avait été détruit.  Le 8R-GRT l’avait alors remplacé au pied levé !  A Baramita, le 19 janvier 2011, un des pilotes formés par Raj, Christopher George, n’avait pas réussi à se poser correctement avec ce même Cessna 206 8R-GRT de l’Oxford Flightschool Company et l’avion avait été quasiment détruit.  C’est à la suite de ces deux  accidents, que Munidat Persaud, avec l’aide d’un autre pilote indéterminé (« Vladimir? »), avait retiré vite fait ses deux avions de l’aéroport international Eugene Correia, quittant le Guyana… pour les Etats-Unis ! Il n’est jamais retourné depuis en Guyana, empêchant le procès induit par Orlando Charles de se tenir.  En quelque sorte, Persaud était donc un… fuyard, en Guyana.  Un document intéressant retrouvé chez Panjiva en date du 4 mars 2011 précise qu’une caisse pesant 2287 livres (1 037 kilos) partirait du port de Georgetown au Guyana, direction le port de Fort-Lauderdale/Everglades, dans le container SEGU 190149 (ici à gauche, celui au-dessus des deux autres).  L’envoyeur cité étant la Tamiami Aicraft Services, de Floride. le contenu étant « one dismantle aircraft » !!!  La caisse devait contenir logiquement les vestiges du 8R-GRT accidenté en janvier 2011.  Deux mois après son crash, Persaud avait déjà choisi de s’installer aux USA, avec un avion à retaper !

Le laxisme évident de la FAA à son égard

Sans évoquer même la piste du trafic de coke, il faut quand même remarquer que la FAA, en la circonstance, s’était montrée bien légère avec les activités du défunt.  Sa fameuse école de vol avait en effet eu de sérieux déboires, avant son accident fatal, y compris aux USA, puisque un de ses élèves était même en effet décédé comme on va le voir.  Car ce ne sont pas trois appareils comme le suggérait le New-York Times, mais pas moins de treize avions que la FAA a déclaré comme étant les siens, une bonne partie ayant connu des accidents.  Treize avions relevés ici (à droite) au 15 octobre 2018 !  Dont 4 Piper, deux PA28, deux PA34, 3 Cessna 206 et quatre 172, mais aussi un Cirrus SR22 (N424X, un avion plus récent (il date de 2014, mais il a été revendu le 23 janvier 2015 à Advanced Aircraft LLC, la FAA ne tient pas ses comptes à jour) plus un rare Lake LA-4-200, un… hydravion (appelé aussi Buccaneer).  Le 17 novembre 2017, ce dernier s’était posé train rentré sur une piste en dur : ça a beau être un hydravion, il ne sait toujours pas naviguer sur du bitume (ici, on peut suivre une leçon sur comment éviter le pire sur un Lake – et comment le poser avec le train abaissé).
Aucun autre élément n’est disponible sur qui pilotait l’appareil :  était-ce notre guyanais ou un de ses pilotes formés, on l’ignore.  Les dommages n’avaient pas été trop graves, cette fois-là.  A gauche,  c’est un autre appareil qui a eu la même mésaventure, pas le sien.  Le Lake Bucaneer est un des appareils parmi les plus difficiles à piloter : la position supérieure de son moteur le fait plonger à chaque montée en puissance… Mais cela n’empêche : toute la carrière aéronautique de notre Persaud est jonchée de catastrophes aériennes, à en défier l’entendement. Les déboires déjà connus du formateur Persaud sont connus, je le ai dévoilés ici même.   A droite c’est le Cessna 172 N12242 de 1973 de Persaud, là encore un avion ancien (45 ans !).  Il possédait aussi le N734XY de 1977… acheté en 2017 !  C’est à Danbury que Persaud avait localisé son hydravion, comme le montre ici son site.  Une formation complète étant proposée chez lui pour 9614 dollars.

Voler en 25 leçons ?

On l’a vu ayant quitté la Guyana pour s’installer aux Etats-Unis aussi, où les accidents se sont hélas poursuivis.  Dans son école, son programme de formation semblait en effet un peu succinct, en proposant « un programme pilote privé qui permet à l’étudiant de passer de zéro heure de vol à une licence privée en environ 25 leçons »…  Une formation peut-être bien trop rapide ou incomplète :  un Cessna 172 M immatriculé N73101 et datant de 1976 avait ainsi raté son atterrissage le 27 septembre 2016, et était allé se vautrer dans le fossé attenant à la piste.  Son pilote souffrant de « lésions traumatiques » selon les pompiers venus à son secours :  or il venait juste d’être formé par Munidat  Persaud, qui lui même avait posé auparavant devant l’avion (ici à gauche lui-même devant l’avion, et à droite ce qu’il en restait après le crash de son élève). La FAA devait logiquement enquêter sur l’accident... mais Munidat Persaud, malgré ses antécédents guyanais, avait été autorisé à continuer d’enseigner à voler.  « Cleared ! » comme on dit là-bas (à gauche Munidat vérifiant le réservoir d’essence de son N734XY de 1977).

Un accident mortel il y a moins de six mois

Beaucoup plus inquiétant encore pour le Piper PA-34-200T de 1975 immatriculé N1101X, encore un des ses avions, un Piper PA-34 Seneca qui lui s’était (encore ) écrasé dans les Bald Mountains, à Bennington County, Woodford, dans le Vermont, le 20 mai dernier (5 mois à peine auparavant, donc sans que la FAA ne bronche encore une fois).  Un pilote récemment formé à Oxford, justement sur l’avion de la compagnie ; « selon un pilote examinateur (DPE) désigné par la Federal Aviation Administration (FAA) à BTV, le pilote avait obtenu un certificat de pilote professionnel et un certificat d’instructeur de vol certifié, avec qualification au sol multi-avions, les 17 et 19 mai respectivement » .  Pourtant guidé par la tour de contrôle de Bennington, le pilote avait fini par s’écraser dans une zone boisée, son avion fauchant la cime des arbres.  Ne l’ayant pas entendu répondre à un dernier contact, la tour avait lancé un appel aux recherches.  Les secours avaient mis un temps fou pour le localiser dans une zone très boisée et accessible qu’à pied.  Le pilote s’appelait Ramsey Sampson Ah-Nee, 31 ans, de Manchester, dans le Connecticut.  Il avait été soldat stationné à Aviano en Italie de  in 2005 à 2007.  Le NYT  évoque le fait qu’il s’agissait d’un « ami » du défunt.  A droite un jeune pilote à bord du même avion filmé par une Go-Pro.  La même GoPro a servi à montrer un vol effectué par un autre avion de  Persaud, le Piper Archer II PA-28 N1822H.  A noter aussi que, comme Martin Rapozo (voir ici), Munidat Persaud avait acheté un.. hydravion Cessna :  le N235HM, un TU 206G. Or celui-ci aussi, redevenu « terrestre » a aussi connu un accident, le 3 août 2015.  L’avion, revenu de maintenance après plusieurs mois ans voler, avait une canalisation de carburant desserrée, d’où une perte de puissance moteur qui avait obligé le pilote à un atterrissage en dehors de l’aéroport sur un chemin de Saint Ignatius, et une collision avec des obstacles (des haies). Mais Persaud  n’y était pour rien, cette fois, c’est son précédent propriétaire (jusqu’au 27 septembre 2016) qui avait eu l’accident.  On notera quand même que comme Rapozo, il achetait des avions accidentés en ce cas… L’engin présentait un autre défaut… cosmétique : repeint deux fois par Air Cover à Urbana, il ne respectait en rien  les normes de lisibilité d’immatriculation édictées par la FAA… qui ne l’avait même pas remarqué… à deux reprises, pourtant (à droite c’est le Piper N1822H de Persaud, acheté récemment) !

La chute finale

Selon deux témoignages, ceux de Steve Mennuti et Tim Carbone (de l’Oceanfront Surf Club) présents sur place, l’avion a manifestement eu une panne de moteur, puis une tentative de relance qui a échoué, et il s’est ensuite désintégré en vol :  tous deux affirment avoir vu « des morceaux » tomber dans l’eau et non l’appareil au complet.  « C’est arrivé tout d’un coup», a déclaré Tim Carbone, un résident de Quogue, selon WABC. « J’ai vu trois morceaux d’avion, des trajectoires distinctes se dirigeant vers l’océan, et ils étaient en train de descendre comme une feuille, comme ça »… Des morceaux d’avion, notamment une aile et un réservoir d’huile, ont été repérés à proximité du lieu de l’accident, a déclaré un responsable ».  Trois personnes étaient ce jour-là à bord : Munidat Raj Persaud, Jennifer Landrum, 45 ans, d’Augusta, en Georgie, une institutrice, et Richard P. Terbrusch, 53 ans, de Ridgefield, dans le Connecticut, un avocat spécialiste des divorces qui s’étaient rencontrés il y a quelques mois.  Qu’est-il donc arrivé à cet avion et à son propriétaire qui semblait avoir toute la mansuétude de la FAA ?  L’appareil datait, il est vrai de 1978, et avait donc tout juste 40 ans (3)… Pas tout jeune donc non plus pour une cellule d’avion de tourisme.  Persaud était à l’évidence un passionné de vol, c’est indéniable, mais qui semblait avoir pris à plusieurs reprises de grandes libertés avec les règles les plus élémentaires liées à cette activité :  encore une fois, c’est le procès d’une FAA bien trop laxiste qui se profile derrière sa disparition qui somme toute était donc prévisible, comme je l’avais déjà écrit.  On pense aussi aux (jeunes) enfants qu’il laisse derrière lui, et à sa responsabilité à leur égard (plus celle envers les familles des deux disparus, qui réclament déjà des comptes).  On le saura bien un jour je pense… quoique ça s’annonce tout de suite mal avec ce que l’on vient tout juste d’apprendre  : « toutefois, l’enquête sera probablement effectuée sans le fuselage de l’avion, le corps principal de l’avion. Le Piper PA-34 ne semble pas avoir été assuré, selon Joe Frohnhoefer, PDG de Sea Tow – une société d’assistance maritime basée à Hampton Bays, chargée de récupérer l’épave. Sans assurance, qui serait normalement facturée pour soulever l’épave, le fuselage restera posé au fond de l’océan, a-t-il déclaré. « À moins que quelqu’un ne dise: » Nous devons avoir cet avion pour une enquête « , alors oui, il restera là », a déclaré M. Frohnhoefer ».  Bref, on ne semble pas beaucoup pressé d’éclaircir sa disparition, comme si la désintégration en vol d’un avion très répandu n’avait aucun intérêt pour le parc entier aérien aux USA, pour la FAA… qui laisse voler des appareils non assurés (rappelons que son permis de vol, qui logiquement aurait dû contenir à minima la vérification de cette assurance, venait juste d’être renouvelé !!!).  Et si, au final, cette disparition soudaine avait à voir avec les événements récents de cet été en Guyana ???  Un homme doit le savoir, en ce cas, il s’appelle Michael Brassington ! Lui vole toujours aussi, malgré un lourd passé d’accidents et de trafics !

(1) c’est là aussi qu’on s’aperçoit que Sputnik n’a fait que recopier l’annonce d’une agence de presse, sans faire un travail de recherches sur un événement.

(2) en 2004, le narcotrafiquant Shaheed Roger Kahn avait ordonné le meurtre de Davendra Persaud, (et de Donald Allison; lui aussi trafiquant) l’homme étant lui-même un trafiquant qui était dévenu informateur et qui s’apprêtait à tout déballer à la DEA.  Le détail est dans le livre « Cocaine Trafficking in the Caribbean and West Africa in the Era of the Mexican Cartels » de Daurius Figueira (ici à droite), une belle mine de renseignements.

(3) dans le Montana ça ne coûte que 150 dollars pour en enregistrer un avion de cet âge… on en a produit 5000 exemplaires depuis… 47 ans !  L’engin s’achète moins de 100 000 euros.

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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