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Coke en Stock (CCLIV) : le chaînon manquant du trafic ou un autre Viktor Bout (N)

L’homme décrit dans l’épisode précédent, Iyad ag Ghali, nous a conduit directement en Algérie, où il est à l’évidence le protégé.  Une Algérie en pleine ébullition aujourd’hui, dont l’origine est aussi la découverte, en juin 2018, d’un gigantesque trafic de cocaïne au sein même des plus hautes instances du pouvoir, à savoir l’armée. Une coke omniprésente qui ronge tout le pays.  Nous ne sommes pas loin d’un Cartel de Los Soles (1) à la tête du pays, comme on s’en doute, depuis des lustres et de l’épisode mémorable d’Ahmed Zendjabil, décédé en 2012 (2).  Le pays, c’est sûr, est aussi malade de la drogue, à défaut d’une corruption rampante présente partout, ce qui profite aux trafics comme on le sait (quelques dinars versés et on ferme les yeux côté police). Un pouvoir aujourd’hui complètement dépassé qui évoque beaucoup le Venezuela, en fait, la faim ou l’exode massif en moins.

« Boutef » et Aqmi, un mariage de déraison

L’allié direct des touaregs salafistes, contre toute attente, c’est en effet devenu… l’Algérie. Au printemps dernier, alors que, sans raison, le groupe d‘Iyad ag Ghali détruit des monuments historiques dans une furie religieuse, son leader n’est pas sur place.  Il est à… Alger, reçu par Abdelaziz Bouteflika, comme le précise le MatinDZ. Car Iyad Ag Ghali a eu les faveurs aussi de Bouteflika, comme le montre cette photo de leur rencontre ici à droite). « Le groupe terroriste Ansar Eddine avec lequel Abdelaziz Bouteflika a engagé un dialogue en vue d’une issue politique « négociée » à la crise malienne est donc essentiellement dirigée par des « émirs » algériens issus du GSPC rallié à Ben Laden, jusqu’à son chef, Iyad ag Ghali qui aurait aidé Alger à l’étouffement de la rébellion touareg suite à ces fameux accords dits « d’Alger » conclus entre Alger et Bamako. Ces principaux agents actifs d’Al Gaïda au Maghreb islamique qui contrôlent tout le Nord du Mali ont ainsi à leur tête ce Touareg de Tamanrasset, Iyad ag Ghali. » Une bien étrange réunion, qui avait déjà été précédée de deux autres, indique le MatinDZ, peu tendre avec son président : « or, Bouteflika se rend à Tamrasset à deux reprises : la première visite, il l’effectue à Tamanrasset-Illizi, en 2009, alors en campagne électorale pour son troisième mandat faite sous le slogan de « l’approfondissement de la concorde nationale » et d’où, d’ailleurs, il avait annoncé son élargissement en « amnistie générale ». La seconde date de 2011, une visite éclair après une longue absence de la scène nationale. A l’issue de cette visite, les médias locaux avaient relevé que l’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) avait comploté un attentat à la voiture piégée pour assassiner le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, au cours de cette visite. » « Boutef » aurait préféré négocier, que de risquer de se voir exploser…??? Aventureuse conclusion comme on va le voir !!!  Tamanrasset étant, ne l’oublions pas aussi, la ville de naissance de Iyad ag Ghali, selon le journal de sa base arrière depuis des années. Le journal précisant que le coup de l’attentat était un coup monté du DRS algérien pour écarter les journalistes trop curieux, désireux de suivre de trop près les déplacements de Bouteflika dans Tamanrasset même !

« Boutef » et Ansar Eddine la main dans la main : un Cartel de Los Soles au Magrheb !

Si le pouvoir algérien a accent d’héberger sur son sol les Touaregs d’Al Gahly (3), c’est en raison d’un calcul simple : au moins, la frange qui remue le plus du pays, les Berbères, pourront s’y affilier et, en cas de nécessité, être… maîtrisée ou contrôlée par le DRS ! C’est une politique du pire, pour rester en place : la visite présidentielle avait en effet un but caché, comme la précédente : « ces deux visites à Tamanrasset, l’une inaugurant un troisième mandat, l’autre confortant l’impunité accordée aux groupes terroristes d’Al Qaïda au Maghreb islamique, ne sont donc pas d’utilité publique (de simples inaugurations de canalisations d’eau…) mais bien négociées à des fins stratégiques politiques : contenir la rébellion Touareg afin d’éviter une contagion berbère en Algérie et mobiliser les Touaregs élus locaux et députés du FLN qui connaissent l’actuel chef d’Ansar Eddine, Iyad ag Ghali alors homme politique influent au Mali et déjà acquis aux thèses d’Al Qaïda au Maghreb islamique, ayant des liens étroits avec ces élus locaux du FLN à Tamanrasset qui y ont fait campagne pour la réélection de Bouteflika en 2009. Est-ce un hasard si c’est le même homme, le « touareg islamiste » d’Ansar Eddine qui est reçu par Bouteflika, en tant qu’émissaire de ce groupe terroriste, le mois de juin dernier (2012) pour, officiellement, trouver une issue « diplomatique » à la crise malienne ? »  Il est vrai que le cursus de l’islamiste, ancien buveur de whisky, prête à confusion, ajoute le journal en rappelant la trahison de la cause indépendantiste dans les années 90 : « c’est le parfait homme de dialogue dans la mesure où c’est un enfant de Tamanrasset, un dissident de la cause indépendantiste Touareg qui a servi Alger pour la réprimer et, au bout du compte, un « émissaire digne de foi » d’Al Qaïda au Maghreb islamique. D’ailleurs, lors de la dernière réunion de la CEDAO à Dakar, Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des affaires maghrébines et africaines, insistant sur la voie diplomatique choisie par Alger sur la crise malienne avait dit qu’il serait « une erreur » que de ne pas intégrer dans les discussions avec les « parties en conflit », ce même Iyad ag Ghali. Homme de main de Bouteflika ? » (4).  Le journal n’y allait donc pas avec le dos de la cuillère, mais il est vrai également que la réunion de juin se tenait au moment où plusieurs pays africains avaient déjà décidé de chasser Iyad ag Ghali du nord du pays.  Et cela, Bouteflika le savait pertinemment.  Le 15 novembre 2012, il participait à Abuja, au Nigéria, au sommet extraordinaire de la Cédéao, réunissant les chefs d’Etat des 15 pays de l’Afrique de l’ouest, pour fixer le calendrier de l’intervention au Mali ! « Adversaire déclaré de toute intervention armée, l’Algérie qui vient de voir échapper à son emprise Ansar Dine, devra se faire violence pour assister à une rencontre qui entérine une stratégie opposée à celle qu’elle a soutenue seule depuis le début de la crise » fait alors remarquer la presse algérienne.

« A genoux devant les islamistes »

Un autre journal, ou plutôt l’association Tamoudre, (touareg) enfonçant le clou : « C’est par la voix de son ministre des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, que cette « négociation » d’Alger avec les terroristes d’Aqmi et de l’un de son groupe Ansar Eddine, a été confirmée.  Dans le plus grand secret, au mépris des deux cent mille morts algériens victimes de l’idéologie de ce même groupe terroriste, il a reçu, à Alger, des émissaires d’Ansar Eddine, officiellement, certainement pas pour des « raisons humanitaires » accordées à la famille Kadafi. »  La position de Bouteflika y était sévèrement condamnée là aussi et montrait surtout toute la duplicité algérienne, les services secrets du DRS étant depuis plus de 40 ans maintenant derrière plusieurs coups fourrés notoires.  « Bouteflika a pris langue avec les chefs terroristes de Ansar Eddine non pour sauver des vies humaines, les otages algériens enlevés le 5 Avril dernier, le consul d’Algérie et ses collaborateurs, mais pour trouver une solution politique « négociée » à la crise du Mali. Autrement dit, il s’agira pour lui de se mettre à genoux devant l’AQMi dont plusieurs chefs ont appartenu et appartiennent toujours aux groupes terroristes algériens.  Quelle solution de paix « négociée » avec l’Aqmi, sinon celle de l’abdication.  Que peut bien offrir Bouteflika au groupe terroriste d’Ansar Dine, sinon celle de renforcer leur impunité et de leur offrir l’Algérie pieds et poings liés, la soumettre à la chari’a et traiter leur chefs de partenaires honorables comme il l’a fait pour Hattab et compagnie au plus fort de la tragédie terroriste. Bouteflika veut-il élargir sa politique de réconciliation nationale à L’AQMI et être le digne héritier de Ben Laden en Afrique ? » écrit l’association, décidément en verve, mais qui avait complètement raison sur le fond ! L’emprise algérienne, une fois ATT parti, demeure.  On n’en veut pour preuve qu’un événement passé plutôt inaperçu. A Bamako, en novembre 2016, sous Ibrahim Boubacar Keïta (« IBK »), le successeur d’ATT, on était allé jusqu’a rebaptiser l’avenue principale sise au quartier du fleuve «Boulevard Abdel Aziz Bouteflika du nom du président Algérien, alors encore en exercice… vite rebaptisé sur place par les maliens « Boulevard du Ridicule » !

Les américains en Algérie, sur une base plus secrète du tout

Et les américains dans tout ça ? Eux, c’est autre chose qui les passionne.  Ça a longtemps été un serpent de mer, en tout cas :  les algériens ont longtemps nié héberger une base américaine sur leur sol, alors qu’ils en avaient une depuis plusieurs années.  En mars 2018, on confirme le fait de manière assez singulière : c’est la Chambre des Représentants, qui, en auditionnant le général Thomas Waldhauser, le chef de l’Africom, apprend par sa bouche que des soldats touchent une prime de risque en quelque sorte de 225 dollars par mois (180 euros) dans quatre pays africains : au Tchad, en Egypte, au Kenya… et en Algérie. Voilà l’aveu dissimulé dans un simple avis de paiement de solde de soldat !!! Confirmant ainsi une présence fixe d’hommes en armes, une présence soupçonnée depuis… 2010 ! Waldhauser surprend tout le monde même, quand il affirme sans sourciller que cela dure depuis  le «7 mars 1995» (sans expliquer le pourquoi de cette date !).  Là-bas, on n’apprécie guère la divulgation : «Selon sa Constitution», ce pays «n’autorise pas le déploiement de troupes étrangères sur son territoire, de même qu’(il) n’autorise pas ses forces armées à opérer au-delà de ses frontières», précise ObservAlgerie.com, nous rappelle FranceTVinfo. En France, on le savait depuis 2010 grâce au très renseigné Canard Enchaîné, qui dans son édition du 22 septembre 2010, avait cité une «base US secrète» installée à Tamanrasset.  «Sous le contrôle de la célèbre National Security Agency (Agence nationale de la sécurité des Etats-Unis, NSA), (…) 400 experts barbouzards y pratiquent l’enregistrement des téléphones cellulaires et satellitaires, très utilisés par les groupes terroristes», écrit Le Canard.  Une information reprise le 6 octobre par VSD .  Pourquoi donc tenir à tout prix caché ce que l’on savait depuis huit années déjà ? Une autre version écrite par D.Benchenouf et son blog le  Quotidien d’Algérie nous donne une explication sur sa présence depuis 1995 :  « cette antenne américaine, n’a jamais été vraiment secrète.  Elle avait été installée au début des années 90, masquée par l’opération qui consistait à allonger la principale piste d’atterrissage de Tamanrasset, qui devait éventuellement servir de voie de dégagement d’urgence pour la navette Coloumbia. C’est à la faveur de ces travaux, financés par les USA, que la « station d’écoute », pour reprendre les vocables officiels, fut installée à l’intérieur d’une caserne de l’armée algérienne, où se trouvaient déjà ceux de la DRS. Le nombre des agents américains qui se trouvaient dans cette structure avoisine la dizaine de personnes. Le chiffre de 400 agents, avancé par le Canard enchaîné, est tout à fait invraisemblable. Il est tout à fait inimaginable que tant d’agents puissent passer inaperçus, des années durant, dans une ville comme Tamanrasset, où tout se sait. Cette station d’écoute, dispose d’un matériel très sophistiqué, capable de capter des conversations, mêmes codées, à une très longue distance. Chose que le régime algérien cache à tous ses voisins, et au peuple algérien. Je crois que le Canard enchaîné a été induit en erreur, en citant ce chiffre, par une circonstance un peu particulière. Parce qu’effectivement, la vraie base secrète, celle d’Iherher, qui n’a jamais été vraiment opérationnelle, a dû accueillir, dans l’urgence, et avant même qu’elle ait été achevée, 400 Marines qui venaient d’une base américaine en Allemagne, et qui se rendaient au Mali, pour une opération dont on ne sait rien. Les aéronefs qui les transportaient se sont posés sur la piste d’Iherher, d’ou les Marines ont été acheminées, de nuit, vers le nord du Mali. »

La création d’un groupe terroriste, une spécialité du DRS algérien 

La base Iherher a surtout servi les desseins à la fois de la CIA et du DRS, selon Djamaledine Benchenouf qui écrit ailleurs que le pays est aussi devenu une « mafiocratie, doublée d’une médiocratie » et qui affirme également que de « construire une base est aussi facile que de créer l’AQMI »… : « L’Africom aurait donc mission de veiller à la sécurité de cette région, de lutter contre le terrorisme international et de le prévenir. Mais comme il était inexistant en ces lieux désolés, il fallait donc le créer. Certains services américains, qui avaient enrôlé des généraux algériens, mais aussi des personnalités politiques, et qui connaissaient très bien la technique du DRS qui consiste à créer des groupes terroristes, comme les GIA, puis à les utiliser contre les populations civiles, demandèrent donc à leurs amis du DRS de provoquer un climat de violence dans le Sahel et dans les pays limitrophes. Ils savaient bien que le DRS était parfaitement capable de ce genre de mission, puisqu’ils l’avaient déjà éprouvé dans des opérations internationales, dans le traitement et le retournement d’islamistes, dans leur enlèvement, leur transport, et jusqu’à leur torture ou leur discrète exécution, quelque part dans le Sahara. La sous traitance du DRS, dans la « lutte anti-terroriste » est un secret de polichinelle. Plusieurs hauts gradés américains, et y compris deux secrétaires d’Etat, ont publiquement salué l’ »efficacité » des « forces de sécurité » algériennes. Une efficacité et une compétence tout à fait remarquables, pour des techniques qui font appel à la gégène, à la tronçonneuse, et autres tenailles. Et c’est ainsi que le DRS, qui avait déjà infiltré très profondément le GSPC, jusqu’à sa plus haute hiérarchie, demanda à celui-ci de s’affilier à Al Qaeda. Et c’est ainsi que le GSPC du DRS devint L’Al Qaeda du Maghreb Islamique, avec la bénédiction du numéro 2 d’Al Qaeda de Ben Laden. Les pays du Maghreb et du Sahel allaient découvrir, en l’espace de quelques semaines, que ce GSPC agonisant, qui parvenait à peine à trouver de la nourriture et des abris de fortune, dont les émirs négociaient une reddition généralisée, était devenu une force militaire organisée, puissamment armée, dotée d’un budget qui lui permettait de rouler carrosse en plein désert, et de relancer sa politique de recrutement. Le nouveau Al Qaeda était devenue subitement d’une telle puissance, que même les chefs coutumiers touaregs, et les gros contrebandiers du Sahel, les groupes de pression les plus influents dans ces régions, venaient faire acte d’allégeance aux émirs ».  Avec, parmi cela, un homme de main bien connu : Iyad ag Ghali !!!  Une création totale adoubée par les américains !!!

Les généraux algériens et le trafic de cocaïne

Benchenouf avait raillé un autre jour ses capacités, plus « téléguidées » qu’autre chose : « le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) vient de faire parvenir à la  France un « message » par lequel elle lui enjoint de négocier avec Oussama ben Laden en personne  pour obtenir la libération des cinq français enlevés au Niger. C’est un canular cousu de fils »(…) « Nous disons, d’emblée, que l’AQMI est une organisation criminelle montée de toute pièce par la DRS (Services secrets algériens) ». Ainsi lorsque le GIA devint par trop compromettant, la DRS décida de créer le GSPC, dont le premier leitmotiv était de condamner le massacre d’innocents, façon spectaculaire à l’époque, de se démarquer du trop encombrant GIA. Les émirs GIA les plus compromis dans les massacres furent liquidés, à la faveur de gueguerres entre clans rivaux, entretenus par la DRS.  Curieusement, les émirs vedette du GIA, pour la plupart agents de la DRS, infiltrés par elle, ou manipulés par elle, à leur insu,  se retrouvèrent à la tête de ce nouveau groupe. Plus de massacres de civils, donc. Un GSPC plus blanc que blanc.  Mais des enlèvements de touristes, de la contrebande à grande échelle, et même la main mise sur le trafic du Kif à destination de l’Europe, et de la création d’un nouveau réseau de cocaïne, en provenance d’Amérique du Sud, vers la Mauritanie, pays de pêche, et du Sahel, puis de l’acheminement de cette drogue vers l’Europe, via tous les ports de pêche algériens. Tous ! En plus de nombreux autres filières. Le parrain de ce grand trafic, qui a généré des milliards de dollars, est notoirement connu en Algérie. Le Général Major Kamel Abderahmane. Des preuves tangibles ont été réunies contre lui, et la CIA a averti la DRS qu’elle dépassait la mesure avec cette affaire, puisque ce général fricotait avec des réseaux sud-américains non contrôlés.  Le « parrain », qui a dénoncé ce général, le fameux Zendjabil, qui aurait laissé des DVD très compromettants sur le général, et qui a demandé à bénéficier de mesures d’amnistie en faveur de terroristes repentis, puisqu’il affirme avoir servi d’intermédiare entre ce général et le GSPC, qu’il dotait en moyens militaires grâce à l’argent du trafic, a brusquement disparu de la circulation. Certains affirment qu’ils aurait été supprimé, d’autres qu’il se trouve entre les mains de la DRS.  Entre les mains de la DRS se trouvent aussi les deux plus grands émirs du GSPC, Abderazak le para, de son vrai nom Amari Saifi, et Hassan Hattab. En plus dune centaine d’agents qui auraient été injectés dans le corps de la police nationale.  Les deux grands émirs en questions, Hassan et Abderazak, ont été condamnés par la justice algérienne par contumace, alors qu’ils sont en villégiatures dans les résidences cossues de l’hydre DRS.  Rappelons que Abderazak le para était l’émir qui avait enlevé les 32 touristes allemands dans le Sahara, et qui avait reçu 5 millions de dollars de rançon. Ce fut lui qui chapeautait  la grosse contrebande qui transitait vers l’Algérie via la Tunisie, dans les années 90, et qui donna le jour à 90% des nouveaux milliardaires algériens. C’est ce même GSPC, crapuleux et placé sous total contrôle de la DRS algérienne, qui avait sollicité l’adhésion à Al Qaeda. Et Al Qaeda tomba dans le piège. Elle venait d’admettre en son sein une redoutable machine mafieuse sous les ordres de la DRS.  Mais peut être, après tout, que Al Qaeda est-elle même sous le contrôle d’une autre organisation, tout aussi mafieuse, à une échelle planétaire,  dont les buts sont tout aussi peu avouables que ceux de la DRS. » Le général Kamel Abderrahmane commandant de la 5 ième région militaire, on le rappelle, avait été brusquement remplacé en 2004 par le général-major Ben Ali Ben Ali, suite à un scandale de trafic de drogue dans la 2e région militaire, alors qu’il était en poste comme commandant en chef de la région. En 2008, Abderrahmane avait réussi à faire condamner deux journalistes d’El Watan (Omar Belhouchet, le directeur d’El Watan, et la journaliste Salima Tlemçani) qui avaient dénoncé le trait et son rôle dans ce trafic ! « Le procès intenté par le général Kamel Abderrahmane est intervenu après la publication par El Watan en octobre 2006 d’une enquête sur le trafic de drogue dans la région d’Oran, dévoilant une connexion entre les trafiquants, agissant sous le parrainage d’Ahmed Zendjabil, et de hauts dignitaires, notamment du corps militaire en poste dans cette région » écrit Algeria-Watch lors du verdict. En 2006, déjà, les algériens savaient que l’armée dissimulait un trafic de cocaïne : il faudra 12 ans de plus pour qu’il éclate à nouveau au grand jour ! Les militaires, dignes prédécesseur du Cartel de Los Soles au Venezuela, protégeant le «Pablo Escobar» algérien, Ahmed Zendjabil, alias « Chelfaoui » !!!  Mort dans une clinique, alors qu’on le recherchait depuis 20 ans, il circulait avec un faux passeport délivré sur instruction du général Kamel Abderrahmane !!! (ce dernier est décédé en 2017 à 82 ans).

L’Algérie et la coke

L’énorme saisie de coke, dont seul ici en France Marc Fievet, fin connaisseur de tous les réseaux, avait alerté sur ses possibles retentissements, démontre une chose : cette coke n’était pas destinée au pays lui-même expliquait ici Le Monde le 29 janvier 2019 : « que signifie cette saisie pour l’Algérie, un pays qui jusqu’alors n’était pas perçu comme un acteur stratégique du commerce de la cocaïne en Afrique ? D’abord, il semble peu probable que la cocaïne soit destinée à la consommation locale. Bien que la taille du marché national reste inconnue, il est probablement trop étroit pour permettre d’écouler une telle quantité de stupéfiants. Par ailleurs, la cocaïne est très chère en Algérie puisqu’elle se vend entre 145 et 290 euros le gramme. Il est donc bien plus probable que la marchandise ait été en transit en Algérie, prévue pour être livrée sur les marchés européens et au Moyen-Orient ». « Ensuite, cela signifie que cette liaison – du Brésil à l’Espagne puis à l’Algérie, et y compris le marché de destination finale – avait sans aucun doute été testée et soigneusement sécurisée au préalable par des petites transactions. Avant d’envoyer des quantités aussi importantes, les cartels de drogue sécurisent généralement les itinéraires et disposent de solides partenaires locaux ainsi que sur les marchés finaux. Ce n’est pas un hasard si Oran a été utilisé comme port de transit. Grand port de commerce et de passagers situé à seulement 200 km de l’Espagne, Oran occupe une position stratégique pour le trafic de drogue. En janvier 2015, les pêcheurs avaient déjà découvert plus de 81 kg de cocaïne près des îles Habibas, à seulement 10 km des rives de la ville ». A gauche c’est Kamel Chikhi, à l’origine du scandale, devant les containers contenant les 700 kilos de coke.

La base de Dick Cheney ?

Les Néocons, les généraux algériens, étaient devenus « copains comme cochons » selon notre journaliste, qui cite bien la drogue au milieu du ralliement … « Les Américains avaient réussi à pénétrer au coeur du régime algérien, en y faisant nommer un de leurs agents les plus efficaces, comme Ministre de l’Energie, c’est à dire du Pétrole et du Gaz. Le fameux Chakib Khalil, dont on dit qu’il fut l’un des meilleurs assassins financiers de la CIA. Comble du cynisme, cet homme devint, non seulement Ministre du pétrole algérien, mais président de l’OPEP. Il faudrait toute une encyclopédie pour traiter de toutes les affaires où il avait mouillé, et qui se calculent en dizaines de milliards de dollars. Mais l’une des plus emblématiques de son action fut celle de la BRC. Un méga scandale qui fut étouffé, dans un consensus général, par tous les barons du régime, y compris par le Président de la République et les généraux les plus influents du régime. Parce que Chakib Khalil les avait tous mouillés. En centaines de millions de dollars. La BRC fut dissoute en violation de la loi, sans véritable audit. Entre autres affaires, toutes plus incroyables les unes que les autres, il y eut celle de la base américaine. Plusieurs généraux, dont deux principaux, parmi les plus terrifiants du régime, celui qui contrôlait le trafic de drogue à destination de l’Europe et l’un des plus grands criminels contre l’humanité, commis contre des populations civiles, avaient accepté de parrainer l’affaire. C’était le temps des affaires. En ces années 90, pendant que la mort s’abattait sur les populations, que le terrorisme faisait des ravages, jusqu’en France, et qu’il instaurait un climat de terreur indicible, les généraux, leurs clientèles et leurs parentèles, s’enrichissaient en milliards de dollars. Chacun d’eux avait son propre monopole. Qui celui du blé, qui celui du médicament, qui celui de la drogue, qui celui de l’armement et ainsi de suite, pour tout ce qui pouvait rapporter. La construction de cette base fut donc placée sous la protection de ces deux généraux majors. Dans la pratique, le terrain choisi soigneusement pour cette base, par les Américains eux-mêmes, se trouve dans le Sahara, au Tassili, au sud-est du pays, près des frontières de la Libye et du Niger, à quelques kilomètres d’un hameau qui porte le nom de Iherhir, au sud d’Illizi. Les travaux ont été confiés à la BRC. De grosses enveloppes ont été « remises » à plusieurs barons du régime, dont Chakib Khalil et nos deux généraux. Cet argent n’a pas été versé par les Américains, mais par la BRC, Brown Root & Condor (BRC, joint-venture entre Sonatrach et Haliburton, une société qui appartient à Dick Cheney, entre autres néocons du même cru) ». »

La nouvelle base de drones tueurs de Dirkou (au Niger)

Les USA sont les « seuls maîtres à bord » dans le Sahel et, grâce à l’installation d’une base de drones au Niger, la CIA « a posé ses valises » dans la bande sahélo-sahélienne », a estimé la chercheuse Leslie Varenne dans une analyse. « Cette localité, enclavée, la première grande ville la plus proche est Agadez située à 570 km, est le terrain de tir parfait. Elle est éloignée de tous les regards, y compris des autres forces armées étrangères : France, Allemagne, Italie, présentes sur le sol nigérien », a expliqué Leslie Varenne qui confirme que, contrairement à une déclaration d’un responsable américain, ces drones ont mené des opérations à partir de cette base, d’après des renseignements recueillis par l’IVERIS. Citant deux sources militaires de pays d’Afrique de l’Ouest, les drones américains ont déjà réalisé des frappes à partir de la base de Dirkou. « Ces bombardements ont eu lieu en Libye. Il paraît important de préciser que le chaos existant dans ce pays depuis la guerre de 2011, ne rend pas ces frappes plus légales », a-t-elle ajouté. Elle indique à cet effet que ces informations apportent un « nouvel éclairage » et expliquent le refus « catégorique et systématique » de l’administration américaine de placer la force conjointe du G5 Sahel (Tchad, Mauritanie, Burkina-Faso, Niger, Mali), initiée par la France, sous le chapitre VII de la charte des Nations unies. Pour cette spécialiste de l’Afrique, la CIA dispose, à partir de cette base, d’un « terrain de tir » étendu qui va de la Libye, au sud de l’Algérie, en passant par le Tchad, jusqu’au centre du Mali, au Nord du Burkina, du Nigéria et au-delà. « Non seulement elle ne s’embarrasse pas avec le Conseil de sécurité et le droit international mais sous couvert de lutte antiterroriste, elle incruste ses bottes dans ce qui est, (ce qui fut ?), la zone d’influence française », a-t-déduit.

Retour sur le fameux Gulfstream

Revenons sur l’avion dans lequel a été trouvé la drogue. Le contrat de vente ici à droite (raccourci) monte que c’est bien Jean Claude O.Landji qui a acheté le 27 avril 2016 le Gulfstream G1159 répertorié N4NR sous le nom de Okland Aviation LLC, dont l’adresse est 2088 Sugar Creek Falls, Atlanta (en Géorgie).  C’est dans une petite maison cossue, dans un lotissement ordinaire près d’un supermarché et d’une pizzeria, en banlieue Sud-Est d’Atlanta : rien de folichon, et cela sent fort l’adresse de prête-nom. L’appareil est le 255 eme de la série qui appartenait en 2008 encore à Global Mission LLC qui possède toujours un British Aerospace 125-700B, le N210RK (ex G-BGTD,  N7788 et N701TA) : c’est notre célèbre Hawker de missionnaire portugais, ex Josafat, devenu le Kuriakos !! Le Gulfstream lui-même ayant joué au missionnaire comme on peut le voir ici à gauche. L’avion date de 1979 et a une valeur estimée d’environ 1/2 million de dollars, comme le tarif proposé ici pour ce N380AC en vente à Chino en Californie. Outre le prix, on peut noter la date de l’achat : à la fin mai, alors que l’avion se fait attraper à Zagreb à la fin octobre.  Il a servi 5 mois seulement sous les manettes de Jean Claude O.Landji… et visiblement sous les radars de la DEA qui l’avaient pisté !!!

 

Autant il est facile de le trouver en photo au Portugal, du temps de son rôle de transporteur d’apôtre, ou à Lanseria où visiblement il se faisait entretenir (on songe aux hangars de David Tokoph en ce cas, dont on va bientôt reparler en détail ici-même), autant il est difficile de trouver des clichés récents de ses trajets.  On en trouve néanmoins un beau, ici de nuit à… Zagreb, pris le 5 novembre cinq jours après son arrivée par le spotter Boran Pivcic qui ne savait pas ce soir-là qu’il venait de nous donner un indice incroyable sur cette affaire ! Le photographe ajoutant ce commentaire désabusé et ironique : « rendez-vous de nuit avec un classique du ’78 G-II qui, à la suite d’un événement malheureux, pourrait finir chez le dépoussiéreur local ». En gros que l’avion avait été… saisi. Investi par la police croate, qui, comme je l’ai déjà précisé, a créé après coup un bureau à Zagreb… le 16 novembre, dix jours APRES son arrivée ! Voilà qui renforce encore davantage l’idée d’un montage de toutes pièces, celle d’un Viktor Bout bis, comme l’annonce toute cette série (5). Lors de l’arrestation, on n’avait cité en effet que l’USKOK (Office for Suppressing Corruption and Organised Crime), la police croate seule, comme ayant découvert la drogue à bord : il n’y avait que 1 190 grammes de cocaïne, un seul pain, ce qui préfigure la fourniture d’un bien plus gros tonnage à venir. Le film de la saisie nous avait permis de retrouver l’appareil, avant même de retrouver ses droits de propriété, grâce à ses détails de décoration interne, rappelez-vous ...

Un été chaud… côté cocaïne !

Mais à peine l’affaire terminée, voici qu’en apparaît une autre : cette fois c’est encore un Gulfstream, jet privé capable de traverser l’Atlantique comme on le sait, qui venait de quitter Montevideo pour atterrir à Nice, dans un premier temps, puis à Mulhouse ensuite. Attendu avec impatience sur place par un ressortissant serbe, qui est aussi un sacré personnage comme on va le voir. Celui-là va à la fois nous conduire en République Tchèque, en Serbie, en Slovénie, mais aussi en Suisse et à Hong-Kong… tout cela en partant de l’Uruguay !!! C’est dire son importance : l’avion contenait à lui seul 603 kilos de coke, dissimulée dans de nombreuses valises (on en trouvera 421 kilos à Hong-Kong appartenant au même réseau), à en faire pâlir les récents condamnés de l’affaire « Air Cocaïne » et leur Falcon débordant de valises lui aussi. On en aurait presqu’oublié avec tout cela les 492 kilos de coke découverts dans un container à Loon-Plage (qui jouxte Grande-Synthe et Dunkerque) en mai dernier (ici  à droite) en provenance du Suriname, dont on a aussi ici longuement parlé… Cet été de canicule nous a réservé bien des surprises en effet (dont celle-ci, toute aussi inattendue…). Début juillet, il y en avait pour un milliard d’euros de coke dans un autre container découvert à Hambourg (il devait se rendre ensuite à Anvers !) : soit 4,5 tonnes de cocaïne , provenant elle aussi d’Uruguay !!!

(1) les généraux vénézuéliens à la tête du réseau de cocaïne sous Chavez et aujourd’hui Maduro.

(2) Le réquisitoire final sera fait Habib Souaïdia, auteur de La Sale Guerre, le 5 mars 2011. Il sera terrible : « Il y a trois sortes de généraux dans le monde arabe, selon leur place dans l’appareil de pouvoir. Il y a la version des régimes de Ben Ali ou Moubarak, qui n’ont jamais eu affaire à une révolte de grande ampleur de la rue : pris de panique, ils ont multiplié les discours pour tenter de calmer le peuple et de négocier, avant de vouloir faire sortir l’armée dans la rue pour faire peur – mais ses chefs sont restés en retrait. Et il y a la version Nezzar ou Kadhafi, ceux qui ne parlent pas, mais qui tirent sur la foule à balles réelles quand elle les menace. Vous incarnez sans doute la troisième catégorie, variante perverse de la précédente : après avoir usé de la pire violence, avec votre coup d’État de 1992 et le « fleuve de sang » qui a suivi, vous avez instauré la manipulation et le mensonge pour « gérer le peuple ».  Pour tenter de mater le peuple qui bouge, le peuple qui vibre, le peuple qui se révolte, le peuple qui hurle son besoin de démocratie, vous avez organisé le simulacre d’une opposition entre des partis clonés et un président cloné« 

(3) « Le groupe terroriste Ansar Eddine avec lequel Abdelaziz Bouteflika a engagé un dialogue en vue d’une issue politique «négociée» à la crise malienne est donc essentiellement dirigée par des «émirs» algériens issus du GSPC rallié à Ben Laden, jusqu’à son chef, Iyad ag Ghali qui aurait aidé Alger à l’étouffement de la rébellion touareg suite à ces fameux accords dits « d’Alger » conclus entre Alger et Bamako. Ces principaux agents actifs d’Al Gaïda au Maghreb islamique qui contrôlent tout le Nord du Mali ont ainsi à leur tête ce Touareg de Tamanrasset, Iyad ag Ghali » (…). « Le groupe terroriste « Ansar Eddine », dirigée par des « émirs » algériens de l’ex-GSPC condamnés à mort par contumace par la justice algérienne, a détruit les sites religieux de Tombouctou classés au patrimoine mondial par l’Unesco. A quel niveau de responsabilité serait alors impliqué l’homme de confiance de Bouteflika, Iyad ag Ghali…

(4) Noté ici en 2012 par Slate : « C’est une plus vieille mais autre histoire, déjà pendant la guerre d’indépendance algérienne, le FLN (Front de libération national) aidait les Touaregs à combattre l’occupant français et y avait installé des bases à Kidal et Gao, aujourd’hui aux mains du MNLA, et c’est depuis le territoire targui du Mali que les troupes du FLN sont entrés en Algérie à l’indépendance (en 1962), pour occuper la ville de Tamanrasset. Les Touaregs progressistes, aujourd’hui regroupés sous le MNLA, ont aussi aidé les Algériens dans leur lutte. Une amitié secrète les unit, qui pourrait déboucher sur un coup de main pour une indépendance relative ou totale de l’Azawad, Alger étant prête à interdire tout déploiement de militaires étrangers dans le Nord du Mali. Fait moins connu, le président Bouteflika lui-même, dont le nom de guerre est Abdelkader El Mali («Abdelkader Le Mali»), a passé une partie de la guerre d’indépendance au Nord-Mali pour d’obscures raisons, mais officiellement pour s’occuper des bases arrières et de l’approvisionnement en armes. Avec toutes ses amitiés, pourquoi Alger va-t-elle accepter l’indépendance de l’Azawad, qui semble inéluctable ? ».

(5) A propos de Bout, on semble avoir oublié ses pilotes: il y avait Yuri Naydo  (le propre fils de l’ukrainien Valeriy Naydo, le « double » de Viktor Bout en Afrique du Sud, cité ici par Wikileaks, il était enregistré à la FAA), Duane Egli, l’américain, qui vivait à… à Esplechin, près de Tournai (il est décrit ici ayant créé Ducal World Airlines à Ostende il avait été interdit de visa le 4 octobre 2004 pour avoir illégalement livré des armes au Libéria en août 2002), Ronald de Smet, vieux routier belge du trafic et des Caravelle, pilote de la famille royale saoudienne à ses heures et créateur à Bangui de la Centrafrican Airlines. Un autre beau cas d’espèces :  devenu PDG d’Air Cess, société de Victor Bout, il est le fils d’un ancien responsable de la Gécamines, la grande société minière du Katanga pour qui volait bien entendu Viktor Bout !  Mais aussi le français Michel Victor Thomas, décédé en 2014, passionné de chasse ayant fondé Ecotour et Dakota Air Service, devenu plus tard directeur général de l’éphémère compagnie Air Mayotte International, décrit ici : « Après avoir séjourné dans le sud de la France, les Antilles et toutes sortes de territoires lointains, Michel Victor-Thomas vit désormais près de Gisors, dans l’Eure. Du baroudeur, il a le style. Grand, sec, buriné, la gauloise au bec… Lui qui pilote et transporte depuis quelques décennies en terrain « compliqué » pratique le « risque calculé ». Alors que les vols sont interrompus entre Paris et Alger, en 1994 et 1995, après le détournement d’un appareil d’Air France et la prise de ses passagers en otages, il est le seul à faire voler un avion à 29 reprises, pour le compte de l’état-major des Armées et sous haute protection des forces d’élite gendarmesques : il faut bien acheminer depuis Paris l’ambassadeur et sa femme, les personnels diplomatiques, les équipes de sécurité, voire les ouvriers qui vont effectuer des réparations dans l’ambassade… Victor- Thomas est aussi sur le Dakar. Il envoie des cargos à Bangui, en Centrafrique, lors d’une prise d’otages. Chaque Antonov contient seize véhicules blindés. Il convoie également les légionnaires à Mururoa au moment de la reprise des essais nucléaires, dans un DC10, alors que la piste d’atterrissage est trop courte… Quand on lui met sous le nez la note des Renseignements généraux qui lui est consacrée, il se marre. Ses meilleurs amis sont agents de la DGSE, policiers des RG, généraux, colonels »... mais il y avait aussi des autres belges, Jean-Claude Chamart (né en 1977, dont on ne retrouve pas trace) et Olivier Piret, ce dernier étant le plus particulier peut-être, vivant à Monaco, il a été impliqué dans une sombre histoire d’appropriation de voiture de luxe (une Mercedes 600L), celle de son ex associé, Michel Heydens, un coureur automobile sur Porsche dont il avait imité la signature. Heydens avait été mêlé à un accident mortel en 2004. Condamné en 2010 à rembourser 800 000 euros, Piret avait auparavant fuit en Russie, non sans être devenu auparavant le dernier propriétaire de la villa que possédait Viktor Bout à Ostende. Il vivrait toujours  en Russie à cette heure, mais on ne sait à qui il offre désormais ses services de pilote confirmé…

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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Coke en Stock (CCLIII) : le chaînon manquant du trafic ou un autre Viktor Bout (M)

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