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Coke en stock (CCCXLIX) : la coke, l’or de Maduro… et la Turquie

Nous allons abandonner quelque temps l’Amérique centrale ou du Sud (enfin pas tout à fait comme vous aller le voir) pour examiner d’un peu plus près un Etat dont on a fort peu parlé dans cette série, la Turquie, bien éloignée des précédents et associée depuis 1963 à l’Europe, on a tendance à l’oublier .

Vous allez découvrir comme j’a pu le faire grâce à la vitalité de son trafic de drogue et celle sous-jacente de son imposante mafia, celle aussi de ses entrepreneurs véreux dont je vous ai trouvé de beaux exemplaires. Toute cette activité est aussi liée au Liban, dont la diaspora des trafiquants (une vraie tradition là-bas) est fort présente au Paraguay. 

Nous revoici au même endroit que nous avons quitté ici en novembre 2018 (1) . Et nous allons nous intéresser en même temps à l’or de Maduro, car beaucoup de choses fausses ont été racontées sur lui…

Au passage, nous allons évoquer aujourd’hui un  vieil habitué ici. Un Mormon, que vous connaissez bien… réapparu récemment en garagiste d’avions agricoles gambiens : bref, tout un programme !!!

C’est d’un trafic international de cocaïne dont on parle ici. Avant de nous envoler pour la Turquie, pour planter un peu le décor, on va rappeler une aventure survenue il y a cinq ans déjà, le 19 août 2016, à l’aéroport de Guaraní, au Honduras, où avaient été saisis 39 kilos de cocaïne dissimulés dans 27 boîtes en carton contenant chacune quatre rouleaux d’emballage en plastique (ici à gauche), le tout pesant 500 kilos et tenant sur une palette. D’où la confusion, certains ayant évoqué une demi-tonne de coke ! Le procédé était adroit, la coke figurant dans le support central du polyéthylène, mélange au support de carton. L’expéditeur étant un libanais appelé Ali Issa Chamas, au passeport paraguayen n° 5 406 873. Une autre personne impliquée, Josimar De Villasboa Chiquette – un paraguayen célibataire de 30 ans  au passeport N° 4 253 597 qui avait tenté de s’échapper ce jour-là dans une camionnette mais avait  été vite repris. Pour l’instant vous le constatez, on reste en Amérique centrale, au Honduras avec des paraguayens, et avec un appel déjà vers le Liban, et sa tradition de mafia de la chnouf que ne vous démentirait pas Tareck El Aissami le président en second du beau pays de Maduro qui va bientôt se réduire en nombre d’habitants à une grande capitale pas plus…. Aissami étant devenu depuis le ministre du pétrole, celui que le pays ne sait pas extraire au point de se faire ravitailler cette année par des tankers iraniens, un comble (ici à droite l’arrivée des rois du pétrole agitant leur petit drapeau !!! L’envoi de coke préparé était au nom nom de la société d’import-export Cristal Esteño, mêlé également à un trafic d’or. Derrière, c’étaient bien des mafieux. Le représentant de la société , Gregorio Daniel González V., était en fait un fugitif avec 13 casiers judiciaires, pour des délits d’abandons d’affaires, d’abus de confiance et de violation du droit des marques avait-on appris par la bande… On découvrira en 2017 que Chamas était lié au Hezbollah lors de son procès à Miami pour l’envoi de ses 39 kilos de coke. Ceci pour charger sa mule, il semble bien. La drogue de Chamas devait ensuite être expédiée en Turquie plus prosaïquement… via Butterfly Cargo Service, un service classique de cargos. C’était ça le commanditaire : une cabine téléphonique turque, ou tout comme. Comment mettre une demi-tonne dans une cabine téléphonique à l’arrivée, c’était bien là tout le problème (son adresse étant Sila Plastica, Vatan Mahalesi, Sokak 24  Bayrampasa) ! De l’or, de la cocaïne, le Venezuela et la Turquie : et si notre homme avait pas été un précurseur de ce que l’on a vu arriver après lui ???

Mais comme je vous l’avais dit aussi, il n’y a pas que de la coke dans son dossier, et c’est encore le nom de Cristal Esteño S.A qui y mène : « en 2014 », note ABC Color, « au moins 206 véhicules répertoriés comme volés en Europe sont entrés dans le pays et ont été identifiés par les chercheurs des douanes. De ce montant huit voitures de luxe ont été les premières à l’entrée du port douanier de Caacupemí  (c’est au Paraguay, toujours). Une partie de la marchandise était destinée à un dénommé Derlis Francisco Gill (installé à Cartagena et à San Lorenzo au Paraguay) de la société Cristal Esteño S.A., qui a ensuite été liée à la figure d’Edgar Darío Alderete et de Gregorio Benitez Daniel González Vera (impliqué dans le trafic d’or).Cette même année, en novembre, l’entreprise est à nouveau liée à une expédition de marchandises falsifiées de contrebande saisies par les inspecteurs des douanes pour un montant de plusieurs millions. Dans une procédure effectuée vendredi dans le Puerto Privado Fénix, à Mariano Roque Alonso, la coordination administrative des enquêtes douanières (CAIA), a réussi à saisir les marchandises soupçonnées de contrefaçon pour un montant de 42 millions de dollars, note un rapport. Ont été saisis des portefeuilles et des sacs des marques bien connues telles que Prada, Salvatore Ferragamo, Saint Laurent, Louis Vuitton, Burberry; Ray Ban, Marc Jacobs, des chaussures de sport, les appareils mobiles de marque Samsung, des montres et des vêtements. Le conteneur était au nom Cristal Esteño S.A., bien que personne n’ait revendiqué la responsabilité de la cargaison. La valeur totale de la cargaison était d’environ 42 millions $ US (photo: Gentileza).  Pour une entreprise de la taille d’un cabine téléphonique, avouez que c’était rondement mené ! La mafia turque est donc très organisée : coke, or, contrefaçons diverses, l’éventail de ses activités est très large  !!!

Chamas, au final, a été renvoyé récemment, le 16 septembre 2020, par les États-Unis (d’où sa tenue avec masque, ici à gauche, une photo signée ABC Color), afin qu’il puisse être jugé au Paraguay, pour trafic international de drogue : après accord, il n’a été en effet condamné qu’à trois ans de prison aux USA où il risquait 15 ans minimum. Pour surtout s’être mis à table et avoir expliqué en long et large tout son réseau : comme pour son responsable, Salvador Bobadilla – la famille du même nom est un clan hondurien lié la drogue-, le cartel Montes-Bobadilla ou “Los Montes”), Condamné à trois ans lui aussi, le chauffeur libanais, Josimar de Vilas Boas Chiquette, étant le plus mal loti des trois, condamné, lui, bien  plus lourdement, à 15 années de cachot. Au USA, ceux qui n’ont pas les les moyens des payer un bon avocat trinquent davantage. That’s Life, comme on dit là-bas ! Mais trafic d’or cité et le procédé des rouleaux de film plastique pour dissimuler la drogue reliait on l’a vu à Marc Didier, le broker d’avions belge (chez Best Aircraft Deals LLC) d’origine moult fois cité dans cette série.

Des jets aux avions agricoles africains ?

Pour revenir aussi à notre broker mormon préféré, resté célèbre en tant que propriétaire -depuis 2015- d’un Hawker 700, le N917TF (ici à droite), qui s’était abimé devant la page Puerto Columbia ce 20 mai 2015, poursuivi par la chasse colombienne, avec plus qu’un seul moteur actif; le droit, comme on avait pu le constater via le moniteur du Cessna Citation colombien qui le suivait à la trace (cf ici à gauche). Piloté par des mexicains tel José Hugo Urquidi Canton, âgé de 60 ans, dont le corps avait été repêché flottant au milieu des débris. L’engin fracassé avait libéré en mer et éparpillé 1 314 paquets d’un kilo environ de cocaïne (1 329 kilos exactement)… Aucun certificat n’avait montré de vente à des mexicains entre temps par le fameux Didier (lire ici notre enquête et la la patiente découverte de l’appareil à partir d’un infime débris repêché – cf à droite- : à l’époque personne ne savait quel était l’appareil tombé en mer ! De quoi fêter dignement notre 100 eme épisode de la série – aujourd’hui c’est le 349 eme !).

Après cet épisode dont personne ne connaissait l’origine au moment de sa manifestation, on avait retrouvé ce même Didier mêlé à un douteux trafic d’or, avec un de ces vieux Grumman, (il en possédait quatre : le N721CN, le N88LN (ici à droite, moteur décapoté), le N213X,et le N111FA (celui impliqué dans l’affaire de l’or); déchéance des affaires, il ne lui reste aujourd’hui semble-t-il que le N111FU… qui n’est autre que le précédent, ré-immatriculé le 13 avril  2018 !  Le premier (ici à gauche) a été vendu très tôt en 2015 à Agathonicos Pamboukis Clinton, qui l’a revendu ensuite à LeGross LLC North Bay Village, il est désormais la propriété d’United Trading Unlimited LLC, de Rivelino Marcano Jr, représenté par Alwin Chin A Lien, depuis le 8 décembre 2020. Voilà qui sent bon le dernier voyage à venir, pour celui-là, vous pouvez me croire (si ce n’est déjà fait) ! United Trading Unlimited possédant aussi depuis le 4 décembre 2019 le petit Learjet N24S de 1974, mis en vente depuis, et qui ne respire pas vraiment non plus la fraîcheur…

Le second Grumman  de Marc Didier, le N88LN, on l’avait aperçu en fort mauvais état la même année à Fort Lauderdale (il est ici à gauche et à droite, datant de 1968, il ne vaut plus rien, celui-là : on l’a proposé à la vente aux enchères à 15 000 dollars de départ à une époque : la proposition de vente émanant d’une société qui se présentait comme « une entreprise brésilienne de récupération d’épaves » ??? Voilà qui n’est pas très engageant !!! Personne n’en a voulu !!!  Il est ici à droite, photographié pour cette annonce, toujours stocké en Floride à l’extérieur, en piteux état. il avait été proposé aux enchères, car on l’avait aperçu à Fort Lauderdale, saisi par les douanes, car arborant le sticker bien visible des US Marshall apposé lors des saisies d’avions aux USA !!). Il avait donc bien été saisi !!!

Si certains doutaient encore de l’implication du broker, directe ou indirecte l’épisode suivant allait les convaincre. Le troisième de ces Grumman, le Gulfstream N213X, présentait certes mieux (ici à gauche) malgré son âge (il datait de 1977) mais on l’a retrouvé celui-là le 18 mais 2019, sur une piste clandestine de Chico de Chamorro, Retalhuleu, au Guatemala, calciné et encore fumant (cf ici à droite). Celui-là avait été revendu juste avant son dernier voyage à un prête-nom (Technical Aviation LLC, à Los Angeles en Californie); le 3 janvier 2019…  pour se crasher le 18 mai suivant à peine 4 mois et demi après avoir changé de mains  !!! Marc Didier, l’avait lui-même acheté à Royal Air Museum Inc de West Palm Beach le 29 juillet 2018. Un « coup » d’achat-revente vite-fait qui avait fort mal fini ! Pouvait-il ignorer à qui il revendait cet avion ??? Voilà bien tout le problème !

Le dernier Grumman encore appartenant à notre broker; qui lui sert désormais de vaisseau amiral, c’est le N111FA (devenu N111FU) celui qui a servi au fameux trafic d’or, intercepté sur le tarmac de l’aéroport international « Silvio Pettirossi » à Asunción, au Paraguay; nous y revenons (ci-dessus). L’appareil de 1992 avait fait escale au Mexique puis en Équateur avant de charger les lingots à Ciudad del Este, une ville proche du Brésil et des chutes d’Iguaçu nous dit ici SudInfo.  L’affaire est restée très obscure et on avait vu un Marc Didier devant l’avion, au téléphone, la mine sombre comme si le ciel lui tombait ce jour-là sur sa tête (ici à gauche), sans pour autant que sa responsabilité soit engagée ce jour-là… L’avion avait été aperçu une dernière fois à Fortaleza au Brésil le 22 janvier 2018 (ci contre à droite) et à Dakar-Yoff, prétendu repris de façon très, très, surprenante sous la coupe d’Air Afrique Assistance, un bien étrange phœnix plutôt virtuel, de retour à l’actualité (c’est la société derrière l’affaire du Boeing de Tarkint au Mali en 2009 !). Des petits malins avaient sans doute lancé ce bobard en empruntant des données sur le net pour magouiller ou brouiller les pistes dans on ne sait quelle affaire douteuse. Marc Didier ayant créé il est vrai aussi Senon Gulfstream SA, à Dakar, qui prospecte une mine d’or (on y revient !) dont la notoriété n’a pas dépassé à ce jour les frontières du Sénégal… Avec Didier, c’est toujours compliqué mais ce n’est pas toujours de sa faute : l’engin a posé récemment par exemple une nouvelle énigme : le 12 avril 2019 il aurait été enregistré au nom d’un dénommé Michael Freeman de la Moille en Illinois (un village perdu de 726 habitants !), puis remis en vente en le 8 janvier 2020 pour être finalement racheté le 9 octobre 2020 par Michael J. Charrier, d’Hessmer; en Louisiane (qui possède un petit ULM Topaz O3E polonais : en fait c’est ce petit Topaz justement qui a hérité par la FAA de l’immatriculation, une fois celle-ci abandonnée par le Grumman !!! Car ce dernier a bien été réenregistré par Marc Didier, le 13 avril 2018, après les révélations sur son séjour sénégalais, sous l‘immatriculation N111FU. Il vole toujours., en tout cas. On peut le voir ici à droite sur l’aéroport d’Orlando Sanford le 2 mars 2020 pris par un spotter.

Le dernier des quatre Grumman de Marc Didier vole toujours un effet et sous sa livrée d’origine et ses « Hushkits » qui lui ouvrent les cieux européens : il est même venu en Angleterre pendant la pandémie, ce dont s’est vanté son propriétaire sur son site (ici à gauche). Pour quoi faire on l’ignore.  Autour de lui avait été disposé tout un dispositif de marquage au sol improvisé pour empêcher de s’en approcher, Covid oblige, on suppose !

Broker de jets, ou garagiste ?

Notre homme aux avions impliqués dans des trafics divers a toujours de quoi nous surprendre encore … quand par exemple il nous présente fièrement aujourd’hui sur sa page Facebook ses deux nouvelles trouvailles, fort éloignées de sa splendeur passée de vendeur de jets, puisqu’il s’agit de la remise en état de deux vieux avions agricoles !!! Et pas n’importe lesquels : deux vieux coucous venus de très loin, car ils proviennent ceux-là … de Gambie (ce sont les CA-DOA et CA-KSB) ! La Gambie possédait aussi, on peut le signaler, deux Tractor AT-802A pour entraîner ses pilotes au début des années 2000 (CA-DOSA1 et CA-DOSA2) ! Elle avait un peu près de l’avance sur ce qui se fera plus tard en en les militarisant !!! Deux Air Tractor AT-602 à turbine, donc, dégottés à Banjul même ! Ramenés aux USA (par cargo certainement) les voici démontés entièrement et repeints en jaune (et bleu), leur couleur d’origine. On est loin, très loin de la période flamboyante des jets chez les Mormons … Ces deux avions avaient été photographiés ensemble en… 2006, en Gambie !!! Ce n’est pas du neuf en effet. L’Air Tractor 602  à turbine Pratt & Whitney PT6A-60AG a volé pour la première fois en 1995…  mais un engin de ce genre, fort robuste, se vend dans les 500 000 dollars. Soit le prix de deux vieux Hawker 700 d’occasion, !!! Quand à savoir combien notre broker les a achetés ou le montant des frais à faire dessus, c’est une autre histoire !!! Mais au final ce n’est pas un mauvais calcul, à bien réfléchir, si les engins ont été achetés une bouchée de pain : à part leur moteur, leur technologie ne requiert aucune grande compétence : ce sont de simples tubes soudés recouverts de tôles minces ou de matériaux plastiques composites, et leurs commandes sont à tringles et câbles et non électriques. Pas d’électronique, ou très peu, à bord. Rien de sorcier ! Du travail de garagiste ordinaire (ce seraient les Dacia du ciel ?), bien en-dessous en tarif de celui des ingénieurs aéronautiques spécialisés requis pour les jets !!! Il y en a même qui s’en servent pour transporter autre chose que des pesticides, remarquez (lire ici), leur trémie incorporée (devant le pilote) étant vaste. On ne sait à qui ils sont destinés : certes les Talibans sont revenus, mais de là à ce qu’ils s’équipent de crop-dusters pour augmenter les rendements du pavot, de l’eau aura coulé c’est sûr sous les ponts de Kaboul... Visiblement on ne les destine pas à devenir des avions militaires comme c’est la mode en ce moment… L’Azerbaïdjan peut-être ? Erik Prince a bien tenté le coup en 2018… sans succès !!! A la Turquie peut-être, qui sait : elle a tenté un temps de produire son propre crop-duster, le ZIU, pour finir par utiliser des avions plus classiques.

L’un de ses pilotes, réputés, nommé Gürcan Gür; est même allé chasser durant 6 mois en 2020 les criquets à Lahore, au Pakistan avec son vieux Piper PA 36 /400 Brave !!! Pour l’occasion, on avait expédié l’appareil démonté, dans une caisse, en avion, un C-130 de l’armée turque (ici à droite) ! Ah, ces turcs !! D’impayables bricoleurs, eux aussi !!!

L’or de Maduro

Revenons au trafic d’or découvert fortuitement. L’intuition qui se dégage vite, c’est que ce sont bien les mêmes avions qui transportent de la drogue qui serviraient pour l’or. Ou des plus gros, l’or pesant son poids comme on le sait. Mais l’avion reste son domaine privilégié : on trouve rarement des lingots sur des cargos ou des voiliers !  C’est plutôt par avion, même lors de transferts officiels. A savoir de gros jets privés; ou des gros cargos charters, moins « visibles », cachés dans leurs soutes. On  va voir plus loin que c’est la bonne en effet. Au Venezuela, qui possède de nombreuses mines, c’est un sport fort madurien aussi courtisé et pratiqué que le trafic de coke (d’où l’usage des mêmes avions ?)  : « Au Venezuela, le sud du pays est devenu l’eldorado des chercheurs d’or. C’est une zone de non-droit où règnent groupes armés illégaux et réseaux criminels qui exploitent des mines illégales. « Depuis 2016, les mines illégales ont proliféré, avec l’approbation de l’Etat, y compris des militaires. C’est ainsi qu’on a vu des membres du gouvernement profiter de la présence de ces groupes illégaux pour réaliser leurs propres transactions d’or illégal », dénonce mercredi dans « Tout un monde » la journaliste d’investigation Lorena Melendez. Selon ces investigations, les autorités sont donc directement impliquées. « Un trafic d’or est opéré par des membres du régime vénézuélien, proches de Maduro. A travers des entreprises plus ou moins publiques, ils captent cet or qui arrive ensuite sur des comptes en Europe ou dans des paradis fiscaux. On parle de 30 à 80 tonnes d’or qui sortent illégalement des mines », estime Frédéric Massé, directeur du Red Coral, un institut de recherche sur le crime organisé.  » Le pays n’arrive pas à extraire son pétrole, on l’a dit et répété, mais il vend son or… à la pelle, en contournant les divers embargos et en choisissant des pays intermédiaires comme l’Ouganda ou la Turquie pour le raffiner (ah tiens la revoilà citée !) avant de rejoindre les coffres suisses (où il n’existe donc pas, secret bancaire oblige)..

Le Congo ou l’Ouganda ?

En février 2020, MARTS, un site suisse, justement nous met en garde :« en effet, l’année dernière, la Suisse a importé 2,5 tonnes d’or en provenance de l’île néerlandaise de Curaçao, selon les chiffres des douanes suisse. Mais Curaçao ne possède pas de mines et importe la quasi-totalité de son or du… Venezuela. L’île a d’ailleurs, sous pression des Américains, renoncé aux importations vénézuéliennes en juillet dernier, date à laquelle la Suisse a elle aussi cessé de commercer avec l’île. « On voit très bien qu’aucun contrôle n’a été fait alors que Curaçao apparaissait dans les statistiques. Il y a donc un immense problème au niveau des douanes », dénonce mercredi dans Forum Marc Ummel, responsable des matières premières chez Swissaid. » On notera surtout le nom de la zone de départ (par avion) de l’or : Curaçao (on va y revenir bientôt). On va vite y ajouter Aruba, surtout que depuis le 24 mai 2018, l’île a lancé un service régulier avec le Venezuela et Punta Fijo… distant de 50 miles (80 km), entre aérodromes et de 24 km seulement de côte à côte. Un vol aberrant, qui dure 8 minutes seulement, une véritable aberration environnementale, car c’est un Bombardier CRJ-200LR de 23 tonnes qui l’effectue !! Une décision surprenante  à plus d’un titre : « en janvier, précise ici Airways Magazine, le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné la fermeture de tout trafic aérien, maritime et commercial vers Aruba, Bonaire et Curaçao. Maduro a accusé les îles de mener des opérations illégales en extrayant du Venezuela de l’or, du cuivre, de la nourriture, des médicaments et en les vendant à l’étranger. « Ils enlèvent illégalement de l’or de ce pays et rendent sa vente légale là-bas », a déclaré Maduro. « Je ne voulais pas prendre une mesure comme celle-ci, mais je suis prêt à prendre des mesures encore plus radicales », a-t-il ajouté« . Le blocus a duré près de trois mois, ajoute l’analyste qui précise que c’est l’ineffable Tareck El Aissami qui a fait réouvrir les lignes aériennes vers les îles… à redemander pourquoi, et pourquoi lui !!!

Un événement qui ravit en tout cas Viktor Clark Boscan, le gouverneur de l’état de Falcon (ici à gauche) d’où partent ces vols aberrants, ravi d’avoir à parler d’autres choses aux micros des journalistes que des avions de cocaïne qui décollent ou s’écrasent toutes les semaines ou presque dans son Etat, comme celui ici à droite découvert en mars 2020. Il a été aussi ministre chargé de la jeunesse en 2014, celui-là; choisi pour son activité de militant madurien au sein de cette même jeunesse (ici à gauche). On le voit ci-dessous à gauche au milieu de deux représentants… turcs, dont Şevki Mütevellioğlu, ambassadeur de Turquie au Venezuela. Il a salué récemment l’aide de son pays via son « A 400M » (18-0094) appartenant aux Forces armées turques (TSK) a fait un vol à Caracas pour apporter au Venezuela 18 tonnes de matériel d’aide médicale pour lutter contre le Covid19, dont « 25 respirateurs produits localement (des respirateurs), 40 000 kits de test PCR, 150 000 masques »… Au passage il avait affirmé que « les entrepreneurs turcs et leurs marques sont connus et appréciés au Venezuela ».. à son retour, l’avion était passé par la base portugaise N º4 de Lajes Field aux Açores (cf ici à droite).

Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur ses transferts de lingots, dont pas mal mis sur le réseau internet par des hackers russes, amis de Maduro, citant tous les pays du monde ou presque comme réceptionnistes, afin de brouiller les pistes : c’est plus efficace que de chercher à nier !!! Si les lecteurs voient la même histoire affirmant la même chose dans plusieurs pays différents, ils vont en conclure que c’est l’histoire à l’origine est fausse ! Voilà qui est plutôt bien joué question désinformation ! Beaucoup vont tomber dans le panneau, comme ici.. au Congo. Selon Sacer Congo, en effet, ça se serait bien passé chez eux, une thèse étayée par plein d’exemples précis… non vérifiés, visiblement : « selon plusieurs sources sécuritaires vénézuéliennes comme congolaises, l’aéroport d’Ollombo au nord du Congo (ici à gauche, il peut accueillir des 747 (2)  servirait de plaque tournante au transfert de l’or du Venezuela vers la Turquie. Asphyxié par l’embargo américain, le gouvernement de Nicolas Maduro s’est lancé dans la vente de ses réserves d’or pour avoir du cash. Pour contourner la surveillance des USA, Maduro aurait convaincu Sassou Nguesso a lui servir de transit ». On sent très vite ici quel le but réel est de s’en prendre en priorité à Sassou Nguesso et rien d’autre, le texte est d’un opposant !  Et le magazine de citer un tonnage ahurissant : « au moins 7,4 tonnes d’or d’une valeur marchande de plus de 300 millions de dollars ont été acheminées du Venezuela vers Oyo au Congo en deux vols effectués au début du mois de mars, selon des responsables au Venezuela et au Congo, un diplomate étranger et des parlementaires vénézuéliens de l’opposition, qui ont conclu que le gouvernement Maduro avait exporté les lingots. (…) ». Le texte est vague, la référence à l’opposition légère car celle-ci est plutôt calamiteuse, bref, on doute de sa véracité. C’est le tonnage qui sidère ; d’emblée on trouve ça impensable !  Ici, on corrige et on affirme que c’est plutôt l’Ouganda qui aurait réceptionné les deux vols selon le Wall Street Journal qui en réfère comme source à Fred Enanga, le chef de la police ougandaise  : cela devient plus sérieux !. Ce qui n’empêche la thèse congolaise de continuer : « le précieux métal jaune est arrivé à l’aéroport d’Ollombo à bord d’un charter russe au cours de deux expéditions, explique un officier Congolais qui a requit l’anonymat. Les documents les accompagnant ont permis d’identifier les lingots – dont certains comportaient des estampilles partiellement grattées – comme étant la propriété de la banque centrale vénézuélienne, confie un officier supérieur de la sécurité présidentielle congolaise qui a vu les lingots et les documents. Les enregistrements des vols montrent que les trajets avaient pour point de départ Caracas, au Venezuela. » Un avion « charter russe » ? Voilà qui nous rappelle une affaire avec d’autres valises, argentines, celles-là. Il  y en avait pour 400 kilos rappelez-vous dans l’Ilyushin-96 immatriculé RA-96023  . Au Congo, en fait, rien n’est jamais sérieux, tout semble plus folklorique disons, comme lorsqu’on voit un Hawker 600A immatriculé dans le pays (c’est le  9Q-CAI) être retiré du service, ailes démontées, tiré par un tracteur sur une route, en pleine circulation automobile… Et rien ne s’est passé comme décrit à Ollombo en réalité !

Tout cela est donc faux, car nous verrons demain qu’il existe bien une version bien plus plausible et correcte, la plus proche de faits, éloignée de ces allégations. Et qui implique bien, malgré tout, ce tonnage ahurissant qui aujourd’hui met tout le monde d’accord ! Comme nous apprendrons le méli-mélo qui a été savamment entretenu sur ses voyages de lingots d’or, pour ne pas ternir encore davantage ce pouvoir vénézuélien vacillant…

(1) sur le point de vous révéler le nom d’un des plus gros trafiquant du pays, un libanais qui ne sera arrêté que deux ans plus tard par le FBI… nous allons reparler ici très bientôt d’Assuncion et de l’aéroport Pettirossi, au nom d’un pionnier de l’aviation en Amérique du Sud.

(3) ou le Boeing présidentiel le Congo ayant connu des déboires pour choisir le sien… ce que raconte avec verve ici le journaliste Rigobert OSSEBI : l’histoire est invraisemblable et elle mène à une des plus grandes fortunes mondiales actuelles !!!

«  »Les oiseaux se cachent pour mourir, dit-on ; les avions présidentiels congolais aussi… »

« Le tout dernier se serait mystérieusement perdu au fin fond du désert du Nevada, aux Etats-Unis.Le Dreamliner, littéralement « paquebot de rêve » mais en réalité Boeing 787-8, avait quitté le 18 septembre 2015 à 15h48 son nid de Snohomish County,  de la Boeing Company qui l’avait conçu. Flambant neuf, merveille de technologie, le bel oiseau blanc de 161 tonnes, plus léger que tous les autres grâce à sa construction en matériaux composites, devait connaître une longue vie à parcourir les continents et les océans sur les vents, et à survoler les  montagnes  à 13 000 mètres d’altitude. Après son adieu aux  2746 mètres de sa longue piste d’envol de l’aéroport Paine Field sur lequel ses essais avaient été réalisés, il aurait dû rejoindre une base opérationnelle, d’un seul coup d’aile, d’un vol sans escale autorisé par une  autonomie de 15 000 km. Tout au bout de ce premier voyage, tous ses semblables, 787 construits par Boeing, étaient destinés à emporter dans leur ventre confortable, femmes, hommes et enfants dans la magie du transport aérien. Tous sauf lui, cruelle exception, il était destiné à devenir un avion présidentiel ; et plus tragiquement encore à connaître le sort de tous les avions du dictatueur congolais, Denis Sassou Nguesso, malgré un prix de plus de 75 milliards de FCFA. Au bout d’un vol de 1h 54 minutes et après avoir parcouru une petite distance de 1582 km, le bel oiseau est allé se ranger dans le stationnement qui lui était attribué dans cet aéroport spécial en plein désert du Nevada celui de Victorville-Southern California Logistics (International) ; à l’abri des intempéries et des regards, totalement calfeutré, toutes ses issues et moteurs hermétiquement fermés pour le protéger de toute intrusion. Cela fait près de six mois maintenant qu’il y dort profondément sous le contrôle d’un petit établissement bancaire, la Bank of Utah de Salt Lake City qui en est le propriétaire fiduciaire (qui agit pour le compte d’un de ses clients dont il assure la confidentialité) ».

L’avion décrit (37306s/n : 315) est le HB-JJJ devenu N887BA, on l’avait vu toujours stocké en 2017 encore à Victorville (ici à droite et ci-dessous au même endroit réacteurs enlevés, cliché pris le 4 février 2018) et visiblement dans une tentative réussie de remise en service en 2018, il était soudain devenu P4-BDL (ici aperçu en Hollande). L’immatriculation est fort intéressante, car c’est l’indicatif… d’Aruba , oi-ile qui va bienyû nous intéresser ici !!! Et à c’est la econde surprise, car devant être livré à Somon Air (compagnie aérienne du Tadjikistan) puis à Global Jet Luxembourg (Global Jet). Ossebi le raconte également : « le 22 mars 2018, presque trois années plus tard, les protections de l’avion blanc étaient retirées et l’on apprenait qu’il avait été vendu à SOMON AIR, une compagnie aérienne du Tadjikistan. Un coup de pinceau sur l’appareil pour y inscrire sa nouvelle immatriculation P4-BDL, curieusement pavillon d’Aruba, île néerlandaise située dans la Mer des Antilles ; le 23 mars, le Dreamliner quittait enfin l’aéroport de Victorville. Atterrissage à Amsterdam, à l’aéroport de Schiphol après une douzaine d’heures de vol. Il ne se rendra jamais au Tadjikistan patrie de son prétendu acquéreur, jusqu’au 8 août 2019, il se trouvait encore sur le terrain de sa première escale ! Les registres de l’aéroport néerlandais mentionnaient le nom du nouveau propriétaire, la société Wenham Overseas LTD, sans doute domiciliée dans une autre île, Vierge ou Bahamas… ! D’un hangar de stationnement à un autre, tous les observateurs s’étonnaient de la présence prolongée de l’appareil acheté par Somon Air. Jamais le Boeing 787-8 n’a figuré dans la communication de la compagnie du Tadjikistan. Ce dernier pays doit se trouver dans la liste des fournisseurs d’armes ou d’hélicoptères du dictateur congolais et c’est un service gracieux ou payant qui a été offert à Sassou ou à Boeing pour extraire l’appareil de son long stationnement dans le désert du Nevada. Boeing n’a pas été très clair dans cette affaire. A deux reprises le constructeur américain a sciemment traité avec des structures de blanchiment de l’acquisition du Dreamliner : une première fois Privatair (au véritable propriétaire incertain) et une seconde fois avec Somon Air qui n’avait strictement pas besoin de ce genre d’appareil ! » En fait, il serait devenu l’avion du milliardaire Roman Abramovitch qui l’aurait fait  réaménager en VIP !!! Une indication est donnée ici sur les avions suspicieux enregistrés à Aruba (une belle mine à mettre de côté vite fait)  :

En réalité, parti de Portland, l’avion a été transféré  à Schipol-Amsterdam, puis se serait vu retirer à son retour à San Bernadino ses moteurs, dans le hangar de la KLM. s sel on Rzjets, qui fait foi en la matière qui le considère désormais » comme retiré du service »  (a-t-il confondu avec un changement de moteurs effectué à Victorville avant de se rendre aux Pays-Bas ?). C’est à San Bernardino que le dreamliner ouzbek UK78701 arrivé tout blanc en  2018 a été repeint (il est venu fort laid depuis !). Au 30 octobre 2019 il état toujours indiqué être entré en modification de cabine pour VIP  à San Bernardino. C’est à San Berbardini qu’est installée AeroPro, société de maintenance qui possède de très larges hangars de peinture (ici à droite) , c’est les qui a récemment repeint le N36JE, un Gulfstream G-IV resté longtemps sous un design plus sobre. Il arbore aujourd’hui un superbe dégradé à  la place ! On ignore où ça en est chez , en fait chez Abramovitch  ! En prime, depuis, Wenham OverseasLTD, a été déclaré en faillite aux USA en 2020… Abramovitch, accusé entretemps en Suisse, depuis la fin 2018 joue les hommes de l’ombre. On ne l’a pas vu non plus depuis un bout de temps en son château de la situé au Cap d’Antibes (qui possède une « très forte ressemblance avec le château de Bagatelle situé dans le Bois de Boulogne ». Il a déjà été ravagé il est vrai par un incendie, mais c’était en 1970. Il n’y a que Stéphane Bern, pour s’intéresser à ça, dans sa série dans laquelle était invité comme référence Michel Larivière, « conférencier occasionnel«  et piètre historien obsessionnel (allez donc savoir pourquoi !). Le yacht d’Abramovic est de toute façon trop grand pour se rendre à Antibes !

Mais on s’égare. C’est un autre plus ancien qui nous intéresse davantage ; après un Fokker-28B et un oeing 737- 200 Convertible Advanced (pour grandes distances donc) c’est le un Boeing 727 (TN-AEB). Notez de qui en est dit en gras :

« Le troisième appareil était un Boeing 727 (TN-AEB, ici en photo en 1987). En 1981, Mr Yoka, ministre de la coopération de la République du Congo, avait chargé la société suisse Progress Aviation de trouver pour son pays un Boeing 727. Moyennant une commission de 2.9 millions de dollars ( ?), Progress Aviation met le gouvernement congolais en contact la compagnie REPUBLIC AIRLINES, de Minneapolis aux Etats-Unis, qui a un Boeing 727 à vendre. Les travaux de réaménagement intérieur de l’appareil, destiné uniquement aux déplacements présidentiels, devaient être confiés à la société française EUROPE AERO SERVICE (EAS) situé sur l’aéroport de Perpignan-Rivesaltes (bien connue ici, c’est elle qui s’est chargée du quadriéacteur Airbus de Kadhafi). L’installation de deux réservoirs supplémentaires et d’instruments de navigation sophistiqués était prévue. Toutefois REPUBLIC AIRLINES écarte Progress Aviation et EAS, pour confier la transaction et le chantier à GARRETT CORPORATION. Alors que l’appareil est livré au Congo, Progress Aviation et EAS attaquent en justice REPUBLIC et GARRETT. Le 04/12/84, le Tribunal de commerce de Perpignan condamna les deux sociétés américaines à verser 30 millions (5millions d’euros) de francs à titre de dédommagement. En Février 1996 l’appareil, que le Président Lissouba rechignait à utiliser pour les mêmes craintes liées à la présence de fétiches, était vendu par Claudine Munari à Inversiones Aeronauticas, une société de Buenos Aires (Argentine), dont on a jamais su si le règlement avait intégré le Trésor Public. De bien mauvaises langues assuraient que l’appareil, grâce à ses réservoirs supplémentaires, participait à des transports de cocaïne à partir de l’Amérique du Sud. Sous l’immatriculation CC-CSW, il est loué maintenant à la compagnie chilienne NATIONAL. Il vole toujours malgré ses fétiches… en fait, le texte est ancien, il est  devenu CP-2389, puis redevenu CC-CSW pour Inversiones Aeronauticas il a fini  Nigérian, en 5N-BCF en l’an 2000, chez Chanchangi Airlines ! Il est ici gauche au Brésil en 2002. sur l’aérodrome de Porto Alegre Salgado Filho. Il a été retiré du service vers 2006. Cette année-là, on l’avait photographié encore… en Serbie, à Belgrade, sur l’aéroport Nikola Tesla, avec à bord un équipage serbe et derrière lui l’Ill Ouzbek UK-76353 ! Celui-là volait toujours en 2011… en Turquie !

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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3 Commentaire

  1. avatar

    Votre travail est remarquable, êtes-vous sur twitter ?

  2. avatar

    not at all !
    ni sur Twitter, ni sur Facebook, ni sur Instagram, ni sur Tik-Tok.. et pas plus sur Linked’In, le pire de tous, où sont inscrits un bon nombre de narcos- trafiquants sans que ce réseau ne le détecte ou ne bouge en quoi que ce soit : à vous donc de deviner pourquoi !je n’y suis pas

    Je ne connaissais pas votre site et vais veiller désormais à vous lire avec attention !

    Vous pouvez reprendre mes textes, ils sont sans droits . Citez simplement leur origine, c’est tout.

    ET … merci pour le compliment ! Cela représente aujourd’hui 10 ans de travail !

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