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Coke en stock (CCXXIV) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (53)

Comme au Paraguay, au Suriname, au Venezuela et au Guyana, ça ne s’est donc jamais arrêté. Le flux d’arrivée d’avions remplis de coke ne s’est jamais tari. Au Brésil, ils continuent à se vautrer dans les champs de canne à sucre, se posant sur la myriade de pistes utilisés par les avions épandeurs de pesticides qui vont finir par faire crever la terre après avoir rendu accrocs ses habitants. Un désastre en cours, sous nos yeux, dans le seul but d’enrichir quelques uns : les barons de la drogue et les hommes politiques qui soutiennent leurs activités ou se taisent tout en étant au courant. Les trafiquants achetant à tour de bras des avions à bas prix à des brokers américains sans scrupules. La justice US finira par en trouver un en 2015. Pour l’exemple, je dirais, tant les autres demeurent impunis…

.. et retour le nez dans un champ de canne à sucre…

Et comme cela ne s’est pas arrêté avec la capture de l’indéfinissable avion devenu épave rachetée à vil prix, on en retrouve un autre, le 17 février 2013, vautré dans un champ de canne à sucre près de Porto Feliz (SP), avec  à bord pas moins de 400 kilos de cocaïne et un pilote capturé, plus tout jeune non plus. C’est le Beechchraft Baron 58 TH-361, enregistré au Brésil le 29 juin 2011 seulement.  « Selon le chef de la police fédérale, Roberto Boreli, la drogue a quitté le Paraguay et serait distribuée dans la région de Sorocaba ». Historiquement , la région située dans l’actuel État de São Paulo, « était au XVIeme siècle, la région de Sorocaba, était déjà un point de convergence de tribus et la limite d’occupation des sources de la rivière du même nom des indiens Tupi du Rio Tiété, des Tupiniquins et les Guaianazes de Piratininga, des Carijós de la campagne de Curitiba, d es Guaranis de Paranapanema et d’autres.  Plus tard, les bandeirantes passeront par cette région pour se diriger  vers le Minas Gerais et le Mato Grosso à la recherche d’or, d’argent et de fer« , nous apprend Wikipedia. En quelque sorte,  c’es une autre course à l’or… blanc. Ici, plus prosaïquement, les 400 kgs de cocaïne avaient « été transportés à l’arrière de l’avion, qui était adapté pour transporter une plus grande quantité de stupéfiants. Pour cela, une rangée de sièges avait été enlevée » (et les autres rabattus, voir ici à droite et ci-dessous le chargement de coke extrait de l’appareil).

« La police fédérale, sans donner beaucoup de détails des enquêtes, informe que l’avion a fait un atterrissage forcé dans le champ de canne et que le pilote avait déjà déchargé la drogue et quand il a tenté de redécoller, l’avion a présenté des problèmes ». Avec l’atterrissage sur le chemin de terre, une bande d’environ 50 mètres de canne a été arrachée. Boreli dit que la police fédérale connaissait déjà le trafic et montait des barrages, avec le soutien de la police militaire, sur plusieurs routes rurales de la région. L’endroit où l’action policière a été menée montre des signes de confrontation entre la police et les trafiquants. Sur le sol, il y a des morceaux de voitures, car il y a eu un échange de tirs et une collision entre la voiture de police et le camion des trafiquants. L’un des criminels a été abattu et détenu. Des gants chirurgicaux et des pansements tachés de sang, utilisés pour les premiers soins du suspect blessé, ont été trouvés sur le sol. La police dit que quatre autres criminels ont fui, y compris le pilote de l’avion ». L’avion, immatriculé PR-JHM est en fait un engin bien connu, qui avait été par exemple photographié sur l’aérodrome de Sao Paulo – Jundiai (tiens ?)  le 21 mars 2012. Il s’affichait alors comme « Arero-Taxi », ce qu’il portait encore dans le champ de canne à sucre.

Un avion qui en 2012 avait eu quelques problèmes de train… à l’aéroport international de Guarulhos, dans le Grand São Paulo, vers 13h40 le mardi (24 avril 2012 (cf ici à droite). « Selon Infraero, l’avion aurait présenté un problème dans le train d’atterrissage et a fini par quitter la piste. Fretax, une compagnie de taxi aérien qui possède l’avion, a déclaré que l’avion venait de Belo Horizonte » avait-on appris ».  La société alors n’en était pas encore à sa catastrophe majeure. Mais peu de temps après, à la TV, un employé anonyme de l’entreprise avait dénoncé auparavant les cadences infernales de travail de l’entreprise… une déclaration survenue après un grave accident survenu à Belem le 12 mars 2013 à l’ Embraer EMB-820C Carajá PT-VAQ, (un Piper PA-31 Navajo équipé avec des Pratt & Whitney Canada PT6A-27. L’appareil volait alors de nuit avec un seul pilote à bord, ce qui est strictement interdit. Il y avait eu 10 morts (9 passagers, tous étaient morts carbonisés). Mais l’avion qui nous intéresse aujourd’hui, c’est surtout l’ex-N911JL. Et ça c’est nettement plus intéressant, en effet…

… mais aussi aux USA, avec les avions de Wollie !

Car l’appareil provenait au départ d’une minuscule société appelée « Woolie Enterprises Inc« , située à l’adresse du 401 Lakeview Dr à Olsmar, en Floride.  Il habiterait donc dans un plain pied bien ordinaire (ici à droite).  C’est près de Clearwater et Tampa, sur la côte Ouest, il y a a une autre adresse d’indiquée ici et une troisième pour une maison plus cossue à Prairieville, c’est à la Nouvelle-Orleans, en Louisiane). Bref nous y revoilà une nouvelle fois en Floride, pourrait-on dire !! Et en effet, car le fameux « Woolie » n’avait pas vendu que le Beech N911JL (PR-JHM) des cannes à sucre, exporté au Brésil vers le 16 août 2007. Il avait aussi exporté le E-635, un Beech A36 de 1976, exporté vers le 27 octobre de la même année et devenu PR-ERO (Ex N16SF), ici à droite en photo à Iguaraçu Recanto das Águias, mais aussi le TH-1616, immatriculé N931R, envoyé un peu avant, vers le 13 juillet 2011, pour devenir le PR-LSI ou encore le E-1066, toujours un Beech A-36 (N18250) retrouvé au Brésil aux alentours du 11 septembre 2008… immatriculé PR-FTA… ou le N205AC (TH-751), Beech Baron 58, encore un de 1976 expédié vers le mois d’avril 2009… et enregistré en effet le 3 septembre 2009 comme brésilien, sous l’immatriculation PR-MEH… et bien reconnaissable à ces winglets et pris en photo ici à gauche à São José do Rio Preto Prof. Eribelto M. Reino le 4 mars, 2018… preuve d’une certaine longévité. Mais aussi le N99EE un bimoteur PA-34-220T de 1981, exporté au Brésil vers le mois de mai 2009 et enregistré sur place le 8 juillet 2011 pour y devenir le PR-NCO…

Un montage des deux photos nous montre qu’à son arrivée l’avion a été repeint selon un schéma nettement plus récent :

Et encore le TH-1258 N258SJ (ex G-IASI), un Beech 58 de 1981 exporté en 2007 et devenu là-bas le PP-SKY. Ou encore le N9781V, un Cessna 188 (1880231) exporté à la mi-2008 , devenu là-bas le PT-FNF.  Sans oublier le N310JC, un vieux Cessna 310R (310R0536, photographié ici à gauche à Phœnix en 1975 !)) expédié au Brésil avant le 9 mai 2011 (il y a été enregistré le 17 octobre de la même année pour y devenir le PR-VLT. Celui-là a atterri chez… Heringer « Autorizado a operar em todo território brasileiro exceto o arquipélago de Fernando de Noronha »… un avion qui semble bien avoir rejoint le Brésil par ses propres moyens, via la route désormais classique de Miami-Fort Lauderdale vers Providenciales, dans les îles Caïcos, puis de là vers la République Dominicaine, et ici la Romana avant un dernier saut de puce vers le Brésil, en passant par Georgetown en Guyana : ici le trajet du 19 avril 2011 de l’avion, ce qui correspond à ses dates de fin d’autorisation de vol et à celle de son changement d’immatriculation.

Wollie Bully (1)

Ce qui étonne, c’est cette énumération d’engins tous exportés au Brésil (sauf un ou deux). « Woolie » possédait aussi le Beechcraft N525ZS (le B066) de 1970 mais s’il avait aussi pu l’exporter, celui-là  c’était à perte :  l’avion s’était écrasé le 12 octobre 2008… sur  l’aéroport de Bauru au Brésil, lors de son vol… de convoyage, en tuant au passage son pilote !!!  A noter que la FAA américaine ne supprimera son autorisation de vol que le 10 février 2009, espérant peut-être le retour d’un pilote zombie…  difficile de trouver des clichés de la catastrophe qui s’était passée de nuit. L’avion s’était écrasé 5 km après son décollage, c’est tout ce que l’on sait. En voici un, de cliché  (il n’en existe que deux ou trois pas plus) :

« Woolie » avait aussi en 2009 le N89FF, cédé à un opérateur d’Afrique du Sud qui l’aurait laissé stocké depuis.  Là c’est un King Air 65-C90 (le LJ671) qui en était déjà à son treizième propriétaire (ex C-GDPCN771CP , ZS-MNCN99LM), dont Dodson Parts, le ferrailleur bien connu qui ne l’avait donc pas envoyé au cimetière.  On trouve un cliché de l’avion sous un registre Sud Africain en ZS-MNC en effet, pris en photo le 1er septembre 2005 par le spotter Marco Dotti.  Sa « première période africaine » en quelque sorte. L’engin portait alors le logo explicite du Container Word Group.

Mais on trouve aussi d’autres avions exportés à son catalogue, tel ce Piper Pawnee PA-25-235 (25-3179) exporté vers le 25 septembre 2006, ex Ex N7249Z devenu PR-BOD, annoncé ici à droite à la revente au Brésil pour 360 000 reals (105 000 dollars), l’engin étant visible à Ituverava, au Brésil.

Notre homme possédait aussi en 2007 un Beechraft 200, immatriculé N771HC, revendu à Bluesky Aviation Management LLC (une autre minuscule société aux très faibles revenus installée à Coral Gables, drôle de lieu..). L’année suivante.  il est en photo ici à Campinas Viracopos Int’l au Brésil le 30 novembre 2011. L’avion avait eu un problème grave le 24 mars 2007 à Angel Fire au Nouveau-Mexique.
On avait évité ce jour-là une catastrophe : « à environ deux milles à l’approche de l’extrémité de la piste, le pilote a vu une chasse-neige à l’extrémité nord de la piste se déplaçant plus au nord. Le pilote a manoeuvré l’avion latéralement pour éviter de survoler le chasse-neige et a choisi d’atterrir à 1 000 pieds au-delà du chasse-neige. Des photos de l’avion accidenté et de l’environnement de la piste, prises immédiatement après l’accident, illustrent une bande de neige non enfouie au milieu de la piste. Pendant l’atterrissage, l’aile gauche a touché la bande de neige, causant des dommages importants. Le conducteur du chasse-neige transportait une radio Unicom et n’avait pas entendu les rapports de position du pilote ». La revente avait eu lieu après… Mais ici, aussi, pas de photos de dégâts…  On peut y ajouter le PR-CEA, un énième A188B (18803439T) à l’origine le N2236J de 1979 et on retrouve même le propriétaire et pilote en l’occurence Joao Bosco Di Domenico… agriculteur à Sinop, très fier ici de ses Reboke 32000 (des charrettes de transbordement). Ici, ce qu’est la vie à bord d’un 188B. C’est euh… bruyant ! Pour ce qui est de la liste des avions agricoles fournis par « Wollie » on notera le 17 mai 2016 le crash du PR-TAC fourni par notre homme (l’ex N7105Z)  dans une ferme à 60 kilomètres de Unai dans le nord-ouest de Minas Gerais, tuant son pilote de 29 ans, nommé Alex Antônio Espanhol. Les photos montrant qu’il avait peu de chances de s’en sortir avec de tels dégâts, en effet. 

Un embryon de filière kenyane éventée ?

Il possédait aussi un « Jet » : le  Cessna 551 Citation-II/SP immatriculé N740JB….(ici à gauche) devenu en 2010 le 5Y-WEC. Auparavant il avait été le N142TJ. Un registre qui signifie que son jet de 1981 (551-0359) était inscrit  au… Kenya alors qu’il en est toujours le propriétaire attitré. Le Kenya ??? L’avion ayant été exporté avant le 13 septembre 2010, date  à laquelle il ne pouvait plus voler aux USA. Et au Kenya non plus puisque là aussi son certificat a expiré… auparavant, à la date du 21 décembre 2009 !!! Plane Logger l’indique d’ailleurs comme « stocké ». Pourquoi cet appareil et pourquoi n’en rien en avoir fait mystère. Les mauvaises langues diront qu’il a traversé l’Atlantique, au moins une fois. Pouvant emporter un peu moins de 3 tonnes, sa traversée unique a peut-être valu le détour.. (un vieux Cessna Citation bien usé des Garde-Côtes US se vend moins de 350 000 dollars à 70 euros le gramme au final, trois tonnes de coke font 210 000 000 d’euros : l’investissement représente environ même pas le 1/600 ème des bénéfices finaux !!!). Le mieux, en ce qui le concerne étant l’adresse à laquelle il a été enregistré aux autorités : « Woolie Enterprises Limited, P.O. BOX 6845-00100 Nairobi ». Une boîte postale ! Mais il n’a pas inscrit ses avions que sous le nom de Woolie Enterprises Inc, mais aussi sous son véritable nom de Martin Slone. Et là, on tombe encore des nues, en constatant le nombre d’appareils que la FAA, dans son immense mansuétude, lui a permis d’exporter vers le Brésil. Ici dans le répertoire localisé sur le site, j’en ai trouvé 13, d’avions, tous ou presque des Piper Pa-25-235, destinés donc au travail agricole, mais aussi des Piper PA-36 (idem) et même un Air Tractor, sans oublier un Cessna 188 et également un Rockwell S2R, en fait encore deux autres avions de travail agricole. Tout se passe comme si il s’était réservé son nom propre pour les appareils agricoles, qui servent plus rarement de transport de coke pour prendre celui de Woolie Enterprises Inc pour la meute de Beechchraft Baron qu’il a réussi à vendre là-bas !!!

Le vendeur était en fait un bien étrange fraudeur

Notre vendeur prolixe en appareils (« Woolie ») s’appelait en effet Martin Slone. Il a fait parler de lui pour ses exploits de vendeur, certes mais d’une manière particulière, puisque c’est au Tribunal de Tampa, en Floride, à deux pas de son lieu d’habitation, le 31 août 2015. Après une plainte déposée par l‘ExIm Bank. Si ça n’a pas trop rigolé en effet c’est que la fameuse banque, dont le logo est orné de l’aigle américain, et aussi surnommée la « banque de Boeing » (2),  n’est pas n’importe laquelle :  « son objectif est de soutenir et d’encourager les exportations de produits américains vers les différents marchés mondiaux.  Sa création en tant qu’entité autonome par le Congrès des États-Unis date de 1945, et sa mission consiste à proposer des garanties ainsi que des assurances sur les achats de biens et de services aux États-Unis, auprès des acteurs économiques qui ne sont pas capables ou prêts à accepter le risque de change nous précise Wikipedia. Il fallait être un peu idiot, en ce cas (ou se croire drôlement soutenu !!!), pour tenter de la leurrer, il me semble… « L’attorney A. Lee Bentley, III annonce le déclenchement d’un acte d’accusation chargeant Martin Slone (59 ans, d’Oldsmar) de quatre chefs d’accusation de « wire fraud ».  S’il est reconnu coupable, il encourt une peine maximale de 20 ans de prison fédérale pour chaque chef d’accusation. Selon l’acte d’accusation, Slone a fraudé le prêteur de la région de Miami et l’Export-Import Bank des États-Unis (ExIm Bank). L’acte d’accusation scellé lui a été renvoyé par un grand jury le 11 juillet 2013, et un mandat d’arrêt a été émis. À l’époque, Slone résidait au Brésil. Le 28 juin 2015, il a été arrêté à l’aéroport international d’Abu Dhabi par les autorités des Émirats arabes unis (EAU), sur la base d’un avis rouge d’INTERPOL (il avait donc fui, l’avis du jury lui ayant été envoyé avant).. Le 13 août 2015, des agents spéciaux de l’ExIm Bank – et l’Officier de l’Inspecteur général (OIG) ont arrêté  Slone et l’ont renvoyé aux États-Unis pour faire face à des accusations. Selon l’acte d’accusation, Slone exploitait une société de courtage et d’exportation en Floride appelé Woolie Enterprises Inc. En Septembre 2007, il a demandé et obtenu une police d’assurance de l’ExIm Bank pour assurer prétendument ses ventes d’avions envers les  acheteurs au Brésil. Slone aurait transmis de faux renseignements concernant les activités d’exportation de Woolie à la banque prêteuse et à l’ExIm Bank. L’acte d’accusation allègue également que Slone a créé de fausses factures et des documents prétendant faussement comme quoi les acheteurs étrangers avaient acheté des avions et des pièces de Woolie, puis faussement rapporté que ces acheteurs étrangers avaient manqué les paiements, provoquant le paiement par ExIm Bank envers Woolie d’environ 197,690 dollars… » Plus étonnant encore quand on apprend que « les documents créés par Slone indiquent que sa compagnie a vendu un avion de travail  (agricole) pour 110 000 dollars, alors qu’il n’a vraiment négocié que la vente de pièces récupérées d’un avion qui s’était écrasé au Kansas. » Et Exim Bank lui aurait fait confiance ??? Car au final, on se gratte la tête : comment une banque étatique aurait-elle pu laisser vendre ainsi des appareils dont une partie a servi manifestement à des transports de cocaïne ? Ou se faire autant avoir par ce maquilleur d’avions au rebut ? Pourquoi donc le crash du Beechraft de 2008 a été autant verrouillé en images ? Qu’aurait-il pu contenir qu’il ne fallait pas voir ? Et que faisait-donc Slone a Abu Dhabi ? Parmi les avions qu’il a vendu, il y a aussi un Piper PA-28RT-201T Cherokee (28R-793117) à la mi-2010… au Kenya… (voilà qui rappelle son « Jet » !).

En février 2016, Martin Slone a plaidé coupable.  Depuis plus de nouvelles. Sur le registre US la société de Slone existe bel et bien, mais créée en 2010 seulement (or il a vendu avant) et ses revenus indiqués sont de  54 000 dollars pour un seul employé.. un smicard, donc… sur d’autres registres elle a été créée il y a 12 ans et engrangerait entre 2,5 et 5 millions de dollars par an pour un staff de 4 personnes maxi… à 100 000 dollars l’avion vendu, il faudrait en vendre entre 25 et 50… annuellement. Qui croire ? Woolly Bully ???

(1) référence-hommage à Sam The Sham

(2) extrait du Los Angels Times du 14 janv. 2016 sur Exim : « La Federal Export-Import Bank, qui aide les entreprises américaines à vendre leurs produits à l’étranger, a annoncé jeudi qu’elle avait réalisé un bénéfice de 432 millions de dollars pour les contribuables l’année dernière malgré une longue fermeture après que les critiques du Congrès eurent autorisé son expiration. La banque est financée par des intérêts et des frais sur les prêts qu’elle accorde aux acheteurs étrangers de biens américains et d’autres aides aux exportateurs. (…) L’an dernier, la banque a fourni une aide de 12,4 milliards de dollars pour financer environ 17 milliards de dollars d’exportations, a-t-il indiqué dans son rapport annuel. (…) Les bénéfices de la banque vont au Trésor américain et les 432 millions de dollars ont été déclarés en octobre, selon le rapport annuel. La banque a déclaré qu’elle a envoyé au Trésor 6,9 milliards de dollars de bénéfices nets depuis 1992. » Avec ce principe, ce sont donc les contribuables américains qui peuvent se réjouir de vendre des avions US aux narco-trafiquants… on comprend un peu mieux pourquoi ça ne s’arrête jamais…

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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