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Coke en stock (CCXVI) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (51)

La situation dégradée au Brésil nous offre de beaux paradoxes.   Les avions sont parfois déstockés, et remis en circulation pour aider les policiers à en poursuive d’autres.  Si cela part d’un bon principe, c’est souvent inefficace, car ce sont des appareils anciens dont la nouvelle couche de peinture ne protège pas des aléas du vieillissement.  La police se retrouve en effet ainsi dotée d’engins moins performants que ceux des trafiquants !  L’un de ces avions saisis est resté longtemps sous la poussière avant que l’on ne découvre à qui il appartenait vraiment:  à un trafiquant qui avait su se faire oublier en se faisant refaire le visage, dans la grande tradition des trafiquants mafieux italiens qui avaient fait de même dans les années 60, déjà.  L’homme se présentait désormais comme fermier, un éleveur caché au fond d’une énorme « fazenda ».  C’était en fait le « scarface » brésilien !

Les avions versés à l’Etat fédéral, et reversés aux régions :  de l’esbroufe

Il faut attendre 6 ans, le 30 juillet 2012, pour réentendre parler du fameux PT-JDF qui manque toujours  à l’appel, donc.  « Le Conseil national de justice (CNJ) a livré lundi (30) 16 avions à 11 cours de justice, dont Piauí. Le TJ-PI a reçu un Cessna 172, préfixe PT-JDF (ah tiens le revoilà enfin). Le juge Francisco Antonio Paes Landim Filho, corregidor général de la Justice du Piauí, a reçu l’avion de la ministre Eliana Calmon, correctrice nationale de la Justice. Sur les 16 avions livrés aujourd’hui, trois appartenaient à la Fundação Nacional do Índio – Funai, tandis que les autres appartenaient à des trafiquants. En plus du Piauí, les tribunaux d’Acre, d’Amazonas, du Maranhão, du Mato Grosso, du Mato Grosso do Sul, du Pará, du Paraná, de Bahia, de Rondônia et de Tocantins ont bénéficié de l’offre ».  Voici la liste officielle des 16 remises :

Pour ce qui est de la fameuse « fondation Funai« , il faut savoir que c’est un organisme destiné à la protection des populations indigènes, créé dès 1910 et renforcé dans les années 60.  Elle disposait d’avions gouvernementaux.  Les appareils les plus imposants remis en font partie dont un Islander et surtout le Xingu (PT-FHE), un bimoteur rapide remis à l’armée au Maranhão.  Le PT-WSA , un Beech Baron dont on a déjà parlé ici plusieurs fois, a été saisi en 2001 à Cuiabá.  Il avait servi à transporter 488,5 kg de cocaïne du Paraguay, à Rio de Janeiro et São Paulo.  C’était l’avion attiré du gang de Luiz Fernando da Costa, alias Fernandinho Beira-Mar, l’infâme leader du Comando Vermelho, groupe de narcos brésiliens hyper-violents.  Le PT-GAM (cité ici) a été offert à Manaus.  Le PT-GAM (ici remis à neuf, à gauche) a nécessité le recrutement d’une société de fournie de kérosène, une offre emportée aux enchères en décembre 2012 à Petrobras  Distribuidora S.A., sous le nez de Parintins Taxi Aéreo LTDA qui avait fait une offre moindre.  Il a fait partie d’un lot comprenant le Piper Navajo PA 31 PT-JAM (31-7300952 ), cité aussi ici dans la liste.  Cet avion est ici pris en photo au Manaus Aeroclube de Flores le 4 mai 2017, portant toujours l’étiquette « Tribunal de Jusicia de Amazonias ».  Le PT-DSO (21059331)  j’y reviendrai bientôt.  Il a au final été proposé à la vente en 2104 par la Cour Régionale Fédérale de la 1ère Région qui l’avait donc reçu en cadeau deux ans auparavant… proposé en même temps que le PT-ASM appartenant à Cesar Antonio de Abreu, de Várzea Grande (MT).  C’est l’ex N1845C, retiré des listes le 8 janvier 1954 (?) et arrivé au Brésil le 22 octobre 2002 seulement !!!.  Les deux étant aller le chercher sur place au Hangar du Centre intégré des opérations aériennes de l’État du Mato Grosso.  Le N918DT j’en ai déjà évoqué le sort précédemment (c’est un des avions de North Atlantic Aircraft Services du fameux « Joao » !)…. Tous n’ont pas été montrés, ce fameux 30 juillet 2012 qui ressemble fort à une opération de com’ de la ministre Eliana Calmon, toute fière de poser devant un Piper Seneca PP-FFP  N°810446 (en 2005, il appartenait à « Imp A.S.Animal »), saisi et fraîchement repeint…  De mauvais esprits critiqueront cette esbroufe, en rappelant que les appareils « offerts » étaient tous trop vieux pour présenter un quelconque intérêt après être restés si longtemps sans voler… sans oublier ceux que l’on n’avait pas vu ce jour-là… Car il en manquait en effet… dont le fameux PT-JDF; invisible ce jour-là mais pourtant bel et bien cité comme reversé à l’Etat de Piaui (TJ-PI ) au Nord-Est du pays.  Cette offre d’engins vieillis et inutilisables ou à l’utilisation inutilement onéreuse avait tout d’une mascarade, venant pourtant d’une ministre plutôt efficace jusqu’ici, une action que d’aucuns avaient dénoncé à l’époque.

Le grand retour du Cessna manquant et… bien caché

Pour retrouver le Cessna « perdu » il faut attendre un peu encore.  Cinq ans de plus, et la visite d’un ranch bien particulier. Une énorme propriété de 200 hectares, avec un bâtiment de 2 051 mètres, dotée de diverses maisons, de corrals, de barrages et de sources d’eau, situé à Primero de Mayo, dans le Paraná.  C’est la fazenda appartenant à Luiz Carlos da Rocha, « Cabeza Branca », le célèbre « tête blanche »… capturé à Mato Grosso le 1er  juillet 2017 .  Une prise majeure, pour les anti-narcos :  Da Rocha était recherché depuis 30 ans par Interpol.  Selon Le Monde, « le nom de code de l’opération, « Spectrum », faisait référence à l’allure fantomatique de cette légende du narcotrafic. Fiché sur Interpol en Amérique latine, Luiz Carlos da Rocha était en cavale depuis plus de trente ans. Méconnaissable après avoir eu recours à une, opération de chirurgie esthétique, voire plusieurs, l’homme d’environ 60 ans – qui en paraissait 40 – menait une vie d’apparence ordinaire dans la petite ville de Sorriso dans l’intérieur de l’Etat du Mato Grosso. Sous une fausse identité, celle de Vitor Luiz de Morae, il se faisait passer pour un grand propriétaire terrien ».  Un journal qui décrit à nouveau ce qu’on avait décrit en 2006 avec le gang de Pedro Costa :  « A la tête d’une véritable multinationale de la cocaïne, le « Scarface do Brasil » était responsable, selon la police, de la livraison de trois à cinq tonnes de cocaïne pure. En lien avec les producteurs de Bolivie, du Pérou et de Colombie, le trafiquant s’assurait que la poudre soit acheminée au Brésil et dans les pays consommateurs, en Europe et en Amérique du Nord. A l’aide de petits avions, la drogue était d’abord transportée jusqu’à l’une de ses « fazendas », de grandes fermes (il en possède pas moins de cinq ou six, rien que dans le Mato Grosso). De là, la cocaïne était expédiée, cachée dans des faux sols de camions vers les « hubs » (relais), basés dans les villes d’Araraquara ou de Cotia, à quelques heures de Sao Paulo, pour être acheminée vers Rio de Janeiro, l’Europe ou les Etats-Unis en partant du port de Santos. »  Le fameux « scarface brésilien avait pourtant déjà été arrêté à plusieurs reprises, précise-t-on : « arrêté trois fois dans les années 1970 et 1980, le « baron de la coke » a été condamné à plus de cinquante ans de prison mais il n’a jamais été incarcéré, parvenant toujours à s’échapper à l’aide d’un réseau étoffé de complices ».  Bref, l’homme qui était au-dessus de notre gang, était bien tête blanche qui résidait donc tranquillement à Sorriso, dans son énorme propriété…  protégé par son nouveau visage, et ses liens gardés semble-t-il en haut lieu.

Une autre ferme en 2014

Une villa avait déjà été attribuée en 2104 à Cabeza Branca, elle était située celle-là près Iby Yaú, au Paraguay, donc, dans l’Amanbray, et son célèbre aéroport à avions de narcos (San Pedro Caballero) dans une estancia appelée « Pyndurã » et décrie comme « une véritable base d’opérations avec une piste et un « laboratoire mobile » pour fournir de la drogue aux principales villes du Brésil lors de la prochaine Coupe du Monde » selon Radio Imperio , dans son édition du 26 mars 2014. « Dans l’opération sont tombés deux narcos et ont été saisis 178 kilos de cocaïne et 308 de « macoña » » L’établissement est littéralement «coincé» dans l’estancia «Santa Eduvigis», appartenant au trafiquant de drogue Luis Carlos da Rocha, alias Cabeza Branca (« Tête Blanche »), l’un des gros bonnets les plus recherchés par les organes anti-drogue de la région. Pour camoufler les opérations, les narcos ont chargé la propriété de 500 bouvillons et de quelques vaches laitières. Ils ont ensuite préparé une piste d’atterrissage de 1 000 mètres de long, où de petits avions en provenance de Bolivie étaient chargés de pâte de base de cocaïne. Les narcos avaient  installés en tête de piste un «laboratoire mobile», avec tout l’équipement nécessaire pour accélérer le traitement de la pâte de base et la transformer en chlorhydrate de cocaïne ». L’objectif des criminels était de fournir autant de cocaïne et de marijuana que possible aux principales villes brésiliennes, participant à la prochaine Coupe du monde ». La ferme principale tournait rond :  selon l’enquête fiscale, l’une des entreprises créées par Da Rocha et son fils Payão Rocha, en 2004, portait son nom « Agroganadera Santa Edwiges A », et elle détenait un capital fiscal de 30 millions de guayanis.  La société avait été créée en 2003… au Panama !!!  Pour remonter jusqu’à Cabeza Branca, les policiers avaient filé Felipe Ramón Esquivel, alias “Mbytu”, de Cruce Bella Vista, le suspect N°1 pour l’assassinat en mai 2015 de l’ex député Magdaleno Silva, du parti Colorado, assassiné avec son fils Fernando Enrique Silva Canale  et deux autres personnes en pleine rue John F. Kennedy de San Juan d’Yby Yaú.  Son gros pick-up avait été filé et filmé (ici à gauche).  Le fugitif avait été arrêté dans  une fazenda, celle de “Matías Abel”, à cinq kilomètres de la route  V “Gral. Bernardino Caballero”, et à 10 kilomètres à peine de l’endroit où avait eu lieu l’assassinat… Les fils de Cabeza Branca étaient associés au fonctionnement du véritable conglomérat créé. Ici à droite, la liste des fausses sociétés créés par le trafiquant pour lessiver l’argent de son trafic.  Des fils embauchés pour s’occuper… d’internet : « « l’enquête mentionne également l’accusation selon laquelle la structure criminelle a acquis les sociétés fictives vraisemblablement liés à Juana Estela Cardozo et à son fils Luis Carlos Aguilera Cardozo, sous l’avis technique de Diosmede Aguilera, fils de Juana Estela, qui était dédié à l’enregistrement des entreprises via des sites Web. »  Plus précisément encore, les policiers ont découvert 178 kilogrammes de cocaïne et 308 kilogrammes de marijuana ont été confisquées lors de leur descente dans la ferme de « Pyndurã » qui appartient alors officiellement à un brésilien identifié comme « Carlinhos », qui serait dissimulé… à Pedro Juan Caballero.  Rien d’étonnant après ce qu’on a découvert ici sur l’étrange aérodrome de la ville où l’on va bientôt capturer un nombre conséquent d’avions transporteurs, comme on a pu l’expliquer ici.  Cabeza Branca était au plus près de ses appareils ! Les trafiquants arrêtés s’appellent Antonio Miranda Galeano (23 ans ), Oriundo de Pedro Juan Caballero et Luis Alberto Allende Villalba (37 ans), qui habitent tous à Zanja Pytã, ville frontalière avec le Brésil (la ville est traversée par la frontière !!!).  On reste dans un secteur fort restreint, celui de l’Amambay encore une fois avec la nouvelle capitale (mondiale ?) de la drogue avec aujourd’hui Adair Belo, un ex policier, comme successeur du trafiquant de drogue Jorge Rafaat, tué à la mitrailleuse en pleine rue passante.  Lui aussi ayant bénéficié d’une certaine aide durant sa carrière mafieuse :  en 2012 arrêté à Batayporã, il avait réussi à fuir la prison de Campo Grande en sortant… par la porte d’entrée. Une évasion façon El Chapo (la première) facilitée par les agents de l’Agepen (« Agência Estadual de Administração do Sistema Penitenciário » les gestionnaires des prisons du pays).  Entre San Pedro Caballaero et Yby Yau, il y a 100 km à peine… Le laboratoire mobile, où les trafiquants traitaient de grandes quantités de pâte de base, pour la transformer en chlorhydrate de cocaïne était installé presque sur les rives de la rivière Aquidabán, dont le canal était aussi utilisé par les narcos pour à la fois servir à la préparation et diffuser par voie d’eau la drogue élaborée. »  Un bateau portant le nom de la rivière fait la navette chaque semaine entre Conception et Bahia Negra.  Pour ajouter aux revenus, on y ajoute l’hôtellerie : « le procureur Ledesma a indiqué que la plupart des firmes fantômes vendaient du bétail et offraient des séjours » explique La Nation.  Hacienda, avions, Paraguay comme base arrière du trafic et déguisement en hôtellerie de séjours touristiques.  On revient aux mêmes fondamentaux découverts ici… sauf que cette fois il y a une surprise à la clé, et elle est de taille…

Autre villa mais même trafic et encore un fugitif

En 2017, c’est Clemencio Gonzalez alias « el Gringo » qu tombe… il est arrêté à Pedro Caballero même, dans sa villa  « Cristo Rey » en bord de route dans de la colonie Lorito Picada,, à 40 kilomètres du centre de Pedro Juan Caballero.  El « Gringo » était recherché depuis le 17 janvier 2015, jour où il avait réussi à récupérer dans le quartier général même de la police Amambay, basée à Pedro Juan Caballero, une cargaison de 252 kilos de cocaïne qui lui avaient été saisis une semaine plus tôt…. c’est aussi un des survivants de la guerre entre groupes de narcos.  Lui, c’est une fiesta tapageuse qui l’a perdu, le 10 août 2017.  Celle organisée avec 7 jeunes femmes (on suppose des prostituées) mais aussi les membres du commando ayant attaqué sans succès (l’un des deux était vide !) les véhicules blindés de la compagnie Yrendagué SA.  Les fourgons avaient attaqués le 18 juillet précédent à Montelindo, dans le département voisin du Presidente Hayes, alors qu’ils se se dirigeaient vers Asunción.  Les attaquants, des membres du PCC, poursuivis, avaient pris d’assaut juste après leur attaque ratée un ranch situé à seulement 15 kilomètres de leur forfait, prenant les occupants en otage et y restant pendant trois jours, jusqu’au 21 juillet, avant de s’échapper à nouveau pour finir par trouver refuge chez le fugitif Clemencio González Giménez, alors le trafiquant de drogue le plus recherché du pays…  Ils avaient passé plusieurs jours à se cacher en forêt auparavant.  El Gringo, durant tout ce temps, avait circulé partout dans le département… sans jamais avoir été inquiété… chez lui, la protection en haut lieu était une vieille histoire : ainsi le 27 janvier 2004, il avait fait enlever et séquestrer par quatre hommes en armes, Amado Felicio Martinez, celui qui avait été le chauffard responsable du décès dans un accident de Felix Gonzalez, le frère du narco-trafiquant, et il l’avait fait assassiner (on avait retrouvé 50 impacts de balles sur lui).  Une vengeance typique de narco.  Arrêté, El Gringo avait étrangement bénéficié de la détention à domicile, une mesure qu’il n’avait pas respectée…  On avait retrouvé un calibre 38 de marque Glock et un autre de marque Taurus chez Edgar Wenceslao Díaz Bordón, l’un des principaux accusés du meurtre.

L’avion de Cabeza Branca est l’un des seize « offerts » à la justice !

Car la découverte du caïd de la drogue après une si longue traque de trois décennies n’est pas la seule surprise de cette affaire.  Les policiers, en fouillant l’énorme propriété, n’ont pas retrouvé  d’avion… car ils en possédaient un déjà, tout simplement !!!  Sur les sites internet relatant la capture de Tête Blanche, on tombe en effet sur un petit avion, un Cessna Skylane bien poussiéreux et fort particulier (ci-dessus à droite, ramené dans les hangars de l’armée).  La photo ci-dessus est bien là pour nous le montrer :  c’est bien l’immatriculation PT-JDF que porte le tas de poussières.  Celui d »un Cessna modèle 182, immatriculé au Brésil sous la référence N° 18262141 inscrit le 04 avril 2006, au moment des allers-retours de Marcelo Coelho de Souza, des pistes des fumigation des champs de canne à sucre vers Sao Paulo !!!

Vérification faite c’est bien un modèle 182 en effet, d’après son capot avant et ses vitres latérales de fuselage reconnaissables avec leur petit pan coupé orienté vers l’arrière.

Il porte comme marques distinctives… sur la queue une numérotation, et surtout sur sa porte ce qui ressemble à un logo.  Après quelques recherches, il s’avère que c’est… celui de la police du Mato Grosso…

Quand donc lui avait-il été apposé cet autocollant bien reconnaissable ?  Il ne semblait pas récent et aussi poussiéreux que le reste !  Il a effectivement dû être apposé très certainement dès 2006, lors de la saisie de l’appareil de Marcelo Coelho dans la Fazenda Santo Hilario…  L’avion de « Tête Blanche », la police le détenait depuis 12 ans, déjà !!!  De là à dire qu’on ne s’est pas trop pressé pour l’empêcher de trafiquer, je vous laisse juge…

L’épilogue : la remise dans le circuit de l’avion poussiéreux !

On a donc saisi la grande propriété du trafiquant et on s’apprête à la vendre : « La propriété dispose de 196,82 hectares de pâturages, de maisons, de casernes, de corrals, de tuyaux, de barrages et de puits d’eau, sur une surface bâtie d’environ 2 051 mètres carrés.  Elle est située à 17 kilomètres de la ville de Maio de Maio, à Paraná, à environ un kilomètre du district de Vila Gandi.  Malgré l’occupation, il appartiendra à la Cour fédérale d’effectuer la vente sans aucune pénalité pour les occupants, tel qu’indiqué dans l’avis ».  On condamne bien sûr également « Tête Blanche ». « Luiz Carlos da Rocha, dit Tête Blanche, a été reconnu coupable avec son gang par le juge Odilon de Oliveira, chef de la 3e Cour pénale de la Cour fédérale en 2014.  La peine pour lui était de 34 ans et sept mois de prison et une amende de 288,000 reals.  A ce jour, sept avions ont été saisis, dans six fermes au Brésil et au Paraguay, ainsi que des appartements et de l’argent dans des comptes.  Il était le responsable de l’articulation de l’une des pires organisation de trafic de drogue en Amérique du Sud, appelée Narcosul.  Après des années d’évasion et de chirurgie plastique, il a été arrêté par la police fédérale le 1er juillet de cette année. ». Reste le cas de l’avion plein de poussières, qui désormais peut être revendu, étant donné que l’affaire est enfin terminée avec l’arrestation de son véritable propriétaire : « le modèle monomoteur Cessna Aircraft 182P Skylane, préfixe PT-JDF et évalué à 183 000 reals, sera adjugé à 137 000 « (à peine 38 000 dollars, avec la poussière en cadeau !).  Avec le temps, tout s’effondre, y compris la valeur du vieux Cessna de Tête Blanche !!!  « Avec une capacité de jusqu’à quatre personnes, il a été utilisé par Vanderlei pour le transport de la cocaïne depuis les frontières avec la Bolivie et le Paraguay, jusqu’à Naviraí et sa région.  Une fois dans le sud-Mato Grosso, l’appareil avait été envoyé vers d’autres États de la fédération.  Le système avait été démantelé par la police fédérale en 2006 »…

Et comme tout évolue très vite désormais, nous allons laisser quelque temps cette saga nouvelle pour en retrouver une autre (rassurez-vous nous la reprendrons une semaine plus tard) car d’un autre pays, nous est parvenu cet été des nouvelles saisissantes que nous ne résistons pas à vous proposer.  C’est la suite également d’une autre affaire décrite ici durant 6 épisodes consécutifs… que je vous propose de relire en attendant :

Coke en stock (CXXIII): que se préparait-il donc à Yupukari, au Guyana (1) ?

Coke en stock (CXXIV): que se préparait-il donc à Yupukari, au Guyana (2) ?

Coke en stock (CXXV): que se préparait-il donc à Yupukari, au Guyana (3) ?

Coke en stock (CXXVI): que se préparait-il donc à Yupukari, au Guyana (4) ?

Coke en stock (CXXVII): que se préparait-il donc à Yupukari, au Guyana (5) ?

Coke en stock (CXXVIII): que se préparait-il donc à Yupukari, au Guyana (6) ?

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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