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Coke en stock (CCLXXIV) : l’incroyable affaire Thornton

Et voici le dossier le plus étonnant exhumé dans ce tour d’horizon historique des transferts de cocaïne vers les Etats-Unis.  De loin le plus intriguant, car 38 ans après les premiers faits découverts, on n’a pas encore  tout élucidé.  La raison est la propension de l’administration américaine à vouloir noyer les pistes, ne pas les relier entre elles ou oublier pendant des décennies de rechercher des cadavres.  Ils deviennent les fameux « Cold Case », les cas non élucidés.  Pour quelle raison, on est fort tenté de parler de Raison d’Etat, à ce stade tant les faits constatés sont graves.  Le décès fort étrange d’Andrew Carter Thornton II est en effet un phénomène à part dans cette saga, et celle-ci remue une boue collante aux basques des politiciens du Kentucky… jusqu’à celles de ceux de la Maison Blanche, il semble bien.  Thornton était peut-être bien un second Barry Seal, pour résumer.  Ou le plus beau sujet que puisse mettre en scène aussi aujourd’hui Hollywood, question film d’action ou d’aventures sinistres… qui sait, ils ont bien largement emprunté à la saga Diveroli (pour en faire le très bon Dog Wars).

On commence par une livraison de coke… en Cessna Titan

La  deuxième histoire est encore plus surprenante et surtout davantage inquiétante. Elle commence le 25 juin 1982 par une affaire dans laquelle est apparue un des avions que n’appréciait pas trop notre précédent exemple de pilote(cf l’épisode CCLXXIII), le Cessna nouveau-né (il a effectué son premier vol le , le Titan 404 et ses (premières) portes cargo « suicidaires ». L’affaire se passe cette fois sur le Brookhaven Aiport de Long Island, pas loin de New-York (c’est l’ancien terrain militaire du Mastic Flight Strip, ici à gauche), où une kyrielle de policiers (plus d’une centaine !), bien informés, attendaient dissimulés l’appareil provenant de Colombie.  Avant de rapidement repartir, l’avion laisse derrière lui sur le tarmac huit sacs de toile molletonnée, des sachets cadeaux et des magazines, le chargement de visiteurs d’apparence ordinaires, pour paraître « normal ».  Les sacs sont tout aussi rapidement embarqués par trois hommes venus de bosquets avoisinant et jetés dans un pickup.  Les policiers laissent faire et coincent le véhicule un peu plus loin sur le Center Moriches Bypass, un échangeur vers l’autoroute de Mastic nous explique ici le NYT. Leurs renseignements étaient en effet bons :  il y en a entre 18 et 30 millions de dollars de coke dans les sacs de toile (pour 310 kilos de coke extra pure, qui au final dans le public sera vendue plus de 200 millions) !  Les trois hommes, des « chaperons« , s’appellent David Silbergeld (c’est un consultant en informatique de 45 ans, qui a déjà été condamné pour avoir reçu des chèques de l’Etat pour nécessiteux alors qu’il avait à la même époque un emploi), Bernard J. Monaghan, surnommé « Brian », qui est âgé de 40 ans, un restaurateur.  Ils sont tous les deux de New York et Fernando Alzate, 37 ans, qui lui est colombien et semble d’emblée être l’organisateur du trio sinon d’un gang.  Silverberg a aussi été membre des Green Berets, pendant la guerre du Vietnam.  Il a même obtenu une Silver Star et Monaghan a autrefois investi des parts dans l’All-Ireland Bar au coin de la 81st Street et de la Third Avenue, depuis fermé… Il y était avec un associé nommé Tupper, qui a été assassiné sur place par un dénommé Jacobson lors d’une rivalité amoureuse.  Deux autres hommes sont aussi arrêtés peu après :  Charles E. Rose, l’assistant du procureur fédéral pour l’Eastern District de New York et John O’Neill, qui travaille au Westhampton Airport.  Il avouera avoir rechargé l’avion en kérosène avant qu’il ne reparte. Toute l’affaire est décrite dans l’ouvrage de 1992 « Drug Enforcement, Volume 9, Numéro 2 » (page 17), ici à droite.  Un sixième individu est lui aussi alpagué :  il s’appelle Robert Humeston, il est âgé de 47 ans, et c’est le le pilote de l’avion, arrêté à son domicile de Sayville (vers Long Island).  Il en manque un septième, resté inconnu; le co-pilote que la justice US épargne rapidement : c’est à l’évidence celui a jouer le rôle de l‘aviseur dans l’affaire en dénonçant tous les autres !!!  Il manque aussi la référence de l’avion, laissant sous-entendre que ça pouvait être lui aussi un avion en mission pour la DEA, voire la CIA.  Ceci pour le premier volet de l’affaire, ce qui est précisé encore ici en note (1).

Un crash retentissant de 17 parachutistes

Le second, c’est un crash d’avion survenu trois années plus tard, celui d’un Cessna 208 emportant 17 parachutistes, qui s’écrase peu de temps après avoir décollé (29 minutes exactement) du Wind Sport Parachute Center de Jenkinsburg en  Georgie, le 7 octobre 1985, un peu au-dessus de Knoxville, tuant les 17 passagers dont le propriétaire de l’avion,  David Williams, 35 ans, surnommé « Cowboy » qui est le responsable d’Air Carrier Express Services, (ACES) en Atlanta. (ici à gauche). L’avion, qui s’était mis sur le dos lors de sa mortelle descente (cf ici à droite l’extrait de presse), était immatriculé N551CC. L’enquête du National Transportation Safety Board (NTSB) et du FBI va un peu vite déclarer que l’avion est tombé à la suite d’une contamination de son carburant par de l’eau de pluie (cf l’autre extrait de presse ci-dessous à droite). Il est vrai que les conditions d’exploitation de l’avion, un modèle récemment acheté 750 mille dollars (le propriétaire facturait les vols à 1 dollars les 1000 pieds ce qui était une pratique courante) était plutôt limite. Les barils d’essence étaient stockés à l’extérieur de l’aérodrome et prenaient la pluie !  Les enquêteurs ont relevé le témoignage du dénommé Pat Epps, d’Epps Air Service, qui s’occupait de l’entretien du Cessna et qui leur a dit qu’il avait bien déversé dans les réservoirs à la demande de Williams cinq bidons de Prist, un additif censé empêcher l’apparition de bactéries (c’est aussi un antigel), en cas de pollution par de l’eau.  Celle-ci est donc patente.  Mais assez vite une autre explication fait son chemin : on a également découvert du sucre à l’intérieur des réservoirs !!!  On le sait c’est le meilleur moyen de fusiller un moteur à explosion comme un moteur de turbine !!! L’idée du sabotage de l’appareil fait son chemin, donc, pourtant toujours niée par le NTSB. L’appareil était de toute façon pour elle trop chargé (de 370 livres) car, bien que quasi neuf, il avait mis du temps à prendre l’air ce jour-là. Bref, le rapport du NTSB ne satisfait aucunement les familles, qui trouvent qu’on se moque d’elles en incriminant que l’eau et en rejetant la thèse du sabotage (l’aéroclub utilisait aussi un Beech 18, le N4111A mais aussi un DC-3).  La suspicion porte aussi après coup sur le pilote, Steve Wilson qui avait été viré précédemment pour incompétence (en 1983 chez Airways of New Mexico, à Alamogordo, il n’avait pas su calculer le chargement et la répartition du poids de son avion) et falsification de diplômes ou même pour des acrobaties interdites à bord d’autres appareils (chez Sunworld International Airways de Las Vegas, en 1984). Bref, une tête brûlée à la Ibbotson, dira-t-on. pour comparer à un cas récent d’accident. Voilà déjà plusieurs raisons données pour ce crash important (17 morts !).  Mais il en existe une autre encore… et elle est bien plus surprenante ! Et bien plus tortueuse !

L’incroyable découvert matinale de Knoxville

Le 11 septembre précédent, un habitant la banlieue de Knoxville (Tennessee) Fred Myers, s’était réveillé avec devant sa fenêtre, dans l’allée de sa maison, un corps inanimé, ensanglanté, en tenue de parachutiste, enveloppé dans un parachute qui visiblement n’avait pas fonctionné. Le gars était mort, bien sûr. Les policiers, vite accourus, découvrent rapidement le nom du cadavre, malgré une fausse carte d’identité sur lui : il s’agît Andrew Carter Thornton II, un ancien de la maison, car il a été jadis officier des narcotiques !!!  Surprises des pandores !!!  Son accoutrement est invraisemblable :  sous sa tenue, il porte un uniforme de combat, des gants noirs, mais aussi un gilet pare-balles de marque Body Armor et des chaussures de luxe italiennes (plus une carte du Miami Jockey Club !) !!! Il porte aussi dans un sac des lunettes de vision nocturne, un altimètre, 4 800 dollars en cash, plusieurs couteaux, un Browning 9mm, avec des chargeurs munis de balles recouverte de téflon appelées « cop killers« , des rations de survie, et six pièces d’or (des Krugerrands). Plus un deuxième sac contenant 75 livres de cocaïne (35 paquets) !!! Personne n’a jamais vu ça et pareil accoutrement surtout !!!  Et personne n’a jamais non plus trouvé ça devant sa maison !!!

Dans sa poche aussi, il y a les clés d’un avion, dont on découvre vite qu’il s’agît d’un Cesssna 404 Titan, immatriculé N128SP (4040429) ex TR-LYR et N2678D (2).  ll ne faut pas longtemps pour que la police le retrouve, lui aussi : il s’est écrasé en Caroline du Nord, 97 km plus loin, visiblement mis sous pilote automatique à 8400 pieds d’altitude par son pilote : le même, Andrew Carter Thornton !!! L’avion était enregistré chez Key Air à Miami, une société qui n’existait même pas en fait !!! Et à l’intérieur il y avait tout un système de transfert d’essence pour effectuer le trajet Colombie-Georgie (« a smuggler’s dream » dira un des enquêteurs en découvrant l’intérieur !) !!!

A 40 miles de là encore, on a aussi retrouvé un sac contenant les affaires du pilote, dont un livre de bord et des cartes de la Jamaïque. Selon les enquêteurs, l’affaire est claire : le pilote a largué un chargement de sacs de cocaïne venue de Colombie, avant de sauter en parachute et de laisser l’avion aller s’écraser. La trace de l’avion a laissé plein d’indices sur ce qui s’était passé. Une autre théorie évoque la présence de deux hommes et non un seul à bord (ce que reprend le documentaire cité plus bas ici).  Autre incongruité, seul le parachute de réserve de la victime avait été activé et pas le principal : l’inverse de ce que tout parachutiste est censé faire.  Dans sa main, il tenait en fait encore la poignée du principal… détachée de son sac !!!
Sur les deux images ici, la première est celle du crash, bien réelle, semble-il, l’autre est une carcasse mise en place pour la reconstitution effectuée par le magazine Discovery Channel (cf la note en bas).  Selon Sally Denton, auteure d’un ouvrage qui reste le meilleur sur le cas de Thornton, les deux hommes à bord – selon elle le second était James Vincent, l’envoyé US des Colombiens-  avaient quitté la Colombie avec douze sacs de toile remplis de cocaïne à bord.  En traversant la frontière américaine, ils s’étaient sentis suivis :  ce devait être par l’un des deux jets Citation récemment acquis par les douanes américaines équipés d’instruments de poursuite et de visée nocturnes. L’un d’entre eux a été vu démembré récemment en mars 2019, au Wittman Regional Airport, ayant fait son temps semble-t-il.  C’était le N1255K.  En 2017, il avait été racheté par TVPX. Il a été fabriqué en 1984, mais n’a été intégré dans les « Customs » que le 18 juin 1992. Ça ne correspond donc pas. Ce serait plutôt le N752CC arrivé en 1978 dans les Customs ou le N1257B basé à Miami…

Et ce n’est pas terminé : d’autres sacs de cocaïne se retrouvent disséminés en Georgie, le long du trajet qu’a suivi l’avion. Notamment dans la Chattahoochee National Forest, où un sac resté est retrouvé accroché à un arbre, il contient 143 livres de cocaïne (64kilos). Tous les sacs ou leurs vestiges retrouvés portant la même étiquette sur leurs paquets de coke : ‘‘USA 10. » Pour ajouter à la surprise, on a appris entre-temps qu’Andrew Carter Thornton II, s’entraînait régulièrement sur le terrain de Jenkinsburg et que son meilleur ami s’appelait… David Williams !!!  Ce dernier ayant été un ancien pilote d’hélicoptère au Vietnam (2) !!! Aurait-on eu affaire à un gang organisé venu de Lexington, se disent les policiers en reliant les deux affaires ? Aurait-on tenté également de tuer son collègue, après avoir tué Thornton ? Ou aurait-on déjà tenté de le supprimer en le pensant à bord du Cessna avec son vieil ami du Viet-Nam ? Mais alors qui aurait pu faire ça ?

Le gang de Lexington (Kentucky)

Lors de ses premières arrestations, après avoir quitté la police, Thornton s’était en  effet dit travailler pour une mystérieuse entreprise liée au narco trafic appelée « The Company » (c’est, on le sait, le surnom de la CIA, ce qui devient intéressant) !!! Celle-ci, déclarée officiellement comme « société de sécurité« , était dirigé par Frank Barclay, qui côtoyait du beau monde dans le secteur de Lexington, Kentucky… c’était « the money man » de l’affaire, selon les enquêteurs qui vont aller de surprise en surprise en découvrant des gens haut placés et même des policiers impliqués dans le trafic !!! Tel Lee Chagra, un avocat d’El Paso (assassiné en 1978) et son frère Jimmy (3), arrêté par la justice US, par un juge fédéral, John Wood, qui sera lui-même assassiné en 1979, une première(4)). Jamiel, alias Jimmy (ici à droite une fois arrêté) avait réussi ensuite à s’échapper du pays des drug-dealers dangereux d’une équipe liée à des colombiens tous aussi dangereux.  Et ce n’était pas tout : Barclay avait également réussi, via son cousin Bradley F. Bryant, à subtiliser des armes de la base militaire US de Cina Lake, ainsi que des lunettes de visée nocturne, utilisables par les pilotes narcos colombiens. Parmi les armes, il y avait des bazookas anti-tanks et des armes anti-avions : un lot impressionnant. Plus tard on reliera ce vol à celui des agents de la CIA Edwin P. Wilson et Frank Terpil pour fournir des armes à la Libye, un envoi autorisé par la  CIA. Bradley Bryant avait en effet effectivement sur lui le numéro de téléphone d’un bureau de la CIA :

Et malgré cela, Barclay et son cousin avaient échappé à la prison grâce à leurs soutiens politiques sur place et leurs avocats (ou leurs appartenance à la CIA (5) !!! Un troisième larron, Michael Kelly, lui, aura moins ce chance.  Il se fera pincer en Floride où il sera emprisonné en 1982… Sa femme, Bonnie Kelly, ira alors abattre directement et à bout portant, chez lui, sur son pas de porte, le procureur chargé de l’affaire de son mari, poussé par le gang de Lexington  !!! Thornton et Barclay étaient bien en effet derrière l’assassinat ce qu’on découvrira plus tard (6) ! Barclay prendra au final 20 ans de prison, pas assez selon les policiers qui avaient suivi son cas depuis des années… Thornton, lui, s’était entre-temps éclipsé, devenu un informateur de la DEA, selon ses propres déclarations, ce qu’il aurait fait pendant des années avant qu’on ne redécouvre de façon étonnante son corps à Knoxville comme on vient de le décrire.

L’autopsie avait également révélé en fait que Thornton n’était pas mort de sa chute en parachute, mais avait très certainement été éliminé avant, ou avait subi un choc violent à la tête auparavant !!! Selon les policiers chargés de l’enquête, Thornton aurait plutôt heurté en sautant un élément de l’avion (l’empennage ?), le laissant inconscient ou semi-conscient, avant de s’écraser au sol.  Fait marquant: un employé d’un petit aéroport, placé sur le trajet de l’avion, avait trouvé un autre équipement complet (tenue de saut et parachute) abandonné dans un champ de Cherokee County en Georgie, au nord d’Atlanta !!! Des locaux y auraient aperçu un véhicule marron stationné pas loin la veille.  Un second parachutiste s’était donc posé (vivant) et avait réussi à fuir, lui ! Ils étaient donc deux à bord ! Mais qui donc, cela reste un mystère ! Pas tout à fait : la voiture marron aurait pu être en effet la camionnette de Skydive (ici à droite, mais Sally Denton évoque plutôt une Mercedes-Benz avec des plaques marquées « SKYDIV », voiture que possédait aussi « Cowboy ») !!! Ci-dessous, la reconstitution des chargements de coke à Lexington par Discovery Channel : on notera que c’est un Beechcraft qui est montré et non un Cessna Titan… l’avion utilisé par Discovery est le N9838Z chez N B B S LLC, du Kansas, ex Win Win Aviation In et ex…. Skydive Midwest Aviation LLC, de Luisburg (Caroline du Nord,).

« Pablo EskoBear », l’ours brun shooté à mort

On n’en a pas encore terminé avec cette affaire totalement abracadabrantesque. Voici maintenant la partie la plus épique, sinon hilarante. Dans les forêts de Georgie, existe une abondante faune et notamment des ours bruns. Trois mois après le crash du Cessna Titan de Thornton, les garde-forestiers en retrouvent un raide mort, avec pas loin de lui 40 paquets de plastique contenant une poudre blanche, les sacs à moitié dévorés. L’ours de 80 kilos a absorbé à lui seul en effet une quarantaine de kilos de coke !!! Imaginez la suite : transformé en alambic à coke (son estomac en était plein selon son autopsie), il n’a pas résisté longtemps à la surdose interne version  XXL : son cœur, ses reins, son foie ont tous explosé ! Mort, le voici devenu, empaillé, surnommé  bien sûr « Cocaïne Bear ». Exposé au Chattahoochee River National Recreation Area, vite surnommé une deuxième fois « Pablo EskoBear », il est tout aussi vite volé et se retrouve on ne sait trop comment des mois plus tard dans une boutique de Nashville, dans laquelle entre un jour le chanteur Waylon Jennings, consommateur connu et invétéré de coke, qui l’achète pour l’offrir à son pote du Kentucky,, Ron Johnson. Au décès de celui-ci, sa femme qui n’appréciait pas trop la boule de poils « high » sur pattes, le met en vente aux enchères à Reno. Et le revoilà de retour au Kentucky, acheté en 2016 par la boutique « Kentucky Fun Mall » sur Bryan Avenue. Ses deux patrons, VanMeter et Hyler, on apposé sur l’ours une plaque résumant son histoire et l’ont afflué d’un chapeau ridicule : le voici devenu phénomène (empaillé) de cirque !!!

Epilogue : une affaire fort tordue dont pas mal d’éléments ont été escamotés

Ce n’est pas encore terminé : en 1988, deux ans et demi après la mort de Thornton, une femme, Rebecca Sharp, accusée d’avoir été son amie et sa complice, passe en procès avec un deuxième individu, Ruben Soto, toujours fugitif, lui.  Le début des audiences révèle que Thornton avait bien importé de Colombie une importante quantité de cocaïne (estimée à 400 kilos, selon la police), mais avec comme complice David Williams, le propriétaire du Cessna !!! Il faisait donc bien partie du même gang ! C’était bien ça !!! Sharp avait aussi nommé à l’occasion ses contacts avec l’agent des « narcotics », George Vincent, et l’informateur Bertram Gordon. Elle avait eu Andrew Thornton au téléphone le soir même du vol, dans un motel.  Ce qu’elle affirme c’est que les colombiens, mécontents de ne pas avoir retrouvé leur coke, avaient effectivement menacé de représailles et énoncé des menaces de mort, puis ne voyant toujours rien venir avaient saboté l’avion de Williams et certainement aussi auparavant le parachute de Thornton (les deux ayant rapporté la coke ensemble) !!! Elle continuait d’affirmer que Thornton était effectivement resté durant tout ce temps un « aviseur » de la DEA, ce qui reste difficile  à définir en fait, étant donné le manque de preuves l’affirmant (7).

On n’apprendra rien en revanche sur le Cessna 404 de Brookhaven, dont Thornton aurait très bien pu être le co-pilote, (son nom n’avait je vous le rappelle pas filtré, et n’a toujours pas filtré depuis 1975 !). Mais le 23 février 1988, surprise, toutes les charges contre Rebecca Sharp étaient soudainement abandonnées, ajoutant de la crédibilité à une action qui aurait totalement été sous le contrôle des anti-narcos US ou plutôt de la CIA !!! Elle risquait 70 années de prison ! En fait, pour obtenir son témoignage, et ses aveux, Kieran Kobell, un agent spécial de la Federal Drug Enforcement Agency, s’était fait passer pour un des vendeurs colombiens et l’avait leurrée en lui affirmant que de toute façon elle ne serait pas poursuivie, ou en la menaçant. C’est ce qui se fait encore aujourd’hui, pourtant. Mais cette fois là, ça deviendra  une « grossière erreur de procédure« , mais qui semblait satisfaire tout le monde… On notera qu’il ne nous est pas permis de retrouver la trace du fameux Titan 404 de Brookhaven Aiport, et pas plus de ses photos et pas plus non plus que de photos de Thornton lui-même (une ou deux qui traînent ici et là) : on a clairement nettoyé tout ce dossier fort compromettant !!! Aujourd’hui encore, démêler l’affaire c’est chercher une aiguille dans une meule de foin ! Laissant l’impression que cette affaire a largement dépassé le Kentucky et possède des fondements en plus haut lieu !!! Un Barry Seal bis ? C’est bien possible en effet !

L’avènement d’une époque : les envois de masse par avion à réaction

On rappelle seulement ici qu’entre 1976 et 1982, ce fameux Barry Seal avait joué le même rôle et effectué des trajets similaires, et que lui aussi à mal fini, quand on a commencé à tout balancer, comme avait pu le faire l’ineffable Oliver North pour sauver sa propre peau.  Seal avait d’abord trafiqué pour son propre compte, avant de se faire pincer et devenir aviseur attitré (informateur) de la DEA. Le , il était abattu à Bâton Rouge de six balles 9 mm tirées à bout portant avec un pistolet-mitrailleur MAC-10 (doté d’un énorme silencieux efficace, propre aux tireurs de la CIA, ou des unités antiterroristes, c’est un précurseur de l’UZI comme format). Tout cela s’est passé entre la découverte du corps de Thornton et l’élargissement de sa complice pour vice de forme. Le trafic de coke mis en place par Carlos Lehder et Pablo Escobar ne fera que croître davantage, après ces épisodes, pour aboutir au transport de plusieurs tonnes à la fois par Caravelles entières, dont une sera retrouvée enterrée en 1994 : à Sombrerete, près de la Sierra Madre dans l’état de Zacatecas, au Mexique (ici à droite). Elle s’était posée en pleine nuit, en plein désert, à une heure du matin, sur une trajectoire balisée, le 4 août 1994.  Tout le transfert avait été permis grâce à la complicité de l’armée mexicaine, au service du trafiquant Manuel Ochoa (et du propre président mexicain, Raul Salinas de Gortari) !!!

Au Kentucky, les conséquences dévastatrices de l’enquête sur Thornton

Ce dont les policiers locaux se sont aperçus, c’est qu’au sein de leur propre hiérarchie ils avaient des brebis galeuses qui fricotaient en plein jour avec les pires dealers (8).  Des brebis galeuses dans « la capitale mondiale du cheval » (Lexington est jumelée avec Deauville), on aura tout vu !  Ainsi Marion «Butch» Campbell, commissaire de la police de l’État du Kentucky, qui est d’abord arrêtée en 1986 pour extorsion d’un pot-de-vin d’un million de dollars à un passeur de cocaïne (également agent du FBI !!!). C’était pour les droits d’atterrissage à l’aéroport de Morgan Country, Kentucky (c’était en fait celui de Louisville – MohammedAli, ici à droite – et celui de Aéroport de Blue Grass, les deux déjà cités dans des affaires de coke !). Lors de son procès, « Marion « Butch » Campbell, commissaire de la police de l’État du Kentucky, Titus Frederick, baron du charbon et fabricant de marijuana, ont déclaré que lors d’une réunion à la maison de Frederick en 1984, le juge-directeur général du comté de Morgan, Gene Allen et Marion Campbell, lui avait demandé à trois reprises pour des contacts dans le secteur de la marijuana et de la cocaïne. Lester Burns, Jr, ancien sénateur de l’État du Kentucky (ici à gauche, il est décédé en 2015), ancien membre de la police de l’État du Kentucky, ancien avocat (désormais radié) avait financé l’opération, et Marion Campbell était responsables de la sécurité à l’aéroport du comté de Morgan. Leur entreprise rapportait environ 3/4 de million de dollars par semaine en cocaïne. Houston McNeal, enquêteur infiltré du FBI de Virginie, a déclaré que Campbell avait dit qu’elle recevait des paiements d’agents infiltrés. On ne sait pas si Campbell pensait qu’ils étaient des agents du FBI ou des trafiquants de drogue. Ou les deux ». Signalons que le dénommé Burns était un fervent républicain qui avait tenté de devenir gouverneur en 1983 et auparavant avait aussi tenté le poste d’Attorney General.  Il avait été arrêté à Lake Okeechobee, en Floride. Un peu plus tard on a arrêté « deux hommes, un de Louisville et neuf du comté de Marion, près de Versailles, comté de Woodford, Kentucky. D’autres se sont échappés. C’était sur la ferme Jimmy Jack Lewis (9), une importante installation de transformation de marijuana. Il a fallu 6 camions à benne pour enlever la marijuana, environ 4000 livres ». Une bonne partie du Kentucky est secouée au final : « Plusieurs autres fonctionnaires ont été arrêtés pour corruption diversifiée: dans l’ancien comté de Morgan, dans le Kentucky, le juge-exécutif Gene Allen; Le fils d’Allen, Steve; dans le comté de Morgan, le shérif Roger Benton; Le baron du charbon Titus Frederick; l‘ancien juge de district du Kentucky, James H Noble; l’ancien sénateur d’État et ancien soldat d’État Lester Burns, Jr; un médecin, le Dr Bill Davis. lors de l ‘«Opération Lévitique» du FBI, qui n’avait même pas cherché au départ le trafic de drogue ! Le détective de la police de l’État du Kentucky, vétéran de 19 ans de la Force, Joseph Greenwall (Greenwald), 41 ans, de Loretto, Marion, Kentucky, est arrêté pour avoir extorqué 5000 dollars pour protéger les producteurs de marijuana, après une enquête de deux mois. Selon plusieurs bulletins d’information, 13 000 plants de marijuana sur 7 acres, et 46 000 plants de marijuana sur 30 acres, ont été trouvés dans les champs de maïs dans le comté de Marion par la DEA. Vraisemblablement, c’étaient les producteurs protégés par Joseph Greenwald, de la police d’État du Kentucky, à la retraite. »  Tout semblait fonctionner de façon féodale, au Kentucky, avec paiement d’octrois aux gens en place pour pouvoir exercer une activité !!! 

Mélanie, « cold case » depuis plus de 40 ans…

Enfin, un dossier remonte à la surface dans cette découverte d’une police du Kentucky totalement corrompue : « Ella Flynn, la mère de Melanie Flynn (ici à droite), disparue dans des circonstances mystérieuses en 1977, affirme que la police est incompétente et indifférente. Mme Flynn affirme avoir donné à la police de nombreux détails sur les noms, les lieux, les heures, etc., qui ont été ignorés. Elle prétend également qu’une partie du dossier a disparu. Le chef Walsh nie toutes ces fausses allégations. Cela a refait surface lors de l’arrestation de l’ancien policier de Lexington, Bill Canan, pour trafic de cocaïne. Les rumeurs au moment de la disparition de Melanie Flynn étaient qu’elle en savait trop sur le trafic de drogue de la police de Lexington ». Flynn était à l’époque semble-t-il devenue la petite amie du policier Canan et s’apprêtait semble-t-il à tout dénoncer… Canan a été condamné en 1994 à 17 années de prison et huit mois pour trafic de drogue. A l’annonce du nom de Melanie, à son procès il avait souri en marmonnant de façon sarcastique et cynique « ce nom me dit quelque chose« … En 1984, des personnalités de Lexington se retrouveront néanmoins inculpées : « le propriétaire de la boîte de nuit, James P. Lambert, a été inculpé de 59 chefs de possession et de distribution de drogues illicites, d’un chef de complot pour distribution de cocaïne et d’un chef de possession illégale d’armes à feu. Philip M. Block, qui dirigeait une discothèque de la région de Cincinnati, qui appartenait à M. Lambert et John Y. Brown, l’ancien gouverneur, a également été inculpé par le grand jury dans le chef de complot. M. Block, qui purge une peine en Ohio pour trafic de cocaïne, a également été inculpé individuellement pour six chefs de distribution de cocaïne. De plus, M. Lambert, âgé de 44 ans, a été accusé avec trois autres de complot en vue d’entraver la justice et de vol de biens du gouvernement dans la divulgation illégale de plus de 100 pages de transcriptions de témoignages secrets du grand jury. Les trois autres étaient Marlene L. Halsey, sténographe de la Cour fédérale de district; Phillip Ray Jeter, un marchand de meubles d’occasion récemment reconnu coupable de sursis sous caution pour des pratiques commerciales déloyales, et Anita Madden, éminente mondaine et cavalière de Lexington, récemment remplacée à la Kentucky Racing Commission et membre de la City-County Planning Commission… »

Une redite récente et la même discrétion médiatique

A noter que Lexington a à nouveau fait la une des journaux sur une activité de transport de drogue le 25 avril 2017 avec l’arrivée d’un Hawker 800 au terminal de TacAir, sur le Blue Grass Airport, société liée à la défense US (exemple ici à droite) quel hasard à nouveau. L’avion est « enregistré chez une compagnie de Brookings, dans l’Oregon« , apprend-t-on sommairement (c’est près de la Californie). En somme on ne veut pas la citer !!!  On pense alors à Aircraft Holding Company One LLC et l’un des ses 26 Hawkers 125 :  le N877TM (258542), qui est en fait alors passé chez Pacific Coast Aviation Inc, opéré par MC Aviation, une minuscule société (lire ici) de Van Nuys CA depuis le 10 février  2017 un mois seulement avant le vol concerné !!! Détail intéressant, le chef pilote chez MC Aviation est Roger C. Paskell, ancien pilote d’hélicoptère au VietNam, dans la 68 eme compagnie d’assaut (les « Top Tigers »).  Il habite Agoura Hills… dans les faubourgs de Los Angeles. A gauche un des « TopTigers ».

C’était donc un modèle 800XP, qui correspond donc bien à ces indications (ici à droite, depuis il a été mis en vente..).  A bord, trois personnes, deux pilotes et un seul passager : Isaac Basilio Rosas, Cedric Allen Oronce Fajardo (les deux pilotes, des mexicains ici en tenue de prisonniers depuis) et une femme, restée seule à bord. Comme bagages avait été descendue une lourde valise noire. Ce sont les pilotes qui l’avaient portée dans la BMW. Deux autres bagages similaires restaient alors encore dans l’avion. Au total il y avait à bord 40 livres de méthamphétamines et 80 briques de cocaïne (cf ici à droite) . L’arrivée avait été pistée par le « Special Agent » Michael Romagnoli, averti par un second d’Orlando en Floride d’où devait arriver l’avion après une étape à Atlanta : l’appareil avait décollé de Van Nuys, en Californie (sa base de départ en fait).  L’agent de Floride avait fait envoyer les photos du chargement de l’avion prises par ses collègues de Van Nuys !!! C’était inratable ! Une BMW au logo de TacAir (louée su place) attendait l’arrivant. Un homme extérieur l’attendait aussi: il s’agit de Robert Walter Carlson (un américain, se présentant à la police comme une sorte d’imprésario musical, ici à gauche). Il est alors arrêté.  Il était resté en contact téléphonique direct avec la passagère de l’avion.  Or Carlson (ici à gauche) est lui aussi d’Agoura Hills, en Californie, on peut le noter.  Selon le Lexington Herald Leader, « Les policiers relèveront le fait qu’elle ne connaissait pas le but de l’arrêt à Lexington.  Elle a montré des messages textos de Carlson sur son téléphone indiquant que l’arrêt à Lexington était un arrêt pour une «faire de l’essence » et «des affaires». Selon son témoignage, le texte que Carlson lui avait adressé indiquait qu »elle devait voir comment les affaires fonctionnent » sur place. « Sur la base de sa déclaration, associée à la drogue récupérée  les policiers pensent que les références à » drop « et » business « signifiaient que Carlson, Fajardo et Basilio Rosas avaient l’intention de distribuer une partie de la drogue à des inconnus à Lexington », avait déposé Romagnoli ». Carlson, lui, était en fait à la tête d’une société appelée Vanguard Phones, Inc. et Cheap Dell Serv, qui semblait avoir escroqué pas mal de gens sur des prestations informatiques fictives…  Il avait été pisté par l’organisme de dénonciation en ligne Ripoff Report de sinistre réputation (un vrai racket à la réputation individuelle et banni du web européen !). Les trois partaient donc direct pour la prison ! Le 2 mai 2018, Isaac Basilio Rosas, se prenait 9 années de privation de liberté pour le transfert de 5 kilogrammes de coke. Pourquoi 5 seulement, cela reste mystérieux ! Comme l’est aussi le cas de la femme à bord, disparue des débats judiciaires, ou les liens « militaires »qu’auraient pu lier les anciens pilotes du Viet-Nam et le FBO de TacAir qui ravitaille aussi les Hornets de l’US Air Force !!! Bref un cas resté bien trop flou (10) !!! A croire que Lexington est maudit, en ce sens !!!

Maudit Kentucky

Maudit, le Kentucky  ? Très certainement : l’homme qui maintient sur pied un Trump plus que fragile politiquement n’est autre que Mitch McConnell, celui qui peut tout bloquer au Sénat de son seul bon vouloir, on vient de le voir, hélas… C’est le leader des Républicains, surnommé pour son intransigeance  » le « fossoyeur ». Lui et sa plus jeune et riche femme (c’est sa seconde la première était institutrice, et plutôt… pauvre) Elaine Chao, taïwanaise d’origine, membre de la très réac Heritage Foundation elle aussi.  L’une des héritières de l’empire maritime créé par son père.  Rien ne les arrête, ces deux-là, et surtout pas l’éthique : nommée secrétaire aux Transports de Trump, elle a été la première à demander par exemple une aide financière au lobbyste Jim Adams dont la femme travaille aussi pour McConnell ! Elle fait du lobbying pour son mari, qui lui-même est soutenu par quelqu’un marié avec une de ses employées ! C’est une machine circulaire, qui tourne donc parfaitement en rond autour d’un seul personnage !!!  Membre d’un gouvernent, chargée des Transports, elle possède elle-même une compagnie de cargos !!! Dans l’équipe de Trump les conflits d’intérêt sont la norme en fait (on peut relire ceci !!  Et bien savez-vous où il habite, ce couple plus qu’influent dans la vie politique US (sans qui Donald Trump ne serait rien!) ?  Et bien dans le Kentucky bien sûr (c’est la -grande- maison ici) ! A Louisville ! La spécialité industrielle de la ville est… la boule à facettes des boites de nuit : vous imaginez cette tronche-là comme roi du disco ? Moi pas.  En revanche, pour attirer les projecteurs sur son poulain et lui tirer les ficelles dans l’ombre, il est très fort, le bougre !  Remarquez, tout le monde ne peut pas non plus être Sarah Palin et finir dans les émissions de télé-crochet Mask Singer déguisée en… ours (ceux qu’elle tue à a la carabine ( ? (11)).

Elaine Tchao, elle, n’a jamais expliqué pourquoi elle avait disparu plusieurs mois de son campus, ni comment elle avait fait pour obtenir son diplôme 5 mois après tous les autres. Après elle était passée chez City Bank et était devenue responsable des fameux « Peace Corps », avant d’épouser McConnell en 1993 (à 40 ans, alors que McConnell en avait alors 51). Or son mari et elle, depuis 2014 ont quand même un petit problème accroché à leurs basques. Et c’est un problème de coke, mais en même temps d’éthique, pour ne pas déroger aux sales habitudes du Kentucky. Elaine Chao détient effectivement une compagnie de cargos, une flotte de 17 navires qui opèrent sous le pavillon de Kong Kong et du Liberia (« Make other countries great again » ?), via une société appelée Foremost Group, enregistrée dans les îles Marshall (autre paradis fiscal), celle fondée par son père en 1964. Or en août 2014, un de ses cargos vieillissants (ci-dessous à droite, un vraquier bien rouillé), le Ping May, a été arrêté par la police colombienne, à Santa Marta en route vers la Hollande avec, cachés dans le puits de chaîne, 40 kilos de cocaïne. Dans le Kentucky, personne n’avait fait le lien avec cette découverte et Elaine Chao… le reste, c’est The Nation qui le dit…

Un cadeau de 5 millions de son beau-père, et le lien politique avec la Chine

« La richesse personnelle du chef de la minorité républicaine du Sénat a été multipliée par sept au cours des dix dernières années, en grande partie grâce à un cadeau que James Chao lui a offert en 2008 de la part de James Chao d’une valeur comprise entre 5 millions et 25 millions de dollars (les formulaires d’éthique du Sénat exigent la divulgation des finances personnelles dans des montants plutôt que des chiffres spécifiques). Le cadeau a aidé les McConnells après la chute de leur portefeuille d’actions à la suite de la crise financière cette année-là, et leur a permis de rembourser plus de 100 000 $ de dette hypothécaire sur leur maison de Washington. Le don généreux a fait de McConnell l’un des membres les plus riches du Sénat, avec une valeur nette d’environ 22,8 millions de dollars, selon l’examen par le Washington Post de ses informations financières. Après le cadeau, McConnell a envoyé une lettre de félicitations à un auditoire de fonctionnaires chinois à Shanghai qui étaient réunis pour un événement en l’honneur de la femme de James Chao (la belle-mère de McConnell, Ruth Mulan Chu Chao, décédée en 2007). La Shanghai Mulan Education Foundation, créée en son honneur, accueille régulièrement des étudiants de l’Université de Louisville, où McConnell a une académie de leadership portant son nom qui envoie des étudiants en voyage en Chine ».

 

Le plus bel hypocrite du Kentucky !

« Les liens entre McConnell et ses beaux-parents ont déjà été examinés de près. En 2001, ils ont été sondés en profondeur par la New Repubica dans un article qui accusait McConnell de mener un effort pour adoucir les critiques de son parti contre la Chine. Par l’intermédiaire de James Chao, qui était un camarade de classe de Jiang Zemin, le président de la Chine dans les années 90, McConnell et son épouse ont rencontré Jiang plusieurs fois, à Pékin et à Washington. McConnell a par la suite tempéré sa critique des violations des droits de l’homme en Chine et a rompu avec des faucons comme le sénateur Jesse Helms pour soutenir le statut commercial de la nation la plus favorisée avec la Chine. Alors que Foremost a établi des liens plus étroits avec la Chine continentale, McConnell a approuvé la position selon laquelle les États-Unis devraient rester «ambigus» quant à la défense de Taiwan. En 1999, McConnell et son épouse sont apparus à l’Université de Louisville avec l’ambassadeur chinois Li Zhaoxing. Li a profité de l’occasion pour dénoncer les dirigeants du Congrès pour avoir réprimandé la Chine pour sa répression de la secte religieuse du Falun Gong. « Tout gouvernement responsable ne favorisera pas les penchants pervers des cultes en étant trop indulgent », aurait déclaré Li lors de l’événement avec McConnell et Chao. Plutôt que de se distancier des propos, McConnell aurait parlé de sa «bonne relation de travail» avec Li. Vendredi dernier, McConnell a profité de sa fortune personnelle pour prêter sa propre campagne de 1,8 million de dollars pour la dernière semaine avant les élections. Les membres de la famille Chao et les employés de Foremost ont également versé plus de 90 000 $ à McConnell au fil des ans ». Plus encore, avec le positionnement de Mc Connell à propos de la drogue, pour laquelle il prône avant tout la répression : « McConnell s’est positionné au fil des ans comme un politicien sévère contre la drogue. En 1996, McConnell était le seul parrain de la Enhanced Marijuana Penalties Act, un projet de loi visant à augmenter la peine minimale obligatoire pour les personnes capturées avec certaines quantités de marijuana. Un communiqué de presse a noté que son projet de loi rendrait « des sanctions pour la vente de marijuana comparables à celles pour la vente d’héroïne et de cocaïne ». Au cours des dernières semaines, McConnell a vanté son rôle en demandant que davantage d’argent fédéral soit utilisé pour la répression des drogues »… L’affaire du Ping May, venue à la surface en 2016, s’est ensuite noyée dans les couloirs de la Maison Blanche, pas décidée à laisser tomber comme ça pour aussi peu (de coke) la femme de l’allié principal présidentiel. Au Kentucky, idem…  tout est donc redevenu normal, comme au temps des fêtes hippiques des années 90. Politifact avait même trouvé l’histoire bien trop exagérée... personne n’ayant été inculpé dans l’affaire !!! Même pas un marin !!! En somme, la coke était arrivée toute seule dans le cargo !!! Miraculeux Kentucky !

 

 

(1) « La plupart des revendeurs colombiens distribuent la drogue par le biais d’opérations d’opérateurs de niveau intermédiaire d’origine américaine. Les Américains finissent par prendre la plupart des risques. Par exemple, en juin dernier, un groupe d’hommes a été arrêté sur une piste déserte de l’aéroport Brookhaven de Long Island, en essayant de sortir 610 livres de cocaïne pure hors de leur avion. Sauf pour Fernando Alzate,  37 ans, «chaperon de la cocaïne» de Colombie, les huit hommes inculpés dans cette affaire étaient tous des locaux. « Le gang comprenait ce type de machos desperados qui ont vu un film de trop », a déclaré un agent de la Drug Enforcement Administration.  Parmi les personnes arrêtées figurait David Silbergeld, 45 ans, un consultant en informatique de Manhattan, habitué des bars de célibataires de l’East Side qui y avait distribué des photos de lui-même en tenue de combat Green Beret; Bernard Monaghan, 43 ans, qui possédait un bar à 81st Street et Third Avenue; et Robert Humeston, 47 ans, de Sayville, Long Island, le pilote. « Quand les Colombiens expédient une cargaison, ce n’est pas pour eux quelque petites 600 livres, » a poursuivi l’agent. « Cela ressemble plus à la saisie d’un milliard de dollars de 3 748 livres sur l’aéroport de Miami en mars dernier. Ce truc avait été expédié de Medellin, le même lot de «chaperons» était arrivé, et l’avait emballé dans 21 boîtes marquées Blue Jeans.  » Extrait de l’article du New York Magazine du 13 décembre 1982 signé Nicholas Pileggri, lisible ici. Je vous conseille de le relire, bien sûr.

(2) « Les inspecteurs de la FAA se sont immédiatement mis à la trace de la propriété floue de l’avion. Détenu à l’origine par des acheteurs au Gabon, au Nigéria et au Zimbabwe, il avait été vendu en 1984 à Opex Aviation de Santa Paula, en Californie. Après, l’avion avait changé de mains par l’intermédiaire de courtiers à Tucson, Arizona, Shreveport, Louisiane et Fort Lauderdale, Floride, dans un délai de deux mois. Deux jours avant le saut de Drew, une compagnie appelée Key Air a acheté l’avion en Floride. Cette entreprise remonte à Bertram Gordon – le résident du Miami Jockey Club qui rendrait visite à Rebecca Sharp neuf jours après la mort de Drew. Immédiatement avant que Key Air n’achète l’avion, une société appelée South Air a passé un contrat avec un aéroport de Floride pour faire installer les réservoirs supplémentaires. Les autres modifications comprenaient le retrait du dossier des sièges du pilote et des copilotes afin de pouvoir emporter les parachutes pendant le vol de l’avion » (tout avait été prévu, donc !!). En 1989, Bertram Gordon, pilote pour Thornton, originaire du Kentucky, décoré comme lui au Viet-Nam, sera accusé de « second-degree murder charge » dans l’affaire. Il avait été présenté par la presse comme le « DB Cooper de la dope ». Gordon est alors emprisonné en Hollande, à Shertenbosch, depuis 1988, où il a été arrêté pour trafic de cocaïne !!! Il y risquait alors 10 ans de prison ! Il est à noter que Key Air, South Air font énormément penser à des entreprises factices générées par la CIA…

(3) « Le jeune frère de Lee Chagra, Jimmy, a été le premier trafiquant de drogue dans le sud-ouest pour renoncer aux mules, pour les Cessnas, et qui a commencé à apporter de la marijuana colombienne de haute qualité dans les cargos océaniques et des avions DC-6. Les autorités fédérales l’ont qualifié de « cheville ouvrière » dans le commerce national de la drogue. »

(4) « Selon des articles de journaux citant des témoignages, un trafiquant de drogue et un joueur flamboyant originaire d’El Paso, Jamiel « Jimmy » Chagra, a payé à Harrelson 250 000 $ pour tuer Wood parce que Chagra craignait un procès et une condamnation par « Maximum John ». Wood qui avait gagné le surnom pour sa réputation de condamner sévèrement les trafiquants de drogue. Chagra était un passeur de marijuana prolifique et a dépensé sa fortune mal acquise dans les casinos de Las Vegas, où il a déménagé en 1978. Harrelson, un criminel de jeu de cartes et un tueur à gages accusé lié au crime organisé, était le père de l’acteur Woody Harrelson et a rencontré Jimmy Chagra à Vegas en 1979 après avoir été mis en liberté conditionnelle dans une affaire de meurtre sans rapport. Charles Harrelson était un maître dans la création d’alibis, d’écrans et de diversions entre lui et ses crimes, selon le procureur fédéral à la retraite Ray Jahn, qui avec sa femme, LeRoy Jahn, a poursuivi Harrelson et ses co-accusés. « Il était très bon dans ce qu’il a fait », a déclaré Ray Jahn. Selon les Jahn, Harrelson avait proposé de tuer des personnes soupçonnées d’avoir tué le frère aîné de Jimmy, l’avocat Lee Chagra, qui a été assassiné dans son cabinet d’El Paso deux jours avant Noël en 1978. »

(5) Thornton aurait été recruté avant 1981 par la DEA : « en 1981, (un délinquant)  Bryant a été arrêté dans un hôtel de Philadelphie lorsque des femmes de chambre avaient senti de la fumée de marijuana provenant de sa chambre. En possession de Bryant au moment de son arrestation, il y avait une cache d’armes semi-automatiques, des déguisements, plus de 10 permis de conduire frauduleux du Kentucky et 22 000 dollars en espèces. Son carnet contenait les noms et adresses de plusieurs hommes de Lexington, dont Thornton, ainsi que des références à des opérations planifiées avec des noms tels que « Blue Fin ». Bryant a d’abord déclaré à la police qu’il était impliqué dans une mission clandestine de la CIA. Il s’est ensuite retiré de cette histoire mais a continué à donner l’impression qu’il était sous contrôle de la CIA. Quelques jours après son arrestation, plusieurs agences fédérales se sont jointes à l’enquête, et quelques mois plus tard, 25 personnes ont été inculpées à Fresno, en Californie, et accusées de complot en vue d’importer et de distribuer de la marijuana et de voler des biens du gouvernement à la base navale de China Lake. Thornton était l’un des neuf hommes du Kentucky nommés dans cet acte d’accusation, qui a été rendu au milieu d’allusions à l’existence d’un complot de trafic de drogue. Il a été accusé d’avoir piloté à l’aéroport de Lexington un DC-4 chargé de tonnes de marijuana ». C’était à Louisville, dans le Kentucky, le 11 janvier 1979, comme le montre l’extrait de journal à droite intitulé « Marijuna Express » : le DC-4 s’était posé d’abord au Bluegrass Airport de Lexington ! »Thornton est resté un fugitif pendant plusieurs mois. Mais après les agents des douanes ont saisi un dragueur de mines converti de 56 pieds transportant 1 500 livres de marijuana au large des côtes de la Louisiane – et ont découvert qu’une mitrailleuse à bord appartenait à Thornton – les recherches se sont intensifiées.  Après son arrestation, les États-Unis Les fédéraux ont transporté Thornton à Fresno pour sa mise en accusation, où il déposé 75 000 dollars en espèces et un cautionnement personnel de 1 million de dollars, garanti par son intérêt pour trois chevaux de course. Il est retourné dans le Kentucky pour attendre son procès et, le 27 février 1982, trois jours avant sa comparution à Fresno, Thornton a reçu deux balles dans la poitrine à bout portant alors qu’il quittait un restaurant de Lexington. Les balles « wadcutter » de calibre .38 n’ont pas pénétré son gilet pare-balles. La police a conclu que la fusillade avait été mise en scène par Thornton pour persuader le juge californien que sa vie serait mise en danger s’il était incarcéré ». Malgré cela et tout ce cirque il s’en était sorti sans condamnation ! Incroyable ! Il serait intéressant de savoir aussi si les « chevaux de course » de Thornton pouvaient avoir quelque chose en commun avec l’élevage d’Anita Madden (voir plus bas la note à son égard).

(6) Thornton était manifestement dérangé,  paranoïaque au dernier degré, il portait sur lui des svastikas comme éléments de décoration, citait du Nietzsche, et a été rendu responsable des plusieurs morts douteuses ou de disparitions dont celle d’une jeune fille appelée Melanie Flynn, dont le dossier constitue toujours aujourd’hui un « cold case » non résolu. (il avait été interrogé par la police à ce propos).  « Il n’a finalement plaidé aucune contestation des accusations de complot de marijuana et a été condamné à une peine de six mois dans un établissement à sécurité minimale de Lexington; Bryant purge actuellement une peine de 15 ans au Federal Correctional Institute de Memphis. Un cas parmi les 23 actes d’accusation restants a été rejeté; les autres prévenus ont été soit reconnus coupables, soit devenus témoins à charge. Au cours des trois années qui ont suivi sa condamnation, Thornton a été sollicité par diverses juridictions pour être interrogé, généralement en rapport avec ce que la police a appelé des décès de vendetta – toutes les victimes étant liées à diverses entreprises de Thornton. Gene Berry, l’avocat d’un État de Floride, a été assassiné à bout portant le 16 janvier 1982, lorsqu’il a ouvert la porte de sa résidence à Punta Gorda; il avait poursuivi avec succès un des codétenus de Fresno de Thornton. Robert S. Walker, un témoin contre Thornton dans l’affaire, a été retrouvé étranglé dans un marais à Tampa. L’homme qui a informé les douanes de la participation de Thornton au navire de contrebande de la Louisiane s’est fait trancher la gorge à Miami. La mort qui résumait le mieux les contradictions du genre de vie que Thornton menait, tous les renversements philosophiques et culturels, était celle de Harold Wade Brown, ancien chef du bureau de la DEA dans le Kentucky. Brown a peut-être été l’ami le plus proche de Thornton pendant de nombreuses années, jusqu’à ce qu’il soit trouvé mort par balle dans sa maison de Louisville l’année dernière – un suicide apparent, selon une enquête du coroner. Leur association avait commencé au début des années 1970 lorsque Thornton a travaillé en étroite collaboration avec la DEA. La démission forcée de Brown de la DEA en 1981 intervient six mois seulement avant son éligibilité à la retraite. Le grand jury fédéral de Fresno a enquêté sur des accusations selon lesquelles Brown avait déjoué la surveillance du DC-4 piloté par Thornton. »Revoilà le quadrimoteur cargo de Louisville !!!

(7) l’idée d »infiltrer les réseaux de coke venait en faut d’en haut nous explique ici Texas Monthly en 1981 dans un remarquable raccourci :  « Il semblait que Lee (Chagra) avait mis le pied sur une mine d’or (cf défendre à grand prix les plus grands dealers) , mais les sables mouvants auraient pu être plus proches de la vérité. C’était l’époque de la guerre tant annoncée de l’administration Nixon contre la drogue. Un remaniement de l’ensemble de l’appareil fédéral de contrôle des drogues était en cours, ébranlé par l’autorité de classement de Nixon sur les drogues, G. Gordon Liddy. Liddy a eu une idée farfelue après l’autre. Il a contribué au développement de l’opération Intercept, un événement médiatique massif au cours duquel des millions de citoyens américains ont été arrêtés et fouillés à la frontière. Il a discuté avec la CIA de la possibilité de «liquider» tous les principaux trafiquants de drogue au Moyen-Orient; on a estimé que 150 assassinats clés feraient l’affaire. Une autre suggestion était de perturber le marché de la drogue en distribuant des drogues empoisonnées ».

« Une stratégie que Liddy (ici à gauche) et la nouvelle Drug Enforcement Administration (DEA) ont finalement adoptée, comme les avocats de la défense à El Paso s’en sont vite rendu compte, était le recours à des agents provocateurs, dont le travail consistait à créer des délits. Au fil des ans, les avocats ont été confrontés à des dizaines de cas dans lesquels des citoyens avaient été trompés par ce qui équivalait à des chasseurs de primes fédéraux. Un cas d’espèce est celui d’un propriétaire de café d’El Paso sans méfiance qui a été dupé par deux agents pour conspirer pour acheter des armes gouvernementales volées. Les armes n’existaient que dans l’imagination des agents, mais à un moment donné, le piège est devenu si bizarre que le pauvre propriétaire de café a cru qu’il négociait pour un sous-marin d’occasion. «C’était une histoire totalement ridicule», se souvient Sib Abraham, «mais elle est devenue très sérieuse lorsque le jury l’a condamné.» Avec le temps, Lee et Sib sont devenus eux-mêmes des cibles. Comme son ami Clark Hughes l’a prévenu: «L’un des problèmes liés à la profession d’avocat pénal est que tous vos clients sont des escrocs. Si vous ne faites pas attention, vos amis deviennent aussi des escrocs.  » Lee a d’abord fait rentrer chez lui les dangers de son association avec des criminels en 1973. » Dans ce schéma tortueux, Thornton s’insérait parfaitement en effet !  Aurait-il été une créature imaginée par ce fêlé de Gordon Liddy  (ici à droite au moment des révélations sur Nixon) ? On rappelle que c’est aussi, et avant tout, le chef des plombiers du Watergate !!! A bien y regarder, cette affaire abracadabrantesque qui a coûté son poste à Nixon n’est en. effet pas pire que celle de Thornton !!! Elle aurait pu être née dans le même cerveau dérangé en effet !!! Ça se tient, comme théorie en effet !!!

Liddy était fondamentalement dérangé, admirateur d’Hitler, lui aussi !!! Son interview de 2005 par JMalgré sa disgrâce, une des idées de Liddy est toujours au cœur de la politique américaine aujourd’hui. Il est l’un des parrains de la «guerre contre la drogue» en Amérique – un déchaînement sauvage qui continue de ravager le monde de l’Afghanistan à la Colombie aujourd’hui. Liddy a rédigé les idées de la Drug Enforcement Agency en 1971 et l’a utilisé comme excuse pour étendre sa politique de gangsters au Mexique et à la Turquie, entre autres. Il le décrit comme «un exercice d’extorsion internationale, pur, simple et efficace». La «guerre contre les drogues» se poursuit dans un style Liddy dont il est fier aujourd’hui. Seul le dernier adjectif – «efficace» – n’a jamais été exact. Comme on pouvait le prévoir, il dit que le seul problème avec la «guerre contre la drogue» aujourd’hui est qu’elle est trop molle. «Nous avons cessé de poursuivre les délits mineurs de drogue aux États-Unis.» Vraiment? Le million d’hommes noirs en prison ou en liberté conditionnelle pour des délits liés à la drogue aujourd’hui pourrait penser différemment. «Non, nous devons mener cette guerre beaucoup plus durement», dit-il vaguement… Je me rends compte que je deviens désensibilisé à sa folie; Je n’ai même pas froncé les sourcils au cours des cinq dernières minutes. Veut-il vraiment ce genre de choses? Et quoi de mieux – s’il crache toute cette haine pour l’effet, ou s’il le pense vraiment? C’est ainsi que « Hate Radio » fonctionne en Amérique. Cela vous engourdit aux positions d’extrême droite; cela rend la politique la plus dépravée banale et banale. Alors Ann Coulter parle affectueusement des «avantages du fascisme local» et personne ne clignote des yeux. Michael Savage décrit Lindy England comme «une héroïne américaine» et dit aux auditeurs gays: «J’espère que vous attrapez le sida et que vous mourrez», et nous détournons simplement notre regard. Même un criminel fou comme G. Gordon Liddy est accepté comme une partie normale du mobilier politique, adopté par le candidat républicain à la présidence ». Voilà qui en fait préfigurait l’arrivée de Trump au pouvoir !!! Sidérant ! Voilà ce à quoi mène les fous quand ils sont au pouvoir !!!

(8) « Chagra et le réseau de drogues d’ACT II entraîneraient également une corruption à grande échelle au sein de la DEA, des forces de l’ordre du Kentucky et même du manoir du gouverneur du Kentucky. Cela a été largement couvert par l’excellent livre de Sally Denton, The Bluegrass Conspiracy. Le livre a également documenté des rumeurs de liens plus significatifs, telles que des rumeurs selon lesquelles les opérations de drogue d’ACT II aidaient à soutenir les opérations secrètes des États-Unis au Nicaragua, au Salvador et en Afrique du Sud. Ralph Ross, l’officier de Lexington enquêtant sur l’affaire, est devenu convaincu que ACT II était impliqué dans le réseau Iran-Contra d’Oliver North, qui lui a apporté son soutien à travers les ressources de la CIA et de la DEA. » Le livre de Denton explique comment ce scandale infâme a atteint certains des cercles les plus secrets du gouvernement américain. Ce réseau de drogue de plusieurs millions de dollars impliquant des membres de la communauté de Lexington et les forces de police a entraîné la disparition de Melanie Flynn. La famille de Flynn pense qu’un homme du nom de Billy Canan a tué Mélanie puis jeté son corps. Avec Thornton, Billy Canan était également un officier de police de Lexington dans la division des stupéfiants – tous deux dirigeaient «The Company». Vers la mort de Thornton, Canan a été arrêté dans son complexe d’appartements de Lexington. Il a été accusé de trafic de drogue et d’avoir menacé de tuer quelqu’un. Il est également devenu le principal suspect de la mystérieuse disparition de Mélanie. On a dit que les deux avaient des relations amoureuses au moment où elle a disparu. Denton a également déclaré, dans son livre, que Thornton avait entendu Melanie Flynn parler ouvertement de «The Company» à certains de ses amis. Cela a rendu Thornton et Canan extrêmement furieux. Beaucoup pensent que les apartés de Flynn ont entraîné sa disparition et la chute de toute l’entreprise. On pense que le corps de Flynn est enterré quelque part dans la ferme de Thornton parce que ses biens ont été retrouvés là-bas des années après sa disparition (un sac notamment).  « D’une certaine manière, Melanie Flynn est une héroïne parce qu’elle a mis en lumière les mauvaises actions de » The Company «  » (Denton). En 2019 on a repris les recherches pour retrouver le corps de Melanie Flynn, elles n’ont hélas rien donné. »

9) sur l’histoire du Cannabis aux states, l’ouvrage de référence est ici (en ligne) :

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Jack_Herer_-_The_Emperor_Wears_No_Clothes.pdf

Le chanvre servait aussi à autre chose on l’a oublié : « C’est du chanvre du Kentucky qui entre dans la sécheuse d’un moulin de Versailles. Autrefois, le freinage se faisait à la main. L’un des travaux les plus difficiles connus de l’homme. Désormais, le Power Braker s’en sert rapidement. Filage du chanvre américain en corde, fil ou ficelle dans l’ancien moulin de la rivière Kentucky à Frankfort, Kentucky. Une autre plante pionnière qui fabrique du cordage depuis plus d’un siècle. Toutes ces plantes produiront actuellement des produits fabriqués à partir de chanvre cultivé aux États-Unis: ficelle de divers types pour le liage et le travail de tapissier; corde pour gréement et remorquage marins; pour les fourches à foin, les mâts de charge et les équipements lourds; tuyau d’incendie pour travaux légers; fil pour chaussures pour des millions de soldats américains; et sangle de parachute pour nos parachutistes. Quant à la marine des États-Unis, chaque cuirassé nécessite 34 000 pieds de corde; et d’autres navires en conséquence. Ici, dans le Boston Navy Yard, où les câbles pour les frégates ont été fabriqués il y a longtemps, les équipages travaillent maintenant jour et nuit à fabriquer des cordages pour la flotte. Autrefois, le fil de corde était filé à la main. Le fil de corde passe dans les trous d’une plaque de fer. »

 (10) la raison du silence des autorités locales tient dans leur participation au schéma de corruption mis en place par Thornton, avec ces grands fêtes annuelles dans le temple des courses de chevaux où la coke circulait à grands flots : « Bien que les scandales se soient poursuivis pendant des années, seules quelques personnes étaient au courant de ce qui se passait et, à ce jour, elles ont fait un excellent travail en gardant les détails secrets. Bien que l’opération ait été dévoilée, très peu de personnes ont été inculpées. On ne comprendra jamais comment les représentants du gouvernement et les policiers ont pu vivre ce mode de vie et garder une opération illégale majeure cachée de la petite ville de Lexington. Andrew C. Thornton II ne dirigeait pas seulement cette opération avec des membres des forces de police de Lexington tels que Bill Canan ou des représentants du gouvernement comme Henry Vance. Thornton dirigeait également «The Company» avec certaines des personnalités les plus riches et les plus connues de Lexington telles que James Lambert, Phillip Galls et Anita Madden. Beaucoup d’entre eux étaient des investisseurs de soutien de Thornton qui ont financé une grande partie de l’opération. James Lambert a été le fondateur de nombreuses discothèques qui existent encore, Phillip Galls est le propriétaire des magasins de plein air« Phillip Gall’s (devenus en 2012 Benchmark Outdoor Outfitters) »et Anita Madden (décédée en 2018) est la propriétaire des fermes de Hamburg productrices de pur-sang qui ont organisé les soirées Madden Derby où des célébrités étaient la majorité des participants (ici à gauche avec l’acteur Denis Cole). La fête avait la réputation nationale d’être extrêmement « raw » et de très grande classe, le tout alimenté par des monticules de cocaïne de The Company. Des officiers de police en congé qui étaient membres de The Company ont également assuré la sécurité de la fête chaque année, en s’assurant que personne en dehors du cercle de la classe supérieure ne connaissait les détails de la fête qui soient capables d’exposer la famille Madden ou The Company. » (Argile). En somme tout le monde sniffait ce soir-là mais Madden payait pour que ça ne sache pas ! Ci-dessou un des éléments de mise en scène grandiose d’une des soirées :

Note suplémentaire sur Madden extraite de Wikipedia : « Elle était connue pour ses extravagants événements de gala du Kentucky Derby Eve, invitant jusqu’à 5 000 personnes. Pendant près de 40 ans, les Maddens ont accueilli la collecte de fonds jusqu’à ce qu’elle soit annulée en raison du décès de la mère d’Anita en 1999. Chaque année, les Kentuckians et le monde international de la haute société de l’industrie du pur-sang attendaient avec impatience la soirée à thème. L’un des thèmes était « Rapture of the Deep », avec des sirènes et des sirènes et une figure d’une pieuvre entourée d’un brouillard de glace sèche;  » The Ultimate Odyssey », avec des jeunes devenus des dieux et des déesses grecs pendant la guerre de Troie. reconstitué sous le regard d’une statue de seize pieds de Zeus serrant un coup de foudre en néon « . Madden a invité des stars de cinéma, des auteurs et des politiciens à ses événements sociaux et a souvent accueilli des stars chez elle. Par exemple, l’acteur Dennis Cole faisait partie de ses amis de longue date et il a été dit que Burt Bacharach avait composé une chanson pour elle. Une fleur crème rose et jaune avec des bords d’or fortement ébouriffés, la « Anita Madden Daylily », a été nommée d’après elle« . A gauche elle est ici avec deux beaux cas d’espèce… l’un des deux est Ed Podolak, ancien joueur de football US des Kansas City Chiefs, l’autre je ne le présent pas, il sortait alors de finir son film Missing in Action (à oublier comme tous les autres) il résume à lui seul le niveau lors de ces fiestas. Ce soir là il y avait aussi Dan Chandler, fils du gouverneur A.B. “Happy” Chandler, fan de baseballl, les acteurs William Shatner, Jim Varney et Dennis Cole;  la chanteuse Olivia Newton-John; la fashionista de Las Vegas Suzy Creamcheese et même les astronautes F. Story Musgrave et Sally Ride !!! Creamcheese, de son vrai nom Leslie Dekaiser a eu le droit à une chanson de Zappa en son honneur; mais elle a aussi fait de la prison dans les années 80 pour usage de… cocaïne.

11) ses talents de chasseur ne sont pas avérés… de l’avis de spécialistes !

Nota : L’histoire  totalement invraisemblable de Thornton est devenu ce bon documentaire de Discovery Channel, datant de 2004, bien qu’il ignore totalement, le volet des liaisons avec la DEA ou la CIA (il maintient bien en revanche l’idée de deux pilotes bord du Cessna Titan). La thèse que décrit Discovery est que le gang de Thornton-Barclay consistait plutôt en une vrai bande d’amis « à la vie à la mort« , une sorte de secte dominée par ces deux violents pour qui tuer n’était pas un problème, ou permettait de résoudre « simplement » des problèmes, et de passer froidement après à autre chose. Des gens avant tout avides d’argent, qui s’étaient incrustés dans la haute société bourgeoise du Kentucky qui venait de découvrir le plaisir de s’encanailler en ingurgitant des doses massives de coke lors de fêtes et de bacchanales gigantesques dont ils étaient les premiers fournisseurs. La police étant soudoyée largement pour fermer les yeux sur ces agissements. Malgré cette vision des choses qui nie le rôle de la CIA, c’est à déguster, et ce aussi malgré sa longueur (1H30) !

Avec son imposant contenu, il y a de quoi faire en effet toute une série chez Netflix !

Ici, une série intéressante de podcasts sur le cas Andrew Thornton :

http://box2166.temp.domains/~flybyni6/episode-4-external-audio-file/

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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