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Coke en stock (CCXXXIX) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (64)

On en a pas terminé avec la visite d’Asuncion, vraiment riche d’enseignements divers. Cette fois, c’est une entreprise particulière qui va nous intéresser, logée dans un peut hangar de brique et de tôle ondulée.

 

C’est un hangar-clé de la saga, en fait, découvert après des semaines, sinon des mois de recherches. Il y abritait de façon fort visible des avions retrouvés abandonnés pour certains après avoir servis à transporter de la drogue. Des avions allant visiter le Brésil ou même l’Argentine !

 

Le Cessna « difficilement identifiable » de prime abord, observé dans l’épisode précédent,  au vu de la vidéo, finit lui aussi par l’être, puisqu’on le retrouve proposé à la location touristique à Asuncion même le 16 juin 2016 sur un site bien connu de ventes d’occasions diverses. Il est en fait devenu le ZP-BLS, attribué à une obscure société de « Taxi Aero ». Cette photo va se révéler elle aussi pleine de renseignements, à vrai dire.

Six mois sans bouger d’un pouce

A Asuncion, il y a des avions un peu partout, les hangars alentours en sont pleins. Cela donne parfois des situations cocasses : en novembre 2015, alors que les avions « exposés » sous le auvent à air libre devant la piste principale a été vidé de ses appareils, trainés on l’a vu jusqu’au bout de la piste côté aérogare, deux avions font de la résistance sur l’une des voies qui mènent  à la piste principale et unique (photo à gauche d’ABC Color). C’est gênant pour leurs voisins. Et ça se voit même sur Google Earth (ici à gauche au 11 juillet 2015). Au bout de 6 mois où ils n’ont toujours pas bougé, la DINAC s’énerve un peu  (enfin !) et demande qu’on les déplace ailleurs. Ce sont un Cessna 182, le ZP-BCV, inscrit au double nom de  nom de David Diez Barrios et d’Ángel Chamorro et un Beechraft Baron ZP-BNC, apparaissant au nom de Agro Industrial Campo Nuevo SA. Les deux appartiennent au Hangar 69 qui n’a plus de place semble-t-il. Ce dernier appartient à l’homme d’affaires José « Chacho » Bogarín qui emploie pour sa gestion un policier en retraite,  Elio Escobar qui n’a pas l’air de se soucier de la circulation des avions…. on trouvait en fait le Cessna en vente le 14 août 2015 sur Clasipar… au prix de 149 000 dollars. Trop cher, sans doute, pour un modèle de 1980. On en trouve à moins de 100 000 dollars (ici en Afrique du Sud).

 

Le hangar-clé d’Aeromecanica

On se doute depuis toujours qu’il se passe des choses pas très catholiques à Asuncion, et spécialement dans les hangars de l’aérodrome Petitrossi. Avec l’étude du cas particulier de la société Aeromecanica SRL, celle qui jouxte la société de Taxi Aero offrant ses services sur Clasipar, l’eBay local (ou plutôt Le Bon Coin), cela va atteindre des sommets inattendus.Elle est dirigée par Armando Gonzalez, qui dirige aussi Interplane Inc, société de droit américain qui possède le Beechcraft A36 N655NH, appareil exporté au Paraguay en juillet 2011. C’est le Beech E-1655. Comme d’habitude, c’est l’examen des clichés mis en ligne par la société elle-même, ce qui peut paraître un comble ou consternant, qui nous sert de preuve. Les trafiquants d’Asuncion ne sont pas les rois de la com’ loin s’en faut. Commençons donc par une photo. Celle du hangar général de la firme, le jour semble-t-il d’une petite fête du lieu (à droite de la photo). Sur la gauche un avion apparaît clairement. Son immatriculation aussi : c’est le ZP-BII… un vieil habitué de cette saga puisque nous l’avions croisé sur le bord d’un chemin, poussé là par les trafiquants, à Puerto Gretter (aussi Puerto Gretel, c’est en Bolivie), comme le reportage TV nous l’avait indiqué (ici à droite) C’était le 24 janvier 2016. Or c’est bien strictement le même appareil qui est sagement rangé sur le côté du hangar d’Aeromecanica !!! Pas vraiment la bonne pub’, pour la société !!

Et comme cela continuer sur la même lancée,  il y a le fond du hangar aussi à découvrir. Une petite photo nous propose une vue fort mal éclairée et en contre jeu avec l’ouverture béante du hangar (ici à gauche). Le même en original avec la luminosité poussée à fond nous révèle une autre surprise (ici à droite) celle d’un avion connu, qui avait fait parler de lui en 2015 lors de la rafle restés célèbre (1), mais qui n’avait pas eu jusqu’ici les honneurs de la photographie de groupe : c’est le ZP-BPM, un Cessna 210 équipé STOL, avec réservoirs d’ailes supplémentaires et deux cloisons d’ailes bien visibles. En revanche, le « spotter » de JetPhotos ne l’avait lui pas raté sur le tarmac de l’aéroport de Guarani le 12 septembre 2014, avant donc que la SENAD ne s’intéresse à lui de plus près (1). L’avion avait été déclaré au Paraguay appartenant à Pablo César Álvarez Lezcano, un propriétaire de nationalité… argentine ! C’est déjà le deuxième trouvé chez Aeromecanica qui a été en rapport avec le trafic de coke !!!

Direction l’Argentine encore une fois

Et re-belote encore avec un autre cliché, avec trois appareils visibles dont deux la queue sortant du hangar. C’est celui de droite que l’on va retenir cette fois. Immatriculé ZP-TXM. Celui-là est encore plus significatif à vrai dire. Il a en effet été proposé à la vente sur le net en montrant des photos faites en 2008 via un blog intitulé «  » chez Blogspot, par le pseudo « avionpy » qui n’a servi qu’une seule fois et n’a plus jamais été utilisé depuis. Or le même avion, on le retrouve cinq ans plus tard faire la une des journaux… brésiliens, juché sur une plate-forme de semi-remorque, emporté par la police après avoir été trouvé abandonné. Ça se passait à Villa 213, en octobre 2013, dans la Province de Formosa, dans le Départament de Pirané, a 220 km de la capitale Argentine ! Un lieu de villégiature et de tourisme très prisé, où la marijuana commençait à couler à flots grâce aux livraisons aériennes venues du Paraguay.


Sur place, on n’avait pas vraiment ébruité l’affaire semble-t-il. Tourisme florissant oblige. L’avion aurait été porteur de marijuana et non de cocaïne : une partie avait été retrouvée enterrée sur place (photo ci-dessous à gauche). Le compte-rendu de la découverte de l’avion était édifiant raconte ici la Manana du 8 octobre : « Mardi la police tôt intercepté dans le Chaco Impénétrable un camion transportant 1 700 kilos de marijuana cachés dans des sacs en plastique, et des heures plus loin dans un champ proche de Subteniente Perín sur le territoire Formoseño, un petit avion qui avait dû se poser en urgence par manque de carburant. Pour la police, les deux faits sont étroitement liés car ils soupçonnent que l’avion transportait une partie de l’importante cargaison de marijuana saisie plus tard à 30 kilomètres de Perín, mais du côté du Chaco. L’avion trouvé n’avait pas de sièges, il était spécialement conditionné pour transporter de la drogue du Paraguay à notre pays. Il était totalement vide, mais il y  avait à bord des traces et des traces claires de transport de marijuana. « Ils transportent le carburant exact qui sera utilisé pour alléger le poids de la machine et donc en mesure de maximiser sa capacité à transporter de la drogue, autant que possible, » a déclaré une source de la police, qui a dit que n’est pas la première fois en raison d’une erreur de calcul, qu’ils doivent atterrir en cas d’urgence et quitter l’avion et transférer la cargaison. Autour de ce fait, l’hypothèse la plus forte qui gère la police des témoignages de certains habitants est qu’une fois que l’avion a atterri, la drogue a été transportée à cheval ou d’autres moyens de mobilité simples sur les bords de la rivière Bermejo, distante de quelques kilomètres. Elle a été déposée dans deux bateaux à moteur, qui ont dû faire plusieurs voyages pour laisser tout le fardeau du côté du Chaco, où elle a été de nouveau été empilée dans un camion Ford 350 qui, quelques heures plus tard, a été intercepté et saisi par la police dans la route provinciale 3, près de la ville d’El Espinillo La procédure a été possible parce que mardi soir, un résident local avait remarqué des mouvements étranges sur les rives de la rivière (le río Bermejo), du côté Formoseño et n’a pas hésité à appeler immédiatement le numéro d’urgence de la police, pour communiquer avec le commandement de la ville de Juan José Castelli, en raison de la proximité de cette ville de Chaco. À partir de ce moment, les policiers du Chaco ont appris ce qui se passait et ont immédiatement monté une grande opération qui a payé quelques heures plus tard quand ils ont réussi à intercepter le camion transportant 55 sacs en nylon contenant 1 701 kilos de marijuana ». Un journal avait remarqué qu’en 2006 déjà, l’appareil s’était rendu à Colonias Unidas pour assister à une fête aérienne locale, liée au show aérien d’ Yvytú. Il était alors piloté par Omar Guzmán, pilote réputé sur place. Et comme cela ne semble pas suffire encore pour alourdir le cas d’Aeromecanica, déjà bien plombé, on peut y ajouter celui du PT-TRW… l’un des appareils déjà cités parmi les transporteurs de coke saisis en 2015 à Juan Pedro Caballero et Asuncion. La photo elle aussi a été prise à l’intérieur du hangar, ou plus exactement à sa porte (ici à droite)…. laissée toujours béante comme on peut le voir sur tous les clichés. L’avion a aussi été photographié entre deux Beech Baron (ici à gauche). L’auteur à propos de son  cliché évoque une société d’école de pilotage appelée « Albatros » ayant pour siège le même hangar.

Une école d’aviation ?

Aeromecanica  fait-elle aussi dans les cours d’aviation ? Pas vraiment. Sur le côté gauche du hangar, sur la première photo de ce volet, trône un tout petit appareil fort voyant, masqué par mon, montage. Revoici ici à droite cet extrait où on le distingue à nouveau. L’avion, un Piper PA-28-161 Warrior II a été photographié sur l’aéroport Internacional Guarani (à Minga Guaz) le 6 octobre 2017 par le spotteur « BADGES ». C’est le ZP-TJT. Servirait-il d’avion école à Aeromecanica ? Un témoignage plutôt embarrassant de jeune prétendant au pilotage laissant entendre en tout cas que la société effectivement, forme aussi des pilotes. C’est dans le numéro du 11 septembre 2016 du magazine « Extra ». On y découvre un jeune homme appelé Javier Escobar âgé de 20 ans seulement (ici à droite), venu de sa ville natale, Edelira, dans le département d’Itapúa. Issu d’une famille pauvre, devenu agent de sécurité privé, mais passionné d’aviation, il avait « réussi à faire un vol chez Aeroromecanica« , au tarif de 800 000 guaranis (144 dollars ). Pour devenir pilote, c’es 35 000 000 qu’il devra dépenser (6400 dollars). Selon le magazine, « son objectif est de commencer avec les petites compagnies aériennes et ensuite de faire des vols internationaux, jusqu’à ce qu’il atteigne les compagnies aériennes arabes ». Rêve toujours, bonhomme, pense-t-on ! Le jeune homme pose ici fièrement devant le PZ-TRW, l’avion des narcos de 2015, avec à sa gauche le ZP-TJT. Pas sûr que le Warrior (ici à droite), qui paraît si fatigué sous sa couche bicolore bien voyante, puisse encore faire longtemps rêver les pilotes en herbe… c’est ce qu’on pensait, en tout cas, à le découvrir ainsi. Détrompons-nous : le voici que l’Escuela de Vuelo Sky Guaraní le présente comme nouvelle recrue, présentée fièrement par le « Comandante Alejandro Bello », chef de la base de formation de pilotes ! L’école, récente (elle n’existe que depuis deux ans) étant située dans la ville d’Hernandarias, dans l’Alto Paraná (haut lieu « historique » du trafic comme on le sait).

A noter aussi que le troisième lascar photographié, le ZP-BBE a aussi été proposé à la vente par Armando Gonzalez, au tarif de 120 000 dollars pour un Cessna 172 de 2002 à moteur 180 hp, dont l’immatriculation selon le vendeur présente « toutes les garanties de vol » dans le pays.  Le site présente sa photo à l’entrée du hangar (ici à gauche). Mais ses références d’origine ne sont pas spécifiées… encore une fois !!! Tous les curriculum des avions, au Paraguay, sont incomplets ! Quant à ce qui est « garanties de vol », le responsable de l’école de vol cité annonce sans sourciller que ce jour-là; le samedi 14 avril 2018, à 16 h 20 que  son avion, le fameux ZP-YJT a eu un sérieux problème : « lors du  troisième passage. l’instructeur se rend compte que sur le côté droit de l’aile une partie du côté droit du support du train d’atterrissage s’est détachée  (???) et qu’à partir de ce moment, il effectue les commocations nécessaires avec la tour de contrôle et que l’atterrissage s’est fait avec le professionnalisme qui caractérise notre instructeur, en gardant la sécurité en vol «  et « qu’actuellement, notre école de pilotage travaille avec le Contrôleur d’Invocation et de Prévention des Accidents Aériens (CIPAA), effectuant toutes les procédures requises par rapport à ce qui s’est passé samedi dernier. Nous rejetons tout type d’informations émanant de personnes qui ne font pas partie de notre instruction. Toute information au public sera diffusée à travers nos médias et nos réseaux sociaux… » qu’avait-il entendu par « support du train d’atterrissage » et comment son avion a-t-il fini, on l’ignore… notons que le CIPAA est l’organisme qui a étudié’l’accident du général Oviedo… visible aussi ici plus en détail. On notera au passage à quel point l’hélicoptère a été déchiqueté.

Drôle de vision d’avenir

Une école proche d’Asuncion, malgré les 278 km qui l’en sépare. Elle montre en effet comme appareil sur son Facenook une photo de Cessna 210 N  (ici à gauche), le ZP-BZZ quel l’on retrouve en fait photographié à cet endroit le 25 décembre 2017 par le précieux spotter Michel Anciaux  d’Aviation Rainbows : les hangars derrière l’avion sont bien reconnaissables en effet? Et qui retrouve-t-on dans la presse, comme premier élève ? Notre jeune homme de chez Aerocmecanica !!! Un vrai conte de fées pour lui :racontée ici « pour devenir pilote professionnel, Javier doit compléter 40 heures de vol et terminer des cours théoriques et pratiques, tous deux évalués à environ 40 millions de guaraníes. Son désir, jusqu’à récemment, était de recueillir cet argent avec son travail, puis de servir sur les petites compagnies aériennes pour atteindre les grandes compagnies aériennes arabes ». 

« Dans l’un de ses fréquents voyages à la capitale, commandant Alejandro Bello, propriétaire de Sky Guaraní Flight School, basée à Hernandarias, Alto Parana, a rencontré Javier, et en parlant avec lui, a été impressionné par son histoire de vie, alors il a décidé de lui donner la poussée dont il avait besoin pour réaliser son rêve ». « J’ai vu ma propre histoire reflétée dans Javier, le même rêve d’être pilote et de rencontrer différents types de difficultés le long de ce chemin. C’est ce qui m’a conduit à prendre la décision de lui accorder une bourse complète pour le cours de pilote d’avion privé », a déclaré Alejandro d’Aeronautica Paraguay. » Javier, qui avait déjà terminé son cours théorique  en mars 2016 d’abord fait un vol d’essai à l’école Aeromecanica, sera dans quelques semaines pour commencer son cours sur Sky Guarani, totalement gratuit dans un Cessna 150 et un Piper PA 28, avion avec lequel opère ledit centre de formation »… sur la photo du jeune pilote et de ses amis, on redécouvre le Cessna 210 aperçu chez Aeromecanica : le ZP-TRW, celui accusé en 2015 d’être un avion de narcos ! Drôle de rêve, non, pour « Javier » venu de 278 km d’Asuncion (il a traversé le pays d’est en ouest en fait) !!! Ici on peut admirer le premier vol du 10 ième élève de l’école. Et son baptême,  l’huile bien sûr… un autre cliché mis sur Facebook indique que l’école est bien installée au Guaraní International Airport. De son aile droite, un des élèves du ZP-TJT aperçoit en effet deux appareils bien particuliers… un 747 et un DC-8 dont il nous faudra bien expliquer la présence à cet endroit… depuis des années !!! Encore une drôle de vision pour « Javier » ! Le moment de nous rappeler son nom de famille : Escobar !!!

Prêt à « échanger » des avions ?

Je vous ai présenté tout à l’heure un « Taxi-Aero qui vend un Cessna déjà inspecté pour suspicion de drogue en 2015 (il figure dans le reportage TV montré. Or, surprise, est annoncée aussi la vente d’un autre appareil, un avion  « avión Piper Cherokee de 180hp clasificados de duplex en clasipar.com. o permuto por Cessna 182 o 206 ». Etrange offre, celle de la vente pour 75 000 dollars ou son ECHANGE (?) contre un Cessna à aile haute dont on connait les prouesses STOL, à l’inverse du Cherookee. Mais il y mieux encore quand on découvre qui fait l’offre : c’est à nouveau « algs73″ à savoir Armando González; le PDG  d’Aeromecanica qui fait donc aussi dans le taxi aérien !!! Le Cherokee PA-28 proposé étant le ZP-THA (ici à gauche). Sur le prolongement de la route qui jouxte le parking de ce Cherokee a été mis en travers un Cessna 210, justement, mis en vente par « maderasnuevageneracion.com.py »  et immatriculé ZP-XO45, et annoncé à 125 000 dollars. Le numéro n’est pas sans rappeler le ZP-X036 d’un Cessna 210-G trouvé à Santa Ana, dans le  département du Beni, en Bolivie, en octobre 2014, avec 102 kilos de marijuana et 171 grammes de cocaïne à bord. Une autre annonce, signée d’un dénommé « jjoelitogonzalez » concerne  en fait l’activité d’aéro-taxi semble-t-il. Dans le lot d’appareils proposés, outre le ZP-BLS déjà décrit, on tombe sur un énième Cessna au lettrage quasi-surréaliste affichant « ZP-BOX »… Enfin, une autre entreprise qui jouxte sur la gauche de la photo le hangar d’Aeromecanica, propose aussi au 21 mai 2015 ses services, annonçant plusieurs appareils dont un vieux Beechraft Baron, un Cessna baptisé EP-TAX (?) et un 172 en ZP-BHK, le tout utilisable pour 1 300 000 guaranis par heure de vol, soit 235 dollars.

Gardons le dernier cliché (et le meilleur peu-être bien) pour la fin ; celle toujours de l’entrée du hangar d’Aeromecanica (ici à droite et ci-dessus), avec un petit et étroit Cessna 150, avec lequel on peut même faire un tour ici, avec un instructeur chauve, et chemise rayée, qui, je suis sûr, va aussi bientôt vous passionner… on peut même répéter l’expérience, mais cette fois sans lui, qui va vite vous manquer, je parie. En partant d’un autre endroit d’Asuncion, jamais très loin de la piste principale…. l’avion, est lui aussi proposé depuis à la vente, sur Clasipar. On remarque qu’il port son immatriculation sur la queue, sa décoration sur le flanc ayant été interrompue pour une raison que j’ignore. Les filets de décoration non régulier montrent le plus complet amateurisme en design. On notera le pseudo du vendeur : algs73, celui d’Armando Gonzalez en personne… encore une fois. Bref, on touche au but, là , bientôt…

 

 

 

1) un montage de différents clichés nous le confirme (on voit bien que l’affichage apposé masque ce qui semble bien être le nom de la société l’employant, disposé au sommet de la queue, incliné à environ une quinzaine de degrés. En tout cas c’est bien un requin stylisé qui figure sur ses flancs. On notera au passage que c’est un Cessna modèle 206. Il faudra éviter surtout de le confondre avec un avion pouvant entrer en confusion avec lui et aperçu à l’arrière des hangars d’Asuncion : le ZP-BIE, qui lui est un Cessna de type 182 présentant un design lui ressemblant assez (voir ci-dessous, photo du passionné Anciaux).

(2) on notera au passage que sur les sites de spotters bien connus, les avions du Paraguay et spécialement ceux photographiés à Asuncion, s’ils montrent leur immatriculation, ne précise jamais ou presque le numéro de série de l’avion.

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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