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Coke en stock (CCXCII) : de toutes sortes, dans le Campeche

Dans le Campeche, partie Est du Yucatan, de nombreux avions ont été retrouvés porteurs de cocaïne.  On a tenté d’en faire disparaître certains en les enterrant, d’autres ont été incendiés, d’autre encore ont été retrouvés noyés, emportés par les crues, certains ont même été réparés à ciel ouvert, preuve de l’implantation durable des trafiquants dans le secteur.  Etat des lieux des trouvailles de ces derniers mois… 

Un oiseau à part

D’autres avions que ceux vus hier sont donc tombés dans le Yucatan. Un dossier d’enquête mexicain de police, nous a appris autre chose encore, à propos d’un tout autre appareil, c’est celui dans le rapport numéroté  0000359/2019, du FGR, qui évoque la découverte le 26 mai 2019 par la police fédérale dans la vallée de Yohaltún, à Champotón, toujours dans le Campeche« que l’on a trouvé un petit avion blanc avec des rayures bleues et grises, avec l’inscription N971LP, qui était étiquetée « Riley Super Skyrocket »« . Voilà quelque chose de nouveau, car ce « petit avion » est un cas à part : c’est en effet un bimoteur, mais push-pull, de chez Cessna, mais largement retravaillé par Jack Riley, autre magicien de la clé de douze. Un 337 déjà « supercharged » était alors perçu comme une Ferarri des airs, et avec Riley on est arrivé au stade ultime de l’appareil, devenu à la fois rapide et STOL, en plus d’être  désormais pressurisé. Il était vendu 225 000 dollars en 1989, une fortune. Une conversion à moteurs 310 hp est arrivée plus tard, il n’y en a eu qu’une douzaine de construits (et aujourd’hui moins de 10 volants, c’est dire la rareté du bidule !).  Et comme c’est un objet rare, on retrouve donc vite un Riley « blanc avec des rayures bleues et grises » : c’est le N262, qui a été vendu par ASI (Aircraft Sales Inc) spécialiste du refurbishment d’avions anciens de Smithville, en Ohio ! Signalons qu’il y a eu une autre modification signé Basler du 337, qui lui a enlevé le moteur avant pour le remplacer par une turbine PT-6: le Spectrum SA-550. Signalons aussi qu’un Cessna 337 mexicain immatriculé aux USA s’est écrasé dans un territoire mennonite à Chihuahua le 19 mai 2018, il appartenait à un chef de cuisine d’un grand groupe alimentaire, Salvador Corral Pérez. L’avion était le N27MP (pressurisé) appartenant à Patricia Olga Aguayo d’El Paso. Rien à voir avec un quelconque trafic en ce qui le concerne. Que des blessures légères à bord, pour Perez et sa fille. Un modèle hybride l’Ampaire 337 (électrique et à pistons) a volé le 6 jun 2019. C’est le moteur arrière qui est électrique en ce cas.

Presqu’enterré !

Le 30 juin c’est un tout autre cas mais toujours dans le secteur du du Río Verde, vers Miguel Alemán cette fois : on découvre sur un cliché un avion bien plus gros que ces aperçus jusqu’ici. L’avion est complètement replié sur lui-même; et il nous montre clairement sa (fausse) immatriculation : N256NM (celle d’un Beechcraft existant bien sûr, le FL-777 qui ne lui ressemble pas du tout). Son nombre de hublots, que l’on peut distinguer sur un autre cliché est sans équivoque : on est en face d’un Beechraft 350, le plus gros de la gamme. Sa position est également sans équivoque : on a bien tenté  (maladroitement) de l’enterrer !!! Un bulldozer, apporté par les trafiquants et abandonné sur place lui aussi (ici à gauche) a tenter de creuser (il n’est vraiment pas fait pour ça !) une énorme tranchée pour tenter de l’y dissimuler, en l’y repoussant tout d’abord !!! Le travail de fossoyeur à tôle semble avoir été interrompu par l’arrivée des policiers sur place. Au point de laisser sur place sa cargaison : 250 kilos de drogue, qui avaient été cachés à une courte distance de l’avion, dans neuf sacs contenant 20 colis blancs de différentes tailles (ici à droite), valant sur le marché environ 47 millions de pesos, 2 millions de dollars). A proximité est aussi découvert une camionnette Ford Lobo, deux armes longues, quatre courtes, quatre chargeurs et 300 cartouches de différents calibres. Bref un très beau cas de figure de narcotrafic, avec infrastructure au sol (le bulldozer)!

Un drôle de Cessna aussi

Le 5 août, retour à une taille plus respectable ; celle d’un Cessna plutôt particulier, immatriculé N771SP retrouvé près de la municipalité de Pijijiapan, dans l’Etat de Chiapas. Présenté comme un simple modèle 206 c’est en réalité un 210P Centurion (pressurisé donc) à moteur à turbine, une Rolls-Royce 250-B17F/2, le modèle appelé Riley Turbine P-210 avec une Pratt/Whitney. Un autre engin rare ! Celui-là est même équipé d’une hélice à cinq pales ! C’est d’ailleurs elle qui a cassé lorsque la roue avant s’est pris une ornière dans le terrain boueux, déjà asséché deux jours plus tard (ici à droite, c’est très net). A bord de l’engin il y avait 18 colis d’environ 25 kilogrammes chacun, contenant de la cocaïne, pour un total d’environ 450 kilogrammes : il y en avait pour 5 625 000 dollars ! L’immatriculation -fausse- mène à un avion original particulier lui aussi, puisque c’est un avion de surveillance de la police dans l’Illinois ! Le notre ressemble surtout au Silver Eagle VH-XXU (P21000381) vu comme son immatriculation l’indique, en Australie (!), en 2014, annoncé à la vente à 950 000 dollars australiens ! Une comparaison de leurs cockpits respectifs est implacable : c’est bien le même avion !

En fait le N450DA, était au nom de Perez Hector Osuna en Californie (en 2016 il était arrivé chez Airwolf Aircraft Holdings LLC, situé à San Antonio, c’est lui qui l’avait importé d’Australie). Le propriétaire habite dans un parc de mobile-homes devenus fixes vendu pour celui-là 48 000 dollars l’unité en octobre 2019 : bref il ne roulait pas sur l’or ! Enregistré à la FAA le 14 août 2019... 9 jours après s’être fait pincer au Mexique ! Le mardi 18 juin 2019, le même appareil s’était certes rapproché du Mexique en effectuant le trajet Sans Carlos-Santa Rosa, mais il en était encore loin:

De plus en plus gros et de plus en plus fréquents

Le 13 août, dans la zone agricole connue sous le nom de Las Quinientas, de l‘ejido El Ramonal, sur les rives du fleuve Hondo, dans la municipalité d’Othón P. Blanco, juste à la frontière avec le Belize, l’armée localise un avion léger bimoteur brûlé intentionnellement près d’une piste toute récente, créée sur une route entre deux champs de canne à sucre. Près de l’appareil soigneusement calciné de l’intérieur, il reste cinq bidons d’essence vides, ceux qui ont servi à l’enflammer. La « narcopiste » découverte est situé à 16,5 km d’El Ramonal, une ville située sur les rives du fleuve Hondo, à la frontière entre le Mexique et le Belize, et elle faisait 370 mètres de long. L’épave retrouvée est celle d’un gros Beechcraft de type 200 qui, visiblement, a raté son atterrissage et s’est écrasé, comme le montre ses hélices tordues et son nez écrabouillé.

Les journaux  Novedades Quintana Roo et Por Esto !  commencent à relier tous ces atterrissages entre eux en février 2020, en refaisant le film des derniers atterrissage successifs  : le second écrit « ce débarquement de narco a montré une fois de plus l’intense activité de transfert de drogue à la frontière entre le Mexique et le Belize, car quelques jours avant la découverte, deux avions de narcos ont été sécurisés, le premier étant assuré par le gouvernement du Belize et le second connu pour avoir effectué un saut dans l’état de Campeche. Quant à ce qui se passe à la frontière entre Quintana Roo et le Belize, il a été annoncé le 2 octobre que près d’une tonne de cocaïne d’une valeur de 237 millions 600 mille pesos était assurée par le ministère de la Défense nationale (Sedena) à proximité de la communauté de Tomás Garrido, dans la municipalité d’Othón P. Blanco. C’était juste deux jours après l’atterrissage et le déchargement d’un narcojet dans la ville mennonite de Blue Creek, au Belize, à la frontière avec le Mexique, il est donc présumé que la marchandise est liée à l’atterrissage de l’avion, qui il a ensuite été détruit et laissé sur le côté de la route où il a atterri. Le jet endommagé est un avion Gulfstream blanc, avec les initiales PVO étiquetées à côté des turbines, qui ont atterri sur un chemin de terre dans la matinée du lundi 30 septembre, dans la ville bélizienne située dans la zone frontalière avec la communauté de La Unión, Quintana Roo, Mexique (lire ici). Par la suite, à seulement un jour d’intervalle, la Sedena a procédé à une nouvelle saisie le 3 octobre de l’année en cours, maintenant environ 400 kilogrammes de drogue, qui avaient apparemment un lien avec la cocaïne qu’un jour plus tôt était sécurisée à proximité de la communauté Tomás Garrido, dans la municipalité d’Othón P. Blanco. Ce point d’entrée de la cocaïne vers le sol mexicain, situé aux environs de La Unión, Quintana Roo, est en permanence actif, depuis quelques mois avant, le 21 juin 2019, les restes d’un petit avion utilisé pour transporter De la cocaïne a été trouvée incinérée dans la région de Blue Creek, dans le district d’Orange Walk, au Belize. Et juste au début de l’année, un avion a également été brûlé dans cette zone, dans ce cas, c’était un avion de type Cessna, qui peut transporter plus d’une tonne de cocaïne. Puis, le 20 octobre de cette année, un autre narcojet a atterri sur les terres de Blue Creek, soit la même zone où le narco-avion Gulfstream G2 était descendu des semaines auparavant. Le matin de ce jour, un jet Hawker Siddeley 125 a été retrouvé abandonné, qui a atterri sur un chemin de terre près de Blue Creek, district d’Orange Walk, Belize, à une courte distance de la ville de La Unión, municipalité d’Othón P. Blanco, Quintana Roo. Ce dernier narco-avion était le septième de l’année qui était situé dans cette région du Belize et le vingtième depuis 2018, bien que ce ne soient que ceux qui, pour une raison quelconque, ne peuvent pas décoller à nouveau, car il existe des dizaines d’avions qui survolent mois après mois, D’importantes cargaisons de cocaïne débarquent et débarquent dans la zone, puis décollent et disparaissent sans être détectées par les radars. L’avion qui a atterri à l’époque était un Hawker Siddeley 125, avec des caractéristiques similaires à un jet King Air, qui a été abandonné dans la région de Blue Creek. Un autre cas s’est produit le 8 septembre dans la nuit, lorsque plus d’une tonne de cocaïne a été saisie sur une piste clandestine au Belize, lorsque les Forces de défense et la police bélizienne ont intercepté un narco-avion en pleine décharge. La drogue avait été distribué en mille 210 briques, qui ont été saisies par la police du Belize, à la suite de l’opération de sécurité pour l’atterrissage d’un narco-jet King Air près de la route qui relie Belize City à Belmopan, ce qui qui a déclenché une fusillade qui a laissé des officiers blessés dans son sillage. Au cours de l’opération, un avion à réaction à double turbopropulseur King Air a été saisi, ainsi que six personnes, quatre du Honduras, une de l’Équateur et un mexicain, qui était le pilote. Les 15 et 16 décembre seulement, les cartels de la drogue qui opèrent dans le sud de Quintana Roo et ses frontières avec le Belize et le Guatemala ont mené une opération majeure pour transférer et décharger des drogues à différents points des frontières entre ces trois nations. Cela a contraint à déplacer une impressionnante opération trinationale entre les autorités du Mexique, du Guatemala et du Belize, qui a conduit à la détection de six narco-avions qui ont été suivis par le ciel, la mer et la terre; quatre étaient situés dans différentes parties du Guatemala, un autre est apparu dans la région de Bacala de Maya Balam, dan le Quintana Roo, tandis que le sixième a été trouvé à Sarteneja, district de Corozal, Belize, tous des sites frontaliers entre ces pays ».

Le vrai-faux Beechcraft plein de bidons

Le 6 septembre, c’est un modèle King Air 200, « color blanco con franja azul y café » doté du matricule N27HK, (le BB1350, donc, logiquement) qui s’est posé à Carmen, dans le Campeche. Celui-là était encore plein de bidons blancs comme on peut le voir, les premiers maintenus par des cordages sans dispositif de pompes, ce qui laisse à penser que c’étaient des bidons de cocaïne plutôt.. : erreur, ce ne sont que 29 bidons d’essence en fait ! L’avion était encore en excellent état et pas saccagé à l’intérieur, seuls ses sièges avaient été proprement enlevés. Comme on peut le voir aussi, l’avion semblait bien afficher une véritable immatriculation existante :

Mais pas la bonne décoration, comme on peut le voir ici avec les soldats mexicains à ses côtés. Les plus observateurs ayant remarqué en en effet que l’avion mexicain avait été repeint mais plutôt à l’emporte-pièce, avec un filet rouge surajouté aux flancs et sur les fuseaux moteurs, avec un super ratage de raccord de filets bleus à l’aplomb de la porte de coupée. Le doute n’étant plus permis après la recherche du véritable appareil BB1350.

Celui-ci avait été vendu en 2010 à « Big Sky LLC » de Draper, dans l’Utah après être passé par l’inévitable Aircraft Guaranty Trust LLC Trustee. Il venait tout juste d’être vendu, après MJF LLC, le 7 février 2018 à Doyon Air Transport LLC de Ketchikan en Alaska ! Le problème c’est qu’il avait alors pris une toute autre livrée (depuis plusieurs mois déjà)… et ne présentait pas du tout le même  tableau de  bord… (à comparer ci-contre à droite avec celui de l’appareil « aux bidons »)… il avait été annoncé à la vente dans la minuscule ville de Ballston Spa (5000 habitants)  dans l’Etat de New York, équipé entièrement en larges écrans Garmin, à un tarif fort peu attractif pour les narcos : 1 495 000 dollars hors de leurs tarifs d’investissements habituels. Conclusion : le N27HK saisi au Mexique… est bien un faux !!!

Au même emplacement, on a aussi trouvé toute une infrastructure d’accueil et de ravitaillement ; un camion de marque Ford, modèle F-150, un autre pick-up, couleur blanche, avec des plaques HC5076C de l’État de Guerrero, et deux chargeurs de fusil AR-15. Un peu plus loin on a aussi découvert les restes d’un avion Cessna fortement endommagé (ici à droite), complètement éclaté ; celui-là, pour sûr, avait raté la piste d’atterrissage du Beechcraft  À côté de l’avion, il y avait plusieurs bidons vides d’une capacité de 50 litres chacun… Un peu plus tard, « le 13 septembre – deux adultes et un mineur sont mis à la disposition du FGR, ainsi qu’une tonne 200 kilogrammes de cocaïne, (285 millions de pesos) qui, selon les résidents, est liée au narco-avion saisi dans la municipalité de Carmen, le 6 septembre. L’arrestation des personnes et des drogues aurait eu lieu sur le site appelé Villa Guadalupe, où les trafiquants de drogue opérant à Valles de Yohaltún et Edzná, avaient installé un entrepôt pour la garde de la cocaïne ». L’avion plein de bidons d’essence en avait amené une tonne, de coke !

Atelier de mécanique à ciel ouvert

Des avions repeints à la va-vite ? On en est pas très étonné lorsque l’on découvre d’autres photos saisissantes, le 11 juin 2019. Celles d’un véritable atelier de réparations en plein air en Campeche, lors d’une visite inattendue dans le secteur de l’armée mexicaine, alors à la recherche d’un autre appareil encore. Là encore, l’image parle d’elle-même :

 

En peine nature en effet, on est tombé sur un atelier de réparation clandestin, en pleine campagne !!! C’est le onzième régiment de cavalerie motorisée d’Escárcega qui a localisé la piste dans la «Laguna Ik» de l’ejido (propriété mexicaine, particulière en droit) Chancok, près d’Hopelchén, à côté de laquelle se trouvait un avion bimoteur visiblement en train de changer de moteur gauche, en plein air ! Un King Air Super 90, immatriculé N55TZ (fausse; elle est empruntée à un Beech Baron de l’Alabama) « blanc avec des rayures bleues et or ». L’endroit semble fort attirant pour les narcos trafiquants, il englobe les hamps agricoles autour de La Nueva Trinidad et de Las Flores, à Laguna Ik et Chencoh, pas loin de borde Nuevo Tabasco, dans le Quintana Roo. Des territoires tous occupés par des mennonites, encore une fois. Selon Le journal Por Esto « les habitants de la zone rurale de Hopelchén (nous) ont confié que les activités de trafic de drogue dans la région remontent à plusieurs années et qu’il y a un groupe d’étrangers impliqués dans cette activité illégale, qui ont la complicité de certains éleveurs locaux, y compris les mennonites rebelles, qui ont abandonné leurs traditions et coutumes religieuses ». Ah tiens voilà l’expression d’une scission chez les Mennonites qui expliquerait pas mal de choses en effet !!! Mieux encore , il semble y avoir une façon de faire locale, avec la police du cru qui semble surtout fermer les yeux ; « nos informateurs ont réitéré que la seule autorité qui a fait une apparition sur le site du dernier débarquement de narco était le Secrétariat de la défense nationale (SEDENA) et que les autorités locales, bien qu’elles aient connaissance de la question, ne font guère leur apparition sur le site. D’un autre côté, les habitants de Las Flores ont rapporté que récemment, du personnel en uniforme militaire, apparemment de la Mexican Air Force (FAM), a démonté certaines parties de l’avion Hawker 700, qui a atterri dans une culture de soja de Las Flores, le 11 septembre dernier. La SEDENA a déjà signalé que le narco-jet avait été mis à la disposition du bureau du procureur général, bien que l’armée mexicaine continuera de fournir un soutien à la surveillance sur le site de débarquement, qui appartient à une famille mennonite ».

Un hydravion Navajo ?

Le 4 septembre c’est un avion dont les propriétaires ne semblaient pas bien connaître l’endroit où ils devaient atterrir (de nuit) ou qui avaient oublié de regarder le bulletin météo avant de tenter de se poser, se dit-on voir les photos ; il leur aurait plutôt fallu plutôt un hydravion qu’un PiperNavajo à la place !!! Celui-ci a en effet atterri dans un terrain gorgé d’eau, les nappes phréatiques locales à ras bord, dont il a fallu attendre le retrait pour qu’on puisse accéder à l’appareil, qui était encore rempli de bidons zn plastique comme on peut le voir.

En réalité la pluie est tombée après son atterrissage, qu’il avait de toute façon raté, à voir l’état de ses hélices et son emplacement (il semblait avoir glissé sur le côté pour se retrouver dans un taillis) : il s’était posé sur le ventre !!! C’était à la limite de deux « ejidos« , celles d’El Salvaje et de La Misteriosa , appartenant à la municipalité de Candelaria, dans le Campeche. « Les autorités militaires ont encerclé le ranch pour empêcher le vidage de l’avion, prétendument chargé de drogue, afin de reprendre le vol vers le Guatemala, dans l’attente d’une ordonnance d’un juge fédéral pour effectuer une recherche et vérifier la quantité de stupéfiants qui ont été transportés et débarquées à cet endroit, en raison de sa géographie qui est difficile d’accès. À l’intérieur de cette propriété, on pouvait voir des véhicules de luxe, tandis que la climatisation et les lumières des maisons étaient allumées lorsque leurs occupants ont commencé à fuir, apparemment, ils devaient recevoir la drogue tôt le matin. Jusqu’à présent, les militaires et les marins n’ont pas révélé la quantité de drogue qu’ils allaient décharger de l’avion et le nombre de personnes détenues dans cette opération, effectuée dans le ranch susmentionné, situé entre les ejidos d’El Salvaje et La Misteriosa ».

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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