Accueil / T H E M E S / ECONOMIE / Argent / Coke en stock (CCXX) : la réorientation du trafic, le Honduras comme première destination aérienne (1)

Coke en stock (CCXX) : la réorientation du trafic, le Honduras comme première destination aérienne (1)

Vous étiez comme moi en vacances, je suppose, mais il y a des gens qui n’en prennent jamais de vacances, ou c’est à croire : ce sont les trafiquants de cocaïne, bien sûr ! C’est comme ça que vous découvre comme moi d’ailleurs que cet été c’est à nouveau le Honduras qui  fait parler de lui (1), avec toute une série d’arrivages dont le tonnage et une organisation qui méritent d’être expliquées. Figurez-vous en effet qu’en juillet, c’est carrément un base aérienne narco que l’on a découverte près de Brus Laguna, dans le nord du pays. Je vais vous la décrire en détail, en rappelant qu’au sud du pays ce sont plutôt de drôles d’engins flottants que l’on rencontre depuis des mois…

Commençons donc d’abord , une fois n’est pas coutume par le trafic maritime, pour une fois. Une très intéressante enquête du journal El Heraldo parue en juin dernier nous le démontre en effet avec brio : le trafic de cocaïne est en constante évolution, on le sait, et les trafiquants possédent une faculté darwinienne à s’adapter à une vitesse qui défie l’entendement. Les différents moyens de lutte maritime portant leurs fruits dans l’arc atlantique des Antilles (auquel les forces françaises participent très efficacement avec la frégate de surveillance Nivôse, notamment encore avec une prise de 250 kilos en juin dernier) le trafic s’est fortement reporté en moins de deux ans vers le Pacifique, avec notamment l’usage des semi-submersibles de plus en plus efficaces et de plus en plus sophistiqués. Ce sont désormais quasiment des vedettes rapides évoluant au ras des flots. Moins chers à fabriquer que de vrais sous-marins, sortes de canots à ligne de flottaison fort basse, ils sont réalisés en bois et fibre de verre, un investissement très peu couteux. Le rédacteur en chef de Covert Shores, déjà cité ici et la référence en la matière (2), en avait décrit un des premiers exemplaires apparus en 2015 (ici à gauche). Le procédé, très rentable, s’est vite répandu, si vite répandu qu’on les a retrouvés en masse.  L’US Coast Guard Cutter Stratton intercepte par exemple un exemplaire dans le Pacifique avec quatre occupants et un chargement de 3,414 livres de cocaïne selon les autorités (1548 kilos). Surnommé Narco-VSV (pour Very Slender Vessel) par Sutton et les gardes-côtes, on le trouve désormais fréquemment : un autre a été intercepté le 7 avril dernier par l’USS Zephyr (PC 8), avec à son bord un détachement de US Coast Guard, mais l’engin a pris feu (peut-être incendié par les narcos eux-même, on ignore le détail des circonstances de l’interception:  il est visible ici à droite en train de brûler, par sa zone moteur où arrive l’essence). Le 24 mai dernier, encore, le petit Coast Guard Cutter Campbell à peine déployé dans le Pacifique tombait sur un exemplaire du genre du même modèle (ici à gauche). « Contrairement aux narcos classiques qui ont le compartiment de l’équipage au centre, ce bateau a le compartiment dans la poupe extrême du bateau comme sur un bateau de vitesse. Et au lieu d’un seul moteur diesel dans un compartiment derrière l’habitacle, il est équipé de deux grands moteurs hors-bord boulonnés à l’arrière. À première vue, cela ressemble à un bateau rapide, mais les bouches d’aération et le faible franc-bord donnent à penser qu’il s’agit d’une forme exotique de vaisseau Low Profile (LPV), la classe la plus commune de narco-sub. Le bateau en fibre de verre avait un équipage de trois personnes et mesurait 12 m (40 pieds) de longueur et 2,5 m (8 pieds) de largeur. En valeur nominale, la taille semble similaire à celle des narco-subs typiques, mais la capacité de charge était beaucoup plus faible, à seulement 1,5 tonne contre 6 tonnes de charge type. Cela rapporte encore environ 45 millions de dollars aux Cartels, et l’investissement en vaut tellement la peine. Le nouveau design est un hybride de bateaux traditionnels rapides et de narco-subs modernes LPV (Low Profile Vessel). Les capacités rapportées suggèrent qu’il a une vitesse de fonctionnement comprise entre 20 et 30 nœuds (par exemple 1 700-2 000 milles marins en 5 jours), ce qui est au moins 3 fois plus rapide que le LPV type »… Une vue d’un des ces engins abandonné (comme les avions, une fois sa mission remplie) au large de Punta Burica (la pointe ouest du Panama), à l’entrée du golfe de Dulce faisait 18 mètres de long, 1,65 de large et 1,30 seulement en hauteur, nous révélé sa conception avec ses hors-bords bien visibles à l’arrière. Un bidule similaire sera retrouvé échoué sur la côte du Costa Rica le 35 juillet 2017 (ici à droite). Les narcos étaient déjà passés par là, ou des passants indélicats : l’engin n’avait déjà plus de moteurs. L’engin était la photocopie parfaite de celui retrouvé le 22 avril précédent. Preuve d’une fabrication quasi-industrielle désormais qu’un cliché colombien d’engins alignés bleus et d’un modèle un peu plus ancien (au cockpit trop haut encore) déjà laissait entrevoir en effet. Le 15 juillet dernier, au Guatemala a été intercepté un engin du même genre mais peint de couleur verte avec à bord 823 pains de coke… tous à l’effigie du footballeur Neymar ! Soit pour 11 millions de dollars:  il en faut trois seulement pour atteindre le salaire du footballeur a PSG ! « 3 069 520 € par mois, soit environ 100 000 € par jour » nous précise L’Equipe. .

Si la charge d’emport des premiers exemplaires semblait avoir baissé, la saisie en avril dernier d’un autre monstre des mers conçu selon le même principe, et rattrapé à 275 miles nautiques à l’ouest de Manzanillo, alors qu’il commençait à transborder son contenu à des canots plus petits a remis les pendules  à l’heure : ce genre de bidule va remplacer les trop coûteux « narco-sub« , c’est sûr, car ce truc étonnant de 13 mètres de long et 3 de large pourrait en contenir aisément 5 tonnes comme eux. Ce jour-là, seuls 1 731 kilos avaient été saisis à son bord, il était en train d’en transvaser. Quel engin et quelle allure !

 

Petit rappel historique

On ne sait pas où les trafiquants trouvent leurs idées, mais la vision du modèle de Manzanillo nous en a rappelé un autre, d’engin lui ressemblant. Un bateau léger d’attaque ou d’espionnage… nord-coréen, retrouvé ici par l’excellent WarIsBoring !!!  Selon le site, » L’épave de l’engin semi-submersible a finalement été retrouvée le 20 janvier 1999 et récupérée à la mi-mars.  Les corps de deux membres de l’équipage ont été retrouvés à l’intérieur, l’un d’entre eux portant une carte d’identité sud-coréenne et un nom de passeport l’identifiant comme étant Won Jin-wu. Il possédait également des disquettes informatiques, un million de yens japonais, des ampoules de poison, des rouleaux de film et un sac de biscuits provenant d’une boulangerie du district de Bongcheon à Séoul, ainsi qu’un contrat de location d’un appartement dans cette zone. Ils ont également trouvé un journal répertoriant les noms et numéros de téléphone de 12 Sud-Coréens en contact avec les services de renseignement nord-coréens. Selon Han Ki Hong, du Daily NK, Won Jin-wu était un espion expérimenté qui se faisait passer pour un homme d’affaires d’Asie du Sud-Est. Il avait été dépêché pour prendre contact avec un groupe de partisans sud-coréens du gouvernement à Pyongyang, connu sous le nom de Parti national révolutionnaire démocratique, après que l’ancien dirigeant du groupe, Kim Young-hwan, s’était publiquement opposé à la Corée du Nord. » En somme le design est connu depuis longtemps et provient d’un pays largement impliqué lui aussi depuis longtemps dans le trafic de drogue (ce que Donald semble avoir oublié, qui juge son dirigeant si sympathique désormais !). La similitude est grande en effet. Mais d’aucuns vont plus loin encore en cherchant l’origine des engins semi-submersibles en exhumant ce très étrange et très étonnant projet allemand de 1938… à partir d’un brevet déposé dès 1937 (il y en a eu trois en fait), qui n’avait en fait rien de militaire au départ. C’est le « Versuchs Schnellboot 5 » (VS 5) inventé par Rudolf Engelmann : un drôle de truc de 265 tonnes dont seul le kiosque sortait de l’eau alors que tout le reste était submergé. L’idée était d’aller plus vite : ce n’était pas la bonne avec cette surface immergée trop grande !!!  Ses quatre moteurs Man, d’une conception fort complexe, à 11 cylindres chacun ne suffiront pas à le faire aller vite, son but recherché. L’engin a été construit en 194o mais il n’a pas eu de descendance, visiblement. : il naviguait trop mal avec une trop forte tendance à marsouiner.  Ça a dû se terminer dans des vomissements pour l’équipage.  Fin de la séquence bizarreté historique oubliée !

En rouge les bateaux, en jaune les avions…

Tous ces engins font partie en trafic de ce qui est représenté ici par El Heraldo par des traits rouges. L’article s’intitule «Chiffres alarmants du trafic de drogue dans le Pacifique du Honduras » et il est centré sur ce pays bien entendu, ignorant par exemple le Belize voisin, que nous étudierons ici sous peu, vu le genre d’engin qu’on a trouvé récemment sur une route… (cf en avril dernier). On voit très bien leur densité, une prolifération qui demande une explication, que l’on va découvrir bien vite. Elle est double en effet.

En comparaison, voici ce qu’on avait à la place en 2012.  On distingue très vite l’extension énorme du trafic maritime dans l’arc sud Ouest, côté Pacifique, ou le rouge domine désormais et où circulent fort peu d’avions en revanche.  Le journal s’alarme surtout d’un fait patent.  Si la surveillance côté Est de l’Amérique Centrale avait obtenu en 2016 une chute spectaculaire des prises de cocaïne, en 2017, ces chiffres ont en effet fait un bon spectaculaire l’année suivante : on est passé de 623 tonnes en 2016, pour atteinte 2 371 tonnes métriques l’année suivante !!!  Soit 278,1% s’augmentation !  Preuve que les semi-submersibles des trafiquants ont renversé la donne, avec leur prolifération inquiétante. «  « Le Pacifique est désormais leur paradis » note le journal à propos de ces mêmes trafiquants. Pour le Honduras, c’est donc la zone du Pacifique du golfe de Fonseca (ici à gauche) qui se retrouve en première ligne donc, avec à côté le Salvador et de l’autre le Nicaragua, aujourd’hui aussi lourdement touchés par le fléau.  Mais l’arc du golfe du Mexique possède encore son champion sur les 265 tonnes qu’on a pu y trouver, cette région en a absorbé, 148 tonnes, arrivés principalement dans les régions de Gracias a Dios, Colon, Atlantida et une partie d’Olancho, selon l’étude.

Mea Culpa

Nos lecteurs connaissent bien la région en effet. Le crash de Brus Laguna du 11 septembre 2017 expliqué à la veille de Noël était resté en mémoire je pense, avec un avion entièrement cloné et repeint comme démontré .  Mais cette fois la conclusion n’était pas la bonne (hélas), et je m’en excuse : j’avais conclu péremptoirement qu’il s’agissait très certainement du N91TJ, vendu à des mexicains.  Or un cliché tout récent (pris le 5 août dernier), nous le montre, cet avion tout au contraire encore entier mais réfugié au Guatemala, parqué dans un recoin de l’aéroport de La Aurora (à Guatemala City)…  et pas repeint en tout cas !  Avec, oh, miracle, son embase de gouvernail ne présentant plus le défaut que j’avais mis en évidence à l’époque.  Et sur son gouvernail de queue, un drôle de dessin flou apparaissant sous la couche de peinture blanche évoquant un drapeau avec un carré de collant bleu dessus, les mêmes « collants »  bleus qui sont visibles sur les capots moteurs (à la place des vis refermant le capot ?) : ce n’était donc pas le bon, mais la redécouverte de cet avion (LJ-744) encore en état, ou presque, intrigue tout autant. Le drapeau est en fait bien celui des USA, complètement passé, symbole qu’il arborait les années précédentes comme on avait pu le constater (cf ici à droite les deux aspects). C’est la seule photo récente qu’on ait de lui en tout cas. L’avion, calé par de vulgaires petits blocs de bois devant son train principal, ne semble pas avoir volé depuis des mois ! Et cela nous semble confirmé surtout par son voisin de droite : on distingue chez lui sur son aile l’immatriculation TG-WOP. Celui-là, c’est une épave véritable : c’est le Douglas DC-6B pris en photo ici le 20 octobre 2015, en train de pourrir sur place. Et ici plus de 30 ans avant à Mexico, en 1985. Notre Beechchraft trompeur aurait-il été placé (récemment) au cimetière à défaut d’aller mourir au Honduras ? En décembre 2017, il n’y était pas encore en tout cas ! Google Earth nous dit en tout cas qu’en janvier 2018 il n’était pas non plus à cet emplacement, bien reconnaissable (devant lui était alors le DC-3 Dakota brun « 540″ de l’armée. En fort piteux état, celui-là. Mais il était peut-être un peu plus loin, sur le même aéroport avant d’être abandonné à on emplacement actuel. Aucune photo de ses mouvements depuis, ni même depuis deux années en fait :

Des erreurs de vol parfois chez les trafiquants

Cela ne nous dit donc toujours pas quel était donc ce visiteur du 11 septembre 2017 au Honduras ! Et qui donc non plus a amené au Guatemala cet avion vendu à des mexicains, qui ne l’ont pas enregistré sur leurs registres !!! Des avions qui viennent de loin, et qui parfois n’arrivent pas jusqu’à destination au Honduras : en octobre 2010 c’est ainsi qu’on avait pu  prendre la photo surprenante d’un Cessna pressurisé, modèle P210N , avion rarement utilisé par les trafiquants (car bien top cher comme investissement et il ne sert pas  de monter au dessus de 5000 mètres pour faire les trajets concernés) sur le bord d’une plage du Roatan, dans le French Harbour, tombé à l’eau en fin d’après-midi.  On retrouvera plus tard son pilote, atteint d’une blessure au nez après sa chute dans l’océan et soigné à l’hôpital pour cela : il était d’origine vénézuélienne et portait le passeport 000397351 et s’appelait Cristóbal Toribio Hernández. Arrêté, il avait été relâche « faute de preuves » ! L’avion n’aurait pas emporté de drogue selon la police : or il ne portait aucune immatriculation visible.  La police déclarera que l’avion avait eu des avaries de moteur.  Deux personnes avaient été vues pourtant montrer à bord avec un petit bateau et en extraire des paquets. On les cherchera vainement dans les  îles adjacentes de Santa Elena et de Barbareta. Ou on fera semblant de les chercher… Bizarrement, un résident US faisant dans le tourisme appelé Carters était venu dire sur le net que l’histoire de drogue semblait plutôt pour lui une rumeur que c’était certainement plutôt « une simple panne d’essence » et que le pilote s’en était finalement bien tiré… aux Etats-Unis, comme chacun sait, on peut voler sans immatriculation !  Même si la FAA, dans le genre,  n’est pas très fiable, elle ne le permet quand même pas.  D’autres avions ont échoué de la même façon comme ici ce gros Beechcraft échoué également à Roatan il y a quelques années. La plupart par panne d’essence et mauvaise gestion de cette dernière lors du long trajet en provenance du Venezuela. Entre San Fernando en Apure au Venezuela et Roatan il y a pas moins 1415 miles soit 2 278 km, et entre la même ville et Puerto Lempira  1 220 miles ou 1 963 kilomètres. De Bucaramango/Palo en Colombie à Roatan il y a 1104 miles ou 1 777 kilomètres et 913 miles ou or 1 469 kilomètres jusque Puerto Lempira. Ceci en ligne droite, ce qu’on ne fait pas nécessairement en avion comme on sait !

Et encore et encore… des arrivées

Au Honduras, ça a donc continué à tomber comme à gravelote depuis décembre 2107. En mars de cette année-là, on avait assisté à un retour aux sources (la région a déjà eu droit à ses articles) avec un avion découvert en plein  « Parque Nacional Laguna del Tigre » ; c’est là que l’on avait déjà trouvé des épaves il y a un bon nombre d’années maintenant dont celle d’un Gulfstream à turbines. Après, tout avait encore empiré, avais-je écrit en 2013 : rien n’a donc changé dans le pays, tout au contraire !!!  Si les traces découvertes ont déjà été ré-envahies par la végétation (là-bas tout pousse très vite), signe d’un relatif abandon déjà de leur usage, le tracé des pistes est remarquable, évoquant même ceux des aéroports US pendant la seconde guerre mondiale avec un tracé en croix bien visible de loin. Pas loin est la piste de l’explication pétrolière Perenco (en plein parc naturel !): « le puits Xan-30 se trouve à 5 km du centre de Perenco et à 6 km d’un détachement d’opérations militaires. Se rendre à l’endroit est très facile: la voie clandestine apparente et le puits sont adjacents à la route principale qui traverse le parc Laguna del Tigre. Ce chemin de terre très bien entretenu rejoint la population d’El Naranjo avec le champ de Xan, puis continue jusqu’à Los Cerritos et La Paz, communautés limitrophes du Mexique. Une fois dans la zone de production de pétrole, suivez simplement les panneaux pour atteindre le puits 30 « indiquent le guide journalistique de Mongabay et son photographe Manuel Morillo…  La firme qui dispose d’une raffinerie à Puerto Cortes possédant elle-même son propre aéroport privé en effet en pleine jungle.  L’article montre une image Google Earth de l’emplacement découvert ainsi qu’une image impressionnante de l’usine de pétrole au milieu de la forêt.  A droite un rappel des vols de narco-avions en 2014 et 2015 vers le Honduras (plus lisible ici).  En 2014, 60% des vols de cocaïne partant d’Amérique du Sud avaient atterri au Honduras !  Etaient citées comme ville d’accueil préférentiel:  La Mosquitia, dans le département de Gracias a Dios, ou 53 narco-pistes (?) avaient été détectées, puis Atlántida et Choluteca dans le Colón, mais aussi Santa Bárbara, Cortés et pour terminer Yoro.  Rien n’a changé depuis, les secteurs les plus courus sont bien toujours les mêmes !!!  Et le pays est truffé de pister clandestines !

Ça n’a donc pas cessé au Honduras, cette pluie d’avions dont nous allons étudier demain les derniers arrivages, dont ceux de cet été… chaud. Très chaud !

(1) et ce n’est pas la première fois :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xv-le-honduras-du-90482

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxii-retour-au-136880

Coke en stock (CVIII) : retour au Honduras où il pleut toujours des avions | CentPapiers

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxiii-retour-au-136882

Coke en stock (CLX) : un Noël blanc un peu en avance au Honduras !

HONDURAS (Coke en Stock (CX)): une pluie d’avions, un Cartel et même… un Learjet abandonné !

Coke en stock (CXXXVII) : « El Chapo » et les avions (5). Ce Honduras chéri…par les américains

(2) à voir absolument comme site, très informatif. On peut voir ici sa dernière mise à jour sur le sujet, elle date du 8 août dernier. L’auteur annonce en même temps qu’on a arrêté le constructeur un businessman  colombien Rodrigo Pineda (aka El Gordo Balin) et ses cousins, responsables de 9 narco-subs « trois ans après que le premier ait été déouvert ». L’article annonçant la capture est ici. C’est du mois d’août, tout se précipite !!! L’article révèle surtout qu’en octobre 2017 Fernando Pineda avait été arrêté au Suriname, avec 6 autres  Colombiens qui avaient fabriqué un narco sub en partance pour l’Europe. Dans l’épisode « Coke en stock (CXCI) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (26) » paru ici début juillet je vous avais décrit celui découvert à Saramacca, dans la propriété de Ramchender Oedit.  Selon Wikinews du 3 juillet 2018, on avait essayé de tuer l’affaire ;«  Le ministre Stuart Getrouw a déclaré mardi 17 juillet 2018 à l’Assemblée nationale qu’il avait retiré les policiers de l’Unité du renseignement antiterroriste après avoir consulté le procureur général Roy Baidjnath Panday (…)  Un détail important, selon la NOS, est que Ramchender Oedit est un des secrets du parti national-démocrate, le parti politique du président Desi Bouterse. Ramchender Oedit alias Radj Oedit lui-même est toujours considéré comme un suspect mais reste aux Pays-Bas ». Dans un autre saisissant et long article (désolé) on peut lire que « pour ce qui est de l’apparence, on ne pense pas au criminel suprême que la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine avait vu en lui depuis l’enquête menée en 2011 dans le cadre de l’opération Under the Sea. Pourtant, aux États-Unis, il y a deux fois la vie de Fernando Pineda Jimenez, colombien fugitif de 37 ans (alias « el Padrino »), chef d’un grand cartel de drogue colombien spécialisé dans la construction de sous-marins. Fernando Pineda Jimenez est responsable de trois grands transports de cocaïne vers les États-Unis, totalisant plus de 20 000 kilos…’ Selon lui, Fernando Pineda Jimenez et son compatriote Luis Riasco (34 ans ) circulaient librement à Paramaribo. »  « À partir d’une source très fiable au sein du pouvoir judiciaire du Suriname, étroitement impliqué dans l’enquête sur le sous-marin colombien, Nieuwe Revue a appris que Fernando Pineda Jimenez était venu au Suriname pour vérifier la phase finale de la construction d’un narco-sub colombien. Le sous-marin colombien s’apprête à se rendre en Espagne ou en Afrique avec plus de 700 kilos de cocaïne à bord. Valeur dans la rue: entre 150 et 200 millions de dollars. Fernando Pineda Jimenez devait  donner son accord pour le départ en tant que spécialiste et représentant du cartel (en photo ici à droite parmi les sept capturés, « el Gordo Balín », qui attend désormais d’être extradé aux Etats-Unis où il risque une lourde peine). Bien qu’il soit encore supposer qu’à la fin de février il a été trouvé un sous-marin colombien, le premier a été construit au Suriname, Suriname Justice a des informations sur les sous-marins fabriqués au Suriname pour le transport de grandes quantités de cocaïne. Ce n’est pas surprenant. Les sous-marins pour drogues ont été salués pendant des années dans le monde des syndicats de drogues opérant à l’échelle internationale en raison de leur capacité à esquiver les systèmes radar et sonar. De plus, ils sont relativement pas chers (les coûts de construction sont environ 1 millier de dollars), le temps de construction est seulement d’un mois, une fois en mer, ils sont indétectables par l’utilisation de matériaux légers comme la fibre de verre et peut beaucoup contrairement à des bateaux de pêche et des avions transporter des milliers de kilos de médicaments à la fois. Mais il y a aussi des inconvénients. Construire un sous-marin colombien, exige des connaissances spécialisées, une grande équipe de travailleurs et ne peut avoir lieu dans un endroit qui peut construire une production importante hors de la vue du monde extérieur » (…) Le Bureau des stupéfiants du Département américain des affaires étrangères (INCSR) a publié en mars dernier un rapport dévastateur sur la lutte contre la drogue au Suriname. Il appelle les institutions faibles, parsemées de corruption liée à la drogue et voit peu de volonté politique de la part du gouvernement Bouterse de prendre des mesures contre le nombre croissant de drogues en transit provenant principalement de la Colombie. La recherche des États-Unis Centre pour une société solidaire libre a fait un pas de plus et a appelé le Suriname dans la publication mondiale Dispatch « Un Etat criminel « en mars 2017 dans lequel des criminels auraient pénétré dans les plus hauts échelons de l’administration publique. Il y aurait également beaucoup de coopération avec des organisations criminelles étrangères ». Le site ajoute que « la gestion quotidienne est confiée à Quijano ‘Omar’ Lozada, un Colombien de 56 ans, » et précise qu’ « en novembre 2017, il a une femme d’origine colombienne, de nationalité surinamienne, a acheté une parcelle de dix hectares pour 190 000 euros afin  sur les rives de la rivière Saramacca. La parcelle est à trois kilomètres de profondeur, boisée et l’emplacement près de l’embouchure de l’Atlantique est parfait ». C’est là où on avait trouvé l’engin ici à droite.

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Coke en stock (CCXXV) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (54)

Le Brésil est comme le Paraguay pourri jusqu’à la moelle. Les gangs y sévissent impunément ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.