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Coke en stock (CCXXVII) : la réorientation du trafic, le Honduras comme première destination aérienne (5)

L’un des avions découvert à la Mosquitia cet été a été plus ou moins cerné comme on l’a vu dans l’épisode précédent : avion de trafiquant décoré comme ceux de surveillance ISR déployée par une énorme entreprise privée profiteuse de guerre.  On hésite encore à son sujet.  Pour le deuxième, ce ne sera guère mieux, puisque trois solutions vont s’offrir à nous comme on va le voir.  Les trois solutions possibles aboutissant à la même conclusion: le « Grand Caravan » découvert n’a sans doute pas été acheté par les trafiquants…

La grande caravane des narcos

Un Beechraft de l’âge de celui découvert c’est abordable, comme on l’a vu. Mais les narcos auraient-ils investi 1,5 ou 2 millions de dollars dans un Cessna 208, son prix moyen d’occasion ? Pas sûr.  Il ont peut-être utilisé une autre méthode.  C’est assez surprenant après coup, mais elle fait écho à un article prémonitoire du 13 juin 2010 écrit par La Republica, à la suite d’une circonstance particulière :  à Nazca, sur l’aérodrome de María Reiche, un gros Cessna de ce ce type d’Aerodiana (OB-1922-P), ex N2360B (le 208B2099 « exported to Peru ») tout récent, il datait de 2009 !) avait en effet été subtilisé le 10 juin 2010, par des trafiquants  qui avaient pris l’équipage (double) en otage.  Et tout de suite voici ce qu’on en avait dit Milagros Laura S. : « cet avion est le plus recherché par les trafiquants de drogue Il a la polyvalence. Le Cessna Grand Caravan peut atterrir sur n’importe quelle surface. Il atteint de grandes hauteurs, dépasse même la chaîne de montagnes, avec une charge pouvant atteindre 1500 kilos. Il a également un temps de vol de six heures. Pourquoi ont-ils détourné le Cessna Grand Caravan et pas un autre ? Quelles sont les caractéristiques de cet avion, qui a suscité un grand intérêt pour les pirates de l’aéronautique ? Dans quelle mesure cet avion peut-il être utile pour le trafic de drogue ? Cette machine aérienne, d’une valeur de plus de 2 millions de dollars, a la plus haute capacité de survoler la Cordillère des Andes, l’une des plus grandes difficultés des autres avions de même type. Un autre avantage de cet avion  réside dans le fait qu’il peut atterrir sur n’importe quelle surface, même s’il ne dispose pas de mesures d’atterrissage de base telles que l’éclairage ».  A gauche la différence entre un modèle 208 et 208B, agrandi en longueur avec une vitre de plus pour le type B). « Pour cela, il suffit de 570 mètres de voie pour pouvoir se poser dans n’importe quelle région du pays. Ce sont deux des principaux attributs, très bénéfiques, des trafiquants de drogue lorsqu’ils transportent la drogue, qui est chargée et déchargée dans des lieux clandestins, dans la grande jungle péruvienne ». « Pour faire décoller l’avion, il vous faut environ 738 mètres de voie si vous voulez qu’il atteigne sa hauteur maximale, soit huit mille mètres sans charge. Pour le président du transporteur aérien Nazca, Carlos Palacín, la polyvalence du Cessna Grand Caravan est telle qu’il permet le vol à très basse altitude. Et avec une charge maximale de 1 500 kilos, y compris le poids des passagers, vous pouvez voler à une hauteur de 25 000 pieds, soit environ 7 000 mètres. Ce monomoteur, à aile haute et turbopropulseur fonctionne avec du carburant, du kérosène, et de l’huile. Il est également capable de résister à des conditions climatiques extrêmes. Son autonomie de vol est supérieure à six heures de vol avec une vitesse maximale de 341 km / h (à droite les deux pilotes qui avaient été détournés, à gauche le radar Bendix du Cessna 208B). « Palacín a également piloté ce type d’appareil et pense que l’un des kidnappeurs doit connaître le système de contrôle qui ont empêché les pilotes, Francisco Curto et Jorge Rios, d’appuyer sur le bouton active du signal d’urgence pour être capturé par satellite , car cela aurait permis de trouver l’emplacement de l’appareil »  « C’est l’un des petits avions qui parvient à atteindre de grandes distances, soit 1 800 kilomètres. Par exemple, cet avion avec un réservoir plein peut voler de Lima à Guayaquil (Équateur) et il y aura deux heures de vol supplémentaires. Les avions sont fabriqués au Kansas, aux États-Unis. Cessna est le plus grand fabricant d’avions à usage civil. Ils sont équipés d’un radar météorologique, d’un navigateur GPS et d’une carte numérique. » Prémonitoire, je vous ai dit : 21 jours plus tard les pilotes avaient bien été libérés, près de la ville de Puerto Maldonado, dans une région de la jungle située à 1600 km (994 miles) au sud-est de Lima, les kidnappeurs arrêtés, mais l’avion n’a jamais été retrouvé depuis !!!  Jamais !!!  Je vous avais donné déjà l’exemple du Caravan dès 2014 et affirmé il y a peu que beaucoup de gens s’intéressaient à ces appareils à forte capacité d’empor, le « 4×4 des avions ».  Vous aurez noté qu’un de mes liens vers une vente de Cessna Caravan par des colombiens a disparu depuis la parution… le 18 août dernier:  quelle coïncidence !!! L’engin dépasse toujours le million de dollars en occasion.  Je ne vous en ai trouvé un qui reste en dessous.  Il est en vente en Angleterre… mais pas sûr qu’il se vende si rapidement que ça à le voir… il ne faut pas chercher longtemps pour s’apercevoir que c’est bien le G-CPSS / 208B1059, accidenté le 16 août 2017 à Netheravon, dans le Wiltshire . Il est court car c’est un Caravan I. L’engin a retrouvé sa roue avant (la défectueuse est sous lui sur la photo !) et a remplacé sa porte de parachutiste par une porte classique. Un autre tourne autour du même tarif, et il est  brésilien, venu de Goiânia un autre fief narco. Il se retrouve en vente en Floride ne me demandez pas trop pourquoi.  Un petit brésilien en a lui déjà acheté moins cher de Cessna:  le « Vera-Cruz » PR-ATA, repéré ici  en 2011 avec un voisin bizarre, celui qui est à vendre pour de vrai, il l’a faite en papier ! Le PR-FAS, son voisin, est celui muni d’une perche électromagnétique liée à la recherche de champs pétroliers… Le Cessna de « Vera Cruz » peint comme celui proposé à la vente dans le hangar de Campo de Marte, portant l’immatriculation PT-WYP (N°208B-0696, de 1998)et proposé à 1.250.000 dollars. Ex Fretax, et ex … Vera Cruz Taxi Aéro.  L’entreprise avait  aussi le PR-VCE (N°208B1286) un Cargo master et le PR-CFJ décoré plus sobrement.  En 2006 elle avait aussi le PT-WZN et le PT-MEV vu ici en 2006 également.  Et le PT-OGY encore (un Caravan I N°20800094) aperçu en 2003.   Dans le N° de Voir de juillet et août 2012, son directeur alors âgé de 82 ans, le « commandant » Fausto Jorge, avait donné une interview fort intéressante (en page 34).  Il avait commencé comme pilote de garimperos !  On y apprenait qu’au total Versa Cruz détenait 27 Cessna Caravan en deux lieux distincts !!!  De quoi largement entretenir le marché de l’occasion au Brésil !!!

Aurait-on retrouvé l’avion volé en 2010 au Pérou ?

L’avion découvert est bien du modèle 208B, plus long de 1,2 m que le 208, version passagers, comme ce XA-TOS – 208B-0559 – mexicain d’Aerotucan  de 1996 (ici à droite, et là le cockpit de son XA-UCT).  Depuis les avions d’Aerodiana, revenons-y, ont été mis à jour bien sûr (on peut le voir ici et là également  Pour ce qui est du Cessna  208B découvert, son tableau de bord révèle aussi des détails intéressants. Comme il n’a qu’une seule turbine, on a bien sûr qu’une seule bande de huit cadrans horizontale au milieu de son tableau de bord. Aucun écran LCD de visible, l’équipement de base en radar et GPS, il date des années 2000 semble-t-il.  Comme il s’agît de le distinguer d’autres, on remarque que chez lui à part l’emplacement du radar ou de la radio c’est le petit bouton rouge de l’ELT (pour Emergency Locator Transmitter) qui nous renseigne plus précisément.  Il est calé près du panneau central, alors que sur d’autres modèles il est plus à droite et sur les récents à grands écrans LCD carrément à droite du tableau de bord… un détail fort précis que présente aussi l’appareil volé à Nazca !  En comparaison, un tableau de bord du D-FINK, ex Transfert U  N208WPT nous donne 2007 comme date de construction. Et un tarif de vente de 1 125,000 dollars chez Planeboard, pour le… « Vera Cruz » cargo !  La comparaison de l’avion volé à Nazca et celui retrouvé » est en tout cas fort troublante en effet, comme le montrent ces images dont certaines prises par les touristes à bord des avions du tour-opérateur péruvien (les avions de Nazca avaient tous aussi un radar, équipement natif du 208B) :

L’autre piste possible

Mais il y a bien sur d’autres possibilités.  La disparition (par vol manifeste) du Cessna péruvien a été précédée d’une autre complètement oubliée.  Le 29 octobre 2009, on annonçait la disparition d’un Cessna C-98 en Amazonie.  Rien à voir, vous allez me dire. Peut-être que si :  le fameux C-98 est la version miliaire brésilienne du Cessna Caravan !  Des H-60 Blackhawk et un avion C-105 « « Amazonas » (un C-295 de chez Airbus) partis à sa recherche feront chou blanc. L’avion était parti de Cruzeiro do Sul et devait rejoindre Tabatinga.  Or ce sont aussi deux villes à la frontière avec le Pérou.  Pucalipa n’est pas loin, où les narcos sévissent toujours.  L’avion de la FAB n’était pas camouflé comme aujourd’hui, il était blanc et gris avec un gouvernai bicolore.
Or les avions de l’armée portent plutôt des numéros, et ceux de la FAB sur ce modèle étaient aussi disposés sur l’avant, sur les capots moteurs.  Or, en poussant à nouveau les tripatouillages sur Photoshop, surprise, sur le flanc gauche de l’avion saisi dont le capot révèle de sévères traces d’huile et de rouille masquées par un aplat de blanc, se révèle aussi un numéro.  On semble distingue un 2; ou en tout cas on y voit clairement un 2 et peut-être même bien un 27.

Or les numéros de la FB sont en 01, etc.  Le problème étant c’est que les deux premiers (FAB 2702 et FAB 2703) et les suivants FAB 2704 a 2708 ont été des modèles Caravan I, ce n’est qu’ensuite que 10 autres seront achetés, des Caravan II (Cessna 208B).

Les huit premiers avions (FAB 2701> FAB 2708) était des C-98 208A Caravan I. suivis par 10 modèles 208B Grand Caravan (FAB 2709 et FAB 2719 jusque le FAB 2727).  Cinq avions supplémentaires ont été commandés ensuite, les FAB 2728 jusque FAB 2732] et le dernier contrat a été de 9 appareils (FAB 2733 jusque le FAB 2741).  D’après la façon de numéroter les capots avec les deux derniers chiffres, ce serait donc le FAB 2727, ex PT-MEU (N°208B0510), de TAM Express, qui aurait été volé.  La comparaison des tableaux de bord ci-dessus est assez impressionnante :  on a positionné exprès le compte-rendu de la télévision hondurienne mis à côté de la prise de vue du tableau de bord du FAB2721 (le N°208B0824, un C-98, en photo extérieure ici) et c’est assez révélateur en effet.  Seule semble-t-il l’horloge digitale à gauche paraît avoir été remplacée par un modèle analogique à aiguilles (le reflet de sa vitre nuisant aussi à sa reconnaissance).

Chaque avion présente des disparités ou presque, selon l’ordre avec lequel on dispose les équipements.  Ainsi sur ce Cessna 208B N°1022, de 2006, déjà, l’équipement d’avionique parait fort semblable, mais le GPS est un Garmin GNS530W (avec carte enfichable sur la gauche),  l’auto-pilote un Bendix King KFC225, le radar météo un Honeywell RDR-2000, doublé d’un radar satellite Honeywell KDR 610, le  transpondeur étant un Garmin GTX330, l’ADF un Bendix-King KR-87.  Comme on peut le voir, de tomber sur la même disposition est donc rare, et c’est pourquoi donc la thèse du Cessna disparu de l’armée brésilienne se tiendrait.  Le hic, c’est qu’il n’a pas été possible de déterminer exactement quel modèle et quel numéro avaient disparu.  Ici le FAB 2706 à la Base de Florianópolis le 0ç septembre 2011.

L’entraînement « particulier » des pilotes de la FAB

C’est le FAB 2720 qui faisait partie du Sistema de Vigilância da Amazônia.  A droite en photo le 2719 photographié en 2007.  La portion du cockpit du 2721 a été montrée sans sa partie droite hélas, Mais une très intéressante vue sur YouTube toujours visible nous montre ce qui nous manque… et surtout révèle l’emplacement (ici à gauche) du fameux « LET », à l’emplacement exact de celui que l’on cherche, justement !!! Attention ça arrive vite et ça secoue sec !  Le commentaire précise que cela a été « fait lors d’un atterrissage de routine sur l’une des pistes les plus difficiles que j’ai jamais vues. Il y a environ 600 mètres d’herbe avec de très grands arbres sur l’un des côtés. A quelques mètres se trouve la mer, généralement avec un vent très fort. Il faut de la précision et beaucoup de formation pour atterrir à Marambaia. » 

La piste est située ici sur la presqu’île, au  23° 4’0.82 S  et 43°52’47.53 »O (pas loin de Rio De Janeiro en fait).  C’est une bande d’herbe de 800 mètres en réalité qui semble depuis abandonnée (ou qui  a perdu son herbe depuis).  Au bout du récif, qui la soutient,au nord est de Nilopolis, la base aéronavale de Santa Cruz, avec son étrange bâtiment (un ancien hangar à ballons) et à l’entrée un Grumman Tracker exposé comme engin du passé.  On aurait voulu entraîner des pilotes à devenir trafiquants qu’on se s’y serait pas pris autrement !

Une dernière surprise nous attend encore avec ce fameux Cessna Grand Caravan de trafiquants : en examinant la même photo de départ, on peut observer sur la porte abaissée, en haut des marches, un papier indiquant ce qui semble être un numéro. La première chose visible quand on ouvrait sa porte :  les trafiquants, toujours pressés de vider leur avion avaient-ils trouvé ce moyen pour entrer en contact avec son pilote qui laissait alors son moteur tourner ?  C’est aussi une possibilité !!!

Autre solution encore

Mais il y a une troisième possibilité et on l’a oublié aussi, celle-là.  En fait un Cessna Grand Caravan avait été également saisi le 2 novembre 2010 par les autorités honduriennes dans la zone de Las Marías, près de Brus Laguna, région de La Mosquitia, à 650 kilomètres au nord de Tegucigalpa, un fief narco comme on le sait désormais. Dans l’appareil, forcé à atterrir après avoir été poursuivi par deux chasseurs honduriens, avaient été retrouvées 25 balles de cocaïne et 75 kilos à part, au total pour 500 kilos de drogue.  Lors de l’arrestation de l’appareil, le copilote guatémaltèque avait été tué lors d’un échange de tirs au sol, et le pilote arrêté,  le colombien Mario Fernando Sánchez Cardona.  On avait retrouvé à bord trois armes à feu, deux pistolets et un fusil calibre 5,56 mm. La presse évoquait alors un « bimoteur » et non le grand Cessna connu (la confusion pouvant provenir de sa taille inhabituelle).  Celui-ci, datant de 2002 était immatriculé HK-4669G, dont on retrouve assez vite l’origine américaine (c’était le N665DL) :  son certificat de vol US a été radié le 14 octobre 2009 parce que l’avion a été exporté vers cette date-là en Colombie.  En somme, cela faisait une année environ à peine qu’il volait dans le pays !!! L’avion, fabriqué en 2002, avait été vendu aux trafiquants par la société américaine Skyline Enterprises Corp, installée au 8040 NW 156th ter à Miami Lakes.  C’est l’origine même de l’avion qui pourrait en faire le candidat idéal. Car en réalité, Skyline Enterprises avait servi de prête-nom à une autre société Eagle Support Corporation, dirigée par Hector Alfonso Schneider, qui l’avait vendu à une firme d’origine vénézuélienne (au dénommé Henry Moreno Cortazar) dont Skyline était le représentant à Miami. L’avion a depuis repris du service, après sa saisie, transféré en 2013 sur l’aéroport général Gustavo Rojas Pinilla  de la ville de Tunja. Si c’est celui-là qui a repris du service, c’est pire encore : cela signifie qu’on la laissé refaire ce qu’il avait déjà fait !!!  En 2015, le voici réenregistré chez Sadi Aviation S.A.S. au nom d’Ivan Ramiro Vasquez Betancur. Une société spécialisée dans les hélicoptères !! Le même Betancur avait été jadis dans un jugement judiciaire, mais en sa faveur, précisons-le, daté de 1996 qui évoquait le cas d’un avion saisi pour trafic de drogue, dans lequel le même Betancur avait vu son avion saisi restitué par la justice « l‘avion a été emmené à l’aéroport Vanguardia à Villavicencio, où il a fait l’objet d’une saisie pour infraction de trafic de drogue présumé (…) mis à la disposition du ministère public  représenté devant les juges régionaux de San José del Guaviare selon la lettre officielle de l’office national des stupéfiants n ° 1010FDAJR-SJG du 9 Septembre 1996, entité provisoirement affecté aux Forces armées de la Colombie – soutien de la brigade aérienne, par la résolution n°0975. le bureau du Procureur devant les juges du circuit criminel spécialisé san José del Guaviare, par ordonnance du 26 mai 2000, s’est abstenu d’engager une enquête criminelle contre M. Ivan Ramiro Vásquez Betancur et, par conséquent ordonné la livraison de l’avion lui appartenant, qui a eu lieu le jour du 23 juin (…) au moment de la saisie, l’avion a fait l’objet de « pillage de pièces vitales « comme indiqué dans le procès-verbal de livraison définitif daté du 23 juin 2000. » Betancur avait acheté l’avion HK-2132-P à Luis Alberto Medina Palacios, le 11 octobre 1995.  Le modèle HK2132P était un Cessna  modèle TU206G (CU20606076) enregistré le 3 juillet 1978.  Pour ce qui est du Grand Caravan tombé aux mains de la police à Las Marías, il convient d’en faire la comparaison avec celui de 2018.  Une planche de bord du Cessna N10JA de 2002 (208B0961) de chez J;A. Air Center , très semblable en équipement à celui saisi au Honduras peut servir de référence, avec la même date de production.  C’est même un des plus proches en équipement !  Sur le modèle N10AJ, on peut décrypter l’équipement pour se faire la main sur l’autre :  au centre on en a en bas la VHF (KX 165 et KY 196A, au dessus l’élan bleu du radar Bendix, surmonté du pilote automatique KFC 150 avec ses touches grises à enfoncer, elle-même surmontée du »marker bacon » dispositif de suivi radio avec sa batterie de touches plus petites, c’est un ILS pour se poser.  A droite de la partie centrale en haut c’est le GPS Garmin 150, bien reconnaissable, en-dessous de lui le système  de réception ADF avec ses 5 boutons blancs bien visibles, et en-dessous de lui encore le petit écran vert qui est le tanspondeur (ici c’est en effet un Garmin GTX327).  On remarque que sue le N19JA, le LET n’est pas à la « bonne place, il est trop à droite.  Pour le Cessna de la Mosquitia, ça donne ceci, ci -dessous, comme listing d’équipements : et c’est du Bendix d’origine en général par tous les équipements.  On a affaire à un avion standard, qui n’a pas été modifié du tout !!!

Conclusion pour notre fameux Cessna : trois candidatures possibles, donc, la dernière étant fort tentante. En tout cas, volé au Pérou en 2010 ou au Brésil en 2009 (par deux militaires) le résultat est le même : les trafiquants n’auraient pas payé leur Grand Caravan !!!  En juin 2016, le même Hector Alonso Schneider refaisait parler de lui avec une autre saisie, celle d’un Beechcraft King Air 200, cette fois… ce que nous verrons demain.

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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