Accueil / A C T U A L I T É / Coke en Stock (CCLVI) : le laxisme multinational et l’incroyable réceptionniste de Mulhouse :

Coke en Stock (CCLVI) : le laxisme multinational et l’incroyable réceptionniste de Mulhouse :

Le trafic international de cocaïne et son expansion fulgurante sont les résultantes de plusieurs laxismes.  Pour le cas du jour, il s’agit d’un laxisme uruguayen, comme on a pu le voir avec la démission récente de dirigeants n’ayant rien fait pour l’en empêcher, d’un laxisme serbe avec un pays gangrené par la la mafia des Balkans comme on a pu l’exposer dans l’épisode précédent, mais aussi, on va le voir aujourd’hui, d’un laxisme américain, qui a laissé sévir pendant des années un bien étrange individu, retrouvé à Bâle-Mulhouse en train de gérer le débarquement du lot de valises remplis de cocaïne embarquées par notre déjà célèbre poisson-volant GulftreamM-FISH. L’histoire de l’individu mêlé à ce trafic international est tout simplement incroyable, comme on va le voir aujourd’hui…

Les faits sont là, indiscutables:  ces derniers mois, l’Uruguay a souvent été cité comme pays d’origine dans des opérations de transport de coke, par des voies différentes : des camions ou des cargos avant tout, le jet privé de Mulhouse faisant figure de rareté dans le genre. Ainsi, en septembre 2018, dans un conteneur transportant des ballots de laine à destination du port d’Anvers, en Belgique, les douaniers uruguayens trouvent dissimulés 417 kilos de drogue (ici à gauche), répartis en 368 colis différents. Le mois suivant, en février de cette année, près de Tala, à Canelones, un pickup Ford modèle 4000 est arrêté par la police.  Il transportait 113 kilos de cocaïne provenant du Brésil, d’une valeur à la revente de 3 millions de dollars sur le marché de détail (et 850 000 au bas mot au niveau de la vente en gros).  En avril 2019, c’est en Allemagne, à Hambourg, que l’on découvre 440 kilos de cocaïne cachés dans 17 sacs de toile, dans un navire transportant du riz venant d’Uruguay. Le navire était parti de Montevideo et devait se diriger ensuite à l’origine vers Freetown, en Sierra Leone. En mai, 400 kilos de cocaïne sont découverts transportés dans une camionnette Nissan Versa à double paroi qui circulait sur l’autoroute principale du pays (ici à droite). Comme accompagnateurs du chargement, on a arrêté trois Colombiens voyageant dans des voitures suiveuses, le chauffeur du camion étant lui uruguayen. En mai, on l’a vu, c’est l’arrivée à Mulhouse via Nice de l’avion transportant 600 kilos de coke, le reste (au total une tonne) étant retrouvé à Hong-Kong ! Le 2 août, c’est à nouveau à Hambourg que les douaniers allemands ouvrent un container annonçant transporter des graines de soja de Montevideo à Anvers, en Belgique.  A la place, ils trouvent 211 sacs de sport (ici à gauche), dissimulant pas moins de 4 200 paquets de cocaïne …  il y en a cette fois pour 1 milliard d’euros à la revente !!! Pour ajouter à cette longue et effarante liste, c’est cette fois presqu’une tonne de coke qui est découverte le 3 août, répartie en 817 paquets découverts dans une bien banale maison ne payant pas de mine (ici à droite) de Parque del Plata, une station balnéaire fort prisée des trafiquants du pays.

L’opération de fouille menée par la police avait été intitulée « Varsovia »  (allez savoir pourquoi !).  Les policiers avaient suivi deux camionnettes, une Mercedes et une Volkswagen Amarok pour remonter jusqu’à l’endroit.  Après un tel score sur ces derniers mois, voici le directeur des douanes uruguayennes, Enrique Canon, contraint et forcé à la démission : la moindre des choses après un tel fiasco à répétition !

Autre laxisme résumé en une seule photo

Le laxisme est aussi argentin il semble bien. Une photo le démontre avec éclat. Le cliché à de quoi surprendre en effet ; ce long tas de billets (des pesos argentins de 100 à l’effigie d’Evita Peron !) a été découvert récemment dans la villa d’un vétérinaire âgé de 41 ans,  arrêté à l’aéroport international d’Ezeiza, soupçonné de blanchiment d’argent résultant du trafic de drogue, recherché par le Tribunal pénal et correctionnel de première instance de Mar del Plata (à 350 km en ligne droite de Montevideo en Uruguay mais il n’y a pas de vol direct en compagnie aérienne). L’homme s’appelle Ignacio Luzuriaga, il était recherché par décision du Tribunal pénal et correctionnel de première instance de la ville. Il était temps, car il avait déjà fait parler de lui… en 2006, lors d’une enquête, déjà, sur la vente de drogues à grande échelle à Mar del Plata et le 27 avril 2008, une nouvelle fois lors d’une tentative d’embarquement à Ezeiza pour un vol à destination de l’Espagne, en emportant un kilo et un quart de cocaïne dans ses vêtements, sans que la justice fédérale ne le sanctionne plus que cela semble-t-il. Les policiers sont tombés en fait sur un clan familial au complet de blanchiment : 2 hommes et 6 femmes étant arrêtés.  Sur place, ils ont aussi découvert 1 201 900 pesos, 23 400 dollars, 35 voitures et camions, 20 quadricycles, 3 motos, 3 armes à feu, 1 jet ski, 22 téléphones portables. Dans l’un des voitures saisies, les policiers ont aussi  trouvé plus de 1,5 kg de méthamphétamine en cristaux (ici à droite) , « drogue dont la valeur marchande est de 3 000 pesos par gramme » affirme la presse.

Le cas pendable de Rocco 

Les parrains de la coke seraient-ils « protégés » en Uruguay  comme en Argentine (1) ?  On est en droit sérieusement de le penser, avec le cas pendable de Rocco Morabito (à gauche ici les photos de son vieillissement, la dernière prise le jour de son arrestation), nous rappelle ici Libération : » parrain de la mafia calabraise, faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol pour avoir appartenu de 1988 à 1994 à une organisation criminelle dédiée au trafic de drogues. Entre autres délits, il est accusé d’avoir assuré le transport de drogue en Italie, sa vente à Milan, puis d’avoir tenté d’importer depuis le Brésil 592 kilos de cocaïne en 1992, puis 630 kilos du même produit en 1993. Au moment de son arrestation, l’Italien vivait depuis treize ans à Punta del Este, une station balnéaire huppée, sous une fausse identité ». A droite ici la fausse carte d’identité et à gauche la villa cossue avec domestiques où il vivait).  L’homme, un des chefs de la ’Ndrangheta (on y revient) s’est en effet échappé en juin dernier, après avoir été rattrapé en septembre 2017 de la prison de Montevidéo dans le plus pur style d’El Chapo : par un trou, mais cette fois creusé vers le toit de la prison ! Après 23 ans de cavale, rattrapé, enfermé, il réussir à s’évader de façon si facile et déconcertante ? Avouez qu’on peut parler de laxisme, dans ce cas !!! Ici l’interview de la retraitée, Elida, qui avait vu les quatre hommes (Leonardo Abel Sinopoli Azcoaga, et Matías Sebastián Acosta, deux brésilien et González, Bruno; Ezequiel Díaz, un argentin) plus Morabito, sauter sur son balcon et entrer chez elle par la fenêtre pendant leur escapade. A noter qu’à Punta del Este on trouvait aussi Gerardo Gonzalez Valencia (alias Lalo, Silverio, Silver, Flaco, Eduardo, and Laline), un des (jeune) chefs d’un cartel mexicain du Jalisco New Generation Cartel (CJNG). C’est là qu’il a été arrêté en avril 2016 après avoir été pisté dans les Panama Papers en 1995 :  il s’y était installé discrètement avec sa famille en 2011, dans une villa appelée Quincho Grande valant 2 millions de dollars ! « Pour blanchir son argent, González Valencia travaillait par l’intermédiaire du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, qui avait créé deux sociétés écran à sa place: Montella Global S.A. et Deltodo Enterprises. Ces deux sociétés sont des actifs achetés en Uruguay par l’intermédiaire d »Assesores y Consultores del Sur Ltda. (Asconsur), une société de conseil basée à Montevideo qui a joué le rôle d’intermédiaire. Leur principal point de contact à Asconsur était Gianella Guarino Anfossi. Montella Global S.A. A acheté plusieurs biens immobiliers et fait des investissements dans ce secteur.. Deltodo Enterprises a acheté des propriétés industrielles en Russie et en  Chine ». En France on connait bien aussi la vile : c’est là que s’était réfugié le sulfureux  maire de Nice Jacques Médecin, déclaré en fuite en septembre 1990, rattrapé par les « affaires » après la découvert de ses malversations.  Incarcéré pendant 357 jours en Uruguay, puis extradé il avait été condamné en France pour abus de biens sociaux.  Après moins d’un an de prison, il était reparti à Punta del Este, où il est mort en novembre 1998…

Ici le traitement par les infos urugayennes de l’affaire de Mulhouse (avec la visite de l’aéroport de départ). Le même site, décidément plein d’enseignements, nous donne aussi une information vitale : selon lui en effet, un procureur uruguayen chargé de l’affaire a découvert qu’un officier de l’armée de l’air chargé du fonctionnement du scanner de bagages  (ainsi qu’un policier) au départ de l’aéroport de Carrasco a reçu 30 000 dollars pour avoir fermé les yeux lors du visionnaire des valises à monter à bord du Gulfstream. En fait, il  a aussi découvert qui l’avait donné : un agent d’Interpol, toute l’expédition étant « monitorée » depuis le départ !!!  Il n’y a pas qu’à Nice que le déjà fameux Gulfstream M-FISH avait pu décoller sans encombre avec toute sa cargaison : on l’y avait bien aidé, tout au long de son périple !!!  Mieux encore : le 28 octobre 2018, le même aéroport clamait être le premier du genre à avoir mis en place une reconnaissance facile par caméras… appelée « Easy Airport » !!! 

Un caméléon Monténégrin ?

Mais il en existe d’autres de laxismes : revenons donc pour cela sur le tarmac de l’aéroport de Mulhouse ce fameux 16 mai. Dès l’avion arrivé, des hommes étaient accourus pour venir chercher les valises contenant la coke, sous les jumelles des gendarmes français. « Un Tchèque, un Croate et un Monténégrin » avait précisé la presse.  Ce dernier, plus petit et plus frêle que les autres étant visible aux commandes des opérations de déchargement et de transfert dans les voitures.  Un serbe monténégrin, ou plus exactement un américano-serbe se faisant appeler « Majk » ou « Majkl », le quotidien croate Jutarnji List l’ayant vite repéré sous son véritable nom  : Ilmija Frljuckic, alias Mike Dokovic.  Mais aussi tout un lot de pseudos (19 avec les deux déjà cités), répertoriés ici :

  • Michael Hilton
  • Midrag Ilia Dokovitch
  • Michael Anthony Hilton
  • Michael Miodrag
  • Michael Djokic
  • Miodrag Dokich
  • Anthony Michael Hilton
  • Michael Dokich
  • Midrag Ilia Dokovich
  • Miodrag Djokic
  • Michael Ilia Hilton
  • David Michael Comella
  • Michael Kokich
  • Djokic Michael Miodrag
  • Michael Dokovich
  • Miodrag Mic Djokic
  • Michael Djokich

Avec un tel palmarès, on se demande si notre bonhomme, aujourd’hui âgé de 65 ans (ici à droite, il est né le 1 er février 1954), n’a pas dû passer sa vie à se dissimuler puis réapparaître : bingo !!!  On trouve sa trace il y a bien longtemps en tout premier… aux USA.  Ayant quitté  l’ex-Yougoslavie pour des rayons que l’on ignore, il est en effet entré pour la première fois au USA en 1981 (à 27 ans donc).  On retrouve sa trace d’emblée dans un document de la police fédérale le reliant déjà à un à « un gang de criminels organisés albanais / yougoslaves » décrit dans des documents judiciaires comme « responsable d’une foule de crimes graves, y compris l’incendie criminel, la fraude à l’assurance, la fraude bancaire, le vol de courrier à grande échelle, le trafic de drogue et le cambriolage de bijoux sophistiqués. ‘’ Un joli score de débutant n’est-ce-pas ? Et, attendez, ça ne fait que commencer ! J’ai déjà croisé des escrocs lors de mes enquêtes, mais rarement de cet acabit, il faut bien le dire !!! Les frères Diveroli, devenus héros de cinéma, sont largement battus ! Une carrière cinématographique l’attend pour sûr ! Aux policiers l’ayant arrêté en Suisse, il avait déclaré « qu’il avait déjà effectué « 20 à 30 transports de ce type » à cette date. » Ce qui semble difficile à croire, mais cela fait aussi dix ans qu’il n’avait pas fait parler de lui, comme on va le voir, à deux ou trois voyages par an le conte est bon ! Il voyageait néanmoins nettement moins que Jeffrey Epstein, qui n’embarquait pas les mêmes cargaisons, quoique son rôle dans le trafic de coke reste sérieusement à approfondir…

Toute une vie de mensonges et de manipulations

En 1988, il est arrêté à Santa Ana, en Californie, pour avoir émis des chèques sans provision. Hâbleur et plutôt intelligent; il a réussi entre temps à séduire une fille à qui il s’est présenté comme étant « Michael Illyriani« , « un homme d’affaires international » selon les archives le concernant gardées au tribunal local. Il l’épouse même en janvier 1994, en lorgnant surtout sur son… père, qui n’est autre qu’un policier du coin, récupérant ainsi au passage une protection facile !!!  Dès 1992, pourtant, on trouve trace d’un jugement portant sur 83 000 dollars à payer prononcé à l’encontre « Hilton et Ilia Dokovich », son appellation du moment (et l’une de celles oubliées dans la liste, donc ! « Il ne lui avait pas dit qu’il faisait face à des accusations de fraude de banque fédérale, déposées en 1992, et qu’il était sorti de prison uniquement parce que, dans l’espoir d’une négociation de plaidoyer, il avait accepté d’informer contre le gang albanais » (nota : il avait donc ainsi avoué en avoir fait partie !). « Alors qu’il participait à quelques enquêtes mineures, les procureurs ont déclaré qu’il ne fournissait en fait «aucune assistance» pour dénoncer le gang ». Puis, avant même que le premier cas soit réglé, il a été arrêté dans une nouvelle fraude bancaire ». Le voici bon cette fois pour la prison californienne, dans laquelle il entre en 1993 et pour un bon bout de temps : il est condamné à six ans « pour une douzaine de chefs d’accusation de vol qualifié et d’autres accusations, notamment de détournement illégal de fonds de construction » et de vol qualifié. « L’une des accusations conte lui porte sur une escroquerie immobilière de 20 000 dollars, dans laquelle il avait persuadé un associé de lui donner un acte de propriété sur une propriété à Long Beach, en Californie, affirmant qu’elle devait servir de garantie sur un prêt, puis il avait vendu la propriété à quelqu’un d’autre ».  Sorti dès juin 1996, un juge de Californie ordonne son extradition et donc son retour en Yougoslavie !  Il y fait fissa un simple aller-retour et rentre à nouveau aux USA, dans un autre Etat, tout simplement ! 

Décidément très fort 

A peine sorti de prison, il a en effet déjà recommencé. En mars 2000, « il est en effet accusé de fraude, de larcin et de rupture de contrat, dans le cadre d’une entreprise dans laquelle lui et d’autres personnes avaient recruté quelqu’un pour investir des centaines de milliers de dollars dans la création de pièces de collection commémoratives du Super Bowl. Selon la plainte, « Hilton » et les autres avaient déclaré que l’argent serait utilisé pour la conception et la fabrication des pièces et pour l’obtention d’une licence permettant de les produire à partir de la National Football League – mais la NFL n’a jamais délivré de licence. Le voici  finalement condamné à payer 200 000 $ à la personne lésée ! »  Vers la même période,  « Hilton » fait également face à deux actions en justice pour fraude: l’une d’entre elles l’accuse d’être un marchand de beaux-arts qui voulait tromper un couple de l’Utah pour lui donner une statue en argent de 100 000 dollars. Dans l’autre, il aurait fait équipe avec un médecin pour recruter des investisseurs dans un centre de vie assistée dans le sud de la Californie qui n’a jamais été construit ». Là encore il avait usé de son bagout, en baratinant un médecin (Joseph Carella)  » pour attirer d’autres personnes dans le programme ». « Lors de son témoignage devant le tribunal, Carella a été décrit comme un « pion » utilisé par Hilton pour attirer les investisseurs ».  C’est ce qui est appelé l’affaire Bentley (4) .

Son coup de maître : celui sur les distributeurs de billets 

De retour aux USA, le voici qui fond sur la nouvelle mine d’or qu’il vient de découvrir (brièvement) en Europe : les premiers distributeurs de billets (apparus dans les années 70 en Europe), pour lesquels les USA avaient alors beaucoup de retard. Le NYT avait expliqué en 2003 sa combine pour escroquer à grande échelle grave ces robots mal conçus ou plutôt laissés sans surveillance. Les ATM (Automated Teller Machine) devenant des machines parfaites – car robotisées- pour laver l’argent sale !!!  « Le système qui a fait tilter Frljuckic gère le flot d’argent qui s’accumule sans cesse depuis, les textes les autorisant pour la première fois en 1996. Aujourd’hui, de nombreux clients paient deux fois, généralement entre 1 et 3 USD pour le propriétaire de la machine et entre 1 et 1,50 USD pour la banque ayant émis la carte A.T.M. Les honoraires s’élèvent maintenant à 4,5 milliards de dollars par an, selon Dove Consulting, une société basée à Boston. Un entrepreneur a besoin d’une machine et de l’argent, qui peut être emprunté, pour le stocker, ainsi que d’un compte bancaire. Ainsi, lorsqu’un titulaire de carte retire de l’argent, la banque de ce dernier a un endroit où envoyer le remboursement. Ce dont le propriétaire n’a pas besoin, c’est d’une licence ou d’une approbation du gouvernement. Les nouveaux propriétaires sont supposés être évalués par ce que l’on appelle des organisations de service indépendantes, ou I.S.O., qui connectent des machines privées au réseau. Chaque I.S.O., à son tour, doit être parrainée par une banque. Mais les États-Unis et les banques ont des antécédents inégaux en matière de surveillance, selon certains membres du groupe des industriels des A.T.M. Les enquêteurs sur les fraudes, par exemple, ont parfois du mal à répertorier les propriétaires et les emplacements de certains A.T.M. «Il est plus difficile de changer d’immatriculation de votre voiture que de se déplacer en voiture», a déclaré Gregg James, agent des services secrets chargé d’enquêter sur des crimes financiers. Le système, s’il n’est pas correctement supervisé, pourrait être utilisé pour blanchir de l’argent. Un propriétaire peut stocker une machine avec le produit du crime puis, après les retraits, être remboursé par les banques des clients avec une monnaie «propre». Bref le système parfait, et même encore améliorable si on le détourne via un programme informatique ad-hoc… pour devenir des distributeurs à argent sale !!!

Plus fort encore

Le système sera perfectionné encore avec l’avènement des premiers logiciels espions, ce que n’a pas manqué » d’utiliser notre escroc de haut vol. » Après avoir été déporté à la fin des années 90, il est retourné aux États-Unis et s’est établi comme banquier, non pas dans un hall en marbre sous le regard attentif des auditeurs et des régulateurs, mais dans un monde pratiquement non réglementé de guichets automatiques. . « Pour accéder à ce réseau électronique, M. Frljuckic (prononcé Furl-YOU-kich) n’avait rein d’autre à produire qu’un permis de conduire valide. Après avoir acheté ces machines – que l’on trouve couramment dans les dépanneurs, les traiteurs et d’autres détaillants -, lui et ses collaborateurs ont installé des dispositifs qui capturaient ou «effaçaient» les informations de comptes bancaires personnels d’au moins 21 000 personnes, ont annoncé les procureurs. Ils ont utilisé ces informations en 2001 et au début de 2002 pour créer un faux A.T.M. Les cartes ont ensuite volé au moins 3,5 millions de dollars, principalement auprès des cinémas américains à New York, selon les dernières accusations fédérales déposées il y a environ deux mois à Manhattan. Avant l’arrivée de Frljuckic, de petits escrocs avaient fait des incursions brutes de fraude dans les A.T.M.. Les enquêteurs disent toutefois que, de par sa taille et sa technicité, l’affaire Frljuckic est un tout autre ordre – un nouveau tournant pour le vol d’identité et un avertissement choquant de la vulnérabilité de A.T.M. un système qui a explosé en taille au cours des dernières années. Personne ne peut dire avec exactitude combien il a perdu avec les crimes liés à cet acte de vandalisme. En fait, aucun organisme gouvernemental ne sait combien de distributeurs automatiques de billets fonctionnent, où ils se trouvent tous ou à qui ils appartiennent. Bien que les banques hésitent à parler de leurs pertes, elles estiment qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer. Mais du Canada à la Malaisie en passant par les Émirats arabes unis, les enquêteurs ont signalé de nouveaux assauts sur des A.T.M »…. Sidérant, digne d’un scénario de héros hollywoodien !  Le système na pas duré longtemps, mais suffisamment, on l’a vu, pour engranger des millions de dollars : « à la fin de juin 2001, les banques avaient identifié les cartes compromises et les avaient bloquées électroniquement. « Ils couvrent leurs traces tout au long du processus », a déclaré Michael Urban, qui travaille pour la division Fair Isaac, une société qui aide les institutions financières à détecter la fraude électronique (aujourd’hui FICO). « Nous ne savions qu’une chose : qu’ils avaient de bons PIN, de bonnes cartes. » Les enquêteurs disent que Michael Dokovich et Michael Bugatti se sont révélés être le même homme: Iljmija Frljuckic. »

Frljuckic, ou l’éternel retour 

On ne sait ce qu’il a pu faire de ses millions mais toujours est-il qu’en novembre 2002, Frljuckic, alias Hilton, se déclare en faillite pour éviter l’expulsion par son propriétaire et qu’en mars 2003, il est à nouveau arrêté pour conduite en état d’ébriété à Huntington Beach (c’est dans le comté d’Orange, située dans le sud de l’État de Californie).  Rebelote en 2004, avec une deuxième déclaration de faillite pour à nouveau éviter une expulsion. Deux ans plus tard, on lui réclame par jugement 5 052 dollars à Orange County, Californie. Puis plus rien… jusqu’à ce que des bloggers découvrent par hasard en 2009 une autre incroyable affaire imaginée par notre prolixe escroc. Cette fois ce sont des portières de voitures ressemblant à des voitures de police (des SUV Mercedes noirs) qui intriguent des passants d’une toute petite ville perdue aux USA. Sur ces dernières (ici à gauche) est disposé un bien étrange logo, dans lequel certains semblent reconnaître le blason du Montenegro, le célèbre aigle à deux têtes… c’est une milice à la Blackwater, dont le site arbore en effet le nom avec l’emblème monténégrin (ici à droite)  !!  Or tout cela a été vu à Hardin, dans le comté de Big Horn, une minuscule ville de 3 505 habitants située en plein Montana (au nord-ouest du pays, endroit où la seule adversité est… le climat) !!!  Une drôle de ville qui s’était lancée par mégarde en 2005 dans un projet intenable de prison modèle, une prison à 27 millions de dollars, la Two Rivers Detention Facility destinée à contenir 464 détenus. Les prisons aux USA sont des choses rentables, habituellement, et elles intéressent les investisseurs (3). La petite ville y avait vu une source de revenus possibles pour elle. Le bâtiment construit aux frais des habitants ne verra en fait jamais un seul prisonnier avant 2014, puis se remplira en 2016 de prisonniers venus de la North Dakota County Jail pour aussitôt se vider à nouveau, son entreprise exploitante, Emerald Corrections, ayant fait faillite et l’Etat du Montana ayant refusé de l’utiliser, les dettes d’entretien s’accumulant pour la petite ville au point d’atteindre… 40 millions en 2015 !!  C’est alors qu’est arrivé un petit bonhomme bien habillé, qui, pour la circonstance s’était aussi parfois déguisé en faux policier (ici à droite). Il se présentait comme le repreneur avisé de l’ouvrage, affirmant pouvoir facilement le remplir, et déployant pour le prouver ses hommes tous habillés de noir et portant… le fameux logo attribué à l’improbable « American Police Force », déjà devenue  » American Private Police Force ». A sa tête un beau baratineur, qui pour se vendre avait expliqué qu’il possédait un superbe «  centre d’entraînement » pour ses policiers… dont il avait donné l’adresse à tout le monde.  Des curieux l’ayant vérifiée constateront que c’était celle de l U.S. Training Center situé à Moyock, North Carolina : celui détenu par Xe, le nouveau nom de Blackwater.  Contactés, les gens de Xe avaient nié tout lien avec American Private Police Force !!!  Le baratineur en chef se faisant appeler… Michael Hilton, Alias Ilmija Frljuckic dont c’était le énième retour aux «  affaires »  !!!  En octobre 2009, Gary Arneson, président de l’Hardin’s Two Rivers Authority et propriétaire des bâtiments, sortait de sa réserve pour affirmer qu’il n’était en rien en discussions avec ce « convinced felon » de Hilton, qui se faisait là-bas appeler « Captain Hilton » (ici on s’aperçoit de sa petite taille, ce qui en fait un homme fort reconnaissable pour la police ou la gendarmerie !). La supercherie n’avait cette fois pas marché… celui qui était venu le poignarder dans le dos n’était autre que Joseph Carella, qu’il avait jadis dupé : « vous ne pouvez pas croire à de tels stratagèmes « , a déclaré Joseph Carella, du comté d’Orange, en Californie. Médecin et co-accusé avec Hilton dans une affaire de fraude immobilière, mis en cause dans un jugement civil rendu contre Hilton et plusieurs autres. « Le gars est brillant. S’il avait pu faire un travail honnête, il aurait probablement finit multimillionaire », a déclaré Carella. Les documents de la Cour montrent que Hilton a prononcé des jugements contre lui dans trois affaires civiles d’un montant supérieur à 1,1 million de dollars. En ce qui concerne l’expertise militaire de Hilton, y compris sa prétention d’avoir conseillé les forces en Irak et en Afghanistan, les personnes interrogées ne savaient rien de tel. Hilton était plutôt décrit par ceux qui le connaissaient comme un marchand d’art, un cuisinier, un restaurateur, un promoteur immobilier, un courtier en prêts et un vendeur d’automobiles – toujours avec un projet de gestion de l’argent en cours. » L’homme avait en réalité des débiteurs aux fesses lors de son projet avorté de gestion de prison US : « vendredi dernier, un juge californien a ordonné à Hilton de comparaître devant le tribunal 27 sur un jugement en suspens dans un procès pour fraude. Dans ce cas, Hilton avait incité les investisseurs à mettre de l’argent dans un complexe d’aide à la vie autonome du sud de la Californie qui n’a jamais été construit. Cris Armenta, un avocat des plaignants, a déclaré que le jugement rendu en 2000, d’une valeur de 340 000 dollars, avait atteint depuis environ 700 000 dollars, intérêts pris en compte. Armenta a annoncé son intention de s’en prendre à tous les actifs de Hilton, y compris ses salaires, ses propriétés et les trois véhicules utilitaires sport Mercedes que Hilton avait autrefois offert de donner à Hardin ».. avait-on pu lire ici. Ce fut sa dernière apparition (dans un prétoire) aux Etats-Unis, en 2009, donc. 

Après le projet de prison,, retour.. à la case prison !

Notre fameux Hilton-Frljuckic avait donc à nouveau quitté les USA.  On le retrouve 10 ans plus tard en Serbie et en train d’arpenter à 65 ans le tarmac de l’aéroport de Bâle, en changeant à nouveau de nom bien sûr : « récemment, il a utilisé les identités de Živko Jović et Radovan Trzin (deux de plus à sa collection !). Dokovich est en prison en Suisse depuis deux mois. Il a été arrêté il y a deux mois lorsqu’il est venu inspecter une cargaison de 600 kilogrammes de cocaïne, livrée auparavant par avion privé en provenance d’Amérique du Sud. Aujourd’hui à Zagreb, l’enquête menée par l’USKOK et la police auprès de plusieurs institutions du monde entier depuis plus d’un an a été menée à son terme dans le plus grand secret, enregistrant les conversations téléphoniques des suspects et les surveillant secrètement, rapporte Jutarnji.hr. L’USKOK soupçonne, outre Dokovich, sept autres personnes d’appartenir au groupe présumé. Ivica Lesic, 35 ans, un officier de police de Rovinj, qui est soupçonné par USKOK d’avoir été sollicité par  Dokovic pour entrer dans le système de police d’identification des personnes, qu’il utiliserait ensuite pour créer ses propres documents falsifiés en créant de nouvelles identités. Dokovich, les pilotes tchèques Ales Sokolik et Silvijo Beljevic de Velika Gorica sont tombés à Bâle alors qu’ils manipulaient une cargaison de 600 kilogrammes de cocaïne dans un garage souterrain. Drazen Letic et la petite amie de Dokovic, Nevenka Cuturic (alias « Miss New Year of the Balkan 2015″ (sic)), c’est celle au milieu sur la photo !), ont été arrêtés le 13 juillet en Serbie ». En épluchant les journaux serbes relatant la saisie on découvre quelques perles, dont celle-ci, parue le 18 juillet dernier et qui révèle que c’est justement son « amie » qui a très certainement perdu notre réceptionniste serbe  : « en octobre dernier, à un poste frontière de Bregana (près de Samobor ,à la frontière avec la Slovénie), après l’intervention d’un chien renifleur de la police dans un véhicule, une « Mercedes B 200 » munie de plaques françaises avaient été arrêtés, Sinisa et Nevenka Cuturic qui revenaient d’Anvers  et rentraient alors en Serbie. Cependant, au lieu de  cocaïne, les policiers avaient trouvé un million d’euros bien emballés dans des paquets dans le passage inférieur soudé du véhicule de luxe. L’argent a été confisqué et les Čuturić n’avaient été punis que d’un simple délit et relâchés, ne sachant pas que la police avait alors continué à les suivre en secret. »  En somme que la voiture avait été équipée d’une balise émettrice GPS !).  A ce jour, le frère de la miss, Sinisa, est le seul a avoir échappé au coup de filet et il est activement recherché depuis.  Dans le même article, on révèle un autre événement qui a son importance :  selon lui, de retour aux USA, « il a rapidement été pris pour cible par les services secrets américains et de nouveau emprisonné dans une prison américaine. » Lui aurait-on demandé comme cela peut se faire de rendre quelques « services » à partir de là ?  Comme celui de se charger d’un trafic en Serbie ou dans les Balkans  pour faire tomber quelqu’un de puissant ?  Une façon d éliminer un gêneur sur le marché ?  Ce ne serait pas la première fois que cela se serait produit aux USA avec… la CIA !!!  En résumé, aurait-on retourné Frljuckic ? Ou n’aurait-il été que le pigeon de l’histoire ? 

Epilogue 

Parmi les personnes citées, des chevronnés du trafic :  « il y a quelques jours, Lesic et Pero Sarac (47 ans), ont été arrêtés en Croatie, avec  un homme soupçonné par l’USKOK d’être un contact avec des fournisseurs de cocaïne en Amérique du Sud ». « Il y a quelques jours, Lesic et Pero Sarac, répondant aussi au prénom de Pjer – Pierre (47 ans), ont été arrêtés en Croatie, un homme soupçonné par l’USKOK d’être un contact avec des fournisseurs de cocaïne en Amérique du Sud. En 2018, Sarac s’est rendu à trois reprises en Amérique du Sud et, en mars de cette année, il a organisé un séjour à Zagreb pour deux ressortissants du Costa Rica, dont l’un dans ce pays est lié à la torture et au meurtre brutal d’un criminel jamaïcain. La police a filmé leur séjour à Zagreb et une réunion avec Dokovic dans un hôtel de Zagreb » (tout avait bien été « monitoré, donc !). « Selon les conclusions de l’enquête, la contrebande a été organisée par un avion privé, dont le pilote était le tchèque Sokolik, de sorte qu’un vol commercial a été organisé pour les passagers et que, pour des raisons de crédibilité, ils ont même engagé un agent de bord. » Le beau M-FISH lui a été sagement rangé dans un hangar en décidant de sa saisie ou pas (il a été saisi par Europol). Celui-là nous réserve une autre surprise encore. Et elle est énorme, je tiens à vous le prévenir à l’avance ! 


 

(1) j’ai aussi expliqué longuement ailleurs les liens entre les époux Kirchner et la mafia argentine (et ceux avec Lázaro Báez):  c’est là-bas « la route de l’argent K ». En mai dernier, comme prévisible depuis des années, le premier procès pour corruption de Cristina Kirchner avait commencé...  Un deuxième, puis un troisième est prévu. Habile et rusée, elle soutient Alberto Fernandez qui risque fort de devenir président en octobre prochain, Mauricio Macri n’ayant aucune chance d’être réélu !

(2) l’homme avait déjà été coincé par la DEA, en 2011, lors d’une action policière internationale appelée « Dogma » coordonnée par la DEA américaine, visant en effet en priorité Petar Cosic, alias Sarac de Tomislavgrad. Dans l’acte d’accusation, l’USKOK avait déclaré avoir serré une organisation criminelle ayant acheté, détenu, transféré et négocié la vente d’au moins 339 kilogrammes de cocaïne importée du Brésil, d’une valeur de 12,8 millions d’euros. Outre Sarac, son frère Ante et Šacir Lucević, Manuel Vulić, Nebojša Erkman, Darijo Jesovnik, Stanislav Knežević, Dorđe Fistirić et Vlatko Šoš avaient également participé à l’affaire. Hélas, près de six ans plus tard, en 2017 toute l’affaire été « effacée » devant le tribunal du comté de Split qui avait alors élargi tous les accusés !!! Au départ de l’affixe il y avait eu la saisie dans la ville espagnole de Cullera, près de Valence,  de Djordje Fistric, alias Djoko et Nebojsa Erkman avec les 338 kilogrammes de cocaïne !!

La liste des personnes concernées était longue précise ici LRJ : « en mai 2011, la nouvelle d’une action internationale coordonnée par la DEA américaine a fait écho dans les médias. Une chaîne de trafiquants de cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe a été brisée, avec à sa tête Petar Cosic (40 ans), également appelé Sarac, de Tomislavgrad. L’USKOK a déposé son acte d’accusation à la mi-mai 2012, quelques jours seulement avant le délai statutaire d’un an, qui est le maximum pour un acte d’accusation. L’acte d’accusation allègue que Sarac a mis en place une organisation criminelle qui a acheté, détenu, vendu et vendu au moins 339 kilogrammes de cocaïne importée du Brésil, d’une valeur de 12,8 millions d’euros.  Outre Sarac, son frère Ante Cosic (44 ans), Sacir Lucevic (36 ans), un citoyen slovène, Manuel Vulic (26 ans), alias Manci , un entrepreneur en République tchèque, Nebojsa Erkman (36 ans) d’Osijek, Darjan Jesovnik ( 27), un citoyen slovène, Stanislav Knezevic (50), alias Stanko de Split, Djordje Fistiric (41), alias Djoko de Zadar et Vlatko Sos (32) de Zagreb. L’USKOK les a accusés de s’être organisés pour vendre de la cocaïne de janvier 2010 à mai 2011 dans les régions de Zagreb, Zadar et Split, puis en Slovénie, en Bosnie-Herzégovine, aux Pays-Bas et en Espagne. c’est-à-dire du Brésil vers les ports d’Espagne, puis ils seraient transférés dans des canots pneumatiques à grande vitesse et acheminés vers la côte ». Le gang état particulièrement bien organisé, avec un savant cloisonnement des fonctions en son sein : « Petar Cosic (ici à gauche entre deux policiers) était le « cerveau » de l’organisation, et les autres accusés avaient leurs rôles dans l’organisation, se contactant par téléphone portable, utilisant des pseudonymes et des codes pour les empêcher de retrouver leur trace. Le frère de Cosic, Ante, était chargé de transférer et de débourser de l’argent une fois les travaux terminés, tandis que Manuel Vulic était chargé de concevoir de manière stratégique la distribution de cocaïne aux clients finaux. Vlatko Soš était chargé de la protection de la communication téléphonique interne au sein du groupe. Il disposait de deux téléphones cellulaires cryptés « protégés » par lesquels il communiquait principalement avec Vulic et, le cas échéant, avec des personnes hiérarchiquement mieux placées que Vulic. Knezevic était responsable de l’embauche d’un skipper, du stockage des marchandises sur les yachts espagnols et du transfert des scooters et autres navires aux membres de l’équipe de distribution, qui distribueraient ensuite le médicament aux clients finaux de la Croatie, de la Slovénie, de la République tchèque, des Pays-Bas et d’autres pays de l’UE.  L’ensemble de l’opération était en place jusqu’en mai 2011 dans la ville espagnole de Cullera, près de Valence, après l’arrestation d’une cargaison d’environ 339 kilogrammes de cocaïne ».

(3) les critères de rentabilité maximale et la recherche des coûts minimaux impliquant parfois de sinistres erreurs….  » Bien que l’un des gardes ne travaille pas actuellement régulièrement en tant qu’agent correctionnel, il le faisait déjà depuis sept ans et avait expressément demandé à travailler des heures supplémentaires pour gagner plus d’argent, a déclaré l’une des personnes »..; a-t-on pu lire de la prison du Metropolitan Correctional Center désormais célèbre…

(4) extrait de ce pensum sur les condamnations du personnage : « Selon les procès-verbaux du tribunal, le chef de file de l’APF, Michael Hilton, a été nommé défendeur dans un procès civil à Los Angeles, Californie, en 2000, qui incluait dix chefs de fraude et de complot. L’affaire a abouti à un jugement de 1,4 million de dollars contre les accusés, dont 339 950 dollars contre Hilton. Dans une décision non publiée, la Cour d’appel de Californie a noté que « Hilton est un criminel reconnu coupable ». Ivano Stamegna, l’un des co-accusés de Hilton, a également été identifié dans la décision du tribunal comme un criminel reconnu coupable. Stamegna a accusé Hilton d’avoir utilisé un autre accusé dans le procès comme pion et a déclaré que Hilton était le « principal auteur de la fraude ». Au moins trois des parties impliquées dans cette affaire, après avoir examiné des photos de Michael Hilton de l’APF extraites d’articles de presse, ont confirmé qu’il était le même Michael Hilton qui avait été impliqué dans la poursuite civile. L’affaire est celle de Bentley v. Carella, affaire n ° YC035740, Cour supérieure de Los Angeles; la décision d’appel est Bentley v. Carella, 2003 Cal.App.Unpub. LEXIS 8418 (Cal. App. 2d Dist. 4 sept. 2003).

L’une des parties à l’affaire Bentley a déclaré que Michael Hilton avait utilisé plusieurs pseudonymes, notamment « Miodrag Dokovich ». Deux requêtes en faillite ont été déposées en Californie sous le nom de Michael Hilton, en 2002 et 2004. Les deux noms « Miodrag Dokovich » et le même numéro de sécurité sociale (SSN) figurent sur la liste. Les deux requêtes ont été rejetées par le tribunal.

Un article de jugement de 5 052 $ a été créé contre Michael Hilton en janvier 2006 à Orange County, en Californie. Un jugement de petites créances d’un montant de 1 852 dollars a été prononcé contre Michael Hilton dans le comté de Los Angeles en 2000; le même demandeur a obtenu un jugement de 3 979 $ contre Hilton en 1999. Tous ces jugements étaient dirigés contre un Michael Hilton ayant le même numéro de sécurité sociale que celui-ci, qui avait déclaré faillite au pseudonyme de Miodrag Dokovich. Un autre jugement, d’un montant de 1 040 dollars, a été prononcé contre Michael Hilton en 1992 sous un SSN similaire mais légèrement différent. Un jugement au civil a été prononcé contre Michael Hilton et sa co-défenderesse Ilia Dokovich en 1992 pour un montant de 83 000 dollars, mais aucun SSN n’était inclus dans ce dépôt.

Selon les archives de la Cour supérieure de Los Angeles, Michael Hilton, alias « Chedomire Djokich », a été inculpé le 9 juin 1992 de vol qualifié (Cal. Code pénal, article 487.1), affaire n ° LBNA011815-01. Selon une recherche dans Lexis, Djokich serait un pseudonyme associé à Michael Hilton, le défendeur dans cette affaire a le même numéro de sécurité sociale que les affaires de faillite et de jugements civils Michael Hilton / Miodrag Dokovich.

Le service de police de Santa Ana a également un dossier d’arrestation pour Michael Hilton depuis avril 1990, pour chèques sans provision et vol qualifié (dossier 88-78747). Cet Hilton a la même date de naissance (1 er février 1954) que la date correspondant au SSN dans les affaires de faillite et de jugement civil Michael Hilton / Miodrag Dokovich.

Selon une recherche dans Lexis, Michael Hilton aurait également utilisé d’autres noms: Miodrag Dokovich, Miodrag Djokich, Miodrag Djokovich, Michael Hamilton, Anthony M. Hilton, Michael A. Hilton, Michael Milton et Hristian Djokich, ainsi que leurs variantes. »

sur le cas de la prison de Hardin lire ceci :

https://www.prisonlegalnews.org/news/2009/dec/15/improbable-private-prison-scam-plays-out-in-hardin-montana/

On peut y savourer ceci : « Michael Hilton a tenu sa dernière position dans une salle d’audience en Californie le 30 octobre (2009), un jour après la délivrance d’un mandat d’arrêt lui permettant de comparaître à l’audience du débiteur judiciaire dans l’affaire Bentley. Il a vérifié sous le serment que FPPF n’avait pas de société mère et qu’il n’avait aucune expérience en matière d’application de la loi ou de correction. Hilton a déclaré qu’il avait collecté 100 000 dollars pour l’entreprise de son père et de quatre autres investisseurs, dont sa petite amie. Il a déclaré qu’il était en faillite et incapable de payer son loyer et que tout l’argent de la FPAP avait disparu et que le compte de la société était à découvert. “Hors du jeu. « C’est dit », a-t-il dit. Hilton a allégué qu’il ne lui restait plus que quatre tableaux qu’il avait ordonné de remettre pour pouvoir les vendre. Il a dit qu’il avait créé lui-même deux des peintures, mettant apparemment « l’artiste » dans l’arnaqueur. Hilton a livré les peintures le 5 novembre 2009, mais on ne savait pas si elles valaient la peine. Ses créanciers pourraient toutefois récupérer une petite somme d’argent, la TRA ayant alors décidé de rembourser à Hilton des frais de déplacement de 1 504 dollars, à la suite de la visite de fonctionnaires de la TRA en Californie lors de négociations contractuelles avec le FPAP. » Il était en fait sans un sou vaillant  !

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Macron va-t-il battre en retraite ?

  La manif du 5 décembre, au-delà des guerres de chiffre, a laissé des traces ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.