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Coke en Stock (CCLXIII) : Jet de brousse et détour par l’Argentine

Les narco-trafiquants on fêté l’arrivée de l’année 2020 à leur façon, en envoyant leurs plus gros porteurs de coke dans le Yucatan, en visant le Guatemala, Belize ou le Quintana Roo, apportant de ce fait des tonnages impressionnants d’un seul coup : souvent plus de deux tonnes… représentant des centaines de millions de dollars.

 

Ces arrivages conséquents ont de quoi inquiéter, comme inquiète également le passage de certains pays du stade d’importateur au stade de producteur.  L’Amérique Centrale entière devient terre de coke, déversant une production, devenue pléthorique, venue du Pérou, de Bolivie, du Paraguay, de Colombie et du Venezuela, les deux derniers étant les points de départ essentiels de ces jets pour milliardaires transformés en simples avions cargos, et jetés ou incendiés pou la plupart après usage.

 

Comme les sommes emportées sont conséquentes, ces appareils détournés de leur vocation première emportent de plus en plus à bord des armes, de véritables arsenaux parfois, comprenant des armes lourdes.  C’est une véritable guerre qui s’installe, désormais.

 

Un Gulfstream de brousse de plus

 

Si le 27 janvier c’est un Hawker 800 qui avait atterri, le 16 décembre c’était un énorme Gulfstream III G1159A (23,72 m d’envergure contre 20,98 m pour son prédécesseur, il a été rallongé de 97 cm et peut faire jusqu’à 31 tonnes à pleine charge !), qui s’était posé pas loin, toujours proche de San Andres, et toujours dans le Peten, mais en pleine brousse cette fois, à proximité de la municipalité de Candelaria, une apparition surprenante, à l’image de son prédécesseur vénézuélien, premier du genre aperçu ainsi en 2015. Cette fois il s’est posé sur une piste clandestine plus que conséquente, car faisant 300 mètres de large sur 3 km de long celle-là (ci-dessous à gauche (1)) ! L’avion abandonné a été retrouvé vide, hélas, supposé ayant transporté  au moins « pour 40 millions de dollars de coke, (750 millions de pesos) » selon les autorités.  Sans surprise on constate qu’à l’intérieur l’avion a été complètement vidé (cf ci-dessous à droite), comme il est de norme chez les trafiquants pour en faire une avion-cargo, ce qui sur ce type de modèle de grande taille octroie un volume conséquent on s’en doute…

Logistique préparatoire et armement

Lui aussi avait été l’objet d’une logistique préparatoire importante, deux camionnettes et pick-ups l’attendant sur place, près de l’énorme piste clandestine prête  pour son arrivée nocturne.

Sa cargaison  (ci-dessous à droite) étant rapidement retrouvée (une partie dans des fourrés, l’autre chargée déjà à bord des pick-ups attendant à proximité, ainsi que de nombreuses armes plutôt hétéroclites (il y a même un fusil ordinaire), combinant surtout Kalachnikovs et M-16, ainsi qu’un Colt, et de nombreux chargeurs sans oublier les indispensables téléphones et talkie-walkies. Visiblement, on avait encore une fois affaire à tout sauf des amateurs. Tout présentait l’image d’une opération interrompue par l’armée au moment le plus crucial, celui de la réception de la marchandise (il y en avait au total pour 2,572 kilos répartis dans 86 sacs, visibles ici à droite !). L’engin avait été doublement attendu !!! L’histoire ne s’arrête pas pour autant car, le 20 décembre, on apprend que l’arrestation d’un des trafiquants s’était en fait mal passée : des tirs avaient en effet été échangés avec l’armée à l’arrivée de l’avion (on parle d’une heure et demie d’échanges de coups de feu !), et un homme avait été blessé : il s’agît d’un dénommé Miguel Acosta González et c’est en fait le directeur de la Défense Civile de Calendaria !!! Une vidéo de l’arrestation des trafiquants, proposée par les colombiens (qui avaient suivi l’appareil) est visible en ligne. (On peut supposer que les images du suivi de l’atterrissage et du transvasement des 2,5 tonnes de coke proviennent d’un avion de la DEA américaine et non des forces colombiennes, quoique ces derniers nous ont déjà prouvé qu’elles savaient le faire en filmant en 2015 un Hawker bourré de coke de perdition avant son crash) : le nombre de participants pour transporter les sacs est impressionnant, en tout cas ! L’aviation colombienne, c’est à noter pour tempérer l’avis précédent, possède un engin très capable et fort efficace pour suivre les jets de drogue et les filmer : c’est un Cessna Citation 560 (OT-47B ) numéroté FAC5764 bard de capteurs et d’un caméra-boule de type FLIR rétractable, comme on peut le voir ici à droite.

 

La filière costaricienne en évidence

Le 18, c’était un autre participant à ce trafic qui avait été arrêté : Héctor Alberto García Tejocote, un autre responsable de la Défense Civile du Campeche (au Mexique, donc, cette fois). Parmi les hommes interpellés, tous des mexicains, sauf un autre guatémaltèque (Emanuel López López), et un costa-ricain.  Celui-là nous intéresse davantage, il s’agit en effet d‘Albán Azofeifa Chacón, c’est un ex-policier, ici  à gauche, qui a travaillé de 2008 à 2010 au « Ministerio de Seguridad Pública,  Servicio de Vigilancia Aérea » : autrement dit celui qui surveillait la circulation aérienne au dessus du Costa-Rica !!!  Il laissait tout passer, déjà, on suppose au-dessus de son pays …

L’avion lui-même

Quant à l’appareil lui-même découvert en pleine brousse, les autorités du Guatemala ont bien tout fait pour ne pas nous montrer son immatriculation avec des cadrages savants.  On le retrouve quand même sans trop de difficulté: c’est le XB-PVI, (ici à droite) ex N939RR (photographié à Cancun en 2017) un Gulfstream GIII (G-1159A) N° de fabrication 332 (construit en 1981) débuté N310GA, et N300BE puis N65BE, il est devenu plus tard Texas Gulf Aviation comme N77TG; puis N121JM,  N921AS, et enfin  N909R, chez BEM Capital Services Llc McLean VA, puis N939RR  chez Flight Aircorp Inc. Dover DE. Il a été exporté enfin au Mexique en mai 2018. Un avion bel et bien mexicain donc, à l’évidence !!! Parti de Toluca le dimanche (il y était arrivé précédemment le vendredi) c’est bien lui qui a atterri dans le Laguna del Tigre, en plein parc National protégé, au Guatemala, dès le lundi qui suivait ! Son curriculum complet est ici (3):

Un faux (et long) détour par… l’Argentine !

Et comme c’est sans arrêt, cette volée de moineaux à réaction, à peine l’article commencé à rédiger et c’est un troisième larron qui s’invite à la fête, en cette fin de mois de janvier. La scène se passe cette fois au Mexique, dans le Quintana Roo voisin. Un jet repéré par la police des airs mexicaines vient tout juste d’être forcé à atterrir sur le terrain d’aviation régional de Mahahual, une station balnéaire, un endroit très touristique sur la côte (on lui a évité de se poser sur celui, voisin, du Chetumal International). Il volait alors vers Cozumel, autre destination touristique. Et là encore la pêche – grâce aux informations glanées à des milliers de km de là comme on va le voir- est bonne pour les policiers : les paquets de toile étalés devant l’appareil (il y en a 32 !) contiennent bien de la drogue, de la coke bien sûr, soit 1,6 tonne de cocaïne, d’une valeur de 359 424 000 pesos (12 millions de dollars !). L’étalage des sacs de toile sur le tarmac est impressionnant :

L’avion est littéralement rempli de paquets de coke, dans une cabine qui cette fois n’a pas été démontée ou vidée : elle est pour une fois encore intacte. Les trafiquants semblent avoir improvisé cette fois en parant au plus court. Une scène qui n’est pas sans rappeler celle de nos pilotes français, désormais condamnés, débarqués de leur Falcon en République Dominicaine, le 19 mars 2013, les valises fermées remplaçant les sacs de toile.. L’appareil saisi porte des couleurs fort reconnaissables, si bien que l’on retrouve très vite qui il est et d’où il vient. C’est le N18ZL qui, il y a quelques semaines auparavant était proposé à la vente sur un site bien connu (controller.com). Il vient d’Englewood dans le Colorado, et c’est un Gulfstream GIII (G-1159A) âgé, datant de 1984 (et repeint en 2008, aperçu ici à Palm Springs en 2010) ayant 9000 heures de vol au compteur, toujours doté de ses anciens Rolls-Royce Spey (démunis de réducteurs de bruit !). Surprise, ce sont les argentins qui cette fois ont suivi l’avion, qui avait décollé de Chiapas, au Mexique avant de se rendre à Salta, en Argentine, où il était arrivé à 20H34 le 27 janvier. Selon la police argentine, les deux pilotes – des boliviens, Miguel Ángel Blasquez Vallejos et Aldo López Matienzo – avaient ainsi tenté de réaliser un «vol sûr» selon Infobae, à savoir de diversion sur le territoire argentin pour faciliter ensuite l’arrivée de la drogue au Mexique.

On le voit, à ce stade il n’y a plus de problème de coûts chez les trafiquants : en plus de l’achat de l’appareil (un engin de ce genre – le N928BK, de fort belle facture – s’annonce ici à 800 000 dollars), on y a jouté un vol long inutile et coûteux uniquement pour ne pas éveiller les soupçons !!! A droite, une vue étonnante prise du hublot d’un vol commercial  passant au-dessus de Mahahual : le Gulfstream intercepté à déjà été repoussé en bout de piste, prêt à redécoller… et à rejoindre la flotte aérienne des armées, ou être bientôt revendu par les douanes du pays !

De la coke… bolivienne !

L’avion était parti de Salta a-t-on dit, et ç’est là point fondamental : les enquêteurs ont découvert que la société argentine Munser FBO, situé sur le terrain de l’aéroport international d’Ezeiza, a donc donné à son équipage un sacré coup de main.  C’est situé à un endroit où les employés de MartinAir, souvenez-vous, avait fait récemment chargé plus de 80 kilos de cocaïne sur un vol de la KLM néerlandaise, ont indiqué des sources (je n’avais pas encore pris le temps de vous en parler, étant donné le poids bien éloigné de ceux dont on parle aujourd’hui (2)). L’avion avait en fait effectué des changements répétés dans son itinéraire de vol.  « C’est un employé de Munser qui a contacté Aeropuertos Argentina 2020 (la société en charge des 33 aéroports du pays) pour fournir des informations sur l’arrivée et le départ du jet. Dans un premier temps, il a prévenu qu’il arriverait à Ezeiza le 23 janvier, sans passagers. Ensuite, il arriverait à Salta le 26 et chargerait du carburant. Enfin, il a dit qu’il atterrirait sur 27 dans cette province du nord de l’Argentine et que le vol était destiné à transporter deux citoyens mexicains à Cozumel. « La seule chose qui n’a jamais changé sur l’itinéraire était l’équipage », a expliqué l’un des enquêteurs. Cette même entreprise s’est également occupée du carburant et a engagé un courtier en douane pour faire les formalités administratives au point de destination en Argentine. Ils cherchent à connaître l’origine des fonds qui ont payé pour ce service ». Le carburant est aussi un indice : l’avion immatriculé N18ZL avait chargé 13 319 litres de carburant à 21 h 18 le 27 janvier à la société Jetex (à droite ici la vidéo de surveillance montrant le remplissage de ses réservoirs à Salta). Il avait décollé le 28 janvier à 5 h 48, en provenance de la province du nord, et avait été intercepté vers 12 heures au Mexique (14 heures en Argentine). Autrement dit, il avait effectué environ huit heures de vol. Les experts ont indiqué que cette distance peut être effectuée en moins de sept heures. Pour cette raison, le voyage de l’Argentine au Mexique a donc eu une heure de voyage injustifiée. Et, bien que la quantité dans le réservoir n’ait pas été signalée au Mexique, les chercheurs estiment que les pilotes ont dû supprimer du carburant pour charger les 32 paquets de cocaïne, pesant 800 kilos à l’intérieur. La disposition des paquets de drogue, sans les cacher, évoque une manœuvre rapide. Ils croient donc que l’arrêt clandestin aurait eu lieu quelque part en Bolivie. L’indice est la vaste expérience d’un des pilotes arrêtés sur la route entre Santa Cruz, Tarija et Salta. Il s’agit de Miguel Ángel Blasquez Vallejo, qui en plus des vols privés, a travaillé pour les compagnies aériennes boliviennes. Blasquez a encore des cicatrices de l’accident qu’il a eu il y a onze mois, lorsque l’avion qu’il a commandé s’est écrasé dans un champ de soja et s’est immolé par le feu, après une manœuvre ratée sur une piste clandestine à Cuatro Cañadas, à Santa Cruz. Sur la Bolivie, ils n’ont aucun doute: «Regardez les sacs, ils sont fabriqués en Bolivie; ils font là-bas ce que nous appelons « le lama collao ‘ », a déclaré le ministre du gouvernement de ce pays, Arturo Murillo, ces dernières heures. Une autre indication qui pointe vers la Bolivie est la pureté de la cocaïne saisie au Mexique. Contrairement aux grands laboratoires colombiens qui produisent en grande quantité, la manière artisanale du procédé dans ce pays de l’antiplano la rend plus cher. »  Mexique, donc, puis Argentine, puis arrêt en Bolivie et retour au Mexique : avouez que le parcours de notre jet du jour a été pour le moins singulier !

Un pilote de ligne, récidiviste du transport illicite, qui avait déjà  failli mourir

On retrouve assez vite les protagonistes essentiels de l’affaire. Des sources consultées par le journal Sol de Pando dans cette ville « indiquent que Miguel Blásquez Vallejos – qui a commandé le vol qui a amené la drogue à Cozumel – appartient à l’équipage de la compagnie aérienne Amaszonas (il est ici photographié à bord de son Bombardier CRJ200), tandis que son copilote López Matienzo fait partie de la masse salariale de la compagnie aérienne bolivienne d’aviation (BOA). Micky Blasquez Vallejos a fait soupçonner sa relation avec le trafic de drogue pendant plus d’un an, alors qu’il avait subi un accident le 8 février 2019 en pilotant un avion avec une immatriculation argentine qui s’était écrasé et avait brûlé dans des plantations de soja dans la ville de Las Conchas, municipalité de Cuatro Cañadas à Santa Cruz, près d’une piste clandestine« . Blasquez Vallejos et son copilote Maikol Vaca Herrera avaient subi de graves brûlures. « Bien qu’aucun reste de drogue n’ait été trouvé dans l’avion naufragé – on supposait que l’avion se rendait à un point de collecte de cocaïne à Chapare ou Yapacaní –, les enquêteurs de la Force spéciale de lutte contre le trafic de drogue (Felcn) ont établi que l’avion avec l’immatriculation originale LV-JOH appartenait à l’armée argentine et avait été vendu aux enchères à un fonctionnaire du précédent gouvernement bolivien, dont l’identité n’a pas été révélée. En territoire bolivien, l’avion opérait avec l’immatriculation CP-JOH ». L’appareil était un Piper PA-23-250 Aztec C (N°27-2606).

Mais que diable était allé faire dans cette galère, ce pilote de ligne réputé en allant risquer sa vie une première fois dans un Piper bourré d’essence et la seconde dans ce Gulfstream si reconnaissable ? Ci-dessous on peut voir la livrée classique d’un Piper Aztec: on s’aperçoit que celle de l’appareil qui a presqu’entièrement brûlée en était fort proche : on a à peine masqué quelques zones en bleu… à la place des lignes alternées blanc-bleu (bien visibles au niveau du plan vertical).

 

Notes :

(1) drôle de piste « clandestine » : c’est celle qui avait été aperçue déjà le 23  mars 2018 lors de la découverte d’un petit bimoteur Cessna 402 abandonné et dissimulé par des branchages sur ses côtés, la localisation donnée à l’époque étant Sierra del Lacandón, au Guatemala. C’est au Nord-Ouest du Peten, à la frontière du Mexique avec l’Etat de Tabasco et du Chiapas. L’avion portait l’immatriculation  XB-ODH (et non XB-ODA), et il serait venu du Vénézuela en portant une fausse immatriculation mexicaine (ici dessous à gauche).

Les deux photos juxtaposées entre mars 2018 et janvier 2019 sont parlantes en effet. Il s’agit manifestement du même lieu, qui est donc resté intact et n’a pas été détruit par l’armée.

A ce stade on peut donc parler de laxisme des autorités guatémaltèques. Le même jour avait été découvert un Cessna portant l’immatriculation YV-1340 sur une autre piste clandestine toujours, dans le Parque Nacional Sierra de Lacandón de La Libertad, Petén. Là il s’agissait d’un plus petit Cessna à aile haute.

 

 

 

 

(2) « Selon les sources consultées par Télam, il s’agit d’un vol de la compagnie KLM Cargo opéré par Martinair Holand, venu de la ville de São Paulo, au Brésil, et qui, après l’escale à Buenos Aires, devait décoller à 15 heures. vers le terminal TCA d’Ezeiza à Amsterdam. Avec l’aide des chiens traqueurs de drogue, les chercheurs ont trouvé à l’intérieur de la soute de l’avion, caché parmi les palettes, une cargaison de 82 briques de cocaïne qui a donné un poids approximatif de 84 kilos, ont indiqué les sources de Télam. Ils ont dit que parmi les marchandises se trouvaient des chevaux de polo qui devaient être emmenés aux Pays-Bas. Sur ordre du juge López Biscayart, l’arrestation des trois pilotes a été immédiatement ordonnée, ainsi que de quatre autres personnes, y compris du personnel de piste et de fret qui ont participé à la fourniture de l’avion. » A droite ici, la photo du carton déposé dans la carlingue du gros cargo, à même le sol, comme s’il s’agissait de celui des cartons de l’indispensable huile moteur.

(3) L’appareil, comme on peut le constater (1) GIII XB-PVI, a aussi été inscrit durant sa carrière chez Texas Gulf Aviation sous l’immatriculation N77TG, or l’entreprise a été rachetée ensuite par … ELF-Aquitaine, le pétrolier français et son dirigeant « emblématique » Loïc Le Floch Prigent (de la mi- 1989 à la mi-1993. L’homme a connu trois emprisonnements, on le rappelle : un pour l’affaire Dumas, un autre au nom de ELF et pour avoir financé le groupe Biderman et avoir entretenu des gens comme Mathieu Valentini, un homme d’affaires corse, ami d’Alfred Sirven, et un plus tard encore au Togo cette fois pour le groupe Pilatus et ses magouilles à Brazzaville. L’avion qui avait gardé son immatriculation en « N » avait été photographié au Bourget par un spotter curieux resté  à l’affût,  à l’époque, arborant un fort discret logo Elf…. (fallait le voir aussi, celui-là !!!!).

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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